I Love You But I’ve Chosen Darkness - Faust

I Love You But I’ve Chosen DarknessOn les croyait disparus, perdus pour la musique, recyclés en vendeurs de Buick d'occasion ou pompistes chez Texaco au fin fond du Texas, les membres d'I Love You But I've Chosen Darkness... Non, à vrai dire, on avait plutôt oublié leur existence, même si on avait comme beaucoup été marqué il y a huit ans par leur superbe premier album, Fear Is On Your Side (Secretly Canadian), chef-d'œuvre de rock noir. Fin août, le label Monopsone nous apprend la délicieuse nouvelle : ils remettent ça ! Un premier extrait - Faust - est d'ores et déjà en écoute, avant la sortie de l'album Dust le 28 octobre prochain, là encore chez Secretly Canadian pour les Ricains du nord, mais cette fois-ci sur Monopsone pour le reste du monde. Et on vous prévient, il n'y en aura pas pour tout le monde : 500 exemplaires du LP distribués par nos amis manceaux... soit une distribution au compte-goutte pour un groupe aussi rare.

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Tracklisting

I Love You But I’ve Chosen Darkness - Dust (Secretly Canadian / Monopsone, 28 octobre 2014)

1. Faust
2. Stay Awake
3. Heat Hand Up
4. Safely
5. Come Undone
6. Walk Out
7. You Are Dead To Me
8. 69th St. Bridge
9. The Sun Burns Out
10. WAYSD


Photoshoot : Secretly Canadian Night

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L'objectif d'hartzine était à la flèche d'or le 23 mai dernier pour la Secretly Canadian Night avec Diana (lire), Bleached et Cayucas.

Photos

Diana

Bleached

Cayucas


Nightlands - Born to Love

Quand Dave Hartley ne fait pas la guerre contre les psychotropes, celui-ci se réincarne en artiste de chambre à l'âme ô combien sensible. L’éphèbe, originaire de Philadelphie, passe ainsi de la basse de The War On Drugs à la multi-instrumentation de son projet noctambule Nightlands, le tout sans accroc à sa fidélité pour le label américain faussement canadien, Secretly Canadian. Une douce échappée, pourtant non dénuée d'opiacés, aboutissant à l'intimiste album Oak Island paru le 22 janvier de cette année, une première fois décliné en vidéo sci-fi avec l'extrait I Fell In Love With a Feeling. La récente mise en images de Born to Love est un poil plus sobre, mais pas moins trippée, pas moins maquillée.

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Suuns - Images Du Futur

Fin novembre 2012, le Guess Who? Festival d'Utrecht (lire) avait la commode idée d'inviter le même soir Clinic et Suuns. Hasard circonstancié puisque les Anglais de Clinic venaient à peine de sortir Free Reign, leur septième long format, via Domino Records, quand les Montréalais de Suuns remettaient le pied à l'étrier scénique histoire d'annoncer Images du Futur, prévu pour début 2013. Coïncidence fortuite encore, la bande d'Ade Blackburn dévoilait le 4 mars avec Free Reign II une nouvelle mouture de ses compositions, faisant la part belle à celles initialement écartées et produites par Daniel Lopatrin (Oneohtrix Point Never) quand, le jour suivant, les quatre Québécois dévoilaient l'entièreté du successeur de Zeroes QC (2011) par le biais, une nouvelle fois, de Secretly Canadian. Même débarrassé d'un quelconque esprit superstitieux, inutile de tourner plus longtemps autour du pot pour remarquer qu'une telle synchronisation prête à confusion tant Suuns semble s'inspirer à tout va des chirurgiens-dentistes de Liverpool. Mais aussi improbable que cela puisse paraître, si Zeroes QC portait les stigmates d'une telle comparaison, semblant condamner ses géniteurs à la voie de garage - on prédisait aux Canadiens un futur aussi court que n'étaient évidents PVC ou Sweet Nothing, les deux incontestables sommets de ce dernier -, Images du Futur s’enorgueillit d'une telle influence tout en déplaçant celle-ci sur le terrain d'une double hybridation faite de minimalisme et d'électronique. En témoigne le triumvirat Power of Tens, 2020 et Mirror Work où la voix lancinante de Ben Shemie charrie l'accent scouse avec un aplomb que ne démordront pas les chirurgicales saillies d'électricité contrites. Remarquable tour de force que de creuser avec autant de singularité le sillon d'une terre arable aussi souvent défrichée, Suuns n'hésite d'ailleurs pas à diluer ces consonances post-punk dans une production qui sépare plus qu'elle n'agrège, tout en carénant ses morceaux de soubassements rythmiques estampillé Kraut.

