Gary War – Horribles Parade (Sacred Bones)

garywar-horribles-parade1La musique de Gary War est à l'image de la pochette de son album : aqueuse, vrillée et opaque. Gary pousse son tintouin new wave-lofi dans les derniers retranchements du bidouillage sonore. On ne comprend pas forcement tout mais on retient le principal : ces mélodies immédiates et ces voix torsadées à l'extrème. Les hipsters penseront à Blank Dogs, les nostalgiques à Chrome. Dans les deux cas la ressemblance est plus que frappante, on soupçonne par ci par la un peu de gruge... On ne sera néanmoins peu regardant car au final le calque est plutôt de bonne qualité. Ma préférence va aux morceaux qui se déclinent autour d'un thème de synthé (See Right Thru, No Payoff) nous rappelant les plus belles heures du catalogue Flexi Pop aka la flamboyance allemande 80's.

Tracklist

Gary War – Horribles Parade (2009, Sacred Bones)

01. Highspeed Drift
02. Sold Out
03. See Right Thru
04. No Payoff
05. For Cobra
06. Costumes
07. Clean Up
08. What You Are
09. Orange Trails
10. Nothing Moving

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Yacht – See Mystery Lights (DFA)

yacht_coverPremière remarque : la pochette du cd de Yacht est vraiment horrible. Marrant qu'un groupe qui fait d'habitude dans la surenchère figurative et symbolique ait aussi peu d'imagination pour son artwork. Passons. L'image que j'ai de DFA est celle d'un label à singles : j'ai souvent eu du mal a m'enthousiasmer pour un cd longue durée de LCD Soundsystem, Black Dice ou The Rapture. Je serais tenté de dire que c'est encore une fois le cas ici. A vrai dire le dernier yacht s'inscrit dans la grande tradition des « cds-tiroirs », musicalement inqualifiable. Il me fait particulièrement penser au « Homies & Homos » du britannique Riton édité 5 ans plutôt. A savoir à partir d'une base électronique et synthétique l'ajout jusqu'à l'écœurement d'élèments pop, new-disco et bigbeat soft. Il en résulte des pistes incroyablement longues (jusqu'à 8'54''); sortes de kermesses sonores décalées visant à générer une complexité, au final, écrêtée. Cela dit il y a de vraies bonne(s?) chanson(s?) dans ce cd, je retiens particulièrement « summer song » pour le côté The Rapture 2.0 . Impressions mitigées donc; un petit conseil : regardez dans le rétroviseur en vous procurant le « live after breakfast » de Los Microwaves paru en 82, ça me semble légèrement plus décomplexé que Yacht.

Nicolas

Video

YACHT - Summer Song from Jona Bechtolt on Vimeo.

Tracklist

Yacht - See Mystery Lights (DFA, 2009)

1. Ring the Bell
2. The Afterlife
3. I'm in Love With a Ripper
4. It's Boring / You Can Live Anywhere You Want
5. Psychic City (Voodoo City)
6. Summer Song
7. We Have All We've Ever Wanted
8. Don't Fight the Darkness
9. I'm in Love With a Ripper (Party Mix)
10. Psychic City (Version)

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Chairlift - Bruise

chairlift-front

Does you Inspire you vient de ressortir  agrémenté  de deux nouveau titre à savoir Le Flying Saucer Hat chanté en français et Dixie Gypsy, Le trio de brooklin profitant sans doute de l'affichage publicitaire dont à bénéficier le titre Bruise dont vous pouvez voir le sympathique clip ci-dessous.

