Who are you Not Not Fun ?

Feindre de découvrir le label angelin Not Not Fun (NNF) – un filon prolixe et continu de nos trends musicaux – pourrait paraître surprenant quand bien même aucun écho n’avait été jusque là proposé de façon aussi directe à l’un de ses géniteurs, Britt et Amanda Brown. D’ailleurs, lorsque j’ai contacté Britt, ce dernier paru bien plus motivé à l’idée de confectionner un mix – ci-après en écoute et en téléchargement – que de ressasser une histoire entamée depuis presque plus de dix ans. La musique et avant tout la musique, tel un passionné jamais rassasié, notre homme n’est pas là pour se gargariser. Pourtant les jalons de cette aventure discographique sont riches en enseignements.

Contextualisation : 2004, la scène punk expérimentale de Los Angeles, l’attrait pour le format cassette et la première sortie du label, Have An Uptight Party- une première référence incrémentée depuis lors jusqu’au numéro 275. Durant deux ans, le label naissant va exclusivement se consacrer à des productions californiennes underground, sortes de peintures en négatif et décalcomanies crasses d’une Cité des Anges urbaine et cramée de soleil. C’est ainsi que défilent sur les bandes magnétiques de NNF un nombre incalculable de formations aussi éphémères que radicales, germes d’une scène indie encore loin d’être figée. Pour exemple, et à quelques exceptions près (Abe Vigoda), sur les quelques vingt groupes réunis sur la compilation ironiquement intitulée Love Means Never Having To Say You’re Sorry (2004), aucun ne poursuivra plus avant l’aventure sous ses oripeaux patronymiques initiaux. En revanche, chacun s’emploie à dégrossir ses idées, lesquelles se formalisent sur la durée. Il en va de Ducktails, de Sun Araw, de Raccoo-oo-oon – devenu depuis Wet Hair -, mais aussi de Robedoor – le projet de Britt – et de Pocahaunted qu’Amanda forme avec Bethany Cosentino (Best Coast). Profitant de la notoriété expansive de la plupart de ces derniers, mais aussi de leur démarche exploratoire et ouverte aux sonorités lo-fi, noise, drone, psyché, indus ou électronica, le label acquiert une dimension nouvelle et un rythme de sorties impossible à tenir pour tout auditeur lambda.

Fait par des musiciens, la passion prend le pas sur la rationalité et les cassettes affluent en pagaille alors que la structure commence à lorgner à l’étranger. C’est dans ce contexte que Maria Minerva radine son joli minois et qu’une tripotée de Français s’invitent à la fête avec, dans le désordre, le Rennais High Wolf, le Parisien Holy Strays et le Montpellierain Cankun. Dès 2010, alors que NNF s’essