Raymond D. Barre - Grosse Moto (PREMIERE)

Comme promis, le label de Charles Veilletet, Nocta Numerica records, accélère en 2016. Après dynArec et Cold Colors l'année passée, et le maxi de Voiron en février dernier (lire), le label parisien écoulera dès le 2 mai prochain l'excellente livraison acid, certifiée 100% analogique et ultra-mélodique distillée par un jeune producteur francilien officiant sous le patronyme de Raymond D. Barre. Loin des bâillements politiques et des manuels d'économie chers à notre ancien ministre rigoriste de l'économie, et empaqueté sur un EP quatre titres baptisé Shodar, soit la première référence discographique pour celui qui usait auparavant de l'alias Fourmi, la came couchée sur microsillons, par sa fluidité et sa tonalité ghetto rappelant les meilleurs Area Forty_One - et plus globalement pas mal de productions sur Delsin - , pénètre instantanément la boîte crânienne pour ne plus la quitter. Preuve par l'exemple avec Grosse Moto, à découvrir ci-après en exclusivité, en attendant une première compilation qu'annonce Nocta Numerica pour juin avec au tracklisting Glass Figure, Master Flashhh, Too Smooth Christ, Voiron, Eliott Litrowski et Le Matin (!).

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Tracklisting

Raymond D. Barre - Shodar EP (Nocta Numerica, 02 mai 2016)

A1. Shodar
A2. Grosse Moto
B1. Ant Swarm
B2. Jubilator

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Sphyxion - Sphyxion (PREMIERE)

« Un intervalle, c'est comme une distance, mais dans un espace-temps. C'est-à-dire l'espace plus le temps », synthétisait l’auteur d’anticipation Arthur C. Clarke. Dans cette assertion, ce qui est vrai pour une partition où les notes et leurs intervalles sont traduits à l’oreille par l’instrument, l’est aussi en astrophysique où la notion d’espace ne peut être envisagée qu’en rapport avec celle du temps, où l’éloignement finit par ne plus être traduit par la distance mais par le délai entre l’émission et la réception. La temporalité est un filtre supplémentaire à la perception que partagent astronomie et musique, et qui depuis l’apparition des techniques acousmatiques et des procédés électroniques permet à un auditoire de s’extraire de l’apesanteur par son seul sens de l’ouïe.

C’est dans cette sphère d’extra-sensorialité qu’évolue le duo Sphyxion, dont les compositions, qu’on dirait reposer sur la mélodie des planètes, font écho à leurs expérimentations dessinées. À ce drone astral qui sert d’arrière-plan à des réverbérations étirées à l’infini répondent des boucles déformées par la courbure de l’espace et des accords schulzéens envoyés par delà notre système vers un univers à l’expansion encore mal mesurée, destinés à se perdre entre deux amas de matière noire et que seule l’empreinte humaine de la rythmique et de quelques bruits de laser évite de confondre avec un field recording intersidéral. Si la musique est un message, envoyons celui-ci au-delà de la stratosphère.

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Tracklisting

Sphyxion - Sphyxion (Anywave, 3 mai 2015)

01. Sphyxion1
02. Sphyxion2
03. Sphyxion3
04. Sphyxion4
05. Sphyxion5
06. Sphyxion6
07. Sphyxion7
08. Sphyxion8
09. Sphyxion9
10. Sphyxion10
11. Sphyxion11


Quetzal Snakes Canada / USA Tour

Après un EP sur Howlin Banana (lire) en 2014, et un autre sur XVIII Records (lire) en 2015, soit deux des meilleurs labels parigos estampillés garage, les Marseillais de Quetzal Snakes s'enjailleront dès le 4 mai prochain de l'autre côté de l'Atlantique, prêchant à leur sauce psyché-punk chaos et désordre entre Montréal et New-York en passant par Chicago et Atlanta (Event FB). Histoire de marquer le coup, ceux qui se sont rencontrés lors d'un concert de Night Beats, où ils étaient les seuls spectateurs, ont monté un teaser pas forcément reluisant à l'heure de passer la douane US. Well done Quetzal Snakes!

