Chris Garneau l'interview

Ceux qui réduiront la musique de Chris Garneau à un simple ersatz  de chanteur à la complainte facile par le seul fait que le new-yorkais manie le chialage de piano  à merveille, ceux-là donc n'auront définitivement pas saisi les acceptions véritables de l'élégance et du dépouillement.

De passage à paris pour la promotion du successeur de Music For Tourists, Chris, homme attachant et bavard, nous a offert quelques minutes de son temps pour revenir sur la genèse d'El Radio, ses différentes influences et ses dernières expériences scéniques.

Video


The Drums - Summertime!

the_drums_press_shot_3Les choses auraient pu tourner autrement. Jonathan et Jacob auraient pu se détester à jamais l'un l'autre, ne pas transformer cette amitié fraternelle débutée lors d'un camp d'ado estival, quelque part sur la côte est des Etats-Unis, en une des plus belles promesses musicales des années à venir. Pis, Jonathan et Jacob auraient pu ne jamais se trouver d'affinités électives, l'un et l'autre étouffés par la certitude de n'être pas fait musicalement l'un pour l'autre et ainsi, assouvir leur amour commun de la chose musicale seuls, dans leur coin, à des jours de voiture l'un de l'autre sans jamais confondre leur talent. Mais voilà, The Drums existe et Jonathan et Jacob n'ont jamais cesser d'y croire, nous donnant ainsi à entendre sur ce premier Ep le mélange atypique et détonnant découlant de la rencontre fortuite de deux univers musicaux. Véritable pont entre deux rives , celui reliant les distorsions électriques de la surf music  aux élucubrations sonores de la  Madchester,  Summertime! est finalement l'album qui saura le mieux cette année accompagner musicalement les changements de saisons et ce, que vous les aimiez chaudes ou froides.

Ian curtis et Dick Dale apprécieront.

Benoît

Audio

The Drums - I Felt Stupid

Video

[flashvideo file=http://www.youtube.com/v/8dBv4i0dXUc /]

Tracklist

THE DRUMS - Summertime! (Twentyseven Records, 2009)

1. Saddest Summer
2. Let's Go Surfing
3. Make You Mine
4. Don't be a Jerk, Jonny
5. Submarine
6. Down by the Water


The XX - Hot Like Fire

the-xx

L'insouciance nous fait parfois faire de choses invraisemblables comme s'engager dans une entreprise déconstructionniste visant à échafauder, à partir d'une chanson hétéronormée, un hymne transgenre. The XX, où comment arriver à déposséder la musique de gros bras de son substrat idéologique.

Audio

The XX - Hot Like Fire (Aaliyah Cover)

Aaliyah - Hot Like Fire


retour sur Soso

soso1Cette semaine, une fois n'est pas coutume, nous vous proposons de revenir sur un artiste pour lequel votre webzine ne se lasse pas de dire du bien. Le micro label canadien de rap indépendant, Endemik,  nous propose un mix en forme d'hommage à la carrière du plus grand songwriter, j'ose l'écrire, que le hip-hop connaisse sans le savoir. Depuis 99 et la création de son label, Clothes Horse Records, le natif Saskatoon (petite ville sans importance et capitale de la province de Saskatchewan) à la syllabe redondante (Soso), nous distille au compte-gouttes, seul ou accompagné, son hip-hop dont lui seule à le secret, mélange discret de sons surannés et de beats casses-gueule,  le tout emmené par un flow de trentenaire bien élevé. Bref, vous l'aurez compris, mélange à mille lieux des ambiances putassières et de la vague consumériste dont suffoque le genre et qui donne à cette musique toute sa beauté attractive.

Audio

Soso - Transmission


Lightning bolt – Earthly Delights

1250294297-403Réaction à la sortie d'un concert de Lightning Bolt le 26 novembre 2008 :

Réaction A : «mouais....pas trop accroché à Lightning Bolt .... Le bassiste a failli m'endormir et les solos de batterie quand on fait toujours la même chose, c'est chiant. Sur la longue le concert était ennuyeux même si certains passages et un morceaux ou deux l'ont grave fait mais ils étaient minoritaires »

Réaction B : « lightning bolt, finalement je préfère sur disque ..... bien joué par contre la dispo des concerts et les glaces au dessus des zicos, comme ça tu crois vraiment que tu es devant la télé !!!!! »

Réaction C : « l'une des bases musicales de lightning bolt en live c'est l'idée d'une sorte de trance "no wave" on va dire..c'est à dire que plus tu te laisses porter par leur son mieux c'est etc...
pour schématiser ce que j'avais ressenti au niveau de la puissance de leur son je fais référence à l'effet que peut faire le son en teuf électro à supra burnes....mais peut être que cet effet n'a pas eu lieu hier soir tant pis pour vous »

Réaction D : « Lightning Bolt c'est très bon en concert, je crois juste que mercredi c'était pas un bon concert. On ne pouvait pas les entourer car ils étaient contre un mur et tant que tu n'est pas juste à côté d'eux, t'as l'impression que c'est de la branlette. Sinon tu t'en prends plein la gueule et ça marche à fond !!!! »

Réaction A : Piste 1, Piste 5

Réaction B : Piste 4, Piste 6, Piste 7

Réaction C : Piste 2, Piste 3

Réaction D : Piste 8, Piste 9

(classement variable selon les humeurs)

Nicolas

Audio

Lightning bolt - S.0.S.

Tracklist

Lightning bolt – Earthly Delights (Load Records, 2009)

1. Sound Guardians
2. Nation of Boar
3. Colossus
4. The Sublime Freak
5. Flooded Chamber
6. Funny Farm
7. Rain on Lake I’m Swimming In
8. S.O.S.
9. Transmissionary


Charge Group - Escaping Mankind

visuel-charge-groupDe mélancolie, il est aussi question sur le premier album des australiens de Charge Group l'autre découverte estivale de Own Records avant Talons'. Ici, les guitares sont plus électriques et s'accompagnent des cris de violons. Les morceaux  d’Escaping Mankind commencent souvent comme des balades mais Mike Blackman et sa voix d'écorché vif s'applique à casser le rythme. Tantôt, c'est une caresse, tantôt une claque. Le sublime Redcoats and Convicts en est l'exemple parfait. Tout se pose progressivement, la guitare d'abord, les violons ensuite et le roulement de batterie annonciateur d'un orage en guise de final que Mike Blackman invoque dans un chant quasi shamanique.  Le très réussi Lullaby For The Apocalypse, est un peu l'histoire du phoenix. Une chanson torturée et tortueuse sur la fin d’une histoire amoureuse et le besoin de renaître de ses cendres. Les violons y prennent toute leur place. Alors bien sûr, il faut aimer les grandes envolées. Celles qui vous prennent aux tripes et vous laissent comme sonné.« Escaping Mankind » est un album complexe alternant avec aisance, instrumentales soignées et histoires sensibles. Pour une pemière, Charge Group affiche une belle maîtrise et sait prendre des risques. Own Records tient peut-être avec ses australiens une future valeur sûre.

Fabrice Clooney

Audio

Charge Group - Lullaby for the Apocalypse

 

Tracklist

Charge Group - Escaping Mankind (Own Records, 2009)

01. Lunar Module
02. Partial Glowing
03. Redcoats & Convicts
04. Pax #1
05. Vice’D
06. Speakeasy Death Song
07. The Contest
08. Lullaby For The Apocalypse
09. Pax #2
10. Morning Of Superheroes


Boris/Torche - Chapter Ahead Being Fake

torche_boris_scan3_s-500x409Ces dernières années, pas mal de labels ont contribué a redonner ses lettres de noblesses au métal. Il faut dire qu'on repartait de loin, tant l'explosion de la comète néo-métal (korn, limp bizkit, etc) avait fait beaucoup de victimes. D'un point de vue historique, on va dire que des structures comme Relapse records, Teepee records, Southern lord ou encore Hydra Head records ont déployé leur aura bien au delà de leur fanbase traditionnelle. Il n'y a qu'à observer la constitution des premières compilations Contamination sorties chez Relapse. Déjà composées des futurs poids lourds de la nouvelle scène métal (the dillinger escape plan entres autres), elles n'en restaient pas moins fermées sur elles-mêmes. A l'époque, quel fan de mortician (groupe culte de gore grindcore, tout est dit) aurait imaginé son groupe partager une compile, quelques années plus tard, au côté du projet prog Zombi ?

