Doomsquad - Pyramids on Mars

Deux ans après leur luxuriant premier album Kalaboogie (lire), le trio Canadien Doomsquad reprend ostensiblement les affaires là où il les avaient quitté, dans le prisme d'une nébuleuse ethno-électronique chapardant à tous les râteliers pour exhumer ses propres incantations mélodiques. Allie Blumas, Jaclyn Blumas et Trevor Blumas ne peuvent être plus clair sur Total Time, à paraître via Bella Union et Hand Drawn Dracula le 29 avril prochain, dans le refus de toute classification trop aisée, préférant, auréolés de quelques certitudes, laisser libre court à leur inspiration, leur affect et inévitablement à leur cosmologie, enfantant par là même avec ce disque une créature polymorphe et euphorisante que n'auraient aucunement renié les maîtres Rainbow Arabia et Gang Gang Dance - aujourd'hui dépassés dans cette science du syncrétisme. Après avoir révélé Solar Ass en février, dédié à un âne, les Doomsquad ont récemment laissé filtrer une mise en images bien pétée de Pyramids on Mars, signée Ghostprom & Trevor Blumas, dont on ne préjugera pas la signification mystico-chamanique.

Concours

Le 20 prochain, Doomsquad sera en concert à Paris au Klub en bonne compagnie de Mlada Fronta, Faar et Hante (Event FB). On fait gagner deux places. Pour tenter votre chance, rien de plus simple : envoyez vos nom, prénom et un mot d'amour à l'adresse hartzine.concours@gmail.com ou remplissez le formulaire ci-dessous. Les gagnants seront prévenus la veille du concert.

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Vidéo

Tracklisting

Doomsquad - Total Time (Bella Union / Hand Drawn Dracula, 29 avril 2016)

01. Who Owns Noon in Sandusky?
02. Pyramids on Mars
03. Collective Insanity
04. It's the Nail that Counts, Not the Rope
05. Solar Ass
06. Farmer's Almanac
07. The Very Large Array
08. Eat the Love
09. Russian Gaze


Vallens - Dark Tunnel

Vallens - Dark Tunnel

La très glamour Canadienne Robyn Phillips dévoile un peu plus son projet Vallens qu'elle porte sur ses frêles épaules avec l'aide additionnelle de Josh Korody que l'on retrouve dans Beliefs (lire) et Wish (lire). Dégoisant un shoegaze à la patine éthérée et au charme langoureux, quoique distant, la résidente de Toronto ne cache pas sa fascination pour l'oeuvre filmique de David Lynch, la vidéo de la très mélancolique Dark Tunnel, à découvrir ci-après et réalisée par Adam Seward, y faisant d'ailleurs implicitement référence. Fomentant un long format avec Jeff Berner de Psychic TV dans le studio Galuminimfoil de Brooklyn, à paraître via le canal historique Hand Drawn Dracula (lire) au printemps 2016, Vallens s'invite à nos oreilles tel un énième remugle nébuleux et hypnotique émanant d'Ontario. Mais pas des moindres.

Vidéo


Rolemodel - Claire

rolemodel26

Après une poignée d'EPs et un LP autoproduit, le sémillant Before Then Was Now divulgué en juin 2013, le Canadien Jordan Allen a enfin trouvé chaussure à son pied pour son groupe Rolemodel en la personne de James Meija et de son label Hand Drawn Dracula (lire) qui vient de faire paraître le 28 avril dernier son ultime effort, Claire, à écouter ci-après en intégralité. Sculptant ses mélodies pop atmosphériques au moyen d'une lead guitar fluette (Claire, Who You Know) ou perçant dans un halo de synthétiseurs à grandes envolées lyriques (Teen Idol, Trans Canada Misery), l'originaire de Toronto n'hésite pas à libérer l’électricité quand il s'agit d'enquiller ses refrains ou ralentir gravement le tempo (Cruel Intensions). Et histoire de jouer avec un certain brio la carte de la famille, Rolemodel ne s'est pas fait prier pour inviter Jesse Crowe, moitié de Beliefs (lire) et jouant en solitaire sous le patronyme de Praises, sur le conclusif Until grimant de ses saturations quelques cimes shoegaze sur les alambics dream-pop du groupe. Quoi de mieux que de mélancoliques sucreries glacées à l'heure d'une canicule transformant la ville en étuve ?

