Ganglians

ganglians

Il faut bien le dire, certains groupes font tout pour échapper à la moulinette critique. Deux mois que Monster Head Room et sa pochette colargol traînassent sur le coin de ma table, me rappelant sans cesse ô combien l’art de la procrastination est irréductible à ma volonté. Avec Ganglians, les natifs de Sacramento ont de toute évidence voulu, par ce nom de scène si peu ragoûtant, se soustraire à la verve abrasive de tous ceux pourfendant l’incurie néo-hippie. Et une rapide et allusive écoute avait sonné le glas d’un intérêt bien placé : le supplice aurait dû être de courte durée. Sauf que la bête est tenace et truste actuellement quasi tous les festivals de notre vieille Europe. Alors soit, ne crevons pas idiots et jetons-nous à l’eau. Si Monster Head Room n’est pas une franche réussite, bien trop inégal pour y prétendre, certains morceaux de bravoure hallucinée mérite bien l’acte de contrition. Sur l’autel de l’ignorance, je confesse ce trop peu d’attention renégat et j’incline ma bonne foi sous les cieux de cette pop à haute teneur en THC. Le trio de troufions parle de « pure acid pop naïve » s’agissant de ses comptines mutantes. A vous de vous faire une idée avec Valient Brave et The Void. Pour ma part, je vois bien les Beach Boys et leur candeur mélodique se fondre dans l’expérimentalisme béat du Beta Band de The Three Ep’s. Ok, demain j’arrête.

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