Video

Tacklist

840_1_lCHAIRLIFT - Does You Inspire You (Columbia, 2009)
01. Garbage
02. Planet Health
03. Earwig Town
04. Bruises
05. Somewhere Around Here
06. Evident Utensil
07. Territory
08. Le Flying Saucer Hat
09. Make Your Mind Up
10. Dixie Gypsy
11 Don't Give A Damn
12 Chameleon Closet
13 Ceiling Wax

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DEAD GAZE- The Pride of Calling Panther Lake

dead-gaze-2Le Mississipi a toujours été agité par de grandes questions : union ou sécession ? intégration ou ségrégation ? Sens de coulée du fleuve : vers le haut ou vers le bas ? Surement le genre d'interrogations qui viennent à l'esprit de R. Cole Furlow, l'homme derrière Dead Gaze, au moment de composer. A vrai dire, je suis tombé par hasard sur ce cd (qui n'en est pas un puisque uniquement disponible sur le web) au détour d'un argumentaire qui est tout sauf tape à l'oeil : « My name is R. Cole Furlow. I make songs about where I'm from ». En intitulant ses chansons « I'm used to this life », « Been a mistery », « Married in montana » ou « Simple man » R.Cole pose le décor : la célébration de ce territoire aux grandes plaines forestières sera teintée de mysticisme et de mélancolie. Musicalement des éléments psychédéliques (utilisation du trémolo sur la voix), issus du field recording ou du flower rock se mélangent pour un rendu foncièrement pop : ça s'écoute d'une traite et ça reste en tête. Un début prometteur à l'heure de l'explosion d'une scène lo-fi qui se rapproche de plus en plus de sa date de péremption.

Nicolas

AUDIO

DEAD GAZE - Future Loves and Sing-Abouts


Sleepy Sun - Embrace (ATP Recordings)

Ils sont jeunes, 22 et 23 ans, les six membres de Sleepy Sun, et cela ne les empêche nullement de s'y connaître en psychedelia americana. Rempli de guitares torturées à grands coups de distorsions, leur premier opus Embrace indique aux observateurs de la scène West Coast la direction bruyante - et excitante - des Wooden Shjips, débusquée au coin d'un bois où le Neil Young des débuts sous hautes influences illicites éblouit tout son monde. Pour (essayer de) faire bonne figure, les pédales d'effets sont poussés à fond les ballons, ce sont les dealers d'ecsta qui leur disent merci, sans que l'on sache trop si c'est de la pose ou de la sincérité («New Age»). Plus sage, sans jamais être soporifique, la ballade Lord invite à un corps-à-corps émouvant de tendresse (oh, rien de nunuche), entre accords de piano échappés de Grizzly Bear et guitare électrique au lyrisme tranchant des Kings of Leon. En d'autres temps («Red/Black»), la confrontation tourne au chant du cygne post-The Piper at the Gates of Dawn, sous (haute) influence Thom Yorke, avant que de gros coups de mou au genou, censés incarner une tentation stupéfiante, ne fassent retomber une tension jusque là prenante («Golden Artifact»). Bien vite, toutefois, les distorsions enjambent le pont-levis de la scansion acide, encore qu'elles sentent la recette - très - éprouvée (White Dove) aux relents nauséeux de rock prog. L'un dans l'autre, on se sent grugé, en dépit de quelques très bonnes chansons.

Fabrice

Audio

Sleepy Sun - Duet With The Northern Sky

Tracklisting

Sleepy Sun - Embrace (ATP Recordings, 2009)

01. New Age
02. Embrace
03. Red/Black
04. Sleepy Son
05. Golden Artifact
06. White Dove
07. Snow Goddess
08. Duet With The Northern Sky

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Sunn o))) – monolith & dimensions (Southern Lord Records)

