Mixtape : Saycet

Alors que vient de sortir la version extended de son mirifique Mirage paru en février dernier, et savamment pitché par le maxi Volcano (lire), le Parisien Pierre Lefeuvre nous a cousu de fil cristallin une mixtape développant ses charmes hivernaux, avec au tracklisting un certain nombre de clins d’œil appuyés. A l'adresse de Phoene Somsavath, sa vocaliste d'alors, ayant parcouru avec une infinie classe Mirage tout comme l'onirique et précédent LPThrough the Window (lire), et qui viendra présenter le 18 décembre prochain à Petit Bain les premières moutures live de son premier album enregistré à Glasgow Serendipity (Event FB), et de Louise Roam ensuite, l'accompagnant désormais sur scène au violon et au chant et auteure en solitaire d'un récent EP dénommé Avaton. Aussi nébuleux et poétique que sa récente exégèse discographique, l'ami Pierre, que l'on connaît aussi pour ses talents footballistiques ou son explosivité sur un les playgrounds franciliens, comble ci-après nos désirs follement casaniers à l'approche des premières neiges tout en nous invitant avec emphase à son prochain concert au Centre Pompidou le 11 décembre - institution pour laquelle il est sound designer. Bonne écoute.

Mixtape

01. Phoene - Serendipity 1 (mixtape instrumental version)
02. Beach House - All Your Yeahs
03. Applescal - Thanks For Fun
04. Louise Roam - Isagogi
05. GoGo Penguin - Break
06. Sufjan Stevens - Fourth Of July
07. Rival Consoles - Pre
08. Julian Mier - Covered in Ashes
09. Broadcast - Winter Now
10. Rob Clouth - Cloud Complex
11. Saycet - Cherries & Memories


Saycet - Volcano

Pierre Lefeuvre et son projet Saycet aux contours humains remaniés - Louise Roam ayant remplacé aux Keyboards et au chant la désormais écossaise Phoene Somsavath, Zita Cochet restant fidèle au poste de scéno-vidéaste - seraient capables, d'un même mouvement mélodique, de transformer la plus bouillante des laves en dentelle de stalactites et d'émouvoir par son timbre opalin le plus dur à cuire d'entre-vous. L'EP Volcano, paru le 17 novembre dernier et prémisse d'un album prévu pour le début d'année 2015, marque le grand retour, après quatre années d'un mutisme relatif, de celui ayant insufflé sa duveteuse emprunte avec le précédent LP Through The Window (lire) au plus profond de notre sensibilité de grand enfant. A la manière d'un Fairmont et sa techno introspective, le discret producteur Parisien imprime sa patte onirico-pop à tout ce qu'il touche, de ses remixes à son travail pour la pub ou le Centre Pompidou, délayant une électronique sensorielle à mi-chemin entre les Anglais de Bords of Canada et les Canadiens de Braids (lire). L'écoute de l'amniotique morceau-titre Volcano, toujours serti des vocalises de Phoene Somsavath, plonge d'ailleurs l'auditeur, de par le vertige émotionnel qu'elle induit, dans une nécessaire redescente égayée par l'instrumentale odyssée Cité radieuse, à la géographie rythmique alambiquée, et prolongée par la conclusive True Love, Pt.3 défiant les lois de l'apesanteur. La dimension musicale étant doublée d'une consubstantielle esthétique visuelle propre à la performance scénique, quelques dates sont d'ores et déjà annoncées, dont une à Nantes le 29 janvier et une au Divan du Monde le 10 mars prochain en guise de release party à l'imminent album. Les places sont à choper par ici.

Audio

Tracklisting

Saycet - Volcano (Meteores Music, 17 novembre 2014)

01. Volcano
02. Cité radieuse
03. True Love, Pt.3


SBRG November Mixtape

S'envolant pour une tournée asiatique avec SayCet, Phoene Seberg nous livre depuis l'aéroport une mixtape dimensionnant le mois de novembre à ce qu'il est véritablement, un carrefour onirique où l'amertume du climat se confond à la douce nostalgie des corps.


Casiokids remixé par SayCet

omstartatwork

Le blog No Fear Of Pop ne manque pas de (bonnes) idées. La dernière en date, faire remixer par plusieurs artistes européens, des artistes norvégiens, passés ou présents, ou assimilés (Beach House et son titre Norway...). Ainsi est née la mixtape Omstart - à télécharger par ici - et son tracklisting des plus boisés où l'on croise des noms souvent cités dans nos pages. Et s'il fallait n'en retenir qu'un, les parisiens de SayCet (lire) avec leur remix du Fot i Hose de Casiokids tiennent le haut du pavé. Assurément.

Audio

Tracklisting (download)

01. Beach House – Norway (In Lieu Remix)
02. P.E.R – Ensom Nebula (Guerre Remix)
03. Casiokids – Fot i Hose (sayCeT Remix)
04. A-ha – Blue Sky (DannielRadall Remix)
05. Einar Stray – Chiaroscuro (Persona La Ave Remix)
06. Jaga Jazzist – One-Armed Bandit (Time Wharp Remix)
07. Honeytraps – Crepuscular Creatures (Proviant Audio Remix)
08. Bendik – Bare Du (Macklin Underdown Remix)
09. Yojimbo Billions – Fragments of Harald Sæverud’s Ballad Of Revolt


Mixtape : SayCet pour Hartzine

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Avec le magnétique Through the Window (lire), sorti le 22 mars dernier, le trio parisien SayCet a subtilement préservé l'essence de ses délicates textures électroniques, révélées en 2006 par One Day At Home, tout en parant celle-ci d'une profondeur abyssale, à la fois sonore et visuelle. Une expérience totale donc, tant pour le trio que pour l'auditeur / spectateur, définitivement happé dans un monde fait de rêves, d'évocations et de sensations. Et si leurs prestations scéniques en attestent telle une évidence immanquablement accrochée à toutes les lèvres (lire le report de leur concert du 23 mars au Café de la Danse), les relectures intimistes de morceaux de groupes tels Radiohead (Nude), Panda Bear et bientôt Lali Puna, n'en font que propager l'écho gracile et électro-organique. L'idée a donc germé de demander à Pierre, Zita et Phoene de nous dépeindre musicalement leurs états d'âme automnaux. Le résultat, sensible et délicieusement éthéré, se situant à la stratosphère de nos espérances, est en écoute et en téléchargement ci-dessous. L'artwork est signé Zita Cochet. Une occasion, presque trop bonne, pour s'adonner au confort d'une écoute emmitouflé dans sa couette. Un autre angle aussi, pour appréhender un groupe à la démarche unique et saisissante.

A noter que SayCet sera en concert le 22 octobre en compagnie de Karaocake à Dunkerque et que le 20 novembre prochain, Mains d'Œuvres accueille le trio dans le cadre d'une carte blanche déclinée sous toutes ses formes (musicale avec Trésors, Milkymee, visuelle et artistique). On en reparlera en temps voulu.

Mixtape

Setlist - Saycet pour Hartzine (téléchargeable ici)

01. Natureboy - Broken Train ( DJ red cent remix)
02. Electralane - Cut And Run
03. Tones on Tail - Rain
04. Elvis Presley - Return To Sender
05. Twin Sister - The Other Side Of Your Face
06. The Album Leaf - Always For You
07. A Sunny Day in Glasgow - Shy
08. Ryuichi Sakamoto - Merry Christmas Mr. Lawrence
09. Architecture in Helsinki - Heart it races
10. The Radio Dept - Closing Scene
11. Ariel Pink's Haunted Graffiti - Beverly Kills
12. Phoenix - Love Like A Sunset


On y était - SayCet

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Photos © Emeline Ancel-Pirouelle pour Hartzine

Saycet, Paris, Café de la Danse, le 23 mars 2010

D'un claquement de doigts, il est peu fréquent de se défaire d'une chape de plomb, sans cesse lestée d'innombrables soucis quotidiens. Mis à part s'adonner à de puissants psychotropes, inutile de dire que la doucereuse amnésie est loin d'inonder ma boîte crânienne aux tempes tapageuses. Les affres d'une vie diurne mal assumée s'amusent d'inénarrables frasques noctambules pour anémier cette noble envie de profiter des premières douceurs printanières. L'œil torve, l'humeur cyclothymique et quelques précieux cachetons paracétamolés goulûment avalés, je retrouve Émeline et son fidèle appareil photo à quelques pas du Café de la Danse. L'onirique trio SayCet vient présenter, un jour après sa sortie, Through the Window, album intensément émotionnel et longuement maturé, m'ayant déjà inspiré une logorrhée émerveillée éperdument retranscrite ici. De chape de plomb, il ne restera rien. Ou si peu.

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J'ouvre une parenthèse, histoire de vous enquérir de la seconde partie, DAUU, qui ne sera qu'évoquée partiellement dans ce qui suit. Pourquoi ? Je préfère rester poli... tout en me permettant de susurrer au creux de vos oreilles averties une mise en garde sévère et sans appel. Pas narcoleptique pour un sou, je n'ai jamais éprouvé une telle sensation de fatigue à l'écoute d'un groupe bien décidé à matérialiser l'ennui et sa morne redondance au contact paresseux de ses instruments (contrebasse, clarinette, violoncelle et accordéon). Paraît-il que la petite bande belge traînassait avec Ezekiel pour de capiteuses incontinences dub-électro... A d'autres ! La descente de trip est dure à encaisser... Il est tout bonnement inutile et insupportable de se faire mal de la sorte. La boîte à pandore s'ouvre pour ne plus se refermer, mon fiel ne connaît plus de limite : deux, trois crasses encore à balancer et, promis, je passe à l'essentiel ! Ce quatuor sans frite donc se nomme DAUU pour Die Anarchistische Abendunterhaltung. Mystère je vous dis, mystère... Un petit coup de réverso plus loin et hop, on trouve le sens caché de toute cette mascarade : "la soirée anarchiste". Autrement dit : n'importe quoi. Autrement dit, dès la fin du premier morceau - de oh... miracle ! quinze putain de minutes - où une note de violoncelle croise mollement la route de deux de contrebasse, et ce tandis que l'accordéoniste s'endort littéralement sur son instrument, je me casse. Voilà, purement et simplement. Je n'ai pas de mouflet, ma vie me tend encore les bras, alors pourquoi une telle invitation à se balancer sous le premier bus qui passe ? Un seul regret taraude ma gouaille compulsive : n'avoir pu apprécier à sa juste valeur l'état d'un public ayant enduré l'ensemble de ce monstre soporifique... Fin de la parenthèse.

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L'essentiel : l'iridescent trio SayCet. Petit détour contextualisant : quelques jours auparavant, les Anglais d'Autechre nimbaient la désormais Machine du Moulin Rouge de leur intense soleil noir, baignant la foule, lors d'un set halluciné, d'une obscurité la plus totale. Enseignement tactique, pour le duo d'électroniciens, il s'agit de présenter leurs déchirures électroniques pour ce qu'elles sont, à savoir une tumultueuse odyssée sonique, intérieure et extatique, dénuée d'artifices visuels. Un point de vue inconditionnellement recevable de par la qualité d'un show unique en son genre. Pour les Parisiens de SayCet, la logique déployée est de toute autre nature. L'utilisation de la vidéo s'avère consubstantielle à la dimension spectrale de leur électronica mélodique. Phoene Somsavath, excentrée au fond à gauche de la scène, fait face à son laptop et à son micro installés de biais par rapport au public. Pierre Lefeuvre, au centre, les yeux rivés à son écran, caresse des mains ses consoles et autres bidouilles digitales. Zita Cochet, à sa droite, tourne presque le dos au gradin du Café de la Danse, fixant son ordinateur, absorbée qu'elle est par le déclenchement en temps réel de projections sur trois surfaces aux formes originales (un écran, une lanterne et une pendule). Concentrés, ces trois-là ne donnent pas dans la prestation live conjuguant relents âcres de sueur et décibels. Sorte d'antithèse au bon vieux rock'n'roll, leurs silhouettes immobiles se distinguent à peine dans l'obscurité, quand le spectateur est invité à s'immerger dans un océan contemplatif où la rétine caresse et embrasse, par le mouvement d'images glissant d'une structure à l'autre, un univers cinétique éthéré, magnifiant la sensitivité d'un halo sonore aux profondeurs abyssales. Signe qui ne trompe pas, et qui souligne cette importance prise dans leur introspection musicale par ce volubile ballet d'images, filmées et réalisées par Zita mais aussi par Nolwenn Daniel et Amaël Réchin Lê Ky-Huong, le concert débute par Her Movie. Un morceau instrumental posant les bases de ce que SayCet insinue tout au long de Through the Window, entre divagations intimes mâtinées de notes de piano suspendues et emballement cardiaque issu de rythmes à la syncope viscérale. Bruyere et We Walk Fast nous envoient par la suite tutoyer l'indicible, Phoene irradiant de sa voix immaculée les aspérités de nos sens chavirés. Essentiellement confectionnée de plages extraites de Through the Window, l'embardée onirique du trio prend le cap - l'espace de deux morceaux, Trilogie et Maud Take the Train - de One Day at Home (Electron'y'Pop, 2005) déclinant une électronica diaphane délicieusement perlée d'une mélancolie que l'on n'ose réprimer. Reculer dans le temps pour mieux se projeter dans l'avenir, SayCet l'opère à merveille et offre avec Easy et Opal, deux des plus luminescents joyaux dont Through the Window est serti. Littéralement happé par la maestria sonore et visuelle du trio, c'est confortablement reclus dans son for intérieur que chacun entame la dernière saillie atmosphérique d'un concert où Chromatic Bird et Fire Flies font office de final étourdissant. Le beat conclusif de Fire Flies se répète en boucle tandis que les lumières de la salle martèlent effrontément leur crudité. S'extirper d'une telle nasse amniotique se meut alors en effort vertigineux, comme celui de (re)venir au monde et d'en accepter sa vulgarité. DAUU est là pour en attester.

SayCet se produira à nouveau au Café de la Danse le 20 mai prochain.

Photos

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Setlist

1. Her Movie (Through the Window)
2. Bruyere (Through the Window)
3. We Walk Fast (Through the Window)
4. Trilogie (One Day at Home)
5. Maud Take the Train (One Day at Home)
6. Easy (Through the Window)
7. Opal (Through the Window)
8. 15 (Through the Window)
9. Sunday Morning (Through the Window)
10. Chromatic Bird (One Day at Home)
11. Fire Flies (Through the Window)

