Brusque Twins - Touch

Après s’être mis à nus en 2015 avec un Sick Pig à l’EBM aussi ronde et galbée qu’on peut l’être quand on porte un bagage minimal et indus, et avoir annoncé la sortie en décembre dernier de leur EP Trashbag, repoussé au 15 avril prochain mais toujours prévu chez Visage Musique, le tandem montréalais redéfinit plus avant la silhouette technoïsante de sa synth pop avec Touch, dont on se régalera les oreilles ci-dessous.

Trompeusement, Touch n’est pas tactile. Et même, il s’extrait de tout rapport aux sens hormis l’ouïe et se susurre comme une incitation troublante au contact défendu, se lit comme une provocation bravache à dépasser l’interdit mais réfrène l’impulsivité du geste par une distanciation glaciale mesurée jusqu’à la frustration. C’est un jeu sur la retenue que nous propose la voix grave et lascive d’Hollie Hensman, et Derek George de soutenir le vice de sa complice par un entrelacs d’accords et loops obsédants étalés sur neuf minutes trente de pulsations discrètes comme un pouls à fleur de peau. Écoute autorisée, mais coït interdit.

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Hello world!

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Sosak - Buy this wreck

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Sosak est un artiste britannique qui fait une entrée fracassante dans le monde de la techno! Après Sketch, son premier EP à la limite de la Ghettotech paru sur son propre label Overlee Assembly, le jeune producteur reviens avec ce Buy this wreck à la limite de la hard-techno et calibré pour les dancefloors qui puent l'asphalte. Le morceau titre d'ailleurs, est un petit bijou de kicks foudroyant clairsemé d'un sample de voix rappé et agressif et de mélodies orientales. Le remix de son compatriote, Joefarr n'est pas en reste, gommant en grande partie les nappes aux sonorités berbères pour se concentrer sur les beats, qu'il charcute à grand coup de sécateur, pour un résultat craspec à souhait mais encore plus barré. On a hâte de découvrir ce que donne la musique de Sosak sur scène, en tout cas on ne se lassera pas si tôt de ce Buy this wreck totalement vrillé, et complètement addictif.

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Dawnshape - Either This (PREMIERE)

977041_679815028710864_1156692048_oDans ce clip à l'esthétique romantique de Grégoire Orio (As Human Pattern) assisté de Nicolas di Vincenzo, les images se lisent et se relisent… elles traduisent les paroles de "Either This" du trio parisien Dawnshape avec tant de précision que si l'on s'amusait à remplacer chacun des plans de cette vidéo par des mots, on filerait les métaphores d'une poésie illustrant la mélancolie.

La chanson dénonce l'éternel retour sur soi qui rythme nos vies. Grégoire Orio réussit à photographier ces instants où l'on se perd dans les couloirs du temps à la recherche d'un nouveau souffle comme le flash du polaroid qui nous brûle la rétine et nous fige. Either This déploit son riff de guitare anxyogène et son rythme lent pour laisser la voix éraillée d'Antoine Ollivier dévoiler toute sa beauté dans cet écrin de pop au refrain entêtant…

L'atmosphère inquiétante de ce titre trouve un dénouement lorsque les cuivres entrent en piste, et que trois coups de cymbales sont donnés par un enfant que j'ai cru reconnaître dans cet autre clip de Grégoire pour SAÅAD. Une jeune femme alors clouée sur une chaise depuis le début du clip, dans un appartement où des pétales de fleurs rouges et blancs jonchent le sol, recrache une fleur coincée dans sa gorge. Les pétales se soulèvent…

Vidéo


Echos 2013 : L'effet Risset

cascade
J-1 avant la grande messe au Faï, où les artistes que nous vous présentons depuis lundi feront vibrer les falaises du Saix grâce à un système de trompes fraichement rénové par René, un amoureux d'acoustique qui a décidé de s'implanter dans la ferme qui nous accueille.
Ceux que nous avons interviewé hier portent bien leur nom, Cascade ! A peine arrivés, ils testent la gamme de shepard, des percussions, des crotales, des lecteurs cassettes, des synthés modulaires… Ici tout se marie avec la montagne, véritable auteur compositeur selon Ernest le professeur de musique électronique, qui attendait ce jour comme un gosse attend Noël. Il a fait la route de Perpignan avec son binôme Julien, tous deux se sont prêtés volontiers à une interview fraîche avant la nuit.

Vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=yigjAC_Phug


Mixtape : Clan Destine Mayan Blood Mix

S'il avait fallu faire appel à quelqu'un pour conjurer le sort d'un 21 décembre à la con, Carl de Clan Destine Records fait sans conteste figure d'incontournable. Éprouvant le calendrier maya à l'aune de sorties passé / présent / futur de son label (lire), l'homme nous livre une mixtape agrémentée de quelques raretés (Skitter, Jack D) et d'inusables valeurs sûres (The KVB, Total Control, Netnanny), en plus de certains présages de bon aloi, du récent Tumult in Clouds d'Ela Orleans au futur split de //ZOO et Petra Schelm sur Clan Destine.

Mayan Blood Mix

01. Ela Orleans - Longing (Tumult in Clouds' 2LP, Clan Destine Records)
02. Skitter - Melting (unreleased)
03. Dubai - Unsaid (from split tape with Ensemble Economique, Clan Destine)
04. Control Unit with Massimo - Comi ('Top Trans' LP, Clan Destine)
05. NON/Boyd Rice - Turn Me On Dead Man (Back to Mono LP, Mute)
06. Curt Crackrach feat Joeyy (Lonely Holiday LP, Clan Destine)
07. Ela Orleans - I Know Mushy Remix (Ela and Thee Prophets LP, Clan Destine)
08. Riff Raff - Peppermint Tint (Hologram Panda)
09. Netnanny - The Jargon File (Aural Sects)
10. Jack D (Salem) - DOOM (unreleased)
11. U.S Girls - 911 Song (from Statement split LP with Dirty Beaches, Slim Twig and Ela Orleans, Clan Destine Records)
12. Total Control - For Lease (from split with Thee Oh Sees, Castle Face Recs)
13. Ensemble Economique - Too COLD Too SOON (from split tape with Dubai, Clan Destine)
14. //ZOO - Breathe and Fuck (from upcoming 2013 split with Petra Schelm, Clan Destine)
15. The KVB - Closing In (Subjection/Subordination, Clan Destine)
16. Silver Strain - A Blue Rose (Remaster originally on Twin Peaks tribute, Phantsma Discs)

 


