Cerf Volant - s/t (PREMIERE)

Lui est Brestois, se démène avec agilité dans des formations parisiennes mariant boiserie folk et nuages d'électricité telles qu'Arch Woodmann (lire) ou Every Man Has Your Voice. Elle est originaire de Lawrence au Kansas, et se dénude sentimentalement accompagnée de sa frustre guitare dans le giron du label Camaraderie Limited. Jérémie Rüest et Andrea Perdue se rencontrent à Paris dans un concert en appartement organisé par les Balades Sonores. Une étincelle qui donne lieu à un exode commun, d'abord à Lawrence, puis entre San Francisco et Los Angeles. C'est sur cette route nimbée d'un soleil radieux et constellée d'amitiés diverses, entre Hospital Ships, The Appleseed Cast, The Get Up Kids et Your Friend, que les deux musiciens croisent leur savoir-faire et donne naissance à Cerf Volant qui rappelle d'emblée, à la fois la candeur primitive de Memoryhouse et l’onirique orfèvrerie de Beach House. Esquissant leur rêverie pop entre Oakland au Owl Sight Studio et Berkeley, le duo conciliant d'un souffle sensualité et structure aérienne sort un premier EP éponyme, à découvrir ci-après en intégralité et à paraître le 15 février prochain via un autre Brestois Beko - tiens tiens. Inutile de dire que cette première bande magnétique est un prémisse d'autant plus savoureux que l'on subodore déjà ce Cerf Volant flottant dans un ciel dégagé d'unanimité.

Audio (PREMIERE)

Tracklisting

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Cerf Volant - s/t (Beko, 15 févier 2016)

01. Foal
02. Dark end of the Sea
03. Way Back
04. Fire


Drug Train - Bad Intentions

abbeyroadSorti le 1er juillet via Beko, l'EP de Drug TrainNext Level Abbey Road Shit - faisant écho à l'excellent LP livré en avril dernier sur le même label -, n'a de cesse d'imprégner de son flegme mélodique les méandres d'un été définitivement installé. Délayant une sorte de kraut-pop nébuleuse, habitée d'un saxo fantomatique et survolée par la voix de Laurence Lauzon-Bouchard, le trio montréalais inocule une insoupçonnable et addictive tension tragique, s'égrainant au fil des minutes tel véritable un poison extatique. Si ledit EP est à télécharger librement via ce lienBad Intentions, son mantra ascensionnel, à découvrir ci-après par le son et une mise en images signée Julie Rainville centrée sur des Kapla. Oui des Kapla.

Vidéo

http://youtu.be/ShRfMXH5fM4

Audio


Roladex - Scan Lines

RoladexrectoAprès le très dépouillé 7" Pink Halloween, accompagné de remixes de Police des Mœurs et Tiger Team, paru sur Amdiscs en mai dernier, le duo texan Roladex, initié par Tyler J et Elyssa Dianne, s'invite sur Beko le temps d'un EP à la patine mélancolique et rétro-fururiste, oscillant entre synth-pop distanciée et shoegaze décharné. Scan Lines, face B de Love Surgery ci-après en écoute et brillament remixé par TSTI (lire), bénéficie d'une mise en relief vidéo, géométriquement dans le ton, signée Iro Anteforme.

Audio

Vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=Gj4JmvKtYXo&feature=youtu.be

Tracklist

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Roladex - Love Surgery EP (Beko, 15 juin 2013)

01. Love Surgery
02. Scan Lines
03. Love Surgery (TSTI version)
04. Love Surgery (Video Look version)
05. Love Surgery (REDREDRD version)
06. Love Surgery (Some Ember version)


Worries - Shy

 worries

Sortis via Beko la semaine passée, le single et la vidéo de Shy annoncent un futur plus que prometteur au projet Worries du jeune artiste anglais Alexandre Williams. À savoir une dream pop légère, mélodique, aérienne, mélancolique, avec un son flouté délavé - peut-être connaissiez-vous déjà ses œuvres précédentes lorsqu'il agissait sous le patronyme de Tokyo Gardens ? La B-side du single, Days, vient d'être dévoilée. Tous les morceaux de Worries sont à découvrir par ici ou par le biais du bandcamp du label brestois. Alexander produit par ailleurs de superbes vidéos officieuses pour les groupes DIIV, The Wake, Beach Fossils, Sea Lions, Ducktails, The Radio Dept, Young Prisms... en utilisant de belles images vintage. Un art mis à profit pour Shy à l’ambiance rétro, charmante, insouciante et ensoleillée se combinant à merveille à la musique proférée.

Vidéos


Pink Playground - Take a Walk

Si Pink Playground semblait se faire aussi discret que Free Loving Anarchists (lire) - le label porté à bout de bras par ses deux concepteurs, Tara et James Wing -, on se doutait, qu'outre l'escapade solitaire de Tara sous le patronyme Amethyst Milk (lire), il se tramait néanmoins une suite au superbe et vaporeux Destination Ecstasy paru il y a presque deux ans via Mexican Summer (lire). Intuition pile dans le mille puisque la structure brestoise Beko (lire) sortira ce mois-ci un split du duo avec une autre doublette, Circle Hour, originaire de Middlesbrough. Et si Soft Forest n'est pas des plus représentatifs, autant dire que la mise en image de Take a Walk incite à penser qu'ils n'ont pas perdu la main dans l'art de faire (presque) oublier un groupe récemment sorti des bois après plus de vingt ans d'absence.