Actionnant ainsi deux leviers concomitants, matrice d'une disco maladive que l'on retrouve sur Bambi et Music Won't Save You, la répétition enivrante nourrit la tension propulsive qui induit la dimension dramatique. Si l'origine de cette dernière est également à mettre en perspective avec le printemps d’érable, immense mouvement de contestation de la jeunesse québécoise s'étant cristallisé en 2012 sur la hausse des frais de scolarité, période lors de laquelle le groupe a couché sur bandes ses Images du Futur et dont le morceau-titre à l'instrumentation viciée pourrait en constituer la bande-son, Suuns apprivoise la retenue statique de ses émotions avec autant d'audace et de liberté que Liars ne l'a préalablement fait sur WIXIW (lire) : amples, aérés et presque rassérénés, Minor Work comme Edie’s Dream, le premier single, percent de luminescentes brèches à l'électronique rampante - que Sunspot châtie de guitares délétères -, dans un ensemble à la cohérence recherchée à équidistance entre intensité et distanciation. En plus d'avoir une passion inédite pour la redite, Clinic a le plus souvent expérimenté ses limites quand Suuns, s'appropriant la filiation, s'affranchit de celles-ci de la tête et des épaules. En deux mots, Images Du Futurest grand disque, celui que n'aura jamais composé Clinic.

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Tracklisting

Suuns - Images du Futur (Secretly Canadian, 2013)

01. Powers of Ten
02. 2020
03. Minor Work
04. Mirror Mirror
05. Edie’s Dream
06. Sunspot
07. Bambi
08. Holocene City
09. Images du Futur
10. Music Won’t Save You


Jens Lekman - I Know What Love Isn't

Après la sortie de l'enchanteur Night Falls Over Kortedala, il nous avait tout de même fallu attendre quatre longues années avant d'avoir des nouvelles discographiques de Jens Lekman : le Suédois avait disparu des radars, revenant aux affaires seulement l'année dernière avec un nouvel EP sous le bras, An Argument With Myself, qui à défaut d'être aussi satisfaisant qu'un album, nous avait débarrassés pour un temps des symptômes de manque (lire la chronique ici). Écriture toujours aussi limpide, refrains accrocheurs, instrumentations luxuriantes et ambiance tropicale, toutes les conditions étaient réunies pour que les retrouvailles soient chaleureuses. Mais une question demeurait tout de même : pourquoi donc Lekman avait-il décidé d'écarter des chansons de cette trempe d'un nouvel album à venir ? S'orientait-on vers un LP minimaliste et mélancolique, excluant les extravagances habituelles du bonhomme ?

À l'écoute d'I Know What Love Isn't, on est assez vite rassuré quant à nos interrogations : le Suédois est toujours fidèle à lui-même, nous embarquant avec une facilité déconcertante dans sa poésie du quotidien, à haute teneur autobiographique. Encore une fois, Lekman n'a pas son pareil pour nous raconter, avec moult détails et un humour cinglant, les rocambolesques aventures d'un incurable romantique lâché dans un monde sans doute un peu trop absurde pour lui, mais sur lequel il pose toujours un regard acéré. Au niveau des instrumentations, les choses changent, ou du moins, évoluent : la retenue est de mise, le Suédois se détournant d'une certaine abondance pour donner de l'air et de l'espace à ses nouveaux titres, substantiellement épurés, mais pas nus pour autant : les cordes, trompettes et autres cœurs familiers sont bien là, mais se font plus discrets, plus subtils. Assez en tous les cas pour mettre encore plus en relief les aspérités de ces chansons tantôt fragiles, tantôt frondeuses, constamment magnifiées par le chant unique de notre crooner du grand nord. De la Chris Reanienne Erika America aux espiègles tintinnabulements d'I Know What Love Isn't, en passant par la jolie ballade I Want A Pair Of Cowboy Boots, tout respire ici la maîtrise et le talent. Somme toute une nouvelle pierre impeccablement polie ajoutée à l'édifice discographique sans faille d'un Jens Lekman toujours au sommet de son art... et de sa forme, comme on aura pu le constater lors de son concert à la Gaîté Lyrique le 23 septembre dernier.
Ce soir-là en effet, c'est un Lekman rayonnant et disert que nous auront retrouvé sur scène, visiblement ravi de partager ses nouveaux titres avec l'assistance. Un concert "chouette", dans le sens le plus noble du terme : le genre de soirée qui vous colle un sourire inamovible sur le visage, le genre de soirée qui vous sauve un dimanche. Alternant ses nouveaux titres avec ceux du précédent EP, tout en saupoudrant le tout, pour notre plus grand bonheur, de quelques perles plus anciennes, le Suédois nous aura concocté une setlist irréprochable. Prenant le soin d'introduire en mots chacune de ses chansons, tantôt tendre, tantôt survolté, l'ami Jens nous aura trimballés là où il voulait, d'une plage des tropiques à un feu de cheminée d'un salon nordique, sans qu'on ne ressente une seule seconde le poids des kilomètres parcourus. Tant sur scène qu'en studio, Jens Lekman épate, émeut, amuse, en toute décontraction, et reste définitivement quelques coudées au dessus de la concurrence, presque malgré lui.