On y sera : Top of the Folk #5, du 26 au 28 mai à Rennes

l1Le printemps à peine sonné et déjà les premiers communiqués de presse nous parviennent en pagaille, engorgeant ainsi nos boîtes mails de termes faussement accrocheurs cherchant à nous vanter les mérites de tel ou tel festival. Aussi, de ce bouchon informationnel en forme de copier/coller, il faut savoir distinguer le bon du mauvais afin de vous rendre plus lisible l'intérêt et la cartographie des évènements auxquels Hartzine souhaite s'associer. Il nous paraît donc important, dans ce contexte fortement concurrentiel, de ne pas se laisser aller à la publication fourre-tout ou à l'amoncèlement de dates dans un agenda de bas de page, mais de s'attarder plus longuement  sur les festivals qui nous paraissent exemplaires de par l'intransigeance de leur programmation et leur engagement. Après la Villette Sonique et Filmer la Musique, c'est loin de l'agitation parisienne de cette fin de mois de mai que nous avons décidé de nous arrêter. A Rennes, plus précisément, où, du 26 au 28 mai prochain, sera organisée la cinquième édition du festival Top of the Folk , lequel, comme l'explique avec enthousiasme son programmateur Guilhem Cassagnes, aura l'ambition de  nous dresser un panorama aussi complet qu'exigeant de ce qu'on l'on peut associer au terme folk en faisant ainsi converger au sein de la capitale bretonne les meilleurs représentants du genre et ses  jeunes pousses les plus prometteuses. Explications...

Rennes semble une ville idéale pour organiser ce type d'évènement. Pourquoi avoir choisi la cité bretonne après avoir débuté l'aventure à Paris ?

C.L.E.A.R est une asso parisienne fondée par Nicolas, qui a réalisé la première édition du festival dans la capitale. Sa soeur Camille était étudiante à Rennes. Elle avait envie de créer un évènement sur place. C'est là que je l'ai rencontrée car elle cherchait des artistes locaux. A ce moment-là, je suivais une petite scène folk bretonne grâce à mon asso (Fulguro Prod) et une émission radio sur Radio Campus Rennes. Une scène qui s'est bien affirmée depuis (Mein Sohn William, The Last Morning Soundtrack, I Come from Pop, Missing Season, JF Buy, Bumble Bees, etc.)

Cette année le festival se déroulera en mai et non en mars. Pourquoi avoir choisi de déplacer votre festival plus tard dans la saison ?

Pour deux raisons. L'une est tout simplement pratique. Nous travaillons désormais avec deux salles, l'Aire Libre et l'Antipode, et ce n'est pas toujours facile de caler des dates communes. L'autre est plus fun. Passer fin mai nous fait rentrer dans le cadre des festivals estivaux. Qui sait, si tout fonctionne... Bientôt un Top of the Folk en plein air !

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On sent que le festival prend chaque année un peu plus d'ampleur. Qu'espérez-vous de plus cette année que ne vous a apporté l'édition précédente ?

C'est vrai que le festival devient de plus en plus riche, avec de plus en plus de groupes, de jours de concerts, des artistes un peu plus reconnus... Cette année, nous aimerions consolider notre partenariat avec l'Antipode. On propose une soirée très variée,un peu plus rock, avec quatre groupes qui ont une grande énergie. Le but est de montrer que l'on peut aussi s'amuser dans une soirée folk et sortir des clichés ! (Et je compte sur NLF3, I Come from Pop,  Kurt Vile, et Rrose Tacet).

L'autre projet est de développer notre partenariat avec le Tambour. Confirmer l'essai de l'année dernière avec des lives gratuits dans des espaces intimistes qui sont si précieux pour notre genre musical.

En quatre éditions, quel est votre meilleur et... pire souvenir ?

Beaucoup de bons souvenirs... Les performances de François Virot ou Mein Sohn William, le récital de Ane Brun, la folie des Bumble Bees, la joie des Tricot Machine... Je mettrais quand même en avant le concert incroyable de Frida Hyvonen, qui a scotché tout le monde à l'Aire Libre en 2009.

Peu de mauvais souvenirs au contraire. La plupart des artistes que nous avons reçus ont été d'une gentillesse incroyable. Peut être une anecdote rigolote, au sujet de Frida Hyvonen toujours, qui ne voulait pas monter sur scène sans son costume, tout droit tiré de Ziggy Stardust. Les costumes étaient restés bloqués à l'aéroport d'Orly, et un taxi est venu nous livrer juste avant le concert.

evening-hymnsPouvez-vous nous présenter en quelques mots la programmation de cette année ?

Le premier soir (jeudi 26 mai) sera aussi rock que folk, avec une ouverture pop ( I Come from Pop ), des excès post-rock ( Rrose Tacet), et un génie aux accents de David Bowie (Kurt Vile). Je compte sur les NLF3, très bons sur scène, pour nous assurer une bonne fin de soirée.

Pour le deuxième soir à l'Aire Libre, on commencera avec la voix fantastique de l'écossaise Siobhan Wilson. Puis une création acoustique de Montgomery. Et une légende pour finir la soirée, Troy Von Balthazar, le leader de Chokebore, qui nous présentera ses morceaux bricolés en live.

Pour finir, nous avons le plaisir d'accueillir Jay-Jay Johanson, qui ne se produira que pour deux dates en France. On s'attend à un très grand moment. La soirée commencera avec un concert des très bon Rennais de Last Morning Soundtrack. Et un coup de coeur, les Canadiens d'Evening Hymns et leur folk pastorale.

Cette dernière semble beaucoup plus éclectique.  Quel est selon vous le point commun entre tous les artistes qui viendront à Rennes cette année ?

C'est sûr que la soirée du jeudi 26 à l'Antipode sera plus rock que les soirées des 27 et 28 mai à l'Aire Libre. Mais tous les groupes qui viendront à Rennes cette année ont une approche particulière des instruments acoustiques. Même Jay-Jay, qui a abandonné ses synthés ! ou NLF3, qui se situe entre le jazz et le post-rock.

Est-ce que cela veut dire que la scène folk n'est plus aussi identifiable ?

S'il est difficile d'identifier la notion de "folk", la scène folk reste assez identifiable. Au final, la plupart des artistes avec lesquels nous travaillons se connaissent ou partagent le même intérêt pour la découverte musicale. C'est sûr que l'on a tendance à stigmatiser une scène qui joue du ukulele et fait des ballades un peu faciles.

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Quelle est d'ailleurs votre définition du terme folk ?

C'est un terme complexe qui a évolué dans le temps. On est passé du folklore à la protest song engagée. Aujourd'hui, on assiste à une nouvelle vague américaine, qu'il est très difficile de décrypter. La folk ne s'arrête pas au banjo ou à la chemise à carreaux. C'est surtout une façon de faire de la musique, brute et sincère, et portée sur une instrumentation acoustique, avec un son très chaud. Je reviendrai un peu sur l'évolution de cette scène lors d'une conférence au Tambour (Rennes 2) le 27 mai après-midi.

Un disque de folk à mettre entre toutes les mains ?

Un classique , After the Cold Rush de Neil Young.

Pouvez-vous nous parler du concert original que nous prépare Montgomery ? Quelle sera la teneur de cette création originale ?

Ça fait un moment que je suis en contact avec le groupe pour un concert au Top of the Folk. Les Montgomery sont des génies fous, et il faut des challenges pour les motiver. Ces dernières années, ils sont passés d'une pop très spectorienne à de l'électro pop, puis à une dernière tournée très rock. Je leur ai proposé de monter un concert acoustique, pour revenir à quelque chose de plus bricolé. Le show sera accompagné de projections vidéos.

Vidéo

Programmation

JEUDI 26 MAI - L'ANTIPODE

- I Come from Pop (Brest / autoproduit)
- Rrose Tacet (Paris / Bizarre K7)
- Kurt Vile & the Violators (USA / Matador)
- NLF3 (Paris / Prohibited Record )

VENDREDI 27 MAI - BIBLIOTHÈQUE DE MUSICOLOGIE / RENNES II

- Eilinora & the Daffodils

VENDREDI 27 MAI - L'AIRE LIBRE

- Siobhan Wilson (Ecosse / My Major Company)
- Montgomery (Rennes / Phantomatik - Naïve)
- Troy Von Balthazar (Hawaï / Third Side Records)

SAMEDI 28 MAI - L'AIRE LIBRE

- The Last Morning Soundtrack (Rennes / autoproduit)
- Evening Hymns (Canada / Kutu Folk)
- Jay Jay Johanson (Suède / Universal Music)


On y sera : Filmer la musique #5 (interviews & présentation)

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Qui d'autre que les programmateurs d'un festival est le mieux placé pour vous donner l'envie irrépressible de sortir de chez vous ?

Pour la cinquième année consécutive, et ce du 31 mai au au 5 juin, la joyeuse équipe de Filmer la Musique est prête à nous remplir les yeux et les oreilles de films brûlants et de concerts qui vont nous rincer jusqu'à l'os. Hartzine s'est entretenu avec Eric et Olivier, ces deux noctambules parisiens que vous avez sûrement déjà croisés. Pris en plein rush dans les préparatifs de cette édition qui déménage dans un nouveau lieu, une Gaîté Lyrique fraîchement ouverte et sans doute moins bucolique que le point Ephémère et son quai... Mais faisons leur confiance, car peu importe où ils vont, la fête reste leur credo.

A la Gaîté, nous évoquerons la programmation musicale dans un certain brouhaha... Et puis, c'est chez MU, le collectif qui produit le festival, qu'Olivier nous parlera de la programmation des films.

Interviews

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Seven Sons Records on Beko : Chronique & Interview

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On pourrait définir Beko tel un accélérateur à particules. Une sorte de fenêtre désormais ouverte aux quatre vents sur le monde, permettant aux groupes, mais aussi aux labels, d'exister tout en étoffant l'impressionnant catalogue de la structure digitale brestoise. Une sorte de miracle de l'ère numérique pour tout amoureux de sonorités chassant dans les marges les plus excitantes et les plus souterraines de la création musicale. Ainsi, après Free Loving AnarachistAmdiscs (lire), La Station Radar (lire), ClanDestine Records (lire) et Hobo Cult (lire), la liste des micro-labels collaborant, par le biais d'une compilation, avec l'insatiable Reno n'a de cesse de s'allonger. Et autant dire que la faute de goût est loin - très loin - d'être une habitude maison dans un sans faute aujourd'hui étendu au label parisien, Seven Sons Records, mariant, par l'entremise d'un catalogue de sorties ténu mais irréprochable, shoegaze, cold-wave et électro-pop brumeuse. Au programme de ce dimanche soir, huit morceaux présentant chacun un des artistes du label, par ordre de parution sur ce dernier. Lorsque l'on sait que celui-ci n'en compte jusqu'à aujourd'hui que cinq (To the Happy FewDreamsHoly Other / Indigochild, Glitter BonnesChief Black Clouds) - toutes physiques, sur vinyle ou cassette - on se doute qu'il y a une part de mise en bouche s'agissant de leur futur proche.

La prise de contact avec David et Alex, eux-mêmes impliqués dans deux des groupes (To the Happy Few et Chief Black Clouds), s'est faite si naturellement qu'il est inutile de tergiverser en précisant d'une part qu'ils seront à l'affiche de la cinquième soirée Hartzine au Panic Room le 26 mai prochain, pour un DJ set s'annonçant des plus explosifs, et d'autre part qu'ils participeront, avec leurs groupes respectifs, au festival organisé par Les Boutiques Sonores du 16 au 21 juillet. Qui a parlé de sécheresse ?

Entrevue avec Alex de Seven Sons Records

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D'où vous est venue l'idée et la volonté de créer Seven Sons Records ?

Au départ, on a décidé de monter cette micro structure afin de pouvoir sortir nos projets musicaux. David et moi représentons les deux-tiers de To the Happy Few et David officie également en solo en tant que Chief Black Cloud. Il s'agissait donc simplement d'une démarche DIY de faire de la musique et de la sortir sous la forme qui nous paraissait la plus cool. Après s'être fait plus ou moins bourrer le mou par quelques labels qui te promettent tout un tas de conneries pour mieux disparaître ou te faire patienter indéfiniment, on s'est dit que l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même ! Après ça a dégénéré... Je tiens à préciser que l'immense majorité des gens derrière les petits labels avec qui on a eu l'occasion de discuter sont des personnes réellement passionnées et amoureuses de musique. Ces gens font ça pour les bonnes raisons, on a juste pas eu de chance avec quelques structures étrangères. Mais cela a finalement débouché sur quelque chose de positif.

Peux-tu nous expliquer la signification d'un tel nom, Seven Sons Records ?

Le nom vient du fait que nous sommes un peu obsédés par le chiffre 7 et que nous sommes tous les deux nés au mois de juillet. C'est aussi en rapport à notre enfance/adolescence bercée par le hard rock et un clin d'oeil à une chanson d'Iron Maiden... Ce qui est assez marrant quand j'y pense puisque ça n'a jamais été notre groupe préféré.

Le fait d'être basé à Paris est-il un avantage quand on fait vivre ce type de structure ?

Je ne sais pas du tout si le fait d'être basé à Paris est un avantage. En fait, je pense que sous certains aspects c'est même plutôt le contraire. Être musicien ou avoir un label sont des activités qui coûtent, financièrement et en terme de temps. Donc quand tu vis dans une ville où tout est hors de prix, surtout les loyers, tu dois te démener, jongler avec les boulots alimentaires, faire des sacrifices. Mais en disant ça, je ne pense pas que ça soit nécessairement plus facile dans d'autres régions, chaque endroit a ses avantages et ses inconvénients et présente différentes problématiques. Au mois le truc sympa avec Paris c'est que tu peux voir un paquet de concerts, d'expos et rencontrer pas mal de gens différents.