Vidéo

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Beko Interview & mixtape

Battre sa coulpe s'agissant de Beko, c'est reconnaître d'avoir fort injustement passé sous silence la mue "physique" d'un label jusqu'alors exclusivement "digital". Les occasions de bien faire n'ont pourtant pas manqué, avec déjà quatre sorties sur lesquelles on reviendra ci-après. Choix du contresens assumé, à l'heure où une foultitude de groupes semblent se satisfaire d'un écoulement de leur production via les abysses du 2.0, Beko se réincarne en élaborant un impénétrable calendrier de sorties vinyles et CD à la fois exigeant et excitant. Battre sa coulpe à l'égard d'une telle initiative, c'est aussi et surtout en définir ses contours avec Reno, son architecte. Entrevue, écoute et mixtape, toutes trois aussi essentielles qu'instructives.

Audio

Entretien

Un peu plus d'un an après le beko_hartzine et la fin de l'aventure digitale de Beko - signifiée par le pantagruélique beko_100 -, Beko n'a finalement pas chômé, se réincarnant "matériellement" avec déjà quatre sorties à son actif. À partir de quand est né cette idée et quelle ligne directrice avais-tu en tête ?

La volonté d’arrêter Beko ne s'est jamais posée. Le beko_100 marque, à mon humble avis, la fin de l'ère digitale. Une parfaite synthèse de tout notre travail. Trouver cent artistes a été simple, il suffisait de recontacter les artistes avec qui nous avions collaboré auparavant et de compléter par de nouveaux coups de cœur et des amis. J'avais juste besoin d'une pause - bien méritée - et de prendre le temps de réfléchir au nouveau concept que je voulais s'agissant des débuts physiques. Cela m'a pris moins de temps que prévu....

Le label repose-t-il toujours sur Jack et toi ? Comment t'organises-tu désormais ?

Jack m'a épaulé supporté tout au long de Beko dsl. Sortir un single ou une collaboration toutes les semaines pendant plus de deux ans nous a épuisés. Difficile de concilier vie de famille avec cette abondance de sorties. De ce fait, Jack a décidé de stopper l'aventure. Ne vivant pas dans la même ville, l'aventure "physique" était bien plus difficile à gérer... Bien entendu nous sommes restés en contact, quitte à se choper des torticolis au téléphone. J'ai fait appel à Denis (qui dirige Offoron Records), un ami brestois, qui a répondu favorablement à ma demande. On se voit régulièrement, c'est bien plus facile de travailler sur nos sorties.

Musicalement, une esthétique plus qu'une autre est-elle recherchée ?

Pas du tout, nous fonctionnons toujours aux coups de cœur. La série de 3'' correspond à ce que nous aurions pu sortir en single digital.

De Haiduks à I Do Not Love, en passant par White Lyon - dont le prochain 3" CD sort le 15 décembre prochain, comment as-tu choisis les groupes présents sur le label ? Chaque disque a-t-il déjà son histoire ?

Haiduks. J'adorais son morceau sur la compilation beko_hobocult (lire). J'ai proposé à Christian de sortir le premier 7''. Le 45t c'est fait très rapidement. Je suis très content du résultat.

Eyedress, je l'ai repéré sur le bandcamp du label digital philippin Number Line Records. La qualité de ses productions dream-pop empreint d'électronique et ses featurings féminins (Louise Ferguson, Cat Cortes & Skint Eastwood...) m'ont directement séduit. Un email, une demande d'EP, et en trois semaines nous sortions notre premier 3''.

I Do Not Love. Je suis le travail de Gregory Miller depuis l'excellente sortie cassette sur Svn Sns Rcrds (lire). Des titres de I Do Not Love étaient déjà présents sur des collaborations Beko dsl. J'aurais adoré qu'il ait son propre single digital. Faute de temps et surtout de place... cela ne s'est jamais fait. Quoi que plus naturel de lui demander ce 3'' ?

White Lyon. J'ai reçu son EP démo avec Tim Martin de Maps + Diagrams, Atlantis, Hessien... Une seule écoute et banco ! Cet EP dubstep pop est très différent de toutes nos sorties, j'en suis très fier. Un pur chef-d’œuvre qui aurait mérité plus qu'une sortie 3''.

Justement, vu qu'il s'agit de la dernière sortie de Beko, peux-tu nous en dire un peu plus concernant White Lyon ?

Rob est originaire de Bristol mais il vit actuellement à Londres. Il officie sous le nom de YLID sur la scène électronica depuis longtemps et a déjà une discographie impressionnante : Static Caravan, U-Cover, Awkward Silence, Cactus Island... Il a également un projet folk, Robh Hokum, des plus intéressants. Tim Diagram nous a remis en contact, Rob est une vieille connaissance vu qu'il avait collaboré à mon deuxième album en 2005.

Que peux-tu nous dire de la série 3"CD ? Quel est le concept ?

Promouvoir des artistes à petit prix. J'espère en sortir un tous les mois. J'aime beaucoup l'objet, même si malheureusement tout le monde ne peut pas les lire...

Je sais que tu veux garder quelques secrets concernant l'avenir du label et les prochaines sorties. Mais peux-tu nous dire si Beko sortira également des LP ? Comment vois-tu le moyen/long terme ?