sunn100Le tant attendu nouvel album de sunn o)) est enfin arrivé. Il faut bien avouer que le buzz avait été savamment orchestré par le duo O'malley-Anderson : révélation d'un casting de rêve [Oren Ambarchi, Attila Csihar (Mayhem), Dylan Carlson (Earth), Julian Priester (Sun Ra, John Coltrane’s African Brass band) rien que ça], aucun exemplaire promo distribué, interview en mode « érudition complaisante » de tous les protagonistes de l'album par le web magazine The WIRE, etc... On avait pas vu ça depuis la sortie du dernier Mylène FARMER. Bref, passons.Comment aborder ce cd ? De prime abord et vu le casting, je serais tenté de dire que c'est le cd de l'ouverture (sic). Oui, oui la même qu'en politique, du moins sur le principe : on invite des individus d'un autre bord dans le but de former un groupement plus consistant. A ce sujet sunn o))) n'en est pas à son coup d'essai : une grande partie de sa discographie est parsemée de collaborations diverses et variées qui sont longtemps restées dans le domaine du métal [boris, xasthur, burzum] ou de la noise [merzbow, john wiese]. N'oublions que le duo-socle de sunn o)) est composé de deux metalheads (O'malley s'occupait d'un fanzine orienté black métal dans les 90's). L'évolution marquante du groupe sur ce cd se situe donc davantage dans la concrétisation sonore d'un rapprochement avec de nouvelles sphères musicales (jazz cosmique et chant grégorien principalement); rapprochement entrepris depuis DOMKIRKE, leur précédent enregistrement live. Ils s'en défendront peut être mais on sent quand même poindre la volonté de la part de sunn o)) de sortir du format « happening musical » dans lequel ils s'étaient enfermés (multitudes de side project à l'intérêt plus que douteux) au profit d'une formule moins linéaire, davantage axée sur des compositions abouties. Le résultat est une semi réussite et une histoire de référentiel : à titre personnel, Black One (un de leur précédent opus) est mon disque-référence dès lors que j'aborde les musiques lentes et bourdonnantes; tout y est : ambiance claustro, son monolithique, haine palpable... Au bout du compte la production un peu trop propre de ce monolith & dimensions fait perdre à sunn o)) l'avance qu'il avait sur pas mal de ses concurrents.

Audio

Tracklisting

Sunn o))) – monolith & dimensions (Southern Lord Records – 2009)

01. Aghartha
02. Big Church
03. Hunting & Gathering (Cydonia)
04. Alice


Chris Garneau - No More Pirates

Le jeune New-Yorkais nous avais ébloui, il y a deux ans déjà, avec son Music for Tourist qui reléguait à lui seul aux oubliettes toutes nos chansons piano-voix préférées. Chris Garneau sortira au mois de juillet son second album, El Radio, qui profitera plus rapidement que son prédécesseur d'une diffusion internationale et tentera de convertir un peu plus d'auditeurs avertis à ses compositions délicieuses, délicates et dépouillées  qui feront passer celles d' Antony et ses Johnsons pour de lancinantes jérémiades.

Audio

Chris Garneau - No More Pirates

Tracklist

Chris Garneau - El Radio (Fargo, 2009)

1. The Leavi​ng Song
2. Dirty​ Night​ Clown​s
3. Raw and Awake
4. Hands​ on the Radio
5. No More Pirat​es
6. Firef​lies
7. Homet​own Girls
8. Over and Over
9. The Cats & Kids
10. Lucio​les en re Mineu​r
11. Thing​s She Said
12. Pirat​es Repri​se

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Grizzly Bear - Two Weeks

Two Weeks, clip du premier single du déjà meilleur album de l'année "Vectamitest" selon la presse bien pensante, où les membres de Grizzly Bear se font tirer le portrait façon tête à claque. Cette vidéos, réalisée par Patrick Daughters, vidéaste attitré des stars de l'antinomique "indie-pop"  et à qui l'on doit notamment  le clip de Feist, dansant une indigne macarena ou, plus récement, le dernier  Depeche Mode, est dans la lignée de ce que le californien  nous a gratifié jusqu'alors : des prouesses techniques au détriment de l'Idée.

Video


Passion Pit - The Reeling

passion-pit1

Au-delà du fait que Passion Pit sera sans nul doute le phénomène pop de l'année, The Reeling,  second  extrait après Sleepyhead, du prometteur Manners vaut également par sa magistrale video réalisée par le collectif ultra créatif de Chicago Humble .

