François Floret (Route du Rock), l'interview bilan

Sur la base d'une programmation 2017 tout à fait affriolante, la Route du Rock aura tenu globalement ses promesses musicales tandis qu'éclatait le « fumiergate », mettant ainsi au grand jour les fortes tensions entre le festival et la mairie qui l'accueille après qu'un agriculteur a déversé du fumier sur ses terrains en guise de message de bienvenue aux festivaliers. Une situation de merde donc, obligeant l'équipe de la Route du Rock à envisager contre son gré un déménagement futur. Outre ces péripéties, on retiendra surtout que cet été, la RDR nous aura permis de prendre l'apéro en compagnie d'Arab Strap dans une forme éblouissante, de constater que The Jesus & Mary Chain est bien vivant et branché sur courant alternatif, que ce gredin de Car Seat Headrest a définitivement un foutu talent, qu'on aime ce branleur de Mac DeMarco qui arrive à nous faire chanter du Vanessa Carlton (MAKING MY WAYYY DOWNTOWWWN !!!) ou encore qu'il est bien trop tôt pour enterrer Interpol qui a rappelé à toute berzingue qu'ils possédaient une palanquée de bonnes chansons qui, contrairement à leurs auteurs, ne prennent pas une ride. Mention spéciale également pour notre chouchoute Helena Hauff qui aura injecté ce qu'il faut de rigueur électronique au bon moment. Quoi qu'il en soit, il convenait donc de faire le bilan avec François Floret, directeur du festival malouin, remonté comme une pendule mais toujours aussi motivé pour défendre sa RDR et continuer à écrire l'histoire d'un rendez-vous presque trentenaire et toujours vert. Bref, vivement l'an prochain, en espérant y respirer davantage d'embruns que de purin.

François Floret l'interview

Cette histoire de tas de fumier est devenue anecdotique une fois que la presse s'en est emparée, non ? L'agriculteur est devenu assez vite la risée de tous...

Pour le public fidèle du festival peut-être, ils viennent voir d’abord de super concerts. Mais hélas pas en local, où cela prend une autre tournure. Nous aurions sans doute dû nous taire et dire merci pour que cela ne dégénère pas. Nous nous devions pourtant d’expliquer le pourquoi d’une telle connerie. Hors de question que les festivaliers imaginent que nous étions responsables d’un tel accueil. Quelle symbolique...

Pour autant, cette affaire a agi comme un détonateur qui a mis à jour des conflits plus profonds. Pourquoi cette soudaine flambée de tensions si celles-ci existent depuis plusieurs années sans avoir provoqué plus de remous que cela ?

Parce que jusque là, les tensions permanentes avec cet agriculteur n’étaient pas vraiment visibles. On prenait beaucoup sur nous. C’était usant. Là c’est la provocation de trop et nous pensons que le maire est responsable parce qu’il a laissé les choses dégénérer. Ces conflits récurrents ne sont pas d’hier.

Il apparaît que le vrai problème se cristallise surtout autour de la relation qui vous oppose à Jean-Francis Richeux, maire de Saint-Père-Marc-En-Poulet, commune propriétaire du Fort Saint-Père. Celui-ci reproche notamment au festival d'en demander toujours plus sans contribuer financièrement à quoi que ce soit... Qu'en est-il ?

