Pod Blotz - How many times can I die? (PREMIERE)

Suzy Poling enchaîne les cassettes sous l'alias Pod Blotz comme d'autres s'enfilent des pintes un soir de match et si l'on peut parfois regretter de voir l'alcool balayer d'une traite toute idée de pudeur, aucune raison convenable ne viendra obérer la prolixe productivité de la résidente de la Cité des Anges. Après Human Division paru en avril via Nostilevo, quinzième LP d'une carrière débutée en 2002 et éparpillée sur des labels tels que Chocolate Monk, DNT Records ou encore Clan Destine Records, l'artiste Américaine, par ailleurs photographe et plasticienne, vient de dégoiser le 2 septembre dernier le EP Other, aux résonances aussi troubles qu'industrielles, plongeant l'auditeur dans un amas de boucles rythmiques desquelles celui-ci aura toute les peines du monde à s'extraire indemne. Un diamant gris donc, à la sensualité glaciale, dont la vidéo autoproduite de l'extrait How many times can I die? est à découvrir ci-après.

Vidéo (PREMIERE)

Tracklisting

Pod Blotz - Other (Cønjuntø Vacíø, 2 septembre 2015) 

01. Cement Dance
02. How Many Times Can I Die?
03. Other Side Of Night
04. White Circle (live)
05. Necronomicon


Police Des Moeurs - Première Neige (PREMIERE)

Police Des Moeurs, le groupe québécois emmené par un Francis Dugas interviewé l'année passée à l'occasion de leur première tournée européenne (lire), s'apprête à donner une suite discographique à son inaugural long format éponyme paru sur le label Berlinois Mannequin en juillet 2014. Intitulé Ceux Qui Restent, en référence à ceux qui vivent la tempête jusqu'au bout selon les propres mots du Montréalais, ce second LP verra le jour le 30 septembre prochain et sera double puisqu'il comprend en sus plusieurs reprises de Chron Gen, Reagan Youth, The Headcoatees, Trotskids, Antisect, Anti-Cimex, Rudimentari Peni et Ludwig Von 88. Masterisé par la légende Hollandaise Rude 66 et comprenant quelques saillies de basse signées d'un membre de la formation post-punk Dekoder, ledit programme est d'autant plus alléchant que les sonorités délayées se font plus directes, tranchantes, le groupe délaissant quelque peu cette pop rassérénée et synthétique dans laquelle il aimait à lover ses dernières compositions pour dégoiser des banderilles au minimalisme électronique plus que bien senti. En témoigne la mise en images auto-produite de Première Neige à découvrir ci-après en exclusivité.

Vidéo (PREMIERE)

Tracklisting

Police Des Moeurs - Ceux Qui Restent (Mannequin Record, 30 septembre 2015)

01. Première neige
02. Le cœur de cette ville bat pour nous
03. Ce pays est un sacrifice
04. Le moi inachevé
05. Les larmes et la pleur
06. Un voyage
07. Ce qui sent la mort, je l’oublie dans ton coeur
08. Je te vois
09. Les années
10. Profondeurs émouvantes
11. L’inquiétante étrangeté
12. Ceux qui restent


Machinegewehr - The Unforgiven (PREMIERE)

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Unforgiven est un titre extraordinaire d’elctrotech d'une tristesse presque insupportable, idéal pour danser avec les larmes aux yeux. C'est en ces termes non usurpés que le trident d'Electronic Emergencies décrivait à l'occasion d'une récente interview (lire) ce qui sera le 28 septembre prochain leur cinquième sortie. Natif de Rotterdam, le multi-casquettes Silas Schletterer, par ailleurs peintre et illustrateur, sortira via l'alias faussement militariste Machinegewehr le EP Unforgiven, qui, entre minimalisme mélodique et sinusoïde rythmique, tisse la toile d'une disco noire et entêtante, parcimonieusement hantée de la voix grave de celui s'est fendu en 2014 deux maxis sur Bordello A Parigi.

Audio (PREMIERE)

Tracklisting

Machinegewehr - The Unforgiven 12" (Electronic Emergencies, 28 septebre 2015)

01. The Unforgiven
02. You are
03. The Geist Line feat. Gees Voorhees
04. Shield


Coldgeist / Modern Eleven - Ce qui est en Bas (PREMIERE)

Déjà présenté par le biais du maxi A Court Of Initiation qu'il partageait avec Côme sur son propre label Ritual Process (lire), le producteur Rennais exilé à Berlin Coldgeist accouche déjà d'une suite à son LP solitaire Ce qui est en haut paru en février dernier. Point de terre du milieu pour lui, avec un long format logiquement baptisé Ce qui est en Bas, cet adepte d'une techno mentale, trouvant ses racines dans l'ambient découlant de la vague industrielle anglo-saxonne, englue l’atmosphère et tout ce qui gravite en son sein d'une électronique aussi plombante qu'absorbante, où l'on se pâme à contempler chaque bribe entremêlée et texturée à l'extrême. Se proposant d’embarquer l'auditeur dans un voyage introspectif sans fin, sorte de continuum d'entre-lacs vibratoires où l'on peine à distinguer les matériaux sonores, Coldgeist triture de ses machines ce à quoi pourrait ressembler un univers où les règles physiques seraient abolie. Futuriste pour certains, post-apocalyptique pour d'autres, une chose reste sûre : Ce qui est en Bas fascine par son épure sans concession, à mi-chemin des exégèses édictée par Sandwell District et ses disciples, et de celles toujours plus essentielles d'In Aeternam Vale. On écoute en exclusivité l'intégralité ci-après.

Audio (PREMIERE)

Tracklisting

Coldgeist / Modern Eleven - Ce qui est en Bas LP (Bandcamp, 15 septembre 2015)

01. Autumn
02. Au Crépuscule
03. A Black Thunder
04. First Sight
05. Night Finds You
06. Kalahari
07. Ondelette
08. A Day in Petra


Grebenstein & Unn - Balance ragged lines (you're not the only one with a knife) (PREMIERE)

Après la déclaration d'intention, le concrétisation. Déjà ébauchée via une collaboration d’Unn et de Meer préalablement évoquée (lire), les tribulations de l'entité Bordelaise Furor, animée par Charlène Dannancier et Raphael Gaudino (aka Ambre) et conjuguant audio et vidéo dans une même oeuvre, trouvent une suite tout en intensité et densité avec cette invitation récemment adressée à Jan Grebenstein, responsable d'un maxi éponyme en 2014 sur Downwards. Association quasi létale pour qui s'y plonge d'un œil concerné, les troubles pulsations dark-techno engendrées par le morceau Balance ragged lines (you're not the only one with a knife) de l'Allemand sont transmutées avec force et persuasion à l'écran via un polyptyque débitant ses images à mesure que ne croît la tension inhérente à ce remugle de rythmiques lourdes et de saillies oppressantes. Résonnant telle une double invitation, aux représentations live de Grebenstein à Bordeaux le 8 et 9 octobre respectivement à la galerie d'art Espace29 puis au Bootleg, et au Transient Festival le 7 novembre prochain avec Furor au line-up (lire), ladite vidéo se regarde ci-après en exclusivité.

Video (PREMIERE)


The Garment District - The Feral Surfers (PREMIERE)

Jennifer Baron_Photo by Greg Langel

Photo © Greg Langel

Avec le long format Melody Elder, sorti en 2011 via Night People et idoine occasion à une interview fleuve (lire), l'ex-The Ladybug Transistor Jennifer Baron arrimait son projet The Garment District à une place de choix sous le soleil éclatant d'une pop sépia et expérimentale, aux effluves délicatement psychées. Reprenant du service dès 2014 avec If You Take Your Magic Slow (lire), la résidente de Pittsburgh vient de sortir tout juste un an après la sortie de ce dernier, le 20 juillet, un LP exclusivement instrumental via Kendra Steiner Editions, Luminous Toxin, qui résonnent en écho de son 7" Nature Nurture édité via La Station Radar et comportant un remix signé Sonic Boom (lire). Temporalité dilatée, langueur mélodique et nuage synthétique sont plus que jamais au programme de ce disque, dressé en véritable bande sonore d'une mélancolie doucereuse, celle dans laquelle on se complaît aisément les dimanches soirs par temps de pluie. Et, d'entre toutes, la lente digression The Feral Surfers fait plus qu'accrocher les cœurs. On l'écoute ci-après, en exclusivité et en entier.

