Sommet – s/t

Parler de cet album de Sommet qui sort chez Desire, c’est forcement reparler de l’album de Joie Noire (lire), autre référence du même catalogue. Pour plier rapidement l’affaire, on pourrait dire que chacun de ces albums sont respectivement l’ubac et l’adret du même massif. Pour rentrer dans les détails on vous conseillera d’aller consulter la fiche d’identité de l’homme derrière Sommet sur Discogs et d’y repérer les liens qui l’unissent à Blackjoy (vie musicale antérieure de Joie Noire).

Là où la sortie prochaine d’une suite de remixes de l’effort éponyme de Joie Noire vous démontrera, s’il le fallait, les prédispositions fonctionnelles (orientées dancefloor) des compositions de Jérôme Carron, cet album de Sommet exprime littéralement et musicalement un géotropisme davantage orienté vers la recherche des grands espaces blancs.

Vous saouler sur la valeur idiosyncratique d’un énième album fait de lignes de synthé vintage ne fera pas avancer la chronique musicale web. Vous dire néanmoins que cet album possède le dosage parfait de thèmes mélancoliques, de gros riffs en mode mineur, de développements dansants et catchy inattendus (au hasard cet entremêlement de guitare électronique qui détourne Goblin) et de solo de synthé déformé par un travail sur le pitch digne d’un champion d’Air Guitar (à l’écoute sur le morceau Western Cwn) relève du bien commun.

Les cinq premiers morceaux de l’album représentent sûrement la meilleure traduction actualisée des cinq premières vagues de Suzanne Ciani, dès lors que la solidification de tous les états transitoires menant à la conscience océanique sont des choses qui ne vous font pas peur.

Mixtape de Sommet pour Hartzine (écouter)

Écoute exclusive

Tracklist

Sommet – s/t (Desire, 2012)

1. Base Camp
2. Khumbu Icefall
3. Western Cwn
4. South Cole
5. Lhotse Face
6. Hillary Step
7. Summit