On a multiplié les réunions cette année pour justement aplanir les problèmes et nous pensions vraiment qu’elles pouvaient améliorer les choses. Mais les paroles n’ont jamais été concrétisées dans les faits et, pire, nous entendons de plus en plus souvent M. Richeux déclarer dans notre dos qu’il a hâte de nous voir partir du site, qu’on ne fait plus partie de ses projets, qu’on ne lui rapporte rien à part des emmerdes... Au bout d’un moment, c’est pesant. On lui demande de le dire en face et aux journalistes devant qui il n’a pas du tout le même discours. On a juste l’impression de perdre du temps en réunion et d’être manipulés (il ne pouvait soi-disant pas contrôler son ami d’enfance qui nous a déversé du purin). Quant au fait d’en demander plus, c’est surréaliste puisque, bien au contraire, tous les ans nous perdons de vieux acquis, des locaux (avant cette affaire, on nous a demandé d’enlever tout notre matériel stocké dans le Fort depuis des années dans une casemate – il n’y a plus rien de la RDR dans le Fort). Et le plus important : les gratuités dont nous bénéficions sont l’objet d’une convention passée avec la mairie de Saint-Père, Saint-Malo Agglomération et le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine dans le cadre des travaux effectués en 2015. Elles sont parfaitement connues et acceptées depuis l’élaboration de cette convention. Le reste, c’est de la com' pour ceux qui n’ont pas envie de réfléchir quand ils lisent l’article de JF Richeux. On n’a rien de plus que ce qui est écrit dans cette convention et celle, complémentaire, qu’on passe tous les ans avec la mairie - copiée-collée depuis des années.

Le maire vous invite à « aller voir ailleurs » si l'herbe est plus verte. Le festival a-t-il réellement les moyens de déménager ? Et n'y perdrait-il pas une part de son identité ?

Les moyens, oui... tout s’organise dans l’absolu. Perdre de son identité, c’est sûr. Mais il faut m’expliquer comment on peut organiser un festival sans terrains extérieurs (en 2018, JL Lecoulant nous refusera toujours ses champs et les autres terrains seront en culture) et dans une telle hostilité. Nous n’envisageons pas du tout de quitter le site mythique du Fort Saint-Père. Là-dessus, on est parfaitement d’accord avec notre public et tous nos partenaires. Après, même si je parle pour toute l’équipe (j’insiste !), mon rôle m’oblige à envisager le pire et réfléchir à un plan B. Ailleurs, forcément. Mais ne nous trompons pas, ce ne serait pas de notre initiative et de gaieté de cœur. Nous sommes insidieusement chassés du Fort depuis ces dernières années, surtout depuis 2015.

A contrario, que gagnerait la Route du Rock à déménager ?

Sans doutes des relations normales avec les accueillants, et de l’énergie.

Passée une convention courant jusqu'à 2020, le maire menace de vous réclamer des loyers pour les locaux et terrains environnants si vous êtes toujours là... Et l'atmosphère ne risque pas de se détendre beaucoup dans les années à venir, si ? Comment les choses peuvent-elles désormais rentrer dans l'ordre ?

Aucune idée. On l’a écrit (le communiqué est celui de toute l’équipe), nous avions besoin de vider notre sac mais sommes toujours positifs. La fin du communiqué précise que nous voulons impliquer les populations, prises en otage de ces pénibles conflits. J’ai cette année demandé à acheter 50 % de nos besoins en boulangerie/pâtisserie à Saint-Père (les autres 50 % à côté, à Châteauneuf) et je crois que l’épicerie de Saint-Père a invité les festivaliers à venir chez elle (sympa, c’est une première). Enfin, j’ai l’idée depuis des années de proposer un système Airbnb sur la commune de Saint-Père, qui permettrait de créer du lien entre les habitants et notre adorable public et, accessoirement, de gagner un peu de sous. Mais je pense que les gens de Saint-Père ne le savent pas parce qu’on nous refuse tout contact avec le conseil municipal. M. Richeux reste le seul filtre de communication, il ne parle pas de cela à ses concitoyens et raconte ce qu’il veut. En fait, personne ne nous connaît vraiment à Saint-Père !

Intéressons-nous davantage au contenu : quel bilan tirez-vous de cette édition qui a attiré cette année plus de 36 000 spectateurs, un gros chiffre pour la Route du Rock ?