En effet, je trouve important de ne pas tout dévoiler, mon planning va jusqu'en septembre et j'espère m'y tenir... Ce n'est pas évident mais vu que les premières sorties ont reçu un accueil plus que favorable... Qui sait ? Le premier LP beko_300 est en préparation pour la rentrée (en collaboration avec un label ami)... D'autres suivront...

En désordre, comment vois-tu 2013 ? Si tu dois coucher sur papier quelques noms de groupes, de labels, de collectifs, par qui commencerais-tu spontanément ?

My Bloody Valentine ? Même si je n'attends rien, leur génie se réincarnera en 2013 chez les Australiens de Virgo Rising. Le Jonny Pierce, leader de The Drums, vu le premier extrait de son album solo... très Tough Alliance, un gage de qualité. L'album tant entendu de Vår, dont In Your Arms, mon morceau favori de l'année. Des valeurs sûres, le Pan American chez Kranky ou les Pastels qui ont fini leur mixage depuis quelques mois... Et surtout la participation intrigante des Splash Wave (lire) à la compilation génération Balavoine avec le titre Mon Fils Ma Bataille...

Mixtape



01. Ylid - A Cat Kills For Fun, Not Food

Un joli morceau d'introduction par Rob (White Lyon) sorti en 2006 sur Spunktronic Records UK.

02. Iberia - An Ending (Ascent)

Sûrement un de mes morceaux préférés de cette année par les ex-Pistol Disco sur Hybris (label suédois avec lequel nous avons collaboré à la sortie d'Azure Blue).

03. Spazzkid - Candy Flavored Lips (feat. Skymarines)

04. Eyedress - Mountbatten

Des artistes phillipins à suivre de très près... Ce pays s'offre à tous comme l'un des fleurons du bon goût... Preuve déjà faite avec les Moscow Olympics.

05. Super Crayon - Sunny Sunday

Un duo rennais avec qui nous travaillons sur une sortie 3'' en janvier.

06. Love Dance - Ninety Six

Extrait de Result, album sorti en 2007 sur Marsh-Marigold. Nos chouchou norvégiens.

07. The Bilinda Butchers - Teen Dream

Extrait de leur dernier EP sorti sur Discau... en attendant (très prochainement) un nouvel EP et surtout leur premier album en 2013.

08. Freelove Fenner - Paisley And Pastel

09. Brave Radar - Disintegrate

10. Drug Train - Idioms

Montreal heros ! Merci à Dimitri de Chevalier Avant Garde !

11. Arc Light - Space, Come

Ryan avec qui j'espère retravailler très bientôt...

12. I do not love - Over over

L'un des titres phare du beko_100.

13. Ice Eyes feat. Jamie Byres - Systematic Symptomatic

Duo d'Athènes. Une experience futuriste qui vous attire aisément sur une piste de danse.

14. Amethyst Milk - Rainbow

Tara de Free Loving Anachist & Pink Playground... 4AD peut encore se resaisir sur les choix de ses sorties...

15. - The Cold, Cold Hand (a cynical love song)

L'album ovni de cette année sortie sur Phantasma Disques. Une vision nouvelle d'une BO d'Ennio Morricone.

Vidéo


Seven Sons Records on Beko : Chronique & Interview

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On pourrait définir Beko tel un accélérateur à particules. Une sorte de fenêtre désormais ouverte aux quatre vents sur le monde, permettant aux groupes, mais aussi aux labels, d'exister tout en étoffant l'impressionnant catalogue de la structure digitale brestoise. Une sorte de miracle de l'ère numérique pour tout amoureux de sonorités chassant dans les marges les plus excitantes et les plus souterraines de la création musicale. Ainsi, après Free Loving AnarachistAmdiscs (lire), La Station Radar (lire), ClanDestine Records (lire) et Hobo Cult (lire), la liste des micro-labels collaborant, par le biais d'une compilation, avec l'insatiable Reno n'a de cesse de s'allonger. Et autant dire que la faute de goût est loin - très loin - d'être une habitude maison dans un sans faute aujourd'hui étendu au label parisien, Seven Sons Records, mariant, par l'entremise d'un catalogue de sorties ténu mais irréprochable, shoegaze, cold-wave et électro-pop brumeuse. Au programme de ce dimanche soir, huit morceaux présentant chacun un des artistes du label, par ordre de parution sur ce dernier. Lorsque l'on sait que celui-ci n'en compte jusqu'à aujourd'hui que cinq (To the Happy FewDreamsHoly Other / Indigochild, Glitter BonnesChief Black Clouds) - toutes physiques, sur vinyle ou cassette - on se doute qu'il y a une part de mise en bouche s'agissant de leur futur proche.

La prise de contact avec David et Alex, eux-mêmes impliqués dans deux des groupes (To the Happy Few et Chief Black Clouds), s'est faite si naturellement qu'il est inutile de tergiverser en précisant d'une part qu'ils seront à l'affiche de la cinquième soirée Hartzine au Panic Room le 26 mai prochain, pour un DJ set s'annonçant des plus explosifs, et d'autre part qu'ils participeront, avec leurs groupes respectifs, au festival organisé par Les Boutiques Sonores du 16 au 21 juillet. Qui a parlé de sécheresse ?

Entrevue avec Alex de Seven Sons Records

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D'où vous est venue l'idée et la volonté de créer Seven Sons Records ?