Video



SayCet - Through The Window

On ne rentre pas dans l'ondoyant édifice sonore des Parisiens de SayCet comme on peut le faire fortuitement dans un vulgaire moulin. Une lumière diaphane empreinte d'ombres fantasmatiques insinue certes l'invitation. Mais déchaussez-vous, prenez garde à vous mouvoir sur la pointe des pieds, ne laissez pas vos paroles dépasser la frontière ténue du chuchotement. Installez-vous confortablement dans l'un des canapés disposés à cet effet. Ne vous frottez pas les yeux, laissez les au contraire s'habituer à cette obscurité trouble, confondante, ordonnant aux formes leur effacement, aux visages leur anonymat. Cessez de vous préoccuper des autres, de ce qui vous entoure, de votre environnement. La porte céleste séparant l'âpreté du quotidien à l'onirisme serein est à portée de mains. Vous en effleurez la poignée du regard, la profondeur suggérée par son franchissement n'est en rien vertigineuse. Votre cœur bat lentement, la pulsation est profonde, intense. L'écho qui s'en dégage donne un rythme certain à la polyphonie organique qui tourbillonne en apesanteur. Des images en filigrane vous submergent, celles d'un passé désincarné, d'un futur inavouable. Vous papillonnez dans une mer d'insouciance, lové sur vous-même, la rétine irisée de pâles reflets d'innocence. Vos sens frémissent faiblement, votre peau tressaille inopinément, la plénitude renversante s'étiole alors progressivement. Puis brusquement tout s'arrête. Les douze morceaux que compte Through the Window, à paraître le 22 mars sur Electron’y'pop, s'estompent à vos oreilles de la même manière qu'ils s'y sont invités. D'une beauté chapardeuse, l'addiction est instantanée, vous regrettez de ne pas avoir mis votre hi-fi en mode replay. C'est un fait. Le trio est loin d'être le moins connu des dealers de rêves. Il y avait One Day At Home qui depuis 2006 guidait de ses comptines atmosphériques nos pas chancelant de noctambules avertis. Des climats électroniques dénués de chant mais moins délétères que ceux des Ecossais de Boards of Canada avec Music Has the Right to Children. Une mélancolie perlée de douceur se dégageait de l'étincelant Chromatic Birds comme du bien nommé Dream Factory. Une blinde plus tard, quatre ans, Pierre Lefeuvre à troqué son panda contre un groupe permettant à sa musique d'atteindre une profondeur sonore et visuelle sans pareille. Phoene Somsavath, de sa voix cristalline, inocule une intensité ascensionnelle d'autant plus prenante que Zita Cochet en retranscrit, par ses projections déclenchées en temps réel sur scène, l'épure cinématographique. Through the Window devient cet esquif trop personnel pour être partagé, sur lequel on scrute le monde s'en feindre de s'y mouiller. Si le morceau inaugural, 15, reprend peu ou prou le fil instrumental de One Day at Home, Easy puis Opal jettent pudiquement les bases de cette nouvelle dimension élégiaque. Le piano y prend une ampleur insoupçonnée, nimbée de cliquetis scintillants et de beats pénétrants. Bruyère comme We Walk Fast révèlent avec magnificence une fragilité de l'être à peine dévoilée, flirtant sans aigreur avec le vide, la solitude, quand Fire Flies émerge de son évanescente chrysalide par le truchement de motifs rythmiques alambiqués. De leurs instrumentations lunaires, Kien-Lang et A Night With The Trees clôturent alors Through the Window, disque intime et contemplatif, telle une lente expiration et un retour difficile à une réalité brute et sauvage : le vacarme de la vie dans sa plus simple expression.

Saycet est en concert le 23 mars au Café de la Danse.

Video

Tracklist

SayCet - Through the Window (Electron'y'Pop, MVS / Anticraft, 2010)

01. 15
02. Easy
03. Opal
04. Bruyère
05. And Mama Said It's Amazing
06. We Walk Fast
07. Her Movie
08. Sunday Morning
09. Daddy Walks Under The Snow
10. Fire Flies
11. Kien-Lang
12. A Night With The Trees


Error Love/SayCet

saycetBonjour c'est Rigobert. Cette semaine on revient sur le trio parisien SayCet qui après avoir remixé à tout va, se fait remixer en tout bien par Error :: Love. Opal extrait de leur album Through the Window, disponible le 22 mars, devient Opalowsky le temps d'un flirt magnétique avec votre piste de danse.

Audio

Error Love - Opalowsky (SayCet Opal Remix)


Radiohead - Nude (Saycet Remix)

saycet-visu-rvb

Salut c'est rigobert, cette semaine un désormais classique de Radiohead, Nude, remixé par un talentueux groupe parisien, sayCet, dont le second album est imminent.

Et parce que noël approche, on vous offre literature review writing en plus de la  Radio, Le Panda en pluche tout doux qui va avec.

Audio

Radiohead - Nude (Saycet Remix)

Panda Bear - I'm Not (Saycet Remix)