Oui. Nous nous sommes rendu compte que depuis des années nous étions trop modestes et ne parlions que des entrées payantes du Fort. Ce chiffre correspond donc, à quelques centaines près, au nombre de visiteurs du jeudi au dimanche, sur l’ensemble des spots de la RDR, payants et gratuits. Ça reste malgré tout un chiffre important, le troisième meilleur de l’histoire du festival ! Nous sommes donc satisfaits même si on pouvait espérer plus avec une telle programmation.

Vous avez, je crois, presque doublé la ligne budgétaire pour la rémunération des artistes afin d'attirer plus de monde. Au final, et notamment d'un point de vue comptable, le jeu en valait-il la chandelle ?

Assurément, oui. On sera a priori équilibrés, le festival a retrouvé du peps, on a vu des concerts exceptionnels. Le seul regret, encore une fois, est de ne pas avoir fait encore mieux.

C'est l'arrivée du No Logo BZH, avec qui vous avez mutualisé vos installations, qui vous a permis un plus gros investissement sur les groupes ? Quid de ce partenariat si vous deviez bouger ailleurs ?

C’est une simple mutualisation. A priori une première (réussie) dans le monde des festivals ! Tout va bien entre nous. On fait actuellement les bilans ensemble. On verra comment évoluent les situations mais, de notre côté, nous sommes partants pour une seconde version en 2018.

Est-ce à dire que la survie du festival passe forcément par la venue d'artistes plus populaires, forcément plus chers ? Comment tenir dans ce cas l'équilibre entre l'exigence artistique qui caractérise habituellement le festival et velléités plus populaires pour appâter le chaland ?

Comme nous l’avons fait cette année. L’équilibre était parfait et tant les fidèles que les nouveaux festivaliers ont été scotchés (comme nous) par les équilibres et la qualité des concerts. L’essentiel étant de savoir bien mettre le curseur. Jusqu’où devons-nous faire des efforts et seront-ils au minimum équilibrés ? Et évidemment, les groupes respectent-ils bien l’ADN du festival ?

Le risque n'est-il pas de tomber dans une gémellité de line-up qu'on reproche à beaucoup de raouts estivaux ?

Non. Sûr à 100 %. Je n’ai pas vu de line up proche du nôtre cet été. Nous savons ce qu’est l’ADN de la Route du Rock et ce qui ne l’est pas.

Cette année, il y a eu finalement peu de musiques électroniques au Fort, à part la machine Soulwax et Helena Hauff. Est-ce une volonté ou purement conjoncturel ?

Il y a eu aussi Shadow et, dans l’électro-pop, Future Islands. Mais oui, je suis d’accord, il manquait une touche supplémentaire en électro. Ce n’est pas une volonté, on essaie toujours en priorité d’avoir des ovnis comme Soulwax mais il n’y en pas des milliers.

Pour vous, quel a été le meilleur concert de cette édition 2017 ?

Sans hésiter, Soulwax et Idles. Puis Thee Oh Sees, Helena Hauff et PJ Harvey. Mais c’est personnel.

Forcément, on est aussi obligé de vous demander votre plus grosse déception...

DJ Fumier.

Dans une interview (lire) qu'il nous avait donné après son passage en 2014, Baxter Dury avait fait part de son enthousiasme sur le festival en nous expliquant qu'il ressentait qu'il y avait une réelle « intention » ici. Comment expliqueriez-vous en mots cet état d'esprit, cette atmosphère particulière s'agissant du festival ?

Il a tout dit. Je cherchais à l’expliquer. C’est bien ça, il y a une véritable « intention ». Le festival est notre œuvre d’art, peaufinée dans tous ses domaines. La passion des organisateurs que nous sommes, additionnée à celle du public. Les artistes ne peuvent que ressentir cette fièvre collective et je pense que, souvent, ça transcende leurs shows et rend particulier leur passage chez nous. Ils en reparlent souvent en interview et autour d’eux, ce qui nous aide forcément à préserver l’identité du festival, sa grande spécificité.

Un dernier mot ?