Teaser

Tournée

flyerquetzal
MAY 4 - MONTREAL - L'Esco
MAY 5 - QUEBEC - Le Scanner
MAY 6 - OTTAWA - House Of Targ
MAY 7 - TORONTO - Let's Be Franck
MAY 8 - OFF
MAY 9 - CHICAGO
MAY 10 - ST LOUIS - Blank Space
MAY 11 - INDIANAPOLIS - State Street Pub
MAY 12 - NASHVILLE - Fond Object
MAY 13 - ATLANTA - The Drunken Unicorn
MAY 14 - LEXINGTON - Big Hair HQ (early show)
MAY 14 - LEXINGTON - Best Friend Bar
MAY 15 - RICHMOND - Strange Matter
MAY 16 - LONG BRANCH - Brighton Bar
MAY 17 - BROOKLYN - Don Pedro
MAY 18 - PHILADELPHIA - Kung Fu Necktie
MAY 19 - NEW YORK - Cake Shop


Den Nya Borgen - S/T (PREMIERE)

Ce cauchemar dont vous n'arrivez pas à vous extirper malgré un demi-sommeil entre-coupé de râles comateux : voilà pour la faire courte ce que le mystérieux Suédois Den Nya Borgen retranscrit par le biais d'une electronica minimaliste mais viciée sur son premier long format à paraître incessamment sous peu via le label scandinave Repartiseraren - proche cousin de la structure de Thomas Martin Ekelund, Belatën (lire), sur l’échiquier électronique, rayon post-métal et post-industriel bien tapé. Obscurcissant d'emblée la moindre synapse encore sur le qui-vive d'un cerveau normalement constitué, la verve expérimentale de Den Nya Borgen, confectionnée à partir de quelques synthétiseurs modulaires et autres field recordings, aspire dans ses occultes mantras toute idée de mélodie ou de construction rythmique pour n'en recracher qu'un sirupeux élixir parfaitement tétanisant, théâtre fantasmagorique de toutes les angoisses d'un monde plongée dans la dystopie la plus létale et délétère pour l'espèce humaine. Un disque donc à éviter d'écouter sous psylos, mais qui colore de toute sa substance noiraude l'implacable quotidien de sociétés déshumanisées, prolongeant un nauséeux continuum déjà embringué par la publication en avril d'un premier mini-album dédié à Jeanne D'Arc, Erinran (För Jeanne D'Arc) EP.

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Tracklisting

Den Nya Borgen - S/T (Repartiseraren, 2016)

01. Infektion
02. Dagarna Bara Går (Adjusted Vocal Mix)
03. Hymner
04. Medley
05. Tjäna, Leva, Äta, Dö
06. Vrål
07. Känslan
08. Öglan
09. Ta En Annan Väg
10. Grus I Medelmåttemaskinieriet
11. Pansarnäve (AA Industrialized Mix)
12. Pansarnäve (FSÖE Vocal Mix)
13. Pansarnäve


School Daze - 100 Times (Daddy on Deck Remix)

L'ambition d'un groupe de pop est de donner du plaisir tout en prenant du plaisir à le faire. D'estime ou commercial, le succès est total. Inévitablement, beaucoup de groupes prennent du plaisir, ou feignent d'en prendre - le comble - , tandis que le public, lui, se fait royalement chier, sans trop l'avouer. Ou quand il convient de le faire, histoire de passer magnanimement à autre chose. Le succès est médiatique, bancal, et quand l’aréopage promotionnel se rétracte, il n'y a plus personne. Et puis il y a ceux qui ne prennent plus totalement de plaisir tandis que le public, conquis, en redemande. L'impasse guette et il faut pour l'artiste, soit se réinventer, soit tout planter. En somme prendre un risque ou tout solder. Les mecs de School Daze, anciennement Shit Browne - ça nous rajeunit pas cette histoire (lire) - , ont préféré la première option, ayant considéré être arrivé au bout du bout de leur affiliation, peut-être trop affichée, à la Factory d'un Madchester dropant New Order et The Happy Mondays au firmament de leur inspiration. Pour reprendre du plaisir, à composer, à jouer surtout, le quintet, par ailleurs disséminé dans des formations bien connues des cénacles pop tels que Tahiti 80, Dorian Pimpernel ou le Klub des Loosers, a décidé de braquer ses élucubrations dancefloor à équidistance d'un Royaume-Uni trop adoré pour être totalement délaissé, on pense forcément à la basse de Peter Hook ou aux écossais de Primal Scream, et d'une Californie torride et libidineuse à souhait, où Patrick Cowley conciliait en sous main, en bon pionnier de l'électronique, disco et hédonisme gay - School Daze est d'ailleurs le nom d'un morceau de ce dernier que le label Dark Entries s'évertue à réhabiliter. Première exsudation avec 100 Times, paru en février dernier, que les zozos Parisiens se s'ont amusés à remixer eux-mêmes histoire de compliquer le retour attendu (?) de The Chemical Brothers. Mais par de-là les effets de miroirs, une certitude : les School Daze semblent vouloir donner du plaisir et il serait bien con de ne pas leur rendre la pareille - étant entendu qu'on attend impatiemment la suite.