Au départ, on a décidé de monter cette micro structure afin de pouvoir sortir nos projets musicaux. David et moi représentons les deux-tiers de To the Happy Few et David officie également en solo en tant que Chief Black Cloud. Il s'agissait donc simplement d'une démarche DIY de faire de la musique et de la sortir sous la forme qui nous paraissait la plus cool. Après s'être fait plus ou moins bourrer le mou par quelques labels qui te promettent tout un tas de conneries pour mieux disparaître ou te faire patienter indéfiniment, on s'est dit que l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même ! Après ça a dégénéré... Je tiens à préciser que l'immense majorité des gens derrière les petits labels avec qui on a eu l'occasion de discuter sont des personnes réellement passionnées et amoureuses de musique. Ces gens font ça pour les bonnes raisons, on a juste pas eu de chance avec quelques structures étrangères. Mais cela a finalement débouché sur quelque chose de positif.

Peux-tu nous expliquer la signification d'un tel nom, Seven Sons Records ?

Le nom vient du fait que nous sommes un peu obsédés par le chiffre 7 et que nous sommes tous les deux nés au mois de juillet. C'est aussi en rapport à notre enfance/adolescence bercée par le hard rock et un clin d'oeil à une chanson d'Iron Maiden... Ce qui est assez marrant quand j'y pense puisque ça n'a jamais été notre groupe préféré.

Le fait d'être basé à Paris est-il un avantage quand on fait vivre ce type de structure ?

Je ne sais pas du tout si le fait d'être basé à Paris est un avantage. En fait, je pense que sous certains aspects c'est même plutôt le contraire. Être musicien ou avoir un label sont des activités qui coûtent, financièrement et en terme de temps. Donc quand tu vis dans une ville où tout est hors de prix, surtout les loyers, tu dois te démener, jongler avec les boulots alimentaires, faire des sacrifices. Mais en disant ça, je ne pense pas que ça soit nécessairement plus facile dans d'autres régions, chaque endroit a ses avantages et ses inconvénients et présente différentes problématiques. Au mois le truc sympa avec Paris c'est que tu peux voir un paquet de concerts, d'expos et rencontrer pas mal de gens différents.


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Comment définis-tu l'esthétique musicale et graphique de Seven Sons Records ?

On est plutôt sensibles aux ambiances, aux textures sonores. Et même si on a une orientation essentiellement pop / shoegaze / wave / électro on ne réfléchit pas tellement en termes de styles, on se focalise avant tout sur les émotions, que celles-ci soient lumineuses ou plus dark. On a toujours écouté un tas de musiques différentes, on ne s'arrête pas à des étiquettes. Je suis essentiellement responsable de l'imagerie du label, le logo que j'ai réalisé renvoie au black metal par exemple, c'est une esthétique qui nous intéresse depuis gamin. Il y a plein de trucs hyper bien dans le black.

Quel est la partition des tâches entre David et toi ?

Pour ce qui est de la répartition des tâches et bien on assume tout à 50/50, financièrement, artistiquement, en terme de temps aussi. Il y a une vraie parité. Après c'est aussi une question d'instant, de périodes. Par exemple en ce moment je suis plus celui qui s'occupe de gérer les commandes, les envois, etc. Mais cela pourrait changer. En fait, il n'y a pas vraiment de plan prédéfini, on fait les choses comme elles viennent.

Comment choisissez-vous les artistes que vous souhaitez sortir ? Ceux-ci viennent d'ailleurs d'un peu partout...

Le choix des artistes se fait naturellement. Parfois on tombe par hasard sur des trucs géniaux que l'on veut sortir et on contacte les artistes mais souvent ce sont eux qui nous envoie des démos. Après on retient ceux qui nous ont boulversés. Encore une fois, tout se fait vraiment au feeling, pas de plan d'attaque précis.

To the Happy Few, Dreams, Holy Other, Glitter Bones, Chief Black Clouds... quelle est l'histoire de chacune de ces cinq sorties ?

To the Happy Few c'est le projet qui a tout fait démarrer. Ce sont les premières chansons que David, Elysio et moi avons écrites ensemble et la première manifestation physique pour le label. Ce disque restera toujours assez spécial pour nous.

C'est avec la K7 du Portugais de Dreams que l'on a réellement accepté l'idée de faire un label à part entière. C'est notre première K7. Il nous a envoyé ses morceaux, on a adoré et ça s'est fait comme ça. On les a d'ailleurs fait jouer à Paris au mois de février et c'était hyper bien tant musicalement que sur le plan humain ; à l'âge d'internet c'est important de pouvoir rencontrer les gens en vrai.

Notre troisième sortie a été la split K7 entre Holy Other et Indigochild. Indigochild est un jeune prodige du Wisconsin et du haut de ses quinze piges (la première fois sur skype, c'était assez marrant...), il délivre un son sombre et intense qui nous a bien scotchés. C'est l'une des premières personnes à être entrée en contact avec nous. Il connaissait déjà Holy Other dont on adorait le son également. Du coup le split s'est fait comme ça. Je n'ai pas besoin de vous présenter Holy Other je pense... Il a attiré l'attention rapidement sur lui et sortira un 12" sur Tri angle prochainement. D'ailleurs la K7 s'est vite épuisée...

On a contacté les Glitter Bonnes car on était fan de leur musique après avoir écouté Returning the Magic, leur premier EP qu'ils avaient mis sur le net. On leur a proposé un truc et les boys de Chicago ont été partants. Le 12" consiste en des versions revues et augmentées de l'EP Returning the Magic, plus deux titres inédits et deux remixes.