VIDEO

[flashvideo file=http://www.youtube.com/watch?v=qVstHPhaJ6M /]

TRACKLIST

passion

PASSION PIT - Manners (Columbia, 2009)

1. Make Light
2. Little Secrets
3. Moths Wings
4. The Reeling
5. Eyes As Candles
6. Swimming In The Flood
7. Folds In Your Hands
8. To Kingdom Come
9. Sleepyhead
10. Let Your Love Grow Tall
11. Seaweed Song

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The Returners - Powerless (video)

2mex1La première vidéo de l'album Break Up Your Make Up des The Returners, projet collaboratarif autour du film d'horreur du milleu des 90's Cemetery Man avec l'imbuvable Ruppert Evret et le Garçon Boucher François Hadji-Lazaro (si, si..). Au-delà de cette anectdote excusable, la rencontre du vétéran de la scène californienne 2mex avec le emcee Die Del Amor et de la chanteuse punk Stacey Dee, s'avère curieusement bien agréable grâce notamment aux productions du beatmaker de la Bay Area Deeskee qui retrouve enfin son mordant d'antant (Audiobiograffiti). Au passage Break Up Your Make Up convie une grosse partie de meilleurs emcee de la scène indie rap actuelle (P.O.S., Busdriver, Grayskul, Awol One, Akuma...), 2mex voulant sans doute faire plaisir à Sage Francis dont cet LP sort sur son label Strange Famous Records.

VIDEO

[flashvideo file=http://tr.youtube.com/watch?v=ippqWtkhxhY /]

TRACKLIST

The Returners - Break Up Your Make Up (Strange Famous Records, 2009)

01. Welcome to Buffalora
02. From the Desk of La2thebay
03. De La Muerte Del Amor
04. First Kill
05. She Just Thinks
06. Return of the Walking Dead Fea
07. Inter(Course)Lude
08. Powerless
09. Beautiful Mourner
10. Paradise
11. I Promise Feat. P.O.S.
12. Go to Hell Feat. Awol One, Akuma
13. Behind the Door Feat. Onry Ozzborn

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Crocodiles – Summer of Hate (Fat Possum records)

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Il y a des détails de l’histoire de la musique qui rapprochent des générations : ici, l’évènement fondateur est sûrement l’improbable rencontre musicale entre un jeune illuminé charismatique (Charles Manson) et une popstar à la dérive (D Wilson des beach boys). En effet, le titre du cd de Crocodiles (Summer of hate) est en tout point semblable à celui utilisé pour une compilation regroupant les sessions d’enregistrements datés de l’été 67 ayant débouché sur le premier album de Manson (Lie : the love and terror cult). L’anecdote tient dans le fait que cet album contient une chanson (Cease to exist) qui appartenait auparavant au répertoire des Beach Boys dans un format quelque peu différent.
A défaut de pouvoir rejouer la scène dans toute sa consistance (et son surréalisme), Crocodiles nous ressert le précepte post moderne : « quand les prémodernes se reposaient sur la tradition et les modernes sur l’avenir , les postmodernes auraient les pieds dans le vide. ». Dixit leur biographie les sources d’inspirations sont l’aliénation et la frustration que des adolescents peuvent éprouvés quand ils séjournent trop longtemps dans une ville dortoir. Musicalement cela donnerait (toujours selon leur biographie) un mélange entre le Velvet Underground et Jesus and Mary Chain ; encore un grand vide.
A titre personnel j’accorde une valeur marginale à ce genre d’emballage commercial d’un groupe de rock. Ce cd est avant tout un bon disque de power pop nostalgique d’une époque où Spectrum, Drop Nineteens ou Sonic Youth brillait en affichant déjà les mêmes aspirations (sortir d’un quotidien morose). Pensez grands espaces, recherche sonique et psychédelisme…