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Tracklist

Jens Lekman - I Know What Love Isn't (Secretly Canadian/Differ-Ant, 2012)

1. Every Little Hair Knows Your Name
2. Erika America
3. Become Someone Else's
4. Some Dandruff On Your Shoulder
5. She Just Don't Want To Be With You Anymore
6. I Want A Pair Of Cowboy Boots
7. The World Moves On
8. The End Of The World Is Bigger Than Love
9. I Know What Love Isn't
10. Every Little Hair Knows Your Name


Exitmusic - Passage

Si on avait laissé libre cours à nos a priori, l'album d'Exitmusic aurait pu facilement nourrir notre corbeille, déjà gorgée d'albums présentant un marqueur génétique identique : à savoir une actrice s'autoproclamant chanteuse, nouvelle mode qu'on espère régulièrement voir tourner court, tant les expériences précédentes nous sont apparues douloureuses et bien peu respectueuses de nos tympans fragiles. Dans le cas présent, c'est Aleksa Palladino, actrice qu'on a pu voir dans Les Soprano ou Boardwalk Empire, qui se présente à nous, en compagnie de Devon Church, autre moitié du duo, et mari à la ville. Pas de quoi particulièrement éveiller notre intérêt, à la différence notable que Secretly Canadian, écurie rarement décevante dans ses choix, a décidé d'en faire ses nouveaux poulains. De quoi justifier une écoute plus attentive, donc, qui révèle très vite une différence de taille avec les disques de ces actrices en mal de gloriole indie : ici, il n'est point question d'accoucher sous péridurale de jolies ritournelles inoffensives. Bien plus ambitieux, le duo nous fournit un album chaotique, tortueux, qui rend  justice au patronyme choisi par le groupe : cinématiques, les chansons d'Exitmusic le sont, définitivement taillées non pas pour accompagner sereinement le spectateur vers le grand air, mais pour clore une histoire qu'on imagine bien ombrageuse et dépravée. Ce premier album n'est pas franchement ce qu'on pourrait appeler une promenade de santé : dans le monde d'Exitmusic, le ciel est bas et lourd, l’apocalypse pas très lointaine. Les textures sont compactes, le propos pas réjouissant, l'ambiance vaporeuse, mais curieusement - heureusement ? - l'ensemble ne mènera pas à cet état d'affliction profonde qui pourrait nous faire fuir en courant. Parce que d'une part, le chant de Palladino captive, sans pour autant irriter, à la manière d'une Zola Jesus qui se serait débarrassée de tout maniérisme superflu. Avec sa voix collant parfaitement à la grisaille ambiante, la chanteuse sait se faire caressante ou stridente, telle une sirène bien décidée à nous faire tomber de notre frêle embarcation : sur The Modern Age, ce qui commence par un chuchotement se terminera ainsi, avec une délicatesse trompant notre vigilance, en dangereuse tempête. Par ailleurs, contrairement à une grande partie de la concurrence jouant dans la même catégorie, les instrumentations ne se contentent pas ici de plonger l'auditeur dans un bain de chloroforme : les guitares se veulent abrasives, les touches électroniques offensives, au service de compositions à l'ambition assumée. On est ainsi impressionné par White Noise et sa structure savamment élaborée, ou encore par la magnifique The Night, montée de sève toute en force tranquille, et sommet - un brin prématuré - du disque.
Au final, si le Passage proposé par Exitmusic ressemble parfois à un tunnel, celui-ci reste bien éclairé et équipé en refuges. L'ensemble est d'une cohérence remarquable, renforcée par la voix en apesanteur de Palladino, qui tire encore un peu plus vers le haut des titres souvent audacieux, jamais ennuyeux. De quoi ravir tous ceux qui rêveraient de passer la musique de Sigur Ros au gaz moutarde, histoire d'obtenir un résultat un peu plus corrosif.