Audio

Tracklisting

Rolemodel - Claire EP (Hand Drawn Dracula, 28 avril 2015)

1. Claire
2. Teen Idol
3. Trans Canada Misery
4. Who You Know
5. Cruel Intensions
6. Until (feat. Praises)


Wish - Wish

Il faut se rendre à l’évidence : les réseaux sociaux sont devenus aujourd’hui aussi indispensables qu’haïssables. La vrai (r)évolution d’Internet se trouve assurément au cœur de ces lieux de partage qui ont fait évoluer notre soif de connaissance et de découverte de la recherche personnelle et intimiste à l’échange sans limite avec autrui. Pour ne parler que du quatrième Art, utilisés de manière constructive et intelligente dans ce domaine artistique, ils sont les vecteurs les plus rapides et pragmatiques nous permettant d’alimenter notre boulimie constante en matière de musique. Mais force est de constater qu’ils ont également favorisé l’émergence de la critique « facile », celle qui ne se nourrit de rien sinon d’un simple ressentiment, cette fameuse aptitude à juger une œuvre au gré de ses humeurs et de son égo décidant de sacrifier toute forme d’objectivité et de recul sur l’Autel de l’immédiateté. Ah, ces fameux défenseurs du « bon goût »… cette notion derrière laquelle ces esthètes de lard se réfugient afin de tout légitimer… et donc par adéquation ne rien argumenter.

La découverte de l’album inaugural et éponyme des Canadiens de Wish sorti sur l’excellent label Hand Drawn Dracula permettrait sans aucun doute d’assouvir les pulsions de ces chroniqueurs en gerbe. En effet, ici, point de simulacre tant les références à Deerhunter sont clairement assumées, l’inspiration de ce premier essai oscillant en majeure partie entre les mélodies envoûtantes de Microcastle et l’aridité de Monomania. Cependant, ami hater qui confond trop souvent cynisme et trait d’esprit, ne te hâte pas trop vite de crier au pompage merdique après avoir écouté distraitement les deux premiers morceaux de ce disque aussi rafraîchissant qu’enthousiasmant. Car en effet, si le groupe de Bradford Cox avait eu le génie de raviver les fantômes de Neu!, allant contre toutes tendances et aspirations du moment, la formation de Toronto, quant à elle, possède le talent suffisant pour rendre hommage à son glorieux modèle sans pour autant tomber dans la surenchère ou la pâle copie.

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Wish

Photos © Scarlett Rose

Si l’introductif The Days, immense clin d’œil à Cover Me Slowly, morceau d’ouverture de Microcastle, plante rapidement le décor, la suite démontre cependant que Wish possède bien d’autres arguments à mettre en valeur. Tout d’abord la faculté d’écrire des morceaux au format plus traditionnel pouvant légitimement s’octroyer le titre de tubes potentiels, en témoignent Nothing To Say ou encore All The Time avec leurs airs de classiques à l’attachante indolence sous couvert d’imparables mélodies… du Yuck en mieux, en somme. Et quand il s’agit de varier les plaisirs avec intelligence et à-propos, ce sont d’autres invités de marque qui s’invitent à la table de ce festin sonore. Slacker qui l’air de rien revisite le versant contemporain de la discographie de Sonic Youth, moins bruitiste et plus mélodique, tel qu’il avait éclaté au grand jour au travers de Rather Ripped avant que Waiting On aux aspirations sensorielles aussi douces que suaves contrebalancées par des breaks agressifs et un final d’une rare intensité nous ramène à Deerhunter. Autres réussites de cet essai qui joue donc la carte de la rupture dans la continuité, Unknows, aux fines touches psychédéliques, porté par une basse sous tension qui lorgnerait presque du côté de Spacemen 3, Retro Grade, n’hésitant pas à réduire quelque peu la vitesse afin de nous embarquer dans une lancinante et obsédante virée nocturne, ou encore l’énorme instrumental Frances In Space, course effrénée de pas moins de cinq minutes dont on sort difficilement indemne. Au final, trente-sept minutes de pure délectation sonore par l’entremise de compositions d’une efficacité redoutable alliant classicisme et audace, que demander de plus ?