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Comment définis-tu l'esthétique musicale et graphique de Seven Sons Records ?

On est plutôt sensibles aux ambiances, aux textures sonores. Et même si on a une orientation essentiellement pop / shoegaze / wave / électro on ne réfléchit pas tellement en termes de styles, on se focalise avant tout sur les émotions, que celles-ci soient lumineuses ou plus dark. On a toujours écouté un tas de musiques différentes, on ne s'arrête pas à des étiquettes. Je suis essentiellement responsable de l'imagerie du label, le logo que j'ai réalisé renvoie au black metal par exemple, c'est une esthétique qui nous intéresse depuis gamin. Il y a plein de trucs hyper bien dans le black.

Quel est la partition des tâches entre David et toi ?

Pour ce qui est de la répartition des tâches et bien on assume tout à 50/50, financièrement, artistiquement, en terme de temps aussi. Il y a une vraie parité. Après c'est aussi une question d'instant, de périodes. Par exemple en ce moment je suis plus celui qui s'occupe de gérer les commandes, les envois, etc. Mais cela pourrait changer. En fait, il n'y a pas vraiment de plan prédéfini, on fait les choses comme elles viennent.

Comment choisissez-vous les artistes que vous souhaitez sortir ? Ceux-ci viennent d'ailleurs d'un peu partout...

Le choix des artistes se fait naturellement. Parfois on tombe par hasard sur des trucs géniaux que l'on veut sortir et on contacte les artistes mais souvent ce sont eux qui nous envoie des démos. Après on retient ceux qui nous ont boulversés. Encore une fois, tout se fait vraiment au feeling, pas de plan d'attaque précis.

To the Happy Few, Dreams, Holy Other, Glitter Bones, Chief Black Clouds... quelle est l'histoire de chacune de ces cinq sorties ?

To the Happy Few c'est le projet qui a tout fait démarrer. Ce sont les premières chansons que David, Elysio et moi avons écrites ensemble et la première manifestation physique pour le label. Ce disque restera toujours assez spécial pour nous.

C'est avec la K7 du Portugais de Dreams que l'on a réellement accepté l'idée de faire un label à part entière. C'est notre première K7. Il nous a envoyé ses morceaux, on a adoré et ça s'est fait comme ça. On les a d'ailleurs fait jouer à Paris au mois de février et c'était hyper bien tant musicalement que sur le plan humain ; à l'âge d'internet c'est important de pouvoir rencontrer les gens en vrai.

Notre troisième sortie a été la split K7 entre Holy Other et Indigochild. Indigochild est un jeune prodige du Wisconsin et du haut de ses quinze piges (la première fois sur skype, c'était assez marrant...), il délivre un son sombre et intense qui nous a bien scotchés. C'est l'une des premières personnes à être entrée en contact avec nous. Il connaissait déjà Holy Other dont on adorait le son également. Du coup le split s'est fait comme ça. Je n'ai pas besoin de vous présenter Holy Other je pense... Il a attiré l'attention rapidement sur lui et sortira un 12" sur Tri angle prochainement. D'ailleurs la K7 s'est vite épuisée...

On a contacté les Glitter Bonnes car on était fan de leur musique après avoir écouté Returning the Magic, leur premier EP qu'ils avaient mis sur le net. On leur a proposé un truc et les boys de Chicago ont été partants. Le 12" consiste en des versions revues et augmentées de l'EP Returning the Magic, plus deux titres inédits et deux remixes.

Chief Black Clouds est donc le projet solo de David. J'adore ce qu'il fait depuis l'époque où il enregistrait des tonnes de morceaux dans sa chambre quand on s'est rencontrés à la fac. Il y de ça un petit moment maintenant... Sortir ce disque allait de soi.

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Quels sont les projets immédiats et futurs du label ?

On a pas mal de projets. Pour ce qui est des sorties futures, il va y avoir une K7 de I Do Not Love, un jeune homme très talentueux qui vient de Boston, ainsi qu'une K7 de Full Moon Fuck, l'alter ego hardronica de David (oui il a un côté shizo). Enfin, un 12" de Indigochild, une K7 d'un projet obscur dénommé IEJM13M et encore d'autres choses qui vont se préciser bientôt.
On aimerait aussi proposer des plateaux composés d'artistes du label pour des lives / festivals... Mais approcher, et surtout accrocher les bookeurs, programmateurs, etc. peut être assez compliqué. On va essayer de bosser ça. Jusqu'à présent Les Boutiques Sonores - ils font un boulot fantastique sur Paris, allez visiter leur site web - nous ont apporté un grand soutien et ont organisé des dates pour nous. Ils feront d'ailleurs un festival à Paris du 16 au 21 juillet et To the Happy Few et Chief Black Clouds seront de la partie. Merci Toma !

Pourquoi sortir des cassettes et des vinyles à l'époque du tout digital ? Es-tu fétichiste de l'objet ?

Oui on est un peu des fétichistes de l'objet mais pas seulement... Le vinyle est le meilleur support pour apprécier la musique. Pour la qualité du son mais aussi parce que c'est une écoute active, il faut changer de face, tu prêtes plus attention au tracklisting et à ce qui te rentre dans les oreilles. Contrairement au zapping de playlists mp3. Le format LP permet aussi des visuels plus aboutis donc l'objet final est toujours plus apprécié et je pense que, malgré cette ère du tout digital, les gens ont parfois envie de pouvoir avoir quelque chose de spécial, de précieux entre les mains. Je crois que c'est le seul support à voir ses ventes progresser. Même les majors se remettent au vinyle, c'est pas si marginal que ça.
Les cassettes c'est plus quelque chose de sentimental, une nostalgie de l'enfance. On est de cette génération qui a grandi avec le walkman et la cassette, on faisait nos mixtapes et tout ca, et ça aussi pour le coup c'était de l'écoute active, fallait être à fond dedans. Le public français n'est pas tellement réceptif à la cassette aujourd'hui mais dans d'autres pays c'est toujours un support apprécié, et puis pour l'instant, le marché français ne représente pas une partie importante de notre activité, on vend plus à l'étranger. Après, on n'a rien contre le digital, c'est important pour les gens de pouvoir écouter ce qu'ils veulent dans leur iPod, ce n'est pas quelque chose que l'on voit d'un mauvais oeil, les différents supports se complètent.

Justement, comment appréhendes-tu un label comme Beko, entièrement digital ?

Tout d'abord on adore ce que fait Reno, c'est un grand découvreur de talents et il a un éventail super large. C'est aussi l'un des premiers à s'être intéressé à nous et à avoir chopé toutes nos sorties. L'année dernière il avait fait un Beko Chief Black Cloud, et lorsqu'il a commencé ses séries labels il a pensé à nous, on ne pouvait qu'être heureux.