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Tracklist

Exitmusic - Passage (Secretly Canadian, 2012)

1. Passage
2. The Night
3. The City
4. White Noise
5. Storms
6. The Wanting
7. Stars
8. The Modern Age
9. The Cold
10. Sparks of Life


Exitmusic - The Night (Secretly Canadian Flyover Session)


On aurait franchement pu se désintéresser totalement et immédiatement d'Exitmusic, rien qu'à la lecture du CV du groupe. Un duo composé de Devon Church et de son épouse Aleksa Palladino, actrice de son état, dans bon nombre de séries TV dont Les Sopranos ou encore la plus récente Boardwalk Empire. Tout cela n'annonçait rien de bon : l'époque étant aux actrices décidant d'embrasser des carrières de chanteuses pour le plus grand bonheur de nos ulcères, on a appris à devenir méfiants. Mais le duo ayant signé chez Secretly Canadian, maison de confiance, on s'est quand même dit que ça méritait qu'on y jette un petit coup d’œil de plus près. Et on aurait eu tort de ne pas le faire, tant la musique d'Exitmusic s'avère captivante : pop grandiose mais jamais grandiloquente, tortueuse mais en aucun cas alambiquée, ces chansons rêveuses mais tumultueuses peuvent rapidement créer une sacrée addiction. Leur premier album, Passage, distribué dans nos contrées par Differ-Ant, sortira le 21 mai, et on l'attend déjà avec une impatience non feinte. Heureusement, histoire de tenir le coup, Hartzine vous propose en exclusivité de découvrir le groupe en action lors d'une toute nouvelle Secretly Canadian Flyover Session, avec leur titre The Night.

Exitmusic sera en concert le 21 Mai prochain au Divan du Monde en compagnie des britons de Trailer Trash Tracys (réserver).

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JJ - N°3

jj_no3_covNe croyez pas que la vie de chroniqueur soit aisée… Comme tout le monde, vous pointez au pôle emploi ou galérez 45 heures par semaine au SMIC horaire. Votre mec ou nana s’en fout un peu de vous parce que, franchement, le Pulitzer c’est pas pour demain. Vous passez tellement de temps à écrire que vous en avez perdu la notion de la parole. Parfois, c’est à peine si vos potes vous reconnaissent ou vous saluent, tellement vous avez changé. Vous vous prostituez pour des places de concerts, des interviews… Et vous sentez meurtri lorsque l’artiste avec qui vous avez passé la soirée la veille ne vous reconnaît même plus le lendemain. Vous sombrez dans l’alcoolisme, les stéroïdes, la malbouffe, le proxénétisme…
Mais de temps en temps, pas très souvent, mais quelquefois, un moment d’apaisement vient frapper à vos carreaux. Ce mois-ci il est personnifié par le duo suédois JJ, signant son second album sur le label qui monte, Secretly Canadian après un passage remarqué chez Sincerely Yours. Tout simplement intitulé n°3, car et oui, n°1 était en fait leur premier single. Jusqu’ici vous me suivez ?
Si le duo reste un vrai mystère se cachant derrière les initiales de Jules et Jim, en hommage à François Truffaut, leur musique flirte également avec l’irréel. Pop aérienne et doucereuse couvée d’une voix vaporeuse, on les rapprochera immédiatement des sur-buzzés The XX. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que JJ. ouvrira pour les quatre Anglais lors de leur tournée américaine. Mais moins maniérés que leurs comparses britanniques, le couple offre des mélodies un brin exotiques qui dénotent avec ce fond délicat et éthéré (Voi Parlate, lo Gioco, You Know…). Et malgré cette ambiance Sunset and Coconuts si précieuse aux harmoniques planantes de ce nouvel essai, notre séraphique chanteuse n’oublie pas de soigner ses textes abordant une très large palette de thématiques qui…
Non, non mais en fait je suis en train de me foutre de vos gueules, cet album est à chier, comme le précédent d’ailleurs… Allez hop, gardez vos 15 euros pour sponsoriser des artistes qui en valent vraiment la peine. D’ailleurs, il en faut de l’esprit pour appeler son album numéro 3, sûrement pour le dépareiller du précédent au cas où nous n’aurions pas fait la différence. Et un disque de plus à la benne… Je commence à mieux comprendre pourquoi son industrie se casse la gueule… Comme une petite envie de suicide moi aujourd’hui…

akitrash

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JJ - Let Go

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Tracklist


JJ - N°3 (Secretly Canadian)

