Certains s’entichent d’un coquillage pour ouïr le lent ressac d’une mer rêvée, subodorée. D’autres, les yeux fermés, dérivent au rythme des odes scintillantes et flottantes du Marseillais Olivier Scalia, usant du patronyme de Johnny Hawaii pour embarquer qui le veut bien sur d’immenses plages sonores – où les embruns miment un psychédélisme ouaté et où la houle se fait guitare réverbérée. Après un étincelant split cassette en compagnie de Cough Cool sur les labels Hands in the Dark et La Station Radar (lire), le dream expop surfer inocule avec son ultime Southern Lights, paru le 30 septembre dernier sur les précités labels, une invitation à la contemplation nostalgique, le regard scrutant la langueur de sonorités s’immisçant à équidistance des Américains de Ducktails et Real Estate et des standards surf-pop chers aux Beach Boys. Mâtiné d’un humour certain se révélant à la lecture du tracklisting, Southern Lights distille nonchalamment un charme fécond que subjugue le collage animé de Fleur Descaillot, à découvrir ci-après, pour la paisible Driving Through the Jungle.

Johnny Hawaii sera en concert le 26 octobre à Marseille en première partie Orval Carlos Sibelius et squattera l’Espace B le 26 novembre prochain. D’ici là, prévoyez lunettes noires et rabanes.

Vidéo (PREMIERE)

Audio

Tracklist

Johnny Hawaii – Southern Lights (La Station Radar / Hands in the Dark, 30 septembre 2013)

A1. The parrots are not what they seems (They are just pigeons on acid)
A2. Driving Through the Jungle
A3. Canoeing Down a Quiet River
B1. Inner Beach
B2. Psychic Suntan