Dollkraut l’interview

Avec son kraut rock hypnotique et sombre, Dollkraut signe la BO parfaite d’un giallo italien imaginaire via l’album Holy Ghost People. Après un passage remarquable à la Station, cette fois en formation complète, les hollandais pourraient bien détrôner la référence du genre Beak> grâce à ses compositions arides à l’esthétisme rétro. On fait les présentations.

Comment se passe ta tournée ?

Plutôt bien ! C’est toujours agréable de jouer sa musique devant des étrangers.

Tu aurais une anecdote de tournée à nous faire partager ?

Oh mec, j’ai vu tellement de choses se passer en live que je ne m’en rappelle même plus. Mais on adore quand les gens deviennent tarés devant nous et qu’ils se mettent à faire du crowdsurfing.

Pourquoi as-tu décidé d’avoir un groupe sur scène à présent ?

Je pense que c’était la meilleure manière de présenter Holy Ghost People. Ce nouvel album sonne plus organique que le précédent.

Justement, comment le décrirais-tu ?

C’est plus un album « d’écoute » je dirais. Dans le sens où il y a beaucoup plus de profondeur. J’ai utilisé des instruments différents pour insuffler des éléments psychédéliques aux chansons. C’est d’ailleurs la principale influence d’Holy Ghost People , je voulais qu’il y ai une couleur qui ressemble aux vieux disques de psychédélisme, cette vibration si particulière.

Comment composes-tu ?

Je n’ai pas de processus particulier. C’est toujours différent. Parfois les paroles me viennent en premier, d’autres fois, j’enregistre d’abord la mélodie.

Tu te sens proche de d’autres formations ?

J’essaye de ne pas trop écouter ce qui se fait. Ça me pousse à ne pas suivre de tendance et de faire mon propre truc.

Ta musique est assez visuel. Est ce que le cinéma influence tes compositions ?

Énormément ! Des films comme The Holy Mountain, The Trip mais aussi L’ascenseur ou le film l’Alpagueur avec Jean Paul Belmondo ont une influence considérable sur mon travail.

Comment se porte la scène musicale à Amsterdam ?

C’est assez vivant, ll y a beaucoup à offrir. Mais encore une fois, ça peut aussi être très limité. Tu le vois partout, quand une musique commence à devenir moins accessible, le gens ne prennent pas le temps de vraiment l’écouter. Et donc, c’est parfois compliqué de remplir les salles de concert.

Tu penses qu’Amsterdam est une bonne ville pour être artiste et faire de la musique ?

Bien sûr ! Pas mal de gens de l’industrie du disque vivent ici, donc c’est plus facile de les approcher. Après, il y a toujours mieux. Rotterdam par exemple, qui est une ville très inspirante.

Que fais-tu quand tu ne composes pas ?

J’ écoute de la musique, j’en poste pas mal sur la chaine web Intergalactic FM channel 4, et je bosse sur des artworks.

Ta musique fait beaucoup penser à des formations comme BEAK>, et à des vieux soundtracks de films d’horreur…

Peut être bien…Mais merci du compliment ! Si un réalisateur de films d’horreur veut travailler avec moi, dis lui de m’appeler sans problème.

Tu te vois toujours faire de la musique dans dix ans ?

Aucune idée, je peux très bien passer sous un train demain, donc bon. Je laisse cette question à ma destiné.

Tu aimerais produire d’autres artistes ?

Pas pour le moment. Mais je pense qu’une collaboration avec Roisin Murphy serait très intéressante.