Les explications de la réussite de ces labels sont à prendre autant du côté des choix artistiques que des cellules marketing mobilisant de plus en plus de dollars sur les lignes budgétaires de ces désormais multi-nationales. Les têtes de wagons de ce nouveau business orienté métal extrême entretenant des relations quasi incestueuses, il n'est pas rare de voir certains groupes partager les mêmes labels au gré des collaborations. C'est notamment le cas de Boris et de Torche, pensionnaires d'au moins la moitié des faiseurs de disques pré-cités.

Il n'est pas étonnant de voir les deux groupes s'unir pour un split. Il y a beaucoup en commun : un amour des tournées intensives, un intérêt pour les guitares accordées très bas et un attrait pour les mélodies noyées dans un déluge de saturation. Le résultat est vraiment bon, les deux groupes apparaissent transcendés. Pour Boris, c'est plûtot habituel : leur discographie est parsemée de morceaux faisant le lien entre astrobrite et khanate; un shoegaze-doom (doom-shoegaze ça marche aussi) performé au poil, évitant l'emphatisme du post-hardcore et la sécheresse de la drone. Pour Torche, c'est LA bonne surprise. Leur discographie stoner-rock-metal restait pour moi dans l'ombre de Kylesa (groupe que je leur associe, je ne sais pas pourquoi), honte à moi. Leur morceau, bien que débutant sur un gimmick neurosien, s'étoffe par la suite. King Beef prend toute sa mesure des que le larsen apparaît et atteint par la suite sa potentialité sonique qu'on est en droit d'attendre de la part de ce genre de groupes.

Nicolas

Audio

Torche – King Beef

Tracklist

Boris/Torche - Chapter Ahead Being Fake (Hydra Head records, 2009)

1. Boris – Luna
2. Torche – King Beef


The Rodeo - Amazing (Kanye West Cover)

therodeo

Salut c'est Rigobert aujourd'hui quand Nye est à l'ouest il fait souvent du Rodeo, incroyable non!

Audio

The Rodeo feat Olympic - Amazing (Kanye West Cover)


Hartzine Summer mix #3

summer

Voilà,  l'été s'achève ou plutôt la rentrée approche et avec elle son lot de bonnes résolutions. Histoire de ne pas vous faire prendre un bon pli tout de suite, nous vous offrons un ultime podcast estival vous permettant une dernière fois de mouiller le maillot et de laisser un souvenir inoubliable à la piste de danse.

1. Chromatics - Healer /extrait de l'album Night Drive (Italians to it Better, 2008)
2. Jeremy Jay - Gallop /extrait de l'album Slow Dance (K records, 2009)
3. The Drums - Best friend /extrait de l'album The Summertime ep (Moshi Moshi, 2009)
4. Girls - Lust for life /extrait de l'album Album (Fantasy Trashan, 2009)
5. Cold Cave - Love comes close /extrait de l'album Love Comes Close ( Heartworm Press, 2009)
6. Zombie Zombie - Texas Rangers /extrait de l'album A Land for Renegades (Versatile, 2008)
7. Les Georges Leningrad - Supadoopa /extrait de l'album Sur les Traces de Black Eskimo (Alien8 Recordings, 2004)
8. Crystal Castles - Knights /extrait de l'album Kitsuné Maison#4 (Kitsuné, 2007)
9. Kumisolo - Confiance Absolue /extrait de l'album Kumisolo (Active Suspension, 2009)
10. Lalaque - Weekend /extrait de l'album La Laque Ep (Autoprod, 2007)

Podcast


Chairlift - Bruises (ep)