Après la claque reçue l’année dernière avec Beliefs, Hand Drawn Dracula enfonce ainsi de fort belle manière le clou par l’intermédiaire de Wish. Il serait particulièrement dommageable que cette formation n’accède pas à un peu plus de reconnaissance. Puisse cette humble chronique faire en sorte d’attirer l’attention de quelques curieux, non pas dépositaires de la bien pensée moralisatrice et réactionnaire mais d’une certaine forme d’ouverture d’esprit constructive, susceptibles de relayer l’intérêt qu’indéniablement cette formation mérite qu’on lui porte. En toute logique, c’est bien évidemment tout le mal qu’on lui souhaite.

Audio

Vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=9LCbnyZ7Lus

Tracklist

Wish - Wish
Wish - Wish (Hand Drawn Dracula, 2014)

1. The Days
2. Nothing To Say
3. Slacker
4. Retro Grade
5. Frances In Space
6. All The Time
7. Waiting On
8. Unknows
9. Only Wondering


Doomsquad - Kalaboogie Twice Me

doomsquad - kalaboogie twiceSi le LP Kalaboogie de Doomsquad n'est pas passé inaperçu cette année, délayant un son ethno-électronique aux confins d'une fantasmagorie du rituel (lire), il s'avère inutile de palabrer des plombes pour assurer que l'album de remixes dévoilé aujourd'hui par le label Canadien Hand Drawn Dracula est une véritable mine pour tout amateur de pop pétés, déstructurés et bigarrée, puisqu'une pelletée d’artistes nourris au sirop d'érable ont prêté main forte au trio pour le rendre indispensable dont Slade Robbie de Humans, Graham Walsh d'Holy Fuck, Lee Paradise de Hooded Fang et Phèdre), Sibian & Faun et Kit Grill. A écouter ci après et à télécharger par .

Audio


Hand Drawn Dracula - XIV

hdd037Alors oui, ce n'est pas les vidéos qui manquaient cette semaine, mais comme on est aussi à la ramasse que la plupart d'entre-vous - entre prémisses de l'été et les grosses claques de la fin du printemps - on en réchauffe une - celle de Bilingual signée du trio dream-pop de Toronto RLMDL - pour servir comme il se doit la très recommandable compilation éditée par les labels Canadiens fréres Hand Drawn Dracula et Artificial Records dont on a de cesse de vanter les mérites (lire). Distribuée sous format cassette lors d'un show new-yorkais des deux entités, avec entre autres Beliefs, Cousins, Bishop Morocco, Weeknight ou Doomsquad au programme, ladite compilation est à choper par et à écouter en intégralité ci-après. Prends ça le soleil.

Vidéo

http://youtu.be/SzIWyOaVxds

Compilation

Tracklisting

Hand Drawn Dracula - XIV (HDD, 24 juin 2014)

A1. Breeze - Dolls
A2. Cousins - Ocean
A3. Dusted - Property Lines
A4. Beliefs - Catch My Breath
A5. Bishop Morocco - Last Year’s Disco Guitars
A6. RLMDL - Bilingual
A7. Weeknight - Honey
A8. Tiers - These Days
B1. Doomsquad - Ovoo
B2. Shugo Tokumaru - performs Lovely Allen
B3. Praises - Breathing In
B4. Wish - Retro Grade
B5. Greys - Dodgson
B6. By Divine Right - Zoomies
B7. Brian Borcherdt - Coyotes
B8. Bruce Peninsula - As Long As I Live


Praises - EP (FULL STREAM PREMIERE)