Audio (PREMIERE)

tracklisting

The Garment District - Luminous Toxin (Kendra Steiner Editions, 20 juillet 2015)

01. 1 East 91st Street
02. The Feral Surfers
03. Espy Waltz
04. Echolalia
05. Goldvein
06. Meeting of The Dark Sky Association
07. Rancho Los Feliz
08. Women Who Keep the Lights


The Oscillation - Waste the Day (PREMIERE)

By Antonio Curcetti.4

Photo © Antonio Curcetti

Avec leurs cousins génétiques et transatlantiques de Lumerians, la bande de Demian Castellanos, The Oscillation, que l'on a interviewé à l'occasion de la sortie en 2013 de From Tomorrow sur Hands in the Dark (lire), fait figure de véritable parangon dans le revival psyché-kraut actuel, délayant avec assez de distances ses effluves saturées sous le soleil corrodé d'Albion pour que l'on suive pas à pas son ascension discographique. Et tandis qu'il se murmure avec insistance que leur futur LP à paraître l'année prochaine - on ne sait où - est une véritable bombe à neutrons, les Londoniens ont eu la bonne idée, via leur propre label All Time Low, de déterrer quelques anciennes bandes et de les compiler avec deux trois morceaux parus ici ou là - dont le formidable Travel Expop Series #2 du label précité bisontin (lire). Entre balades telluriques (Endless Oblivion) et redescentes un brin trippée (The Mirror Pool), se niche de véritables joyaux à la langueur hypnotique dont le très nébuleux Waste the Day mise en images, avec une attention floristique toute particulière, par le vidéaste expérimental Julian Hand et que l'on ressent telle la dernière exhalation d'un été brûlant.

Vidéo (PREMIERE)

Tracklisting

The Oscillation - Beyond The Mirror: Rare And Unreleased Tracks (All Time Low, 13 septembre 2015)

01. Braindrainer (taken from "Fall" e.p 2012)
02. Waste The Day (b/w No Place To Go single 2012)
03. Kissing The Sun (Hands In The Dark "Travel Expop Series #2" 2013)
04. The Mirror Pool (previously unreleased)
05. Endless Oblivion (previously unreleased)
06. Crystalline Tears (previously unreleased)
07. Insect Attention (Hands In The Dark "Travel Expop Series #2" 2013)
08. The Detour (previously unreleased)


Vallens - Dark Tunnel

Vallens - Dark Tunnel

La très glamour Canadienne Robyn Phillips dévoile un peu plus son projet Vallens qu'elle porte sur ses frêles épaules avec l'aide additionnelle de Josh Korody que l'on retrouve dans Beliefs (lire) et Wish (lire). Dégoisant un shoegaze à la patine éthérée et au charme langoureux, quoique distant, la résidente de Toronto ne cache pas sa fascination pour l'oeuvre filmique de David Lynch, la vidéo de la très mélancolique Dark Tunnel, à découvrir ci-après et réalisée par Adam Seward, y faisant d'ailleurs implicitement référence. Fomentant un long format avec Jeff Berner de Psychic TV dans le studio Galuminimfoil de Brooklyn, à paraître via le canal historique Hand Drawn Dracula (lire) au printemps 2016, Vallens s'invite à nos oreilles tel un énième remugle nébuleux et hypnotique émanant d'Ontario. Mais pas des moindres.

Vidéo


Orphan Swords - Astaroth (PREMIERE)

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Photo © Inkeri Harri

Après un quatrième volet en février dernier (lire), le label Clan Destine clôturera la série Dark Acid avec une cinquième compilation prévue pour le mois de septembre et d'ores et déjà en pre-order. Au tracklisting, on retrouve Shady P, toujours aussi dur sur l'homme (lire), Joel Dunn aka Marshall Applewhite, autoproclamé anti-drug of EDM et haut dignitaire du sludge dans sa ville natale Détroit, ou encore The Friend membre, de la même façon que les deux premiers cités, du collectif How To Kill. Clôturant les débats, le duo Belge Orphan Swords, instigateur du label Idiosyncratics et responsable de deux albums sur Desire Records, dont le dernier License To Desire‎ est sorti en mars de cette année, ne fait pas de prisonnier : le morceau Asraroth, en écoute ci-après, perfore littéralement les tympans avec des rythmiques à la balistique ultra lourde. Âme sensible s'abstenir.