01. My Life
02. And Now
03. Let Go
04. Into the Light
05. Light
06. Voi Parlate, Io Gioco
07. Golden Virginia
08. You Know
09. I Know
10. No Escapin’ This


Yeasayer - Odd Blood

600px-yeasayer_-_odd_bloodDésolé messieurs, dames, mais tous les fans du collectif animal peuvent se rasseoir, le buzz de cette fin d’année fut le nouveau single du quatuor le plus discret de Brooklyn, les étrangement nommés Yeasayer. Ambling Alp, vrai morceau de bravoure enterrant bien profond tout ce qui a pu être entendu depuis la rentrée, et bénéficiant d’un clip monstrueux qui se classe haut la main comme vidéo de l’année (quoique le nouveau These New Puritans…), clôturait 2009 dans un feu de joie en l’honneur de ces mystérieux challengers.
Allez, avouons-le, All Our Cymbals était un album sympathique sans casser trois pattes à un canard non plus, donc la méfiance pourrait être de mise si Odd Blood ne venait pas confirmer le potentiel déployé sur cet amuse-gueule raffiné. Le groupe Secretly Canadian s’éloigne des formules toutes faîtes pour tracer sa propre route. Un chemin sinueux et original qui s’appréhende au fur et à mesure des écoutes. Yeasayer invente un univers musical à la frontière de tous les genres, le cœur où se rencontre chaque artère et distille une musique aussi pure que de l’eau de source (Madder Red). Cela ne les empêche pas de placer quelques excentricités psychédéliques bien racées (Mondegreen, Rome).
Il n’empêche qu’Odd Blood corrige indubitablement les erreurs de jeunesse de ce groupe qui se hisse malgré lui en leader de toute une scène indépendante naissante. C’est l’heure de la reconnaissance, la concurrence n’a qu’à bien se tenir.

Akitrash

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Yeasayer - Madder Red

Yeasayer - One (MMMatthias Remix)

Tracklist

Yeasayer - Odd Blood (Secretly Canadian, Mute, 2010)

01. The Children
02. Ambling Alp
03. Madder Red
04. I Remember
05. ONE
06. Love Me Girl
07. Rome
08. Strange Reunions
09. Mondegreen
10. Grizelda


Yeasayer - Ambling Alp

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En 2007, Les premières chansons du quatuor de Brooklyn nous avaient laissé perplexe; sentiment sans doute provoqué par le goût de déjà entendu engendré  par l'émergence  fracassante de  nouvelle scène new-yorkaise et les références estimables affichées à l'époque par le groupe.  Yeasayer ont depuis fait un break, peaufiné leurs look affreux et leurs gimmicks eighties et reviendront début 2010, aidé de Britt Myers (Chairlift),  avec un album prénommé Odd Blood et dont le premier extrait  Ambling Alp sera sans nul doute sur les playlists des soirées appartement de nouvelle an.

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Music Go Music - Warm in the Shadows

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On croyait avoir bu le calice du revival jusqu'à la lie mais c'était sans compter sur l'éclosion des Californiens de Music Go Music lesquels,  à travers Expressions, leur premier album, revisitent avec une approche faussement naïve la disco pop  d'il y a trente ans. D'ailleurs le titre en écoute cette semaine, longue odyssée mélodique, vous ferra vraisemblablement  pensez à un bon titre d'Abba, s'il en existe un.

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Music Go Music - Warm in the Shadows

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Tracklist

Music Go Music - Expressions (Secretly Canadian, 2009)

1.I Walk Alone
2.Thousand Crazy Nights
3.Light of Love
4.Reach Out
5.Explorers of the Heart
6.Love, Violent Love
7.Just Me
8.Warm in the Shadows
9.Goodbye, Everybody