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Dreamboy - On That Dark Cold Morning (PREMIERE)

Quand elle n'accompagne pas TR/ST en tournée, la Montréalaise Esther Isabel Munits s'ébroue avec émotivité et sobriété via son projet solitaire Dreamboy dont la première concrétisation discographique sortira le 24 mai prochain sur Atelier Ciseaux via un inaugural EP intitulé Endings délayant une pop électronique sculptée dans de vespérales réminiscences gothiques. A son écoute, on n'a de cesse d'imaginer une Megan Remi (US Girls) vertement persuadée que la clé mélodique du mystérieux succès populaire de Bjork réside dans un dépouillement rythmique poussé à l'extrême, uniquement sustenté de quelques machineries plus distantes qu’omniscientes. Naviguant à vue sur un immense entre-lacs synthétique, balayé de brume et d'embruns, Dreamboy figure cette frange opiniâtre du songwriting préférant d'emblée imposer une voix, et par delà un charisme - même avec une certaine dose d'ironie très eighties - , à une montagne d'arrangements faisant rimer le plus souvent vacuité et sophistication. Passant au crible de la véracité ces dires, l'introductive On That Dark Cold Morning, auto-produite avec l'aide de Bryce Cody, se mire ci-après en exclusivité.

Vidéo (PREMIERE)

Tracklisting

Dreamboy - Endings (Atelier Ciseaux, 24 mai 2016)

01. On That Dark Cold Morning
02. Endings
03. Only Friend
04. Road Raging (Blue Angel)


John Foxx And The Maths Featuring Gary Numan - Talk (Are You Listening To Me?)

Le problème de l’avant-garde, c’est qu’un jour on la rattrape. Et les récents exemples de reformations ou collaborations tardives guidées par le dénis de caducité ou l’appât du gain ont pour certains taillé la première marche de l’escabeau menant au nœud coulant. Mais qu’elles qu’aient été ses formations, John Foxx a (presque) toujours couru plus vite que la sénilité et bousillé toutes les occasions de s’inscrire à l’atelier macramé du club sénior de son quartier. Il n’est pas de ces idoles qu’on brûle, plutôt de celles qu’on perçoit sans les voir, à rester dans l’ombre des groupes dont il a contribué à façonner la réputation (Ultravox qu’il a quitté en 80) et des artistes qu’il a inspirés, comme Gary Numan.

John Foxx and The Maths, c’est le projet monté en 2011 en tandem avec le producteur londonien Benge et fixé chez Metamatic Records, qui cumule depuis sur fond d’electro expérimentale intelligente des collaborations diverses dont la dernière en date, avec le précité Gary Numan, trouve sa place entre synth pop et electronica aux exhalaisons indus caractéristiques de l’approche numanesque de la fin des années 90, les cordes dissonantes en moins (ouf). C’est une collaboration  guettée depuis des lustres — ceux-là même auxquels d’autres se sont pendus — qui laisse percer l'individualité et le charisme de personnalités qui ont influencé le paysage électronique actuel.