Audio (PREMIERE)

Tracklisting

V.A. - Dark Acid V (Clan Destine Records, septembre 2015)

A1. Shady P - X is Whole
A2. Marshall Applewhite - Prostate
B1. Gregor Garnutsi - Access Granted
B2. The Friend - How R U
B3. Orphan Swords - Astaroth


Earthly - Backflip C.D.M. Remix (PREMIERE)

IMG_6016Pour schématiser à l'extrême, l'électronique venant Outre-Atlantique procède en règle générale des bastions que sont Detroit, Chicago et New-York, et ce, depuis la déferlante techno du tout début des années quatre-vingt dix. Or si l'on y regarde de plus près, une multitude de scènes pullulent dans un environnement musical dédouané de la prégnance des cultures électroniques, concourant ainsi à la fraicheur et la naïveté géniales des artistes s'y essayant. On pense forcément à ce qu'a pu devenir le label Angelin Not Not Fun et sa branche dancefloor 100% Silk (lire), mais aussi par extension à celui d'Atlanta Harsh Riddim dont Ryan Parks, son instigateur, nous a récemment présenté la richesse (lire) notamment en termes de porosité entre les genres. Il en va de même pour Noumenal Loom, jeune structure émanant d'Alabama, et présentant à son compteur une vingtaine de références cassettes parmi lesquelles on retiendra PHORK, Caroline Says, Holly Waxwing, Giant Claw ou le duo Earthly, qui le 24 juillet dernier a sorti un inaugural LP, Days, où l'art du sampling façon Black Dice est poussé à son paroxysme. Première parution sur format vinyle du label, l'album conçu par la doublette Edaan Brook et Brint Hansen recèle d'une variété étonnante et d'une densité assourdissante, compressant ses idées entre electronica, ambient et psyché-pop. Déjà adoubé par sa figure testamentaire, Eric Copeland ayant retouché l'introductif morceau RBG, leur improbable palette stylistique est non sans résonances Européennes puisque deux des dignitaires du label portugais Principe, Dj Maboku et Dj Lilocox aka C.D.M. dont on a chroniqué en avril leur ultime Malucos De Raiz (lire) oscillant de la jungle au kuduro en passant par la house, a émis une relecture du gracile Backflip - faisant vivre envers et contre tout les quelques effluves estivales désormais derrière nous. On l'écoute ci-après en exclusivité.

Audio (PREMIERE)

Audio

Tracklisting

Earthly - Days (Noumenal Loom, 24 juillet 2015)

01. RGB
02. Ice Cream
03. Glaze
04. Honison Climber
05. Games
06. Babby Bobby
07. Backflip
08. Secret Squirrel
09. Pure In Between
10. Daemon
11. Shell Spell
12. Wink


Xarah Dion - Sillage et Caprice (PREMIERE)

Photo 1 - Crédit Paula Pena Navarro

Photo © Paula Pena Navarro

Aperçue en catimini en mai dernier aux environs de Paris, Lyon, Strasbourg ou Lille - nos amis de HanHan n'ayant alors pas loupé l'occasion de l'interviewer - la Montréalaise Xarah Dion possède néanmoins un CV alléchant pour tout ceux s'intéressant de près ou de loin à l'effervescence musicale nourrie au sirop d'érable. Moitié des Momies de Palerme - avec Marie Davidson (lire) - et partie prenante de l'orchestre de Sam Shalabi, Land Of Kush, chacun des deux projets se retrouvant sur le mythique Constellation Records, Xarah Dion a fondé il y a tout juste dix ans La Brique, squat transformé en studio et salle de concert, aujourd'hui fermé, hébergeant quelques labels dont Arbutus Records (lire) et ayant participé à l'éclosion d'une nuée de formations aussi disparates que Tonstartssbandht, Femminielli, Dirty Beaches, Jef Barbara, Bataille Solaire ou Tops. Impressionnée par Xeno & Oaklander et travaillant désormais sur son projet personnel avec l'aide de Xavier Paradis d'Automelodi (lire), Xarah Dion a sorti l'année dernière sur son propre label Zodiaque Musique un fort bel EP dénommé Le Mal Nécessaire et comportant en son sein d'impeccables ogives synth-pop dont la troublante L'Asphalte Chaude. Dans la continuité d'une telle réminiscence cold-wave, celle qui s’attelle d'ores et déjà aux suites discographiques de sa verve solitaire offre un avant-goût de celles-ci avec l'hypnotique et sensuel morceau Sillage et Caprice mis en images par Paula Mera (aka Paularoid) et édité par X-IMG. De quoi espérer que quelques dates dans l'hexagone tombent d'ici là pour la jeune femme ouvrant en novembre pour les respectables Godspeed You! Black Emperor.