Chief Black Clouds est donc le projet solo de David. J'adore ce qu'il fait depuis l'époque où il enregistrait des tonnes de morceaux dans sa chambre quand on s'est rencontrés à la fac. Il y de ça un petit moment maintenant... Sortir ce disque allait de soi.

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Quels sont les projets immédiats et futurs du label ?

On a pas mal de projets. Pour ce qui est des sorties futures, il va y avoir une K7 de I Do Not Love, un jeune homme très talentueux qui vient de Boston, ainsi qu'une K7 de Full Moon Fuck, l'alter ego hardronica de David (oui il a un côté shizo). Enfin, un 12" de Indigochild, une K7 d'un projet obscur dénommé IEJM13M et encore d'autres choses qui vont se préciser bientôt.
On aimerait aussi proposer des plateaux composés d'artistes du label pour des lives / festivals... Mais approcher, et surtout accrocher les bookeurs, programmateurs, etc. peut être assez compliqué. On va essayer de bosser ça. Jusqu'à présent Les Boutiques Sonores - ils font un boulot fantastique sur Paris, allez visiter leur site web - nous ont apporté un grand soutien et ont organisé des dates pour nous. Ils feront d'ailleurs un festival à Paris du 16 au 21 juillet et To the Happy Few et Chief Black Clouds seront de la partie. Merci Toma !

Pourquoi sortir des cassettes et des vinyles à l'époque du tout digital ? Es-tu fétichiste de l'objet ?

Oui on est un peu des fétichistes de l'objet mais pas seulement... Le vinyle est le meilleur support pour apprécier la musique. Pour la qualité du son mais aussi parce que c'est une écoute active, il faut changer de face, tu prêtes plus attention au tracklisting et à ce qui te rentre dans les oreilles. Contrairement au zapping de playlists mp3. Le format LP permet aussi des visuels plus aboutis donc l'objet final est toujours plus apprécié et je pense que, malgré cette ère du tout digital, les gens ont parfois envie de pouvoir avoir quelque chose de spécial, de précieux entre les mains. Je crois que c'est le seul support à voir ses ventes progresser. Même les majors se remettent au vinyle, c'est pas si marginal que ça.
Les cassettes c'est plus quelque chose de sentimental, une nostalgie de l'enfance. On est de cette génération qui a grandi avec le walkman et la cassette, on faisait nos mixtapes et tout ca, et ça aussi pour le coup c'était de l'écoute active, fallait être à fond dedans. Le public français n'est pas tellement réceptif à la cassette aujourd'hui mais dans d'autres pays c'est toujours un support apprécié, et puis pour l'instant, le marché français ne représente pas une partie importante de notre activité, on vend plus à l'étranger. Après, on n'a rien contre le digital, c'est important pour les gens de pouvoir écouter ce qu'ils veulent dans leur iPod, ce n'est pas quelque chose que l'on voit d'un mauvais oeil, les différents supports se complètent.

Justement, comment appréhendes-tu un label comme Beko, entièrement digital ?

Tout d'abord on adore ce que fait Reno, c'est un grand découvreur de talents et il a un éventail super large. C'est aussi l'un des premiers à s'être intéressé à nous et à avoir chopé toutes nos sorties. L'année dernière il avait fait un Beko Chief Black Cloud, et lorsqu'il a commencé ses séries labels il a pensé à nous, on ne pouvait qu'être heureux.

Peux-tu présenter cette compilation Seven Sons Records / Beko ?

La compilation comporte huit morceaux inédits, un par groupe. Seront présents tous les artistes avec qui nous avons collaborés à l'exception de Holy Other, le garçon étant trop occupé en ce moment, ainsi que quelques nouveaux membres de l'équipe.

Audio

Seven Sons Records on Beko (download)

01. To The Happy Few - Kirkebrann
02. Dreams - Sunday
03. Indigochild - Sinking
04. Glitter Bones - The Dark Tide
05. Chief Black Cloud - Titanic My Heart
06. I Do Not Love - May
07. Full Moon Fuck - LiFe Zero
08. Iejm13m - Cold Leather


Various Artists - Amdiscs on Beko

amdiscUn peu plus tôt dans l'année, avant même de nous gratifier d'une interview et d'une mixtape au tracklisting long comme trois bras, nos amis tchèques d'Amdiscs avaient poussé le vice, dans un élan d'éloquence cathartique, de ne pas feindre l'orgie avec une double Asapizza Anal Compilation en forme d’incommensurable plaidoyer indie. En d'autres termes, un puits sans fond pour tout amateur de musique pas comme les autres, où l'étrangeté des mélodies tarabuste sans frilosité la damnation d'un génie vicié, devenu insensé. A boire et à manger à se faire exploser la panse et les esgourdes, entre révélations tonitruantes (Ghost Animal, Teen Porn, C V L T S), désormais valeurs sûres (Persona La Ave, Dream Boat, Railcars) et foultitude de nouvelles trombines sur qui il faudra compter, pas plus tard que l'année prochaine (Wise Blood, Computer Magic, Danniel Radall ou Teenage Reverb pour ne citer qu'eux). A peu près au même moment, du côté de Brest, nos deux compères du label digital Beko - que l'on avait préalablement sondés dans un entretien fourmillant de coups de cœur - se fendaient successivement en juillet et août de deux cassettes regorgeant d’innombrables bonnes découvertes tout en déclinant des climats sensiblement divergents.

