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On y était : Peacock Factory 2018

today09/07/2018 63

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C’est toujours un plaisir de ramener ses miches à la Station. Soleil, détente, bières fraîches et bonne humeur. La Peacock Factory était donc le parfait prétexte pour brandir les cacahuètes et la Stella dès six heures sonnées, d’autant plus que ces grasses dernières promettaient d’être accompagnées d’un bien beau plateau : Maud Geffray (lire) en tête, talonnée de près par Balladur.

Outre l’ambiance techno périph’ de la belle équipe Gang des Mines qu’on affectionne tant, entre les moues boudeuses de lèvres sombres et les plateformes agitées de sons rétro futuristes, et qui s’est donnée en spectacle toute la soirée pour notre plus grand bonheur, le set de Balladur mérite mention. Pas pour les pieds nus du guitariste mais plutôt pour le sens de l’expérimentation assez chouette du duo qui s’en est ici donné à cœur joie pour exposer la palette de ses compositions, déstructurées et fières, droites dans leurs bottes et persuadées d’être à la bonne place.

Maud Geffray a ensuite calmé tout le monde, rassis-toi et oublie le kick – personne ne t’a demandé de te lever après tout. Un live audiovisuel concocté avec le réalisateur Kevin Elamrani-Lince, Music For 3 Turntables, s’est alors déployé tout du long, les éclairs dans le ciel mauve en arrière-plan, et la magie a vite opéré. Le son des minéraux, de la nature, l’âme légèrement transcendée malgré la froideur de l’électronique, c’est tout cela qui fait qu’on adore l’ex moitié de Scratch Massive, la beauté du geste et la liberté de le faire.

Écrit par: Louise Bonnard

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