On est totalement hallucinés des retours presse de la RDR. Un grand merci parce que c’est grâce à ceux qui comprennent bien notre quête du Graal, qu’on continue d’avancer contre vents et fumiers.


Hz Monthly Mixtape – September15

septembre

Chaque mois, la mixtape de la rédaction, à écouter et télécharger. Ce mois-ci, deux parties, north & south, à vous de choisir.

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Hz Monthly Mixtape - September15 PART NORTH

01. John Lemke - Kleinod
02. Angel Ho - Yah Cunt
03. Haf Haf - Kuro No Meiro
04. Skinny Puppy - Sleeping Beast
05. Helena Hauff - Spur
06. SNTS - le B1
07. Szeb - Gomb V2
08. Rrose - Purge
09. Ben Vedren & Pit Spector - Rave 3000
10. Jedsa Soundorom - Champagne (jef k Remix)
11. Positive Centre - Great Excavator
12. Ryo Murakami - Bias

Hz Monthly Mixtape - September15 PART SOUTH

01. Plapla Pinky - Appel
02. Night Court - Hector’s Crew
03. Crystalite Feat. Kristen - Cut By A Laser
04. S3A - Theuz Hamtaak
05. Savant - Shadow In Deceit
06. The Magic Valley Tarot Society - MVTS5
07. Shannon and the Clams - How Long?
08. Young Thug x Lotic - Halftime x Phlegm
09. Brookee Burnside - Freestyle 1
10. Lou Barlow - Nerve
11. Destroyer - Times Square
12. Blank Realm - Gold
13. Low - What Part Of Me
14. Cymande - Getting It Back
15. Here We Go Magic - Ordinary Feeling


Helena Hauff - Discreet Desires

A tout juste 25 ans en 2015, la musique ne peut s'envisager que d'une seule manière: embrasser tous les genres, sans aucune forme de limite, afin de goûter à tous les plats de ce gigantesque buffet sans fin. Depuis ses débuts quelque peu singuliers, une poignée d'années seulement après avoir enfin découvert les joies du digging sur le web, c'est ainsi que l'Hambourgeoise Helena Hauff a choisi d'opérer. Saisir fermement et avaler tout ce qui lui tombait sous la main, pour tendre toujours plus vers une synthèse maximale, un grand tout musical incarné dans une musique électronique bigarrée. En attestent la création récente de son label Return To Disorder, terre d'accueil de projets tout autant post-punk que techno, ainsi que ses propres productions discographiques qui la conduisent en cette rentrée 2015 a sortir chez Werkdiscs / Ninja Tune son tout premier LP : Discreet Desires.

Outre ses qualités de DJ capables de mélanges des genres savoureux, sur disque Helena Hauff a toujours fait montre d'une volonté d'embrasser une musique électronique aux contours assez larges, sans se borner à la techno pure et dure. Sa résidence au sein du fameux Golden Pudel, véritable zone de jeu, lui aura permis de définir à sa façon cette musique protéiforme qui habite le LP: cold wave électronisante, martelage indus ou quasi synth-pop sans chant,Discreet Desires semble s'incarner dans une multitude de personnages allégoriques, tous cousins entre eux mais qui ne manquent pas de se toiser du regard, dans ce semblant de cessez-le-feu glacial instauré d'un commun accord.

Au fond, ce premier LP au titre évocateur marque certainement une libération personnelle. La concrétisation d'un instant de confession d'une Helena Hauff sereine qui se moque ouvertement des chapelles. Plus rien n'a d'importance lorsque l'on en vient à trouver sa voie; celle qui fait d'elle aujourd'hui l'une des véritables sensations d'une électro européenne en souffrance après le faste techno poussé à l'écœurement ces dernières années. Ici, les productions, aux relents 80's évidents, n'en restent pas moins singulièrement modernes et fraîches, poussant étonnamment sur le devant de la scène les mélodies débridées aux synthés plutôt que la sacro-sainte prédominance du beat 808 martelé jusqu'à plus soif, véritable dogme musical de notre époque, s'il en est. En résultent quelques véritables bombes marquantes, à l'instar de l'hypnotique L'Homme Mort, des envolées quasi 8-bits de Tryst ; voire de la tentative de murmures transformés en râles contrôlés de l'angoissant Sworn To Secrecy Part II.

