The Psychotic Monks - Silence Slowly And Madly Shines (PREMIERE)

Au centre des préoccupations des Psychotic Monks, l'expérience psychique. Pourvu qu'elle soit forte, torturée et qu'elle laisse une trace indélébile dans la nôtre. Le quatuor parisien n'a qu'un seul but, en mettre plein la gueule, fort d'une transe ténébreuse et d'un psychédélisme noir soutenu qui puise sa source au plus profond de nous-mêmes. Plutôt qu'un road trip à la cool effectué en sandalettes à bouffer de la poussière sur une piste bordée de cactus, les Psychotic Monks tracent la route d'un grand voyage intérieur à bord de machines puissantes, à plein régime. Leur premier album, Silence Slowly And Madly Shines, éprouve le chaos - et prédit la fin du monde le 21 avril chez Alter K. Le paranoïaque Sink transcende l'album, l'auréole d'électricité. La matière musicale s'apparente ici à du magma en fusion qu'on ingèrerait ipso facto, la cervelle cramée par un nombre de volts qu'on ne serait plus en mesure de quantifier : Wanna Be Damned (Punk Song). On flirte avec la folie, ou plutôt la fascination de la névrose, à travers les dix titres de ce premier album qui lancine, enrage ou exulte. Il faut bien le dire, ce premier effort des Psychotic Monks surprend et embarque vers une conscience sauvage, à ras bord d'une furie sourde (The Bad And The City Solution) qui s'ébroue à la faveur des cordes bien triturées du groupe, pas nécessairement plus bruyantes mais nettement plus intéressantes.

Audio (PREMIERE)

Tracklist

The Psychotic Monks - Silence Slowly And Madly Shines (Alter K, 21 avril 2017)

01. Part 1 - As A Burning And A Fever
02. It's Gone
03. Wanna Be Damned (Punk Song)
04. Part 2 - Squeak Of Gravels
05. Sink
06. When I Feel
07. Part 3 - Transforming
08. The Bad And The City Solution
09. Part 4 - Those Twisted Things
10. Walk By The Wild Lands


Kid Francescoli - Mr Know It All Bolivard Remix (PREMIERE)

Kid Francescoli

Depuis maintenant plus de cinq ans, le label Alter K, maison-mère de notre Bernard Fèvre national (lire), compile à tout va ce que la pop à consonances marginales et originales compte de représentants, qu'ils soient étrangers ou Français, Parisiens ou Marseillais. Il en va de Kid Francescoli, par ailleurs musicien au sein d'Oh! Tiger Mountain (lire), qui vient signer sa présence au sein de la huitième collection estampillée Seriously, Eric? d'un rafraîchissant remix du morceau Mr Know It All - extrait de With Julia, dernier album en date du provençal - par l’exotique Simon Bolivard. Illuminant de sa langueur électronique une compilation disponible dès le 30 octobre prochain, notamment via Colette, et au sein de laquelle on peut retrouver pêle-mêle Fool's Gold, Black Devil Disco Club ou encore Martin Mey et Husbands, Kid Francescoli se produira comme fait exprès au Pan Piper à Paris ce mercredi 21 octobre (Event FB). Histoire de se mettre dans le bain, somme toute estival, de ce Seriously, Eric? #8 une release party est organisée par le label le 6 novembre au Motel (Event FB).

Audio (PREMIERE)

Tracklisting

V.A. - Seriously, Eric? #8 (Alter K / La Baleine / Idol, 30 octobre 2015)

01. Husbands - Dream
02. Mozambo & Basic Tape - Bright Side (Feat. Julia Church)
03. Kid Francescoli - Mr Know It All (Bolivard Remix)
04. Fool's Gold - I'm In Love (Poolside Remix)
05. Vaudou Game - Pas Contente (Feat. Roger Damawuzan)
06. Casablanca Drivers - La Ola
07. Scratch Bandits Crew - Do It Do It (Feat. Gavlyn, Oh Blimey)
08. Charles X - Fork In The Road
09. Møme - Aloha (Feat. Merryn Jeann)
10. Black Devil - H Friend (Sparrows Remix)
11. Violet Swells - Into The Ether
12. Victorine - Désunis De L'Univers (Plaisir De France Remix)
13. My Dear - Standing In This Dream
14. InShape - Body Language (Feat. Raveena Aurora)
15. Ménage À Trois - Bobby's Prism
16. Martin Mey - Running Child (French 79 Remix)