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LIMIT - Limit#01

On parlait il y a peu d’Egytrixx et de son ouverture à la méditation sous son avatar Ceramic TL. Protéiforme, le Canadien revient à une production plus énergique le temps de sept morceaux aux côtés de L-Vis 1990, patron du label Night Slugs. LIMIT, le nom de cet énième projet à mettre sur le compte d’une hyperactivité insomniaque, plaque une répétitivité typique de l’EBM sur une session clubbing aux ressorts industriels propres à faire imploser les globes oculaires de n’importe quel raver sous acide. La pompe hydraulique qui ouvre le track et rythme la transe ne laisse aucun répit avant l’ultime seconde: c’est une machinerie huilée pour la danse mécanique qu’on voit déjà faire le tour des manifestations estivales à forte sueur ajoutée.

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Slim Twig - Cannabis (PREMIERE)

Le cinquième album de Slim Twig, celui que sa mère continue d’appeler Max Turnbull et que l'on avait copieusement interviewé il y a cinq ans (lire), est paru en août 2015 sur le DFA de James Murphy et Tim Goldsworthy. Une certaine idée de la classe, quand on sait que le Canadien ne brosse jamais dans le sens du poil l'auditeur pour se faire aimer, en témoigne le catatonique et introductif Contempt! et autre A Hound At The Hem, paru initialement sur Paper Bags Records en 2012 puis réédité par DFA en 2014, et conçu comme "une réponse à Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier et leur Histoire De Melody Nelson" (lire). Le décor et les jalons étaient idéalement posés, il fallait bien une apothéose à cette obsession gainsbourienne du natif de Toronto et celle-ci ne pouvait que s'instiguer filmiquement par la mise en images signée Alex Kingsmill au casting long comme un bras, aussi impressionnant que familial - avec père, mère et son épouse Meg Remy agissant sous le patronyme d'US Girl - de la reprise de la chanson de Gainsbourg et Vannier, Cannabis, toutes guitares dehors, à découvrir ci-après en exclusivité. Apparaissant en toute fin d'album, éthéré de quelques vocalises de Meg Remy, la vrombissante instrumentale au psychédélisme plombé de saturations a par ailleurs déjà fait l'objet d'une parution en version sigle il y a un an, jour pour jour. Pas de hasard.

Vidéo (PREMIERE)

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Tracklisting

Slim Twig - Thank You For Sticking With Twig (DFA / PIAS, 7 août 2015)

01. Slippin' Slidin'
02. A Woman's Touch (It's No Coincidence)
03. She Stickin' With Twig
04. Textiles On Mainstreet
05. Stone Rollin' (Musical Emotion)
06. Roll Red Roll (Song For Steubenville)
07. You Got Me Goin'…
08. Fog Of Sex (N.S.I.S)
09. Fadeout Killer
10. Trip Thru Bells
11. …Out Of My Mind
12. Live In, Live On Your Era
13. Cannabis


RAMZi - OO

La productrice de Vancouver Phoebé Guillemot et son projet RAMZi inaugureront le 22 avril prochain via un nouvel album la nouvelle série de l'élégant label New-Yorkais RVNG Intl. dénommée Commend See et dédiée à la rencontre d'artistes usitant de divers moyens d'expression mais convergeant dans le fond. Ainsi, illustrant musicalement une exposition de l'artiste Jessica Hans faisant de la céramique et basée à Philadelphie, le LP For Haku aux fractales lysergiques, succédera au précédent Houti Kush paru l'année précédente sur 1080p. Entre beauté mutante et effets de distanciation synthétique, dub amniotique et chill-out archi out, celui-ci sera édité sur vinyle en 6 exemplaires, pas plus, et quelques bandes magnétiques à chaparder par ici.