Vidéo (PREMIERE)

Audio

Tournée

05.11.15 swe Stockholm – Debaser Medis
06.11.15 swe Oslo – Rockefeeler
08.11.15 pol Warsaw – Progresja
11.11.15 ger Berlin – Huxley's
12.11.15 ch Zürich – Rote Fabrik
13.11.15 ita Turin / Venaria Reale – Teatro della Concordia
14.11.15 ita Marghera / Venezia – Rivolta
15.11.15 ita Roma – Atlantico
17.11.15 tu Istanbul – Zorlu Center PSM


Barnett + Coloccia - Rose Eye

Barnett + Coloccia

Faith Coloccia - échappée de Mamiffer qu'elle avoine avec son musicien de mari Aaron Turner, par ailleurs membre d'Isis - et Alex Barnett ont sorti ensemble avec le LP Weld le 15 juin dernier via l'inévitable Blackest Ever Black l'un des plus beaux disques qu'il nous sera donner d'écouter en plein cœur des nuits chaudes de l'été. Seconde collaboration sous le limpide et mathématique patronyme Barnett + Coloccia, après un premier coup d'essai en 2013 avec un Retrieval à la tonalité nettement plus drone, Weld s'entiche de nos oreilles avec une splendeur spectrale aux multiples résonances tourbillonnantes et aux milles cliquetis feutrés. Véritable oeuvre s'effilant en apesanteur et s'accommodant des silences, sans quoi la musique n'est rien, Weld recèle de trésors power-ambient qu'on ne saurait départager entre A.M. Horizon et Agate Cross. Et si l'on a récemment tracklisté Truth Teller (écouter), la vidéo de Rose Eye réalisée par Alex Barnett lui-même ne sous-tend pas d'autres images que cette caresse noctambule, effleurant du bout des doigts la beauté d'un corps dénudé dans l'obscurité.

Vidéo

Tracklisting

Barnett + Coloccia - Weld (Blackest Ever Black, 15 juin 2015)

A1. Truth Teller
A2. Dreamsnake
A3. Healer
A4. Blight
B1. A.M. Horizon
B2. Rose Eye
B3. Agate Cross
B4. Ash Grove


Shady P - EDM is a poor attempt at appopriation (PREMIERE)

Avec de récentes sorties via Breed Records et Magnitizdat Tapes, en plus de quelques apparitions via How to Kill Records emmanché par le collectif anonyme de Détroit F.A.M.E. auquel il fait allégeance au même titre que Mike Petrack, Broodlings ou Marshall Applewhit, on ne peut pas dire que Shady P emprunte les canaux traditionnels de l'entertainment pour arriver jusqu'à nos oreilles et nos guibolles - preuve s'il en fallait une qu'on aura pas assez d'une vie pour tout écouter et apprécier. Et cela tombe bien puisque le label Clan Destine, que l'on suit éperdument depuis de nombreuses années (lire) et qui a d'ailleurs depuis jeté les bases d'une division acid dénommée Clan Destine Traxx (lire), vient de sortir le 14 juillet dernier le premier véritable maxi de ce dernier intitulé Speaker For The Dead, à la techno aussi dure qu'une barre d'acier en pleine tronche. Ne s'embarrassant d'aucun apparat, Shady P, qui semble vouloir par la suite voler de ses propres ailes via un label baptisé TheCatholicPress, délaye sur la longueur d'imparables rythmiques concassées, telle que l'introductive Pavlovs Bitch impose, parsemées de quelques samples de voix à la manière de la bien nommée EDM is a poor attempt at appopriation à écouter en exclusivité ci-après. Le bonhomme est à suivre de prêt.