Praises by tess parksSi Josh Korody et Jesse Crowe marchent avec Beliefs (lire) dans les pas de Ride et Slowdive - tout en conservant un songwriting pop luminescent - cette dernière, à l'heure de composer en solitaire sous le patronyme de Praises, s'éloigne des tempêtes de larsens et autres murs de distorsions afin de délayer des compositions sensibles, à fleur de peau, à mi-chemin entre dream pop langoureuse et sémillante freak folk. Plus Anglaise que Canadienne dans son approche, Jesse Crowe aligne sur un premier EP éponyme paru le 15 avril dernier sur Hand Drawn Dracula (lire) quatre morceaux rendant grâce à son timbre de voix titillant celui d'une Patti Smith assagie - particulièrement sur The Devil - et maîtrisant sans fioriture tout autant l'art de la balade printanière avec l'introductive Breathing In - rappelant les sœurs Haden et un That Dog en version débranchée et qui bénéficie d'une gracile mise en images co-signée par James Mejia et Henry Samson - , que celui de la mise en tension poussée à son extrême sur Way Back When. Le tout est en écoute ci-après.

Vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=mNSz6niL29c

Audio (FULL STREAM PREMIERE)

Tracklisting

Praises EP
Praises - EP (Hand Drawn Dracula, 15 avril 2014)

01. Breathing In
02. Way Back When
03. The Devil
04. Confessor


Doomsquad - Kalaboogie

De loin, le trio canadien Doomsquad fait penser aux doux dingues de Rainbow Arabia ou Gang Gang Dance. Mais de loin seulement, car leur ethno-techno ne fait pas dans le bariolé sinon dans une sorte de chamanisme obscurantiste, délayant une anthropologie auditive multiculturelle - lorgnant aussi bien du côté des reliques gothiques, des traditions aborigènes nord-canadiennes ou de la sorcellerie africaine - pour hanter d'hypnotiques ondulations sonores caréné d'une basse profonde, raclant la gorge. Après un premier EP digital annonçant la couleur, Eternal Return (lire), le groupe, dressant un pont entre Toronto et Montréal, vient de faire paraître son premier LP Kalaboogie, à écouter ci-après en intégralité, via Hand Drawn Dracula (lire) et l'anglais No Pain In Pop. A la fois déstructuré, fantasmagorique et obsédant, celui-ci ne fait qu'annoncer de la meilleure des manières sa tournée européenne de mai en bonne compagnie de Weeknight (lire).

Audio (FULL STREAM)

Tracklisting

Doomsquad - Kalaboogie (Hand Drawn Dracula / No Pain In Pop, 25 février 2014)

01. When the Dead Become Infants
02. Head Spirit (for our Mechanical Time)
03. DisrememberDismember
04. Waka Waka
05. Kalaboogie
06. Born from the Marriage of the Moon & a Crocodile
07. Eternal Return
08. Ovoo


Doomsquad - Ovoo

Après l'EP Eternal Return (lire), le trio canadien Doomsquad sortira un album en février 2014 intitulé Kalaboogie. Et si Allie, Jaclyn et Trevor Blumas n'auront pas la possibilité d'esquisser scéniquement le potentiel magnétique de celui-ci, nimbé de brume et taillé dans le mystère, à l'Espace B - étant fermé administrativement jusqu'au 7 décembre - , il catapulte nos regrets à l'image le temps d'une cryptique vidéo réalisée par Chris Boni du single Ovoo. Sépulcral et envoûtant, le LP co-réalisé par le Canadien Hand Drawn Dracula (lire) et l'Anglais No Pain in Pop s'annonce magistralement. Seul doute, la teneur de leurs incantations païennes.