Pas étonnant qu'Helena Hauff ait choisi, pour accueillir Discreet Desires, l'une des écuries européennes les plus à même de bâtir des ponts entre les puristes de la musique électronique des 30 dernières années et un grand public curieux des nouvelles sensations indépendantes et singulières. Charismatique sur scène, Helena Hauff trouve ici une seconde voie, plus éloignée du club mais loin d'être dénuée d'intérêt. Quelques mois seulement après un A Tape de qualité chez Handmade Birds, la voici qui confirme que 2015 est belle et bien son année. Celle où elle parvient à confirmer qu'en 2015 tout ne s'arrête pas à la porte du club, qu'il est possible de faire vivre sa musique en plein jour, ramenant à sa juste place le juge de paix nommé « dancefloor », sans pour autant paraître déconnecté des réalités de la hype musicale du moment.

Audio

Tracklist

Helena Hauff - Discreet Desires (Werkdiscs / Ninja Tune, 4 septembre 2015)

1. Tripartite Pact
2. Spur
3. Sworn to Secrecy Part I
4. L’Homme Mort
5. Funereal Morality
6. Piece of Pleasure
7. Tryst
8. Sworn to Secrecy Part II
9. Silver Sand & Boxes of Mould
10. Dreams in Colour


Helena Hauff - Sworn To Secrecy Part II

Sworn To Secrecy Part II

La date est calée et fait espérer avec un certain bonheur la rentrée. La foudroyante Helena Hauff sortira son premier véritable album, le bien nommé Discreet Desires, aussi intimiste qu’introspectif, avec pour la première fois quelques vocalises parsemant les textures analogiques, le 4 septembre prochain, et ce, via Werkdiscs et Ninja Tune. Autant dire que la résidente du Golden Pudel et la responsable des excellents maxi Shatter Cone (lire) et cassette A Tape (lire) s'apprête a franchir un grand pas vers une renommée qui lui tend justement les bras. Premier extrait, Sworn To Secrecy Part II s'écoute via le footage ci-après en lecture.

Vidéo

Tracklisting

Helena Hauff - Discreet Desires (Werkdiscs / Ninja Tune, 4 septembre 2015)

01. Tripartite Pact
02. Spur
03. Sworn to Secrecy Part I
04. L'Homme Mort
05. Funereal Morality
06. Piece of Pleasure
07. Tryst
08. Sworn to Secrecy Part II
09. Silver Sand & Boxes of Mould
10. Dreams in Colour


HZ MONTHLY MIXTAPE – MARCH15

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Chaque mois, la mixtape de la rédaction, à écouter et télécharger.

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Hz Monthly Mixtape - March15

01. Moral - Frosty Nights
02. Skizzy Mars feat. Phoebe Ryan - The City
03. Chief Keef - Himalayas
04. Jimmy Whispers - Heart don't know
05. Dean Blunt - Grade
06. Buvette - The Goodbye Party
07. Early One - Earth
08. Television Set - Drawings on a bus
09. Blackmail - Dur au mal
10. The Wolf under the moon - Unreality
11. A Place to bury strangers - Now it's over
12. Fit of Body - Walking
13. Legowelt - The sea is so silent
14. PG.99 - By the fireplace in white
15. Shlømo ‎– Rechaïm
16. PVNV - Intrasolaar (Shlømo Remix)
17. Gordon - Line 93
18. Uncto - Judas Cradle (ORPHX Remix)
19. Helena Hauff - The Bean field and the Gods
20. Blanck Mass - Dead Format