Audio (PREMIERE)

Tracklisting

Shady P - Speaker For The Dead (Clan Destine, 14 juillet 2015)

A1. Pavlovs Bitch
A2. EDM is a poor attempt at appopriation
B1. A Man In Reverse feat.DROWNED
B2. All Night Long


Pedro Magina - Valentina

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Producteur électronique et explorateur des synthétiseurs modulaires devant l'éternel, le neo-Barcelonais Pedro Magina vient de donner une suite à son coup d'essai psyché-abstract Nineteen Hundred And Eighty Five paru en 2011 via Not Not Fun. Sobrement intitulé 11 et enregistré par le portugais d'origine dans un studio de la capitale de la Catalogne au moment où Panda Bear et des mecs de Tropa Macaca et Gala Drop y traînaient (lire), ce nouvel LP se trouve co-édité depuis le 23 juin dernier par les labels Crash Symbols et Maison Cannibale - récente division de Ruralfaune. Tout aussi hypnotique et magnétique que son prédécesseur, 11 creuse un même sillon ambient trippé en instiguant cependant quelque chose de nouveau dans les digressions propres au manitou Magina, à savoir, l'utilisation des voix dans le corps de ses pérégrinations synthétiques à la lisière d'un New Age solaire. Ne se rattachant à rien de concret, et donc usant d'une liberté folle dans l’agacement de ses lignes de chant, Pedro Magina réussit le tour de force de donner une consistance pop à un écrin expérimental fichtrement bien rendu à l'image, s'agissant de la saillie Valentina, par les sinusoïdes signées Logan Owlbeemoth aka Tachyons+ - moitié d'OS Ovni.

Vidéo

Tracklisting

Pedro Magina - 11 (Crash Symbols / Maison Cannibale, 23 juin 2015)

1. Exception
2. Balance
3. Ponta Do Sol
4. Hold My Hand Now
5. Mother & Son
6. Valentina
7. House Swim
8. On Our Way Back Home


La Nuit - Desert Television

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On connait l'attirance pour Felicia Atkinson des grands espaces qu'offrent au quidam l'Amérique et en particulier les vastes contrées de l'Ouest (lire). On connait désormais l'attrait que la Française, exilée dans les alpages suisses - base arrière de la maison d’édition Shelter Press qu'elle instigue de concert avec Bartolmé Sanson (lire) - peut exercer sur ses homologues américains. C'est ainsi que l'Orégonais Peter Broderick, récent auteur du LP Colours Of The Night sur Bella Union - le quasi vingtième d'une carrière dévouée à l'ambient-folk et débutée en 1996 - , n'y va pas par quatre chemins lorsqu'on lui s'est agit de savoir avec qui il désirait collaborer : Felicia Atkinson. Ensemble donc, ils créèrent La Nuit et la bande-originale lascive et sensuelle à celle-ci. Patiemment édifié sur un dialogue entre les instrumentations et la guitare digressives de l'un et le spoken-word délicieusement intimiste et imagé de l'autre, l'EP Desert Television est l'un de ces chemins introspectifs les plus courts vers ce carrefour où s'entrechoquent puis s'épouse, d'une caresse vespérale, les inspirations les plus diverses qu'elles soient - littéraires, musicales et évidement cinématographique tant cette dimension s'impose à l'auditeur solitaire. A paraître sur Beacon Sound le 28 août prochain, Desert Television, dont l'extrême cohérence fait qu'il s'écoute du début jusqu'à la fin dans son ordonnancement originel, est à découvrir ci-après en intégralité.

Audio (PREMIERE)

Tracklisting

La Nuit - Desert Television (Beacon Sound, 28 août 2015)

01. Feu Pale
02. La Nuit Road Snakes
03. Blind Sights Of The Diamond
04. The Blue Path
05 The Sun Is Folded In Eight