Vidéo

http://youtu.be/uECjeVSopfM

Audio


V.A. - Milkin' It (PREMIERE)

milkin-it-cover-1500xRien ne sert d'être un observateur avisé des grandes tendances discographiques mondiales - cette merde doit sûrement exister d'ailleurs - pour se rendre compte d'une chose : Nirvana et sa concise, mais détonante, contribution à l'histoire du rock n'a pas été totalement pillé, vampirisé, dépouillé de sa substance, vulgarisé et gadgétisé. Certes oui, ce bon vieux Kurt a été bouffé à toutes les sauces - de l'icone incomprise et végétative à celle canonisée à bout pourtant par ses propres soins - , mais le patrimoine musical du trio, ayant réussi à imposer Seattle sur la carte étasunienne, n'est pas encore tombé dans l'escarcelle d'un savant fou ayant eu le bon goût de confier l’entièreté du catalogue à la reprise d’opérette contre royalties. Shakira chante du Cabrel mais toujours pas de Cobain. C'est déjà ça. Les morceaux issus de Nevermind comme d'In Utero pèsent de leur naturelle force, aura, pour décourager toute reprise hors-contexte. Proche du crime de lèse-majesté même pour un type qui, lui, se plaisait bien à se réapproprier les chansons des autres - et l'album Unplugged en compte une chiée. Mais In Utero à 20 ans et il fallait bien qu'il y ait quelque chose d'un peu plus authentique qu'une version Deluxe à 150 dollars pour marquer le coup. Ce supplément d'âme dans la commémoration procède étonnamment de Toronto, où plus d'une quinzaine de groupe réunit par le label Hand Drawn Dracula et les groupes Wooden Sky et Greys ont conjugué leurs forces pour faire naître cette compilation tribute, Milkin' It, à récupérer contre un email à cette adresse. Histoire pour eux de se manifester telle une scène rock aussi hétérogène qu'intégrée - comme l'était alors celle de Seattle et Olympia à l'époque - , mais aussi et surtout marquer leur attachement à ce disque hors-du-commun, n'ayant pris une ride si ce n'est celle de nos oreilles défraîchies. Comme on peut s'y attendre avec ce type d'exercice de style, il y a du bon, du moins bon et parfois du très bon. Notre tiercé : Odonis Odonis, Breeze et Absolutely Free. A noter que la pochette collage est signée James Mejia, instigateur d'un label présenté l'année passée dans nos colonnes (lire).

Audio

Tracklisting

V.A. - Milkin' It (Hand Drawn Dracula, 7 octobre 2013).

1. Breeze - Serve The Servants
2. Greys - Scentless Apprentice
3. Beliefs - Heart-Shaped Box
4. Ostrich Tuning - Rape Me
5. Fresh Snow & Julie Fader - Frances Farmer Will Have Her Revenge
6. Lowell Sostomi - Dumb
7. Teenanger - Very Ape
8. Absolutely Free - Milk It
9. Weather Station - Pennyroyal Tea
10. Odonis Odonis - Radio Friendly Unit Shifter
11. Hooded Fang - Tourette’s
12. Wooden Sky - All Apologies
13. Doomsquad - I Hate Myself And Want To Die
14. Milk Lines - Sappy
15. Hsy - Moist Vagina
16. Tess Parks - Marigold


Tiers - Winter (PREMIERE)

Tiers, paradoxalement, est un duo canadien, réunion de Jennifer Mears et Glenn Maryansky, échappé des New-Yorkais de Cult of Youth (lire). Croisant linéarité synth-pop, lové dans d'épaisses nappes de claviers, et sonorités industrielles émanant d'une guitare en pointillés sur les sept morceaux que compte Winter, leur premier LP à paraître fin 2013 via Artificial Records - structure adossée à Hand Drawn Dracula et comptant dans ses rangs Dream Affair (lire) -, le duo étire avec singularité un halo à la fois sombre et pénétrant, par le biais d'intimes et occultes incantations. Un peu à la manière de Trst, Tiers tisse le piège néo-gothique parfait - recouvrant d'un vernis noir chaque parcelle de mélodie - dont se détache quelque peu la mise en images symbolico-virginale signée Adam Christopher Seward, à forte teneur capillaire, du morceau-titre Winter - à découvrir ci-après.

Vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=u9qCodwUzq8


Breeze - Dolls

Breeze-DollsComme on pouvait s'y attendre, Breeze - ou le side-project de Josh Korody de Beliefs que l'on a évoqué l'année passée à l'occasion d'un très bel 7" EP (lire) - prend de l'ampleur. Après n'avoir été qu'une simple passade de compositeur en transit, puis projet doux dingue d'amis en bourlingue, Kyle Connolly et Shawn Dell rejoignant l'affaire, Breeze devient un véritable groupe avec le ralliement du bassiste Dustin Hawthorne (Hot Hot Heat) et l'enregistrement par Leon Taheny (Owen Pallet, Dusted) d'un LP à paraître sous peu via Hand Drawn Dracula (lire). L'onirique et brumeuse Dolls - mise en images ci-après par Adam Christopher Seward - bénéficie d'une relecture inédite et vrombissante, signée d'un Ricardo Tobar en pleine bourre (lire). Entre les deux, nos coeurs balancent - et c'est tant mieux.

Vidéo

http://youtu.be/wn32oIM6FAA

Audio


Doomsquad - Eternal Return

DoomsquadLe trio canadien Doomsquad offre, avec Eternal Return, la texture sonore idoine pour l'interprétation quasi mathématique de celle-ci par l'image : l'algorithme créé par Steve Reaume - connu pour ses projections vidéos - révèle la patine à la fois sombre et pénétrante de ce morceau oscillant entre ambient techno et caresse synthétique. À mille lieux de cette reprise couillue et électro-dub de Riders on the Storm. L'EP éponyme est disponible via la doublette, toujours raffinée, constituée d'Artificial Records et Hand Drawn Dracula - déjà pourvoyeur de Dream Affairs (lire).

Vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=GK9Aobre_UY&feature=youtu.be

Audio

Tracklist

Doomsquad EP (Artificial Records / Hand Drawn Dracula, juillet 2013)

1. Born from the Marriage of the Moon & a Crocodile
2. Eternal Return
3. Riders on the Storm


Beliefs - Long Wings

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Si l'on a récemment évoqué le duo shoegaze Beliefs, à l'occasion de la très réussie vidéo de Lilly (lire) extraite d'un album éponyme paru le 3 mars dernier, leur label de toujours Hand Drawn Dracula (lire) vient, pour sa cinquième bougie, de dévoiler un split EP co-signé avec Greys, autre groupe de Toronto. Comme quoi, on n'est pas les seuls à avoir cinq ans et à fêter ça (Event FB). Squattant toujours les chapelles propres à Jesus & Mary Chain, Ride ou Slowdive, Josh Korody et Jesse Crowe durcissent le ton et la cadence et font résonner, dans l'étourdissement de leurs saturations, une sémillante pop-song aux relents d'hiver. La vidéo de Carousel, réalisée par Benjamin Portas, est elle tirée du précité album co-réalisé par Hand Drawn Dracula et No Pain In Pop.

Audio

Vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=XomuRL00NRQ&feature=player_embedded

Tracklist

Split Beliefs / Greys (Scion Sessions & Hand Drawn Dracula, 24 mai 2013)
01. Beliefs - Long Wings
02. Greys - Dodgson


Beliefs - Lilly

Après le single cassette Catch my Breath paru en novembre de l'année passée, et révélant autre chose qu'un copié/collé référencé et désuet dans la cuisine shoegaze de Beliefs, les labels Hand Drawn Dracula (lire), Manimal et No Pain in Pop viennent de sortir le 3 mars dernier le premier long format des Canadiens confirmant cette disposition à insuffler, dans un halo de saturations blêmes, un sémillant songwriting, à la fois honnête et pénétrant, rappelant les meilleures heures de The Pains of Being Pure at Heart (lire). Né de la rencontre de Josh Korody - officiant également dans Breeze (lire) - et de Jesse Crowe - artiste pluridisciplinaire et tenancière d'un salon de coiffure à Toronto -, en novembre 2010 autour de quelques monuments du genre, schématiquement de Slowdive à My Bloody ValentineBeliefs est le résultat d'un dialogue créatif rigoureusement égalitaire, chacun des deux apportant à part égale sa pierre à l'édifice, tant au niveau des textes que des compositions. Ce que figure métaphoriquement la transposition à l'image de Lilly, signée Benjamin Portas & Ivy Lovell.

Vidéo

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