Peux-tu présenter cette compilation Seven Sons Records / Beko ?

La compilation comporte huit morceaux inédits, un par groupe. Seront présents tous les artistes avec qui nous avons collaborés à l'exception de Holy Other, le garçon étant trop occupé en ce moment, ainsi que quelques nouveaux membres de l'équipe.

Audio

Seven Sons Records on Beko (download)

01. To The Happy Few - Kirkebrann
02. Dreams - Sunday
03. Indigochild - Sinking
04. Glitter Bones - The Dark Tide
05. Chief Black Cloud - Titanic My Heart
06. I Do Not Love - May
07. Full Moon Fuck - LiFe Zero
08. Iejm13m - Cold Leather


Hartzine et Kongfuzi Booking présentent DRAWLINGS, oFF & Gr†ll Gr†ll en concert privé

forestHartzine et Kongfuzi Booking présentent, dans un lieu hors du commun, trois projets musicaux hors du commun.

DRAWLINGS (Paw Tracks)

Mise à part sa relation ténue avec les membres d'Animal Collective - étant la soeur d'Avey Tare - pour qui elle réalise un grand nombre de visuels, Abby Portner compose une musique mutine et mutante, sur un lit d'expérimentations sonores et visuelles.

o F F / Gr†ll Gr†ll

"C'est comme avoir six ans à nouveau et jouer dans le jardin. Deux types qui ont besoin d'une main chaude pour se tenir." Voilà comment ces deux mystérieux personnages osent la description de leur collaboration. Une witch haus troublante et obnubilante mâtinée de found footage à l'onirisme inquiétant. Le nouveau EP de o F F, "Secret", sort incessamment sous peu sur Disaro.

Visuel : Abby Portner
Réservation : thibault@hartzine.com
Donation : 5 euros

Medias

LET U KNOW by o F F


Tan Dollar : Interview, chronique et mixtape

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Auparavant glissé dans le creux de nos oreilles tant par leurs amis de Ghost Animal (lire) que par leur mentor de FMLY (lire), le trio, devenu depuis peu quatuor, Tan Dollar, s'est finalement immiscé en nos pages à la faveur d'un LP digital, Change Your Mind (lire), sorti en novembre dernier sur Beko DSL - que l'on ne présente plus (lire). Séduit d'emblée par la pop propulsive et l'insouciance de ces derniers, croisant sans vergogne guitares férailleuses, synthés émaciés et batterie minimale, je concluais cette chronique, destinée à revenir sur un album de 2010, oublié de notre rédaction et susceptible de garnir la hôte à cadeaux saisonnale, par la formule "un sapin qui ne sent pas le sapin, c'est ça l'esprit de Noël". Le fait est que le groupe l'a pris pour lui, marquant d'un clin d'oeil humoristique le début d'une amitié griffonnée à la hâte dans l'espace-temps numérique. Il allait donc de soi qu'à la sortie de leur seconde cassette sur Life's BloodUneven, après Your Body As A Temple paru en 2010, Chris Thorne, Mike Skehan, Jon Skehanet et Ilya Sandomirsky investirait comme il se doit notre psyché maladive, à la recherche compulsive du moindre rayon de soleil, fut-il californien. Et c'est peu de dire qu'Uneven irradie instantanément l'auditeur d'une candeur lo-fi débarrassée de tout superflu. Délayant effrontément les rudiments garage (Headphones, Get Out of Town, Heaven), et se gaussant des rides du temps sous un ciel pop immaculé (Fell Out, Impossible Love, Beaches), Tan Dollar flirte d'un même mouvement sur Uneven, et sans arrière-goût nauséeux, avec de luminescentes réminiscences, qu'elles soient shoegaze (Clams) ou alternatives (Turn Off). Groupe issu d'une sémillante scène estudiantine, gravitant autour de l'Université de Californie d'Irvine, et structurée par les sessions Acrobatic Everyday - voyant défiler aux côtés de groupes locaux tout ce que l'indé américain compte comme merveilles, de Former Ghost à Dan Deacon, en passant par Tearist, Silk Flowers, Persona La Ave ou Thee Oh Sees - et son prolongement discographique DIY, Life's Blood, Tan Dollar n'est pas prêt de s'arrêter en si bon chemin, deux split tapes étant annoncés pour l'été 2011. L'une en compagnie de Witch Gardens sur Sixteen Tambourines, l'autre partagée avec Ghost Animal sur Trivial Pursuit. La présente entrevue avec Chris et Ilya résonne ainsi tel un témoignage - matérialisé par une friendly mixtape et enluminé d'un titre révélé en exclusivité pour Hartzine, Prove It - d'une ferveur bien loin de préoccupations amèrement pécuniaires. Une vision partielle et adulescente de la réalité du disque, mais un regard foutrement rafraîchissant. Summer Babe.

Audio

1. Fell Out
2. Headphones
3. Impossible Love

Entrevue avec Chris Thorne et Ilya Sandomirskyi

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Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Qui est Tan Dollar ?
Can you present yourself in few words? Who is Tan Dollar?

Chris : Le groupe se compose de moi-même, Ilya, Mike et Jon. On a pas mal changé de musiciens vers la fin de l'année. En gros, c'est un projet qui évolue lentement, basé sur ma volonté d'écrire de la pop.

Chris : The band consists of myself, Ilya, Mike and Jon. We had a lot of line-up changes towards the end of last year. Basically, this is a slowly evolving project based around my attempt at writing pop songs.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
How you are met to you?

Chris : Je connais Mike et Jon depuis un bon bout de temps. On s'est rencontré par l'intermédiaire d'un ami commun alors que je n'étais même pas encore au lycée. On a tous joué dans le groupe Horse Head ensemble, donc il était assez naturel de les inclure dans le groupe quand nous avons eu besoin d'un nouveau batteur et que nous avons décidé de prendre un deuxième guitariste. Ilya et moi nous sommes rencontrés à un show Acrobatic Everyday à l'Université de Californie, laquelle est très proche d'où nous vivons. Nous avions des amis en commun et on a fini par se défoncer ensemble. On est resté amis pendant un moment, et on aimait la même musique. Il peut jouer à peu près de tous les instruments, alors je lui ai demandé de jouer de la basse pour nous.

Chris : I've known Mike and Jon for a really long time. We met through a mutual friend before I was even in High School. We all played in the band Horse Head together, so it was pretty natural to add them to the lineup when we needed a new drummer and decided to add a 2nd guitarist. Ilya and I met at an Acrobatics Everyday show at UC Irvine which is really close to where we both live. We had some mutual friends and we ended up getting high together. We stayed friends for a while, and we liked the same music. He can pretty much play any instrument, so I asked him to play bass for us.