Kid Francescoli tournée

21 octobre - Pan Piper - Paris
22 octobre - La Fourmi - Limoges
03 décembre - L’Épicerie Moderne - Feyzin
09 décembre - La Lune des Pirates - Amiens
10 décembre - Le Vivat - Armentières


Bernard Fèvre l'interview

Bernard Fèvre 3
Bernard Fèvre aka Black Devil Disco Club, a été longtemps un des secrets les mieux gardés de l’hexagone. Après quelques dizaines d’années de silence, en 2010 on le retrouvait sur scène à l’occasion d’une tournée. Aujourd’hui après avoir été samplé par Aphex Twin et Chemical Brothers, Alter-K a décidé de rééditer les trois premiers albums de ce maestro du synthé à la française. Trois albums longtemps restés dans les cartons mais qui pourtant ont fait date. Suspense, Cosmos 2043, et Disco Club sont trois appréhensions de la musique de Bernard Fèvre, tantôt résolument tourné vers « l’illustration sonore » et le récit, tantôt vers le dancefloor disco-kraut. Trois albums devenus mythiques, quelques générations après leur première sortie.

Bernard Fèvre sera en concert à Bordeaux vendredi 10 juillet au Bootleg.

Bernard Fèvre l'interview

Bernard Fèvre 2

Vous avez une drôle d’histoire, des albums dans les années 70 et puis plus de 20 ans plus tard Aphex Twin et les Chemical Brothers vous samplent, aujourd’hui trois de vos albums sont réédités, comment s’est passée toute cette aventure ?

Dans les années 70 j’ai eu l’occasion de réaliser quatre albums Strange World of B. Fevre - Cosmos 2043 - Suspense et Black Devil Disco Club, les trois premiers étant des albums destinés aux pros de l’illustration sonore donc non vendus dans le commerce. Black Devil était lui destiné à cartonner dans la disco musique (Nada). Bide et tristesse.

Vingt-cinq ans après alors que je me destinais à partir de la pub’ qui me faisait vivre et aller taquiner le goujon. Des Anglais samplent des trucs à moi, rééditent en partie Black Devil Disco Club m’invitent, me fêtent, me labellisent, et me font remonter sur scène... enfin plein de choses qui m’empêchent soudain de m’encrouter.

J’ai donc remis le couvert avec 28 after qui a plu. Depuis j’en suis au 5ème Album produit. Et aujourd’hui plusieurs labels répartis dans le monde m’offre le plaisir d’offrir ma musique de 70 à plein de gens qui l’attendaient et qui maintenant attirent vers moi un monde qui m’ignorait.

Je me suis toujours demandé ce que vous utilisiez comme synthé pour composer vos morceaux, sur scène il me semble que vous jouez avec quelques synthés et un laptop aussi. Est-ce que vous utilisez le même dispositif pour la composition ?

Sur scène je gère mon Laptop qui contient beaucoup de sons injouables live, car ils sortent de machines anciennes improgrammables. Et comme au bon vieux temps j’utilise des plugins et autres bidouilles du 21eme siècle - je ne suis pas contre le progrès ! Il y a des techniciens qui font toujours avancer la musique, peut-être plus parfois, que des musiciens conformistes. J’ai plaisir à faire un set qui joue, danse et chante avec le grand plaisir de voir mes Kids heureux de mon job.

D’ailleurs comment se passe le passage du studio au live ?

La difficulté du studio est de savoir m’arrêter avant d’exploser mes idées. Le live, c’est en 1H démontrer par une sorte de communication mystique le plaisir que j'ai eu et que j’ai de faire ma musique.

Il y aussi sur certains albums, notamment Cosmos 2043, un côté très cinématographique et assez narratif dans vos compositions, on pense notamment à cette B.O de la planète interdite de Louis et Bebe Barron qui été je crois assez historique dans l’utilisation des synthétiseurs, ou des premières machines qui pouvaient y ressembler. C’est quelque chose que vous tenez à travailler, ce lien entre dancefloor toujours, et en même temps quelque chose de l’ordre du récit ?

Ma musique est descriptive car en réalité je joue les images qui me passent dans la tête au moment où je compose. La chimie fait que grâce aux synthé qui ont des sont riches et variés ces images se transforment en sentiments. La musique insuffle des vibrations qui sont autant corporelles qu’intellectuelles c’est elle, la musique, qui m’a rendu à peu près équilibré. En danse et en pensée.