Audio

Tracklisting

RAMZi - For Haku (RVNG Intl., 22 avril 2016)

01. Messiha
02. Haku
03. Maleheya
04. La Nuit Dans Mon Houdi
05. Anima ft. Hashman Deejay
06. Demi-Monde
07. A Jungle For Ramzi #5
08. Houti Béni
09. Etwal Timoun
10. OO


Drive Blind - Be a Vegetable

Rencontre d'une certaine relecture bien française du hard-core des Fugazi et Jesus Lizard et d'une adaptation tempétueuse du shoegaze propre à Ride - leur nom de scène en est un témoignage - , les nîmois de Drive Blind réveillent chez les plus que trentenaires que nous sommes d'indicibles sentiments mêlés, entre adolescence révoltée et concerts imbibés, confinant presque à la madeleine de Proust consacrée. Un peu comme quand les mecs de Prohibition se décident à tout déballer (lire) ou que les Angevins de Hint remontent sur scène. Après un premier album en 1994 sur Black & Noir Records, le super cool Super Easy et un mini-LP Tropical Motion Fever sur Vicious Circle, soit deux des labels phares du rock indépendant hexagonal d'alors avec... Prohibited, les néo-Toulousains Rémi Saboul et Pierre Viguier alors rejoints par Nicolas Gromoff à la batterie et Karine Auzier à la basse remercient le regretté Iain Burgess, responsable des deux précédents, pour s'enticher à la production du Suisse David Weber qui leur ouvrira les portes de son studio Les Forces Motrices de Genève afin d'accoucher de l'ultra-dense Be a Vegetable paru en 1996. L'année donc d'une relative consécration, mais aussi de la séparation définitive quelques mois après la sortie dudit disque bénéficiant du Soutien de PIAS. Les légendes ne naissent pas autrement et c'est pour en lustrer les angles vingt ans après que le label de Montpellier Head Records sortira le 6 juin prochain une réédition de cet album désormais classique et générationnel, n’ayons pas peur des mots, via un double vinyle remastérisé par David Weber lui-même et déterrant un inédit jusque là oublié, Wrecking, à découvrir ci-après.

Audio

Tracklisting

Drive Blind - Be a Vegetable (Head Records, 6 juin 2016)

01. Fear
02. My second Rate Fulfilment
03. Vegetable Vendetta
04. Five Seconds Of Your Conversation
05. Soul Beauty
06. Fiasco
07. One Reason To Smile
08. Placebo
09. Subdued
10. Jagger's Tattoo
11. The Last Temptation Of The Modern Man
12. 14th Of January
13. Wrecking
14. Lose²
15. 1 2 3 Get Ride Of Me


Orchestra Of Spheres - Anklung Song (PREMIERE)

Déjà évoqué à l'occasion du single Trapdoors (lire), le nouvel album des quatre néo-zélandais d'Orchestra Of Spheres, intitulé Brothers And Sisters Of The Black Lagoon, se dévoile un peu plus avec l'instrumentale Anklung Song laissant la guitare de Baba Rossa s'enticher de ses pédales d'effets pour transporter tout son petit monde à bord d'une nébuleuse psyché-pop remontant le temps sans jamais le singer. Jouant donc la carte fétiche d'un groupe à ne surtout pas manquer sur scène, le temps de quelques dates disséminées dans l'Hexagone.

Audio

Tournée

13.05. Le Temps Machine, Tours
14.05. Festival Le Lac, Brest
21.05. Les Instants Chavirés, Paris
07.06. Les Pavillons Sauvages, Toulouse
08.06. Le Café du Boulevard, Melle

Tracklisting

Orchestra Of Spheres - Brothers And Sisters Of The Black Lagoon (Fire Records, 13 mai 2016)

01. Bells
02. Trapdoors
03. Walking Through Walls
04. Day At The Beach
05. Anklung Song
06. In the Face of Love
07. The Reel World
08. Cluster
09. Rocket #9
10. Let Us Not Forget
11. Divine Horses


Henryspenncer - Hypnosis Gumbo

Valentin Féron n'est plus seul maître à bord d'Henryspenncer, lui qui proposait en 2013 un voyage introspectif et tourmenté vers un Saturn de toute beauté (lire). Il lui aura fallu une paire de concerts, où Julien Magot d'Appalache fit son apparition (lire), et quelques trois années, pour se rendre compte de l'intérêt de faire glisser Henryspenncer de one man band à vrai groupe de rock avec les additions successives de Carl Boisson et Charlie Batalla d'Illegal Process et Thomas Kuratli de Pyrit (lire). Car c'est en définitive ce que campe Hypnosis Gumbo, qui parait ce mardi 12 avril sur Bookmakers Records (lire) : un déluge de guitares, tantôt suspendues à leurs propres réverbérations, tantôt fracassées de batterie, balayant de sa puissance de feu une galaxie résolument instrumentale et terrain de toute les fantasmagories - tel que le suggère la pochette ou encore la vidéo à mater ci-après de Quetzlcoatl. Carénant son psychédélisme heavy d'alors d'un aréopage vicieusement doom et noise, la comète Henryspenncer va entrer prochainement en collision avec plusieurs ville de France dont les étapes sont à retrouver ci-après.

Vidéo

Tournée

2 Hypnosis Tour Banniere

Tracklisting

Henryspenncer - Hypnosis Gumbo (Bookmakers Records / Robotic Empire, 12 avril 2016)

01. Quetzlcoatl
02. Relic
03. Vortex
04. Voodoo's Rising
05. Foxes
06. New Days


Village Label de la Villette Sonique 2016

Pour la onzième année consécutive La Villette Sonique, dont la programmation promet de riches émotions entre les venues de Tortoise, de Tolouse Low Trax, Suuns, Sleaford Mods, Not Waving, Housewives, Helena Hauff, Container ou Beak, se pare d'un village label offrant la possibilité à plus d'une cinquantaine de structures discographiques d'établir directement le contact avec le chaland, présentant ainsi nouveautés et autres raretés à un public forcément curieux, à l'heure où cette activité, presque devenue philanthropique, se fait trouve de plus en plus semée d'embûches (lire ici, et surtout ). Ainsi donc Permalnk, Cranes Records, Howlin Banana, Balades Sonores, Le Turc Mécanique, SK Records, Midnight Special Records, In Paradisum, Monster K7, Bookmaker Records, Antinote, Teenage Menopause et... Svn Sns Rcrds, qui nous offre ci-après une mixtape inspirée de ce prémisse d'été à venir, auront leur stand, prêt à faire rimer as usual indépendance et exigence. L'ensemble sera ponctué par une programmation spécifique estampillée village label et dont on connait pour le moment deux remarquables présents : Usé issu de la turbulente écurie Born Bad et Belly Button, chantre dans les années 90 d'un jazz-core expérimental sur les sillons de Vicious Circle.

Mixtape

01. Λένα Πλάτωνος - Μια Άσκηση Φυσικής Άλυτη
02. Micro Cheval - I Wonder
03. Full Moon Fuck - Introduce
04. Chevalier Avant Garde - Black Holes
05. Psychic TV - Wicked
06. Tsantza - Silex
07. All Night Wrong - Brain Wave Parameters
08. Anne Cessna and Essendon Airport - Lost in Madagascar
09. Gremlock - Obsolete
10. David Sylvian & Ryuichi Sakamoto - Bamboo Houses
11. Night Riders - Future Noir


Carla dal Forno - Fast Moving Cars

Concourant à propager l’idée que le road trip est une parenthèse aventureuse saine qui devrait être remboursée par la Sécu comme l’est la thalasso, Carla dal Forno, qu’on connaît pour ses œuvres expérimentales dans F INGERS et TARCAR à retrouver comme elle chez nos esthètes berlinois de Blackest Ever Black, profite de l’installation progressive du printemps pour souffler à nos oreilles échauffées une séduction lo-fi, qu’elle vient de mettre en images dans un clip préparant la sortie de l’EP le 29 avril prochain.

S’appliquant à ne pas trop s’éloigner de l’austérité de ses autres formations, l'Australienne se contente d’une construction épurée à l’extrême, de la ligne de basse minimale et hypnotique à la rythmique dub clairsemée, qu’elle tiédit de plages synthétiques douces dans une art-pop aux vocales alanguies. C’est un morceau de virée en caisse fenêtres ouvertes vers le premier lac non pollué du coin, paroles et musiques rendues inaudibles par la circulation et le vent, juste à se laisser aller à l’idée d’être, à l’exemple de Carla, le premier à piquer une tête. Vivement qu’il fasse chaud.

Carla se produira à l'Espace B le 23 juin prochain aux côtés de Liberation dans le cadre d'une soirée hartzine (Event FB).

Vidéo

Carla Dal Forno