Parle moi du nom du groupe... Tan Dollar ?
Tell me about this band's name... Why Tan Dollar?

Chris : C'est pas une histoire super excitante : je regardais simplement un billet de $10 quand Tan Dollar m'est venu à l'esprit. Trop tard pour en changer maintenant.

Chris : It's not a very exciting story but I just looked at a $10 bill and "Tan Dollar" just popped into my head. Too late to change it now.

Si vous deviez définir votre musique en 3 mots, quels seraient-ils ?
Moreover if you had to define your sounds in three words, which words you would choose?

Chris : Blink 182 Twee

Parle moi du procédé créatif... Qui fait quoi ?
Tell me about the creative process... Who makes what?

Chris : Pour l'instant, j'ai pour habitude d'écrire une chanson à la guitare, et en général j'écris les paroles qui vont avec. La prochaine fois qu'on aura à écrire, je montrerai mon boulot aux autres et ils apporteront leurs propres idées. Mais parfois, il arrive que l'un des gars joue un truc vraiment cool, et on se met alors à le jouer encore et encore jusqu'à ce qu'on puisse tous fournir nos propres contributions.

Chris : Lately, I'll write a song on guitar and usually I'll write lyrics to go along with it. The next time we practice, I'll show everyone else and they come up with their own parts. But, sometimes one of the other guys will play something really cool and we'll just play it over and over again until we can all come up our own parts.

Vous vivez en Californie... Qui sont les amis de Tan Dollar ? Existe-t-il une scène à laquelle vous avez l'impression d'appartenir ?
You're living in California... Who are Tan Dollar's friends? Is there a scene in which you have the impression to belong?

Chris : On habite Orange County qui est, en gros, une immense banlieue entre Los Angeles et San Diego. Nos amis sur la scène locale sont Nima, Wonder Wheel, Dash Jacket et Moon Pearl. Jusqu'à récemment, il n'y avait ici pas de scène du tout, mais dorénavant nous en avons une petite qui semble ne cesser de grandir. En revanche, on a eu la chance de rencontrer et jouer avec des groupes vraiment géniaux du monde entier.

Chris : We live in Orange County which is basically a huge suburb in between Los Angeles and San Diego. Our friends in the local scene are Nima, Wonder Wheel, Dash Jacket, and Moon Pearl. Until recently, there wasn't a scene here at all but now we have a really small one and it seems to be growing. We've been fortunate enough to meet and play with some really awesome bands from all over the world, though.

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Quelles influences brassez-vous dans les morceaux de Tan Dollar ?
What influences do you mash in the songs of Tan Dollar?

Chris : Je suis influencé par toute la musique que j'écoute et celle que font mes amis. Je trouve difficile d'écrire des chansons quand je suis heureux, alors être complètement déprimé m'aide aussi.

Ilya : , Lush, The Pains of Being Pure At Heart, Rocketship, The Orchids, Sonic Youth, Velocity Girl, Adorable, Procedure Club, Heavenly, The Talking Heads, My Bloody Valentine, The Rosehips, Beat Happening, Black Tambourine, The Pastels, Primal Scream, Orange Juice... Ce n'est pas vraiment exhaustif cependant.

Chris : Ouais. C'est le genre de truc qu'on écoute généralement en voiture en route pour un concert ou autre.

Chris : I'm influenced by all the music I listen to and the music my friends make. I find it hard to write songs when I'm feeling happy, so being completely depressed helps too.

Ilya : New Order, Lush, The Pains of Being Pure At Heart, Rocketship, The Orchids, Sonic Youth, Velocity Girl, Adorable, Procedure Club, Heavenly, Dinosaur Jr., The Talking Heads, My Bloody Valentine, The Rosehips, Beat Happening, Black Tambourine, The Pastels, Primal Scream, Orange Juice. That's not really exhaustive though.

Chris : Yeah. That's the kind of stuff we'll usually play in the car when we're going to a show or something.

Comment définiriez-vous votre musique si Bernard Madoff vous le demandait ? Et si c'était Thurston Moore, même réponse ?
How would you define your music if Bernard Madoff asked to you for it? And if it was Thurston Moore... same answer?

Ilya : Bernie Madoff n'est-il pas en prison ? De toute façon je ne pense pas qu'il ne s'intéresse trop à nous. On n'a pas d'argent à jeter dans les chaînes de Ponzi.

Chris : En fait on a donné un enregistrement à Thurston Moore pendant ce tout petit concert solo qu'il a joué à L.A. J'espère qu'il l'a vraiment écouté.

Ilya : Isn't Bernie Madoff in jail? Anyway, I don't think he would be too interested in us. We don't have any money to throw into Ponzi schemes.

Chris : We actually gave Thurston Moore a tape at this solo show he played in L.A. I'm hoping he actually listened to it.

Si vous deviez vous exiler sur une île déserte, quels albums emmèneriez-vous dans votre sac ?
If you were obliged to exile yourself on a desert island, which do you take as records in your bag?

Chris : Je prendrais probablement You Turn Me On de Beat Happening et Isn't Anything de My Bloody Valentine... C'est une question difficile, est ce que je ne peux pas juste emmener mon iPod ?

Ilya : Ouais, je pourrais faire tenir mon MacBook avec toute ma musique dans mon sac, et tout ce qu'on a besoin d'enregistrer. L'exil ne serait pas si mal.

Chris : I'd probably have to take "You Turn Me On" by Beat Happening and "Isn't Anything" by My Bloody Valentine... This is a tough question, can I just bring my iPod?

Ilya : Yeah. I could fit my Macbook with all my music in my bag, and everything we need to record. Exile wouldn't be too bad.

Parlons de votre futur : quelle est votre intention avec votre prochain cassette Uneven ?
Let us speak about your future... What's your intention with you're future tape Uneven?

Chris : Uneven a en fait été enregistré il y a un bout de temps... A un certain moment l'automne dernier. On avait écrit la majeure partie de ces morceaux et les avait joués pendant notre tournée sur la côte est avec Dash Jacket et Weed Diamond. On avait l'intention de rajouter une basse, et notre ancien batteur, Lil Chris, a décidé de nous quitter. On a pris Mike à la batterie et Ilya à la basse, appris les chansons et enregistré, et tout ça en un temps plutôt court. La cassette devrait être sortie au moment où vous lisez ça, alors jeter un œil à Life's Blood et achetez-y de la musique.

Chris : "Uneven" was actually recorded a while back... sometime last Fall. We had written the bulk of those songs and played them on our West Coast tour in the Summer with Dash Jacket and Weed Diamond. We had intentions of adding bass and our old drummer, Lil Chris, decided to quit. We added Mike on drums and Ilya on bass, learned the songs, and recorded them, all in a pretty short period of time. The tape should be out by the time you read this, so check out Life's Blood and buy some music from them.