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Si la première égrainait un continuum pop lo-fi, entre les guitares réverbérées, synthétiseurs décatis et vocalises endolories de, pêle-mêle, Death and Vanilla, La Femme, Eternal Summers, Tan Dollar, Procedure Club ou encore Splash Waves, la seconde étirait le halo à forte teneur opiacée d'une bedroom pop émouvante, carénant l'été de sa langueur enivrante avec, sans exhaustivité aucune, Porcelain Raft, Pandit, Foxes in Fiction, Blackbird Blackbird, Kiss Kiss Fantastic et Mon Insomnie comme figures de proue. Alors que la grande industrie du disque ne cesse de déclamer à qui veut bien l'écouter sa situation économique dramatique, idéal tremplin à la pénalisation d'internautes avides de téléchargement sauvage, une armée de l'ombre, n'ayant d'autres médiums qu'internet, fomente par ses comportements dispersés mais univoques, un véritable raz-de-marée musical, se jouant des frontières et de la classique dichotomie entre tarification et gratuité, les deux étant bon an, mal an compatibles. On en restait là, sur cette constatation, pantois, quand les prémisses d'une collaboration, sous les atours d'une compilation, entre Amdiscs et Beko s'insinuaient sur la toile omnisciente. Il n'en fallait pas moins pour éveiller une curiosité vite rassasiée et rapidement étourdie devant une telle profusion d'indiscipline mélodique et d'endoctrinement satanique. Ça cogne, ça suinte, c'est malsain, angélique, ça tutoie les cimes, ça insuffle l'abîme, c'est brut de coffre et proprement exaltant, c'est Amdiscs sur Beko, ou quarante-neuf morceaux pour deux LP. Rien de moins. Ci-dessous, le listage et les liens, en plus de quelques extraits rapidement répertoriés. Une compilation que n'aurait certainement pas reniée Marco Ferreri. A noter que Beko s'apprête à récidiver très bientôt dans nos pages. A bon entendeur.

Audio / Tracklisting

A écouter et à télécharger par , ou via le site de Beko ou d'Amdiscs.

LP 1

cover_amdiscs61a1. Jef Barbara - Cocaine Love
a2. C V L T S - Cave Configuration
a3. Wild Eyes - House Of Metal
a4. Librairies - Byrd$
a5. Catamaran - Pastels
a6. Danniel Radall - Love Is You
a7. Wools - Bjorn Borg
a8. Golden Axe. feat Princess Chelsea - Sexual Angel
a9. Keep Shelly in Athens - Running Out Of You (Danniel Radall remix)
a10. Luke Chrisinger - Absolute One
a11. Police Academy 6 + Unouomedude - Icarus
a12. Kodak To Graphe - Feel it out (Port Cit33 remix)

b1. Ʌ - The Whaler
b2. Courtship - Ride
b3. Mascara feat. The Present Moment - Quiet Glimpse
b4. Mellow Grave - Melatonin
b5. Dream Boat feat. Last Kiss - India
b6. BL§§D ØU† - //MYR†L3//WYCKØFF//
b7. The Present Moment - Feast On Fire
b8. Elekseveneks - Seeds of Dispair
b9. Walsh - Dark Future
b10. Bad Karaoke - My Girls
b11. Craig Cruiser - A Flooded Room
b12. Teams - Mind Us
b13. Every - Mstrtfcked,u

LP 2

cover_amdiscs62c1. Ra Cailum - Innovation
c2. Monroeville Music Center - Seeing Spots
c3. Luke Chrisinger - Absolute Two
c4. Jef Barbara - Turn On (Demo)
c5. Craig Cruiser - Asleep On The Couch
c6. Medallion - Get Pitted !
c7. Kodak To Graphe - Greyn Steri
c8. Chrome Wings - Drip City
c9. Lord Boyd - Mane
c10. Police Academy 6 + Top Girls - Fill In The Banks
c11. Star Slinger - Everyday Dance
c12. Young Adults - Campfires

d1. Dream Boat - Sunday
d2. Every - Triangularathonanon
d3. Catamaran - Shadow Boxer
d4. Pariah Carey - City Of Ash
d5. Mediafired Dude - Cinderella´s Big Score
d6. Ʌ - Tide Plane
d7. Ghost Animal - In Your Room (Golden Axe remix)
d8. Walsh - Chic / Dawgs Bludd
d9. Bad Karaoke - Sueno
d10. Spent Man (Maine Coons) - Flawed Every Day
d11. Teams - 7EVEN DAZ3 A W33D
d12. Chat Logs - Arithmetics and Decay


BEKO

beko-recordsSouvenez-vous de l'âge de pierre, du temps du compact-disc. Ce temps où l'on nous annonçait la mise à mort du microsillon sur l'autel du laser optique. Remémorez-vous le cloisonnement qu'il induisait, sa cherté et son peu d'intérêt cellophané. L'espace musical de chacun ne trouvait alors de convenables horizons qu'en assiégeant le consciencieux disquaire du coin et sa platine nichée entre deux fauteuils en cuir à la profondeur désarmante. Lequel disquaire fut vite remplacé, concentration capitalistique oblige, par la fameuse borne fnac n'égrainant que les trente petites secondes introductives de chaque morceau. Rien de tel pour honnir ce code barre et tout le commerce qui tourne avec, tel un rapace tentaculaire avilissant l'incongruité et l'originalité à la botte d'un conformisme dispendieux. Maintenant, projetez votre attention sur l'explosion digitale. Muni d'une bonne dose de curiosité, il est extrêmement facile via le net de se plonger dans des univers musicaux autres et de s'immerger de sonorités composées aux quatre coins de la planète. Flippant même, le chemin parcouru en si peu de temps. Pour le pire diront certains : téléchargement illégal, violation de propriété intellectuelle et mise à mort des albums au détriment des singles.