Helena Hauff - The First Time He Thought, He Died

Helena Hauff - Lex Tertia 2On ne le répétera jamais assez, mais tout ce qu'entreprend discographiquement ou scéniquement Helena Hauff se transforme mécaniquement en or, ou presque. Alors qu'elle sera vendredi prochain à la Machine aux côtés d'I-F, fondateur de la radio Hollandaise Intergalactic FM, Legowelt et Gesloten Cirkel (concours) - pour ce qui restera comme l'un des line-up les plus excitants de l'année - , l'Hambourgeoise dégoise un premier extrait de son second EP sur Werkdiscs après l'inaugural Actio Reactio qui a littéralement jeté les bases de sa techno si avidement ancrée entre résonances industrielles et fractales rythmiques post-punk. Intitulé martialement Lex Tertia, conçu telle une suite au précédent avec notamment deux nouvelles versions d'Actio Reactio et annoncé pour le le 30 mars prochain, ledit EP est pitché par une vidéo accompagnant le conclusif The First Time He Thought, He Died, somme d'images VHS montrant un bateau s'esquinter en mer et n'ayant d'autres intérêt que de concentrer l'attention sur la relative et trouble quiétude du morceau. Ne s'arrêtant jamais en si bon chemin, celle qui vient de lâcher le 23 février dernier un premier album déjà épuisé sur l'Américain Handmade Birds (lire), annonce déjà un nouveau maxi sur Werkdiscs qu'elle promet très différent.

Vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=LKKgZMrFK7E

Tracklisting

Helena Hauff - Lex Tertia EP (Werkdiscs, 30 mars 2015)

01. Drowning Demons
02. The Bean Field and the Gods
03. Reaktion I
04. Reaktion II
05. The First Time He Thought, He Died

Helena Hauff - Lex Tertia 3


TOP 10 SOTW

Best of 2014 by hzPlutôt que de creuser les fonds de cuve, et malgré quelques banderilles de fin de parcours, on a jeté sur le papier un top 10 des morceaux OTW parmi les cinquante-deux de l’année écoulée. Soit un regard oblique sur notre bilan 2014 (lire). Bonne écoute.

Audio

01. Helena Hauff – Shatter Cone (lire)

02. Saåad – New Helicon (lire)

03. Leave Things – Atonementb (lire)

04. Police Des Moeurs & Essaie Pas – Split 12″ (lire)

05. Lumerians – Hook For An Eye (lire)

06. Femminielli – O Sodoma (lire)

07. Aloa Input – Anysome RMX (lire)

08. Paulie Jan – Tesla EP (lire)

10. The Royal Family and the Poor – The Temple of the 13th Tribe (lire)


Helena Hauff - Shatter Cone

HauffL'Allemande Helena Hauff, à la dégaine de Mercredi Adams, va enflammer le Petit Bain le 7 novembre prochain aux côtés d'Unit Moebius, Clément Meyer et au sein d’Hypnobeat (Event FB). Une certitude que seuls les présents pourront constater mais que le maxi Shatter Cone, récemment paru sur le label suisse Lux Rec, préfigure tout en densité, taillant dans les machines analogiques l'épure d'une techno à la fois sombre, martiale et addictive, avec un morceau introductif en forme d'Everest brut de décoffrage. Sortant bientôt un EP encore plus obscur sur le premier label à avoir accueilli ses mélodies crasses et rugueuses, Werkdiscs, la résidente d'Hambourg va bientôt jeter les bases de sa propre structure, , avec les LP de Children Of Leir et Morah. En attendant, écoute intégrale de Shatter Cone.

Bleak Future w/Helena Hauff, Clément Meyer, Unit Moebius et Hypnobeat le 7 novembre au Petit Bain. Les places sont à choper via ce lien.

Audio

Tracklisting

Helena Hauff - Shatter cone
Helena Hauff - Shatter cone EP (Lux Rec, 23 octobre 2014)

01. Accidie
02. Hiemal Quietus
03. Severe Slash
04. Furthermost Nevermore