Nicolas

AUDIO

Crocodiles - Summer Of Hate

TRACKLIST

Crocodiles – Summer of Hate (Fat Possum)

01. Screaming Chrome
02. I Wanna Kill
03. Soft Skull (In My Room)
04. Here Comes The Sky
05. Refuse Angels
06. Flash Of Light
07. Sleeping With The Lord
08. Summer Of Hate
09. Young Drugs


Scott Matthew - White Horse (video)

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Attention! raides ou sensibles,vocales ou nylon, les cordes ont trouvé un nouveau complice en la personne de Scott Matthew, jeune australien à la longue barbe hirsute qui nous plonge tout entier dans un ocean de mélancolie rempli des larmes de ceux qui s'y sont noyés.


[flashvideo file=http://www.youtube.com/watch?v=lAbF2lE9Dnc /]

ALBUM

scottmatthew

Scott Maththew - There Is An Acean ThaT Divides...(Glitterhouse / Differ-ant, 2009)

1. Every Traveled Road
2. For Dick
3. Ornament
4. White Horse
5. Dog  (Duet with Holly Miranda)
6. Community
7. There is an Ocean that divides
8. German
9. Thistle
10. Wolverine
11. Friends and Foes


Jeremy Jay - Slow Dance

jeremy-jay1
Le temps n'aura pas été laissé à l'incandescence des braises d' A Place Where We Could Go d'être réduite en simple fumée d'après fête. Le protégé de Calvin Johnson et trusteur des podiums 2008 de la presse musicale, remet donc de belles grosses bûches fraîchement tronçonnées dans la partie et joue ainsi du soufflet pour raviver le feu de joie allumé au début de l'automne dernier. Deuxième du nom, le nouvel album du grand tout maigre californien, nous plonge dans une High School Goodbye Party (et pourquoi pas) où, sans cavalière, le héros cherchera  à emballer la reine de la soirée, tout juste cocufiée par Monsieur Baraque et dont la tristesse en cette nuit devenue soudainement si blafarde n'attend finalement  qu'une seule chose, être vengée.  C'est alors que, les yeux imbibés d'alcool, la jeune femme s'approche du jeune homme qui dansait jambes serrées et paume des mains tournées vers le parquet du gymnase  pour se faire remarquer. Le jeune méché, tout content d'avoir attiré  la belle épleurée, lui fredonne, la voix pleine de trémolos, "Will you Dance with me"?.  Va-t-il"Breaking the Ice", se demande-t-on alors? Et finalement, lors d'un dernier Slow Dance bien cadencé, avec juste ce qu'il faut de doigts sur le bas du dos,  la belle lui suggére à l'oreille   :"Where could we go Tonight?". On vous laisse imaginer la suite.

Benoit


Tara Jane ONeil - Drowning

tarapost1

A Ways Away, cinquième album de la belle de l'Oregon et premier pour l'estimable label K records, est promis pour le 5 mai et sonne déjà au travers de ce Drowning inaugural comme un objet généreux et sans compromis. Artiste accomplie, dessinatrice reconnue et videaste à ses heures, TJO a  comme beaucoup de ces touches à tout la particularité de rendre son importance au détail. La preuve ci-dessous.

AUDIO

Tara Jane ONeil - Drowning

TARA JANE O'NEIL - A Ways Away (K records, 2009)

1. Dig In
2. In Tall Grass
3. Drowning
4. A New Binding
5. Howl
6. Pearl into Sand
7. Beast, Go Along
8. A Vertiginous One
9. Biwa
10. The Drowning Electric


FREE BLOOD - Royal Family (video)

John Pugh l'un des agitateurs des débauchés !!! et Madeline Davy activiste de la mode new yorkaise assument leur urbaine chic attitude au sein de leur projet commun Free Blood. En attendant de s'étendre sur un long format ( à paraître chez DFA), nos deux accolytes nous offres quelques instants d'extase "jambulatoire" pour desespérés  sur Royal Family.