Pourquoi des cassettes ?
Why tapes?

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Chris : Ça a sans aucun doute à voir avec la nostalgie. Je me souviens avoir écouté un tas de trucs sur cassettes quand j'étais gamin, et même de faire mes propres mixtapes de chansons que j'aimais à la radio. Quand j'ai eu 14-15 ans, j'ai commencé à m'intéresser à un tas de bruits et de trucs expérimentaux. Je dirigeais mon propre label DIY et mixais mes propres cassettes. Elles ont un son très chaud et confus. Quand un album est sur cassette ou vinyle, je suis plus tenté de simplement m'assoir et de l'écouter en entier plutôt que de ne choisir qu'un morceau en particulier.

Chris : It definitely has some to do with nostalgia. I remember listening to stuff on tape a lot as a little kid and even making my own mixtapes of songs off the radio that I liked. When I was about 14 or 15 I got into a lot of noise and experimental stuff. I ran my own DIY label and dubbed my own tapes for a period of time. They have a really warm and fuzzy sound. When an album is on tape or vinyl, I'm more likely to just sit back and listen to it all the way through rather than just picking a specific song to listen to.

A venir... deux splits 7'' ! Vous avez l'air d'aimer ce format ! Pourquoi ?
And other future stuff... two split 7"! Apparently you like this format! Why?

Chris : Dans les mois à venir, on va sortir un split avec le groupe de Seattle Witch Gardens sur Sixteen Tambourines, qui est un label japonais vraiment terrible, ainsi qu'un autre split avec Ghost Animal sur le label Trivial Pursuit de San Diego. Je ne sais pas si c'est le format qui m'attire, c'est juste le fait qu'on a l'occasion de partager un vinyle avec des amis géniaux qui font de la super musique. Ces derniers seront en fait nos toutes premières sorties sur vinyle !

Chris : In the next few months, we're putting out a split with the Seattle band Witch Gardens on Sixteen Tambourines, which is a really cool Japanese based label and another split with Ghost Animal on the San Diego label Trivial Pursuit. I don't know if it's the format that appeals to me, I think it's just the fact that we get to share a vinyl record with our awesome friends who make amazing music. These will be our first vinyl releases ever!

Quelles sont vos (bonnes) intentions avec Change your Mind ?
What are your (good) intentions with Change your Mind?

Chris : Je ne sais pas si j'avais vraiment de bonnes intentions avec Change your Mind. J'étais assez déprimé à ce moment là. Je voulais laisser s'échapper toutes mes frustrations et je pense que ça a marché en ce sens. Toutes mes paroles ne sont pas véridiques ou autobiographiques, mais une grande partie l'est.

Chris : I don't know if I really had any good intentions with "Change Your Mind". I was pretty depressed at the time. I wanted to let all my frustrations out and I guess it worked in that sense. Not all of my lyrics are completely true or autobiographical but I guess a lot of them are.

Ce disque est paru sur Beko. Comment en êtes-vous venus à travailler avec eux ?
This record is going to appear on Beko. How did you come to work with them?

Chris : On a commencé à travailler avec Reno et Beko à l'automne 2009. Il nous a demandé de faire un single juste au moment où son affaire se montait et commençait à marcher. Je pensais que l'idée était extra et l'esthétique du truc géniale. On a sorti le huitième single sur Beko, Ice Palace b/w Strength. Celles-ci étaient d'anciennes versions de morceaux tirés de notre premier album Your Body As A Temple. À peu près un an plus tard, une fois les enregistrements pour Change your Mind terminés, j'écoutais Salmon of Doubt de Procedure Club. J'ai alors réalisé que Beko serait le parfait hébergement internet pour notre album. Reno est un type vraiment sympa, il nous a carrément envoyé un colis rempli de tonnes de CD pour Noël.

Chris : We started working with Reno and Beko back in the fall of 2009. He asked us to do a single and this was right when he was getting the whole thing up and running. I thought the idea was amazing and the aesthetic of the whole thing was great. We put out the 8th single on Beko which was "Ice Palace" b/w "Strength". Those were early versions of songs off our first full length, "Your Body As A Temple". About a year later, we had finished the recordings for "Change Your Mind" and I was listening to The Procedure Club's "Salmon of Doubt". I figured Beko would be the perfect internet home for the album. Reno is such a nice dude and he even sent us a huge package with tons of CDs in it for Christmas.

Quelles sont vos relations avec FMLY ? Pourriez-vous me dire ce que vous répondriez à Noah s'il vous demandait en quoi FMLY est important pour Tan Dollar ?
What are your relations with FMLY? Can you say to me what you would answer to Noah if he asked you in what FMLY is important for Tan Dollar?

Ilya : Je me suis impliqué avec FMLY il y a environ un an. Jules Verne, mon projet aujourd'hui disparu, a joué à tout un tas de concerts FMLY et je suis parti en tournée avec Noah et d'autres potes l'année dernière. C'est en gros ce qu'est FMLY pour moi, des amis qui font de la musique, qui se promènent en van et qui passent du bon temps.

Chris : Ils nous ont beaucoup soutenus depuis que notre premier album Your Body As A Temple est sorti. Ils sont sans aucun doute des potes pour nous ! Je pense que FMLY, c'est avant tout un sens de l'implication et l'envie de faire quelque chose, peu importe quoi, que vous adorez faire.

Ilya : I got involved with FMLY about a year ago. My now defunct project, Jules Verne, played a bunch of FMLY shows and I went on a tour with Noah and some other friends last year. That's pretty much what FMLY is to me, friends making music, driving around in a van, and having a rad time.

Chris : They've been very supportive of us since our first album, "Your Body As A Temple" came out. They are definitely homies to us! I think, just a sense of involvement and just doing something, anything, that you love to do is what FMLY is all about.

Que pensez-vous de l'industrie musicale actuelle ? Comme beaucoup d'autres groupes révélés par des blogs, avez-vous le sentiment d'être anti-système ?
What do you think about music industry today? As many groups relieved by blogs, have you the feeling to be anti-system?

Chris : Non, je pense que les blogs peuvent être cool et je pense que c'est en partie la raison pour laquelle les gens savent même qui nous sommes.

Ilya : Je les consulte tous les jours.

Chris : Je ne les lis pas régulièrement, mais ils sont sans conteste une source viable pour la musique actuelle. En même temps, je suis sûr qu'ils ont aussi leurs aspects négatifs, mais je ne saurais pas vraiment vous dire lesquels.
Chris : No, I think blogs can be cool and I think that's part of the reason why anyone even knows who we are.

Ilya : I check them daily.

Chris : I don't regularly read any of them, but it's definitely a viable source for new music. Then again, I'm sure it's got negative aspects as well but I couldn't really tell you what they are.