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L'apparition l'année passée d'Holidays Records dans le paysage musical bouscule pourtant les idées reçues : le net-label propose un maxi ou une compilation chaque vendredi en téléchargement gratuit. Emboîtant ce pas de géant d'une diffusion nouvelle d'un vivier musical infini, le label digital BEKO se ré-approprie l'idée. A sa manière. Si le principe reste peu ou prou le même, à savoir la publication hebdomadaire d'un single librement téléchargeable, le site est épuré au paroxysme du minimalisme quand les pochettes polychromes n'indiquent guère plus que le nom du groupe et le numéro de collection. Au delà d'un effet visuel, par ailleurs incontestable, c'est sur la diversité et la qualité que Jack et Reno s'appuient pour faire avancer et grandir leur protégé au nom de four pyrolitique. De leur Bretagne chérie, selon un axe Brest / Nantes, ces deux passionnés dénichent de véritables pépites d'ici et d'ailleurs pour les exposer ensuite aux oreilles d'un public aussi bigarré que ne le sont les groupes békotés. Ce qui attire inévitablement l'oreille de professionnels en quête de nouvelles têtes. Preuve en est, la récente signature du troublant duo canadien de Memoryhouse sur le label Evident Records.

En résumé, chacun y trouve donc son compte. Alors pourquoi pas vous ? Laissez-vous guider par Reno, qui, outre son statut de co-promoteur du site Beko(teur), partage son temps entre son magasin de disques et l'association Mémé Préfére en Quinquonce, dans un entretien trusté d'inestimables découvertes cliquables. Le jeu en valant outrageusement la chandelle, ce n'est pas dit qu'on ne lui redonne pas la parole très bientôt...

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Que faisais-tu avant Beko ?

Haha... Je te vois venir... Il y a maintenant plus de dix ans, avant de Bekoter, nous avions avec des amis un label "Diesel Combustible" au catalogue bien achalandé d'artistes locaux tels que Tank, Osaka, Dale Cooper, nos amis germaniques des cultissimes Ma Chérie for Painting, Mileva, Velvet First Floor et Color und Climax, une collaboration avec notre ami d'Active Suspension. Suite à une tentative avortée de sortie cdrs.. l'aventure s'est terminée. Reste que les artistes Diesel ont fait parler d'eux en signant sur de prestigieux labels, Earworm, Roisin, Rocket Racer... pour ne citer qu'eux.

D'où vous sont venues l'idée et la volonté à toi et Jack de créer un tel net-label avec chaque semaine un single en téléchargement gratuit ?

C'est avec le label Autres Direction in Music que l'idée m'est venue et notamment avec leurs premières sorties digitales (Atone, Melodium)... Mais il en existe tant d'autres... on est loin d'être les précurseurs ! Une chose est sûre, c'est que Beko je ne voulais pas le faire sans Jack... N'écoutant plus vraiment les mêmes choses, cela nous permet de nous compléter...

Holiday Records vous a poussés à franchir le pas ?

Entre autres, je trouvais intéressant de proposer le téléchargement gratuit d'un artiste chaque semaine. Après il me fallait trouver une idée différente, sous forme de 7", une direction artistique propre et un autre jour que le vendredi !

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Peux-tu expliquer comment "fonctionne" un net-label proposant la mise en téléchargement gratuite notamment à l'heure où le téléchargement illégal est de plus en plus réprimandé ?

Beko est sous Creative Communs ce qui permet aux groupes d'autoriser le téléchargement, tout en ayant la possibilité de sortir les morceaux proposés par Beko sur cd / vinyle. Beko permet de diffuser, promouvoir leur musique plus facilement... tout cela dans la légalité.

Comment choisissez-vous les artistes avec lesquels vous travaillez et comment entrez-vous en contact avec eux ?

Au début j'avais mes préférences, je savais ce que je voulais Bekoter, à savoir des groupes que j'écoutais depuis longtemps (Bilinda Butchers, Death and Vanilla, Hanging Coffins). Je les ai juste contactés par mail et ils ont accepté immédiatement ! Puis en prospectant, je suis tombé sur Memoryhouse (le Beko s'est fait en deux semaines), Bathcrones et très récemment sur le Hongrois de Evil Have no Songs. Maintenant la demande est telle, que l'on reçoit un grand nombre de propositions permettant de tomber sur quelques perles comme The Leaf Library (sortie le 19/04). Et il faudra être patient, vu que le planning est complet jusqu'en octobre prochain !

Quels sont tes rapports avec les artistes que tu sors via Beko ?

J'espère bons... Je suis très souvent en contact avec eux pour les informer des stats et des retours sur les blogs, radio et presse, mais beaucoup d'entre eux étaient déjà des amis. Andrea de Procedure Club nous a beaucoup aidés en contactant Sore Eros et Eternal Summers, Mélanie de Moscow Olympics nous a fait un beau Beko, en attendant leur nouvel album... D'autres le sont devenus comme Liz et Chris de Tan Dollar, Jamie Long... Vous retrouverez d'ailleurs beaucoup d'entre eux très prochainement..

Pourquoi cette volonté de faire paraître des artistes du monde entier ? On remarque qu'il y a très peu de groupes français dans le catalogue...

C'est pas mal de voyager non ? Les USA sont très bien représentés, vu la quantité et qualité musicale, l'Asie avec Moscow Olympics nous a permis des téléchargements de Chine, Corée et même de Mongolie ! Quatre artistes français à ce jour... des amis et des nouveaux venus très talentueux, tel La Femme, qui a réussi à sa façon de me réconcilier avec la chanson
française. Mais très prochainement d'autres viendront se greffer à l'aventure Beko... par exemple EDH et Folle Eglise...

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Peux-tu expliquer la marque de fabrique de Beko, notamment au niveau du style de musique et de l'artwork ?

Beko a été créé pour la musique (de la bonne), la créativité et la liberté artistique... Nous sommes de grands consommateurs de disques... quelque peu maladifs. Nous ne considérons pas Beko comme un label mais plutôt une plate-forme où l'on peut accéder gratuitement à la découverte... Le but est de faire découvrir les artistes que nous aimons... La sobriété du site par son peu d'info et ses pochettes permettent à Beko de se démarquer...

Sur l'ensemble du catalogue, j'imagine que tu as tes coups de cœur. Si tu en gardais cinq (player) ? Peux tu dire pourquoi ?

Chaque Beko est un coup de cœur...mais si tu en veux cinq...

The Dreams... je suis fan de toutes les productions de La Grande Triple Alliance Internationale de L'Est !

Raw Thrills, pour sa créativité débordante et ses relents à la John Maus.

Procedure Club, parce que c'est eux...

Eternal Summers, le "k" tant espéré !

[servez-vous de la touche ► pour faire défiler les morceaux]

Et à venir Muscle Drum, la pop déglinguée à la Tall Dwarfs que je rêvais d'entendre depuis bien longtemps

Peux-tu nous dire comment tu imagines Beko dans dix ans ? Une future Institution ?

Je ne suis pas quelqu'un qui se projette dans l'avenir. J'espère seulement que Beko aura permis de découvrir de nouveaux groupes, et j'espère qu'ils seront signés sur un vrai label ! Et puis dans dix ans je serais ...... à la retraite !

Dans le court terme, des évolutions ?

Le site devrait être amélioré très prochainement, ça devient pénible d'aller cliquer sur le Death and Vanilla ! Des écoutes seront proposées et un lien (tant demandé) pour ouvrir les fichiers rar sur Mac.

As-tu des projets parallèles ou bekoter est une activité à plein temps ?

Heureusement non. J'ai un métier qui me comble, une association organisatrice de concerts Mémé Préfére en Quinquonce et je me prépare activement pour le marathon de New York, qui fêtera cette année son quarantième anniversaire.

En guise de conclusion, je te laisse présenter tes coups de cœur d'ici et d'ailleurs... et tous non bekotés !

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Sur ma platine... j'écoute :

Liliput - Live Recordings, Tv-clips & Roadmovie (Kill Rock Star, 2010)
C'est un groupe avant-gardiste suisse, à savoir l'un des groupes féminins les plus emblématiques des débuts du punk.

Bleach - Killing Time (1992)
L'un des albums shoegaze (deuxième vague) qui me suit d'années en années...

Cliffordandcalix - Lost Foundling 1999-2004 (Aperture, 2010)
Il s'agit de la rencontre entre Mira Calix et Mark Clifford (Seefeel).

Grand Trine - Sunglasses 12'' (Divorce, 2010)
Du heavy-psych-space-punk canadien !

My Cantina - Wide Awake (Hidden Feast, 2006)
L'album d'un duo de Chicago, que je me suis enfin décidé à acheter : imagine que Slowdive rencontre the Postal Service !

The Feeling of Love - School Yeah 7'' (Sweet rot, 2010)
L'un des meilleurs groupes français actuels.

Wild Safari - Cave Sequins cs (Night People, 2010)
Le projet de William Cody Watson de Pink Priest.

Arian Sample - Self-Titled lp (Hogs on Ice, 2008)
Étrange disque de folk... d'ailleurs je n'ai pas de pochette pour celui ci, juste du papier Kraft...

Ruth White - Fowers of Evil (Limelight,1969)
Groupe mutant d'avant-garde électronique, très noir, loin d'un silver apples...

Opus Finis - Penance 7'' (2007)
Une sortie Weird Records (Xeno & Oaklander+Led er est) d'un duo post-wave basé à Miami.

The Seven Fields of Aphelion - Periphery (Graveface Records,2010)
Des membres de Of Black Moth Super Rainbow, fragile, ambiant...

- This Town Lp (Hozac, 2009)
Du garage rock sur un des labels des plus excitants du moment !

Native Cats - Native Cats 7'' (White Denim, 2010)
Une très belle découverte australienne, qui me fait penser (bizarrement) à Arab Strap.

White Ring / OoOOo 7" (Emotion, 2010)
La witch house, la musique la plus excitante de l'année.
Mater Suspiria Vision - ANNODAMONNA (free download)
Le groupe le plus créatif de l'année.

Mes coups de cœur en vrac...

Rosemary
Winter Drones
BADTIMEEXPRESS
PPALMM
Eachothers