bruisesL'espoir vous fait vivre et vous souhaitez connaître la recette pour sortir de l'indifférence musicale générale qui vous entoure et rencontrer une bonne fois pour toute le succès  à la fois critique et commercial? Rien de plus simple, il vous faudra suivre la démarche énoncée ci-après. Avant toute chose délestez-vous de toutes attaches qu'elles soient personnelles, professionnelles ou matérielles car l'atlantique il vous faudra traverser. Démerdez-vous également pour vous constituer un sympathique pécule afin de pouvoir passer à l'étape décisive suivante. Direction donc le pays où paraît-il tout est possible. Une fois là-bas, inscrivez-vous dans une université, de préférence gauchiste genre Wesleyan et tentez d'y suivre les cours d'ethnomusicologie proposés. Après un semestre d'immersion où vous en aurez profité pour améliorer votre connaissance du synthétiseur et vous constituer une banque de sons digne de ce nom sur  disquette 3"5, passez une petite annonce sur la page facebook de l'université  pour une opération flash mob ayant par exemple pour objet de marcher au ralenti, qui plus est à reculons, dans l'allée principale du campus au son d'un mashup traduisant votre ouverture d'esprit . Si vous réussissez, des gens formidables viendrons vous féliciter. Sachez alors ouvrir l'œil et reconnaître  parmi ces derniers vos futurs compagnons de route.  Une fois donc votre band monté, deux, trois, voire quatre chansons rodées, bref de quoi déjà vous risquer à organiser la série de concert à travers tout le conté, une page myspace et ses milliers de connexions plus tard, rejoignez sur un coup de tête Brooklyn et installez-vous dans le Williamsbourg. Humez l'odeur de l'effervescence artistique qui s'y trame et inspirez-vous en pour réécrire votre demo que vous vous empresserez ensuite d'envoyer aux micro labels influents du coin (Catora, Frenchkiss, Kanine...).  Une fois le contrat signé, votre premier ep paru, playlisté, remixé, bootlegué, hyperlinké, acheté pour une pub, utilisé pour un meeting de l'UMP, chroniqué sur pitchfork, joué live pour une dayrotter session, vous serez contacté par Rick Rubin, vous signerez chez Columbia et le succès enfin vous connaîtrez.

C'est très grossièrement ce qu'ont vécu les trois membres de Chairlift dont l'album Does You Inspire You depuis maintenant plus d'un an ne cesse de recevoir les louanges du milieu . C'est d'ailleurs au tour de la gentille balade synthpop Bruises - après avoir fait office de fond musical pour une publicité d'une légendaire firme de Cupertino - d'être mise à l'honneur via la sortie d'un maxi. Bonne surprise, ce dernier vaut autant par la nonchalante liberté que son titre phare évoque, que par les relectures percutantes et sensorielles qu'en font, en bons voisins, Passion Pit et Juan Mclean.

Audio

Chairlift - Bruises (Passion Pit remix)

Chairlift - Bruises (Juan Maclean remix)

Tracklist

Chairlift - Bruise (Columbia, 2009)

01. Bruises (Original)
02. Bruises (Passion Pit Remix)
03. Bruises (The Juan Mac Lean Remix)
04. Le Flying Saucer Hat


Talons' - Song for Babes

talonsUn cri de mouette. Une voiture qui passe. Des sirènes au loin. Nathalie, Erin, Rachel. Qui êtes vous ? Talons' a travaillé son atmosphère. Derrière ce pseudo se cache Mike Tolan et sa guitare. Son Song for Babes est un petit moment de rêveries. Ici, l'essentiel est dis en peu de mots, peu de notes. Peu de temps aussi. A chaque femme son histoire vécue ou fantasmée. L'Ohio et ses villes sinistrées par la crise offrent le décor idéal à la mélancolie de Mike Tolan. Usines fermées, pavillons abandonnés, les trentenaires ont la vie dure dans cet album aux allures d'albums photos en noir et blanc. Au jeu des comparaisons connues, il y a du Ben Harper? (Will Oldam, ndlr) chez Talons en plus folk. Mais Talons a une faiblesse pour ceux qui ne se laissent pas embarquer trop facilement. Ce Song for Babes est un peu lisse. Le rêve n'a d'intérêt que s'il nous emmène loin. Le tout est trop monocorde pour ne pas dire monochrome. Le songwritter américain n'en est pourtant pas à son coup d'essai. Son site Bark and Hiss est là pour en témoigner mais c'est la première fois qu'il se cale dans les bacs des disquaires sur le label Own Records. Alors si l'on reste un peu sur sa faim, il paraît que Mike Tolan travaille déjà sur d'autres albums plus électroniques et l'on se surprend à les attendre. Mike Tolan aurait il finalement réussi son pari ?

Fabrice Clooney

Audio

Talons' - Cole


Cold Cave - Love Comes Close

coldcaveGrand espoir de l'année musicale s'il en est - et, à vrai dire, il ne suffirait pas de dix doigts multipliés par autant de mains pour tous les compter ces temps-ci - Cold Cave se détache néanmoins de cet afflux incessant de nouvelles têtes sur le marché du "bon goût" par son extrême intransigeance face à la qualité. Il nous allait donc vous en toucher quelques mots avant que les garants du buzz médiatico-emphatique n'infligent à cette sortie l'étiquette "révélation découverte par nos soins" et se retrouve par la-même entassée dans la discothèque numérique de monsieur tout le monde. Non encore tout à fait endimanché - Philadelphie n'étant pas New-York et The heartworm, la Factory - Cold Cave possède encore cette position excitante de l'entre-deux, tout encerclé qu'il est par, d'un côté, la fameuse "force des choses" laquelle pourrait très bien leur ouvrir en grand la porte des oubliettes et de l'autre, par "ce hasard qui fait parfois si bien les choses" et qui, à l'inverse, pourrait tout autant leur offrir une gloire méritée. Seulement voilà, cette incertitude face au succès,  lorsque le talent inspire à ceux qui y aspirent la volonté de bien faire, engendre généralement un trésor qui ne demande qu'à être découvert et ce Loves Comes Close, assurément, rejoint ce point de vue. Il nous aura quand même fallu au passage  attendre l'essoufflement du revival 80's pour que, mis à par les flamboyants mais trop discrets texans d'ILYBICD, un groupe rende un hommage honorable à la musique de synthé tout en marquant sa propre époque de sa classieuse modernité. Pourvu qu'on ne se trompe pas, mais ça, seule l'histoire nous le dira.

Benoît

Audio

Cold Cave - Sex Ads

Tracklist

Cold Cave - Love Comes Close (2009, Heartworm Press)

1. Cebe And Me
2. Love Comes Close
3. Life Magazine
4. The Laurels Of Erotomania
5. Heaven Was Full
6. The Trees Grew Emotions And Died
7. Hello Rats
8. Youth And Lust
9. I.C.D.K.


ACETATE ZERO - Hesitation blues

acetateTrès bon album noise rock et à chaque fois pop sans que cela soit noisy pop ou pop rock (l’horreur). Très bon album d’hésitation blues sans que cela soit blues pour 2 sous (et pourtant bien plus mélancolique que n’importe qui ou quoi : ‘The road’ et son chemin de croix). Et hésitant pour 3. Cela aurait pu sortir sur Constellation même si leurs compositions sont beaucoup plus serrées et destructrices par endroit, renvoyant Mogwai dans leur tranchée (‘Heavy super twin’, titre débile et complètement canon). Mais c’est Arbouse qui ramasse la mise, enfin façon de parler, il va s’en vendre qu’une poignée, c’est lamentable mais parions qu’ils n’en ont rien à carrer. Classe mondiale.

Eric Dane

Tracklist

ACETATE ZERO - Hesitation blues  (2009, Arbouse)

1. Imperial climb
2. Dry
3. The road
4. Quiet away
5. Heavy super twin
6. Post victorian memory
7. Hit me, don't worry about it
8. Nothing but the rain
9. Precious metal
10. Down with the ship
11. Tough guy can't die
12. Satan's alley
13. Next great depression
14. 49°55'39.55°N+2°45'22.45°E


Washed Out – Summer 2009

washedoutwashed_out_beachColumbia, caroline du sud, produit un nombre non négligeable de hipsters qui ont pour point commun d'être à l'origine d'une « scène » locale occupant, avec plus ou moins de réussite, toutes les niches des musiques dites « actuelles ». Au programme : pop carencée, house filtrée, noise rock et, cerise sur le gâteau, un projet synthétisant un peu tout ça (Toro y moi).

Washed Out, également originaire de Columbia, apporte une touche « baléarique » et quelque peu efféminée, il faut bien l'avouer, au tableau dressé plus haut. WO performe le genre de pop qu'on ne croyait pouvoir être produite que par nos amis du nord de l'Europe, connus pour leur sensibilité trouble résultant d'un agglomérat complexe (épanouissement de tous les instants/mélancolie latente). Sur le plan musical, émettre un rapprochement avec The Embassy (New theory) et Air France (Lately) ne serait pas calomnieux, pas plus que de citer Georges Michael (Get up) et Turning Shrines (Feel it all around) au petit jeu des références. On a déjà vu pire...

Nicolas

Audio

Washed Out - Feel It all aroud

Tracklist

1. Feel it all around
2. Get up
3. New theory
4. You'll see it
5. Lately

télécharger l'album via Last.fm


Florence and The Machine & Beirut

up-florence

Florence et machine, je sais plus son nom, nous ont envoyé cet été une carte postale d'Italie mais depuis Beyrouth, allez comprendre.

Audio

Florence and The Machine - Postcard from Italy (Beirut Cover)