Est-ce que la musique a un prix ?
Has the music got a price ?

Chris : Non, on fait ça pour s'amuser. J'essaye de charger des trucs gratuits sur le net le plus possible. Bien sûr, ça coûte de l'argent de sortir des copies physiques, et si nous vendons notre musique, on aime qu'elle soit à un prix raisonnable.

Chris : No, we do this for fun. I try to put stuff out for free on the internet as much as I can. Of course, it costs money to put out physical copies and if we're selling our music we like to keep it reasonably priced.

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Est-ce que l'esthétique d'un disque a autant d'importance pour vous que la musique elle-même ?
Has the aesthetics of a record so much importance for you as the music itself?

Chris : Le travail artistique a incontestablement un aspect important pour moi. Il doit correspondre à l'humeur que la musique transmet. La plupart du temps, j'aime que mes pochettes soient dénuées de texte. J'ai réalisé la plupart des graphismes pour nos albums et ils viennent normalement s'assembler d'une manière que j'aime. Le design n'est pas quelque chose sur lequel je stresse indéfiniment.

Chris : The artwork is definitely an important aspect to me. It needs to fit the mood that the music conveys. A lot of times I don't like to have any text on my cover art. I've done most of the artwork for our albums and they usually just come together in a way that I like. The artwork is not something I stress over endlessly.

Est-ce que Tan Dollar est bon en live ? Quelle en est sa configuration pendant les concerts ?
Is Tan Dollar a good live group? What is the configuration in concerts?

Chris : Nos enregistrements sont essentiellement faits en live avec un tout petit peu de mixage studio grâce à notre incroyable ami Paul alias Wonder Wheel. Donc au court d'une bonne soirée, on sonne un peu comme sur les disques. Récemment on a joué beaucoup des morceaux de Change Your Mind avec moi au chant et à la guitare, Ilya à la basse, Jon à la guitare et Mike à la batterie. Nous changeons pas mal les choses et avons déjà échangé de nouvelles idées, ce qui explique que cela pourra être totalement différent sur quelconque morceau qu'on écrira par la suite.

Chris : Our recordings are done mostly live with little overdubbing thanks our amazing friend Paul a.k.a. Wonder Wheel. So, on a good night I guess we sound like the recordings. Lately we've been playing a lot of the songs off of "Change Your Mind" with me singing and playing guitar, Ilya on bass, Jon playing guitar, and Mike drumming. We change things up a lot and have already been talking about some new ideas so things could be totally different on whatever songs we write next.

Quand viendrez-vous nous montrer ça en France ?
You come to show us that when in France?

Chris : On aimerait vraiment venir, mais l'argent est un gros problème pour nous en ce moment, et Mike et Jon ont tous les deux des enfants dont ils doivent s'occuper. Nous viendrons sans faute rapidement. Si quelqu'un veut apporter son aide pour que ça arrive, svp contactez-nous !

Chris : We really want to go, but money is a big issue for us right now and Mike and Jon both have kids to take care of. We'll definitely make it out there as soon as we can. If anyone wants to help make it happen, please contact us!

Avez-vous des side projects ? Si oui, quels sont-ils ?
Have you side-projects? If yes, which...

Chris : Ouais ! Moi, Mike et Jon avons ce groupe qui s'appelle Horse Head (écouter) qui existe depuis 2004 environ. On est en train de mixer notre nouvel album full-length en ce moment. Il devrait être téléchargeable gratuitement mi-mars (ici). Je joue aussi avec Ilya dans son groupe Dreamless.

Ilya : Dreamless est un projet de musique électronique que je viens juste de commencer. Chris avait son synthétiseur Juno-16 qui traînait par là, alors j'ai écrit quelques morceaux dessus. J'ai demandé à lui et notre amie Kristine de chanter, et nous avons enregistré un EP avec note pote Paul. Il est sur mon Bandcamp, et de nouveaux morceaux devraient sortir très prochainement.

Chris : Yeah! Me, Mike, and Jon have this band called Horse Head which we've been doing since 2004. We're mixing a new full length album right now. That should be dropping for free sometime in the middle of March. I also play with Ilya in his band, Dreamless.

Ilya: Dreamless is an electronic music project I just started. Chris had this synth lying around, and I wrote some songs on it. I asked him and our friend Kristine to sing, and we recorded an EP with our friend Paul. That's on my bandcamp, and new tunes should be dropping any day.

Pour finir, pourriez-vous introduire votre mixtape ?
For finishing, can you introduce your mixtape...

Chris : On y retrouve des morceaux par dix de nos meilleurs potes. Pardon aux gens que nous avons oubliés, mais vous êtes vraiment trop nombreux les gars. Jetez un œil à ces groupes cependant, la plupart ont de la musique gratuite disponible en ligne.

Chris : Here are songs by ten of our best buds. Sorry for the people we left out; there are just so many of you guys. Look these bands up though; most of them have free music available online.

Traduction : Florianne Vaillant

Exclusive Track

Tan Dollar - Prove It

Tan Dollar - Prove It : 

Mixtape

(download)

01. Nima - Smokey's Peace
02. Witch Gardens - Fiesta Texas
03. Ghost Animal - Young & In Love
04. Wonder Wheel - Attack (feat. R. Stevie Moore)
05. Phillip Seymour Hoffman - My Favorite Shirts Don't Fit Anymore
06. Stay Cool Forever - Gravalanche
07. Dash Jacket - Not My _3
08. School Knights - Lunch Money
09. Junior Low - Dead Weekend
10. Moon Pearl - Hand Stand

Discographie

LP
Your Body As A Temple (Life's Blood, 2010)
Change your Mind (Beko, 2010)
Uneven (Life's Blood, 2011)

EP
Pink Sky (2009, download)
Beko 08 (2009, download)
Reunions (2010, download)

SPLIT
w/ Weed Diamond (Bathetic, 2010)
w/ Witch Gardens (Sixteen Tambourines, 2011)
w/ Ghost Animal (Trivial Pursuit, 2011)

Vidéo


Delorean l'interview

Retour vers le futur, revenons au mois de décembre à 88 miles à l’heure. Alors que l’hiver giflait nos flancs, nos Basques préférés venaient diffuser un brin d’exotisme et faire souffler une douce euphorie, gentiment caliente, sur le public grelottant du Point Ephémère. Pape d’un son indé aussi hypnotique qu’étourdissant, le combo ibérique se fend d’un live terriblement excitant où samples gourmands entrecroisent les beats les plus ravageurs. Une manière de montrer que l’électro-pop a encore de beaux jours devant elle. Nous avons donc cherché à en savoir plus sur le secret de fabrication de cette usine à tubes. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Delorean sans jamais oser le demander, c’est maintenant…

Vidéo

Bonus