Bernard Fèvre

Disco Club, est plutôt radicalement dancefloor, avec un côté parfois assez « dark » dans le travail de la voix, quelle réception l’album a eu l’année de sa sortie en 1978? Il me semble que c’était plutôt une interprétation très neuve de la disco pour l’époque.

Je pense que j’avais assez une punk attitude à l’époque, comme tout les enfants qui n’ont pas de vrai destiné, donc toutes mes innovations sont dues au fait de: «pas vouloir faire comme on fait d’habitude» Le dark vient du fait que ce qui est nouveau fait peur, j’ai du faire drôlement peur à l’époque ! Aujourd’hui mon public n’a aucune frayeur.

Qu’est-ce que ça signifie pour vous de rééditer ces trois albums à près de 40 ans d’écart de leurs premières sorties ?

Ca signifie que je n’étais pas débile, ce que j’ai cru à un moment. Ca signifie que le monde avance malgré tout. Ca signifie que mon fils de vingt-et-un ans est assez content de son père. Ça signifie pour finir que je ne me sens plus trop vieux et que je mourrai en ayant eu un peu de gloire.

Justement sur le changement de réception de ta musique entre les années 70 et aujourd'hui, vous dîtes que vous avez du vachement faire peur aux gens à la sortie de Black Devil, comment ils ont réagi à l'époque ? Et maintenant où vous faîtes quand même des grosses tournées, comment réagit le public ? Est-ce qu'il a changé aussi, ou est-ce qu'il est mélangé ?

Ils ont réagit en disant que c’était une musique insensée, choquante qui n’avait aucun avenir...

De tout temps il y’a de "vieux pseudo-professionnels" qui jugent la musique qui arrive sur leur bureau. Il faut donc que ça corresponde à leur culture, qui en générale s’est arrêtée à leur vingt-cinq ans. Ils disent principalement après écoute: «Je ne vois Pas… » Alors que l’artiste lui écoute évolue et voit toute sa vie.

Partout où je vais dans le monde, le public - dorénavant plus jeune qu’il y a neuf ans - , est heureux de m’applaudir, même parfois de m’ovationner. Beaucoup de Français sont contents aujourd’hui de me découvrir quand on m'invite. Il faut dire, qu’on m’ignore super bien dans mon pays.

Mon public ressemble beaucoup à tout ces jeunes qui font partie d’un nouveau monde qui cherche... Un nouveau monde ! C’ est là où on se rejoint.

Quels sont les projets pour Black Devil Disco Club après ces rééditions? Un nouvel album ?

En ce moment le jeu est de dire que 2043 sera l’année de ma mort, donc encore vingt-huit ans pour quelques albums mais « Cool Papy ».

Audio

Tracklisting

reissue

Bernard Fevre ‎– Suspense (Alter K, 2015)

01. Weekee Way
02. On The Channel
03. Skeese
04. Magnetic Spool
05. Mister Green
06. What Happens
07. Double Dream
08. Rocal System
09. To Much Water
10. Contemplation Of The Mountains
11. Path Of Tomorrow

Bernard Fevre ‎– Cosmos 2043 (Alter K, 2015)

01. Space Team
02. Nº 59018
03. Central Way
04. Satellite 33
05. Ronde Interstellaire
06. Cimes Eternelles
07. Le Monde Avait 5 Ans
08. Moon Heart
09. Sunshine On March
10. Stars Away
11. Earth Message
12. 2043
13. Odyssée

Bernard Fevre ‎– The Strange World Of Bernard Fevre (Alter K, 2015)

01. Fantasm
02. Cosmic Rays
03. Impressionnism
04. Dali
05. Molecule Dance
06. Monster Laboratory
07. Hell Riders
08. Savana Melody
09. Expectation
10. Restless
11. Pendulum
12. New From Future
13. Special Spatial
14. Subconscient Lamentation


Seriously, Eric? #3 release party au Motel le 29 septembre

Le label Alter K s'apprête à sortir sa troisième compilation maison Seriously, Eric? #3 le 3 octobre avec des titres rares ou inédits de Black Devil Disco Club feat. Nancy Sinatra, Come Truise, Plaisir de France, This Is The Kit, Quadron, Konki Duet, Sauvage, Franklin, NZCA/LINES, Alpine Decline, Symboter...

Afin de fêter comme il se doit cette belle réalisation, ledit label met les petits plats dans les grands le 29 septembre prochain au Motel (Paris) avec au programme les DJ-sets de Plaisir de France, Eckman, Sauvage et Konki Duet. On y sera. Et vous ?

Rejoignez l'event sur FB.