La plupart du temps, on peut faire de la vie une suite de décisions simples. Manichéennes même, binaires. Oui ou non, blanc ou noir, 1 ou 0. « Est-ce que j’ai faim? », « est-ce que je décroche si ma mère appelle? », « est-ce que je devrais monter un groupe qui sonne comme le Velvet? » Parce que voilà, dans l’absolu on peut faire ce qu’on veut, du moment qu’on l’assume. Et on peut aller jusqu’à appeler son groupe Le Villejuif Underground et choper le phrasé de Lou Reed sans sombrer dans le pastiche ridicule.

Et quand on est comme Nathan Roche un expatrié australien installé on ne sait pourquoi à Villejuif et qu’on s’ennuie de la demi-douzaine de formations et des trois projets solos qu’on a déjà derrière soi, on finit forcément par faire un truc garage solide qui s’écoute avec le sourire, une bonne bière et un brin de nostalgie. On dirait d’ailleurs que c’est à ça qu’aspire Le Villejuif Underground: sous couvert d’éviter la prise au sérieux, déballer de son étui plastique poussiéreux une indie espiègle, blasée et urbaine marquée par l’attitude, les marrades en bande et les cols pelle à tarte. Confirmation clope au bec et pouces dans les passants des jeans avec Since Everything Changes en exclu ci-dessous.

Audio

Tracklist

Le Villejuif Underground – s/t (13 juin 2016, SDZ)
01. Visions for Shannon
02. The Daintree is Gone
03. C.C.C
04. Since everything changes
05. Cold Dark Place In Your Art
06. Portrait of A Serial Killer
07. On the Seine
08. Chefchouen Blues
09. Sake of the Sake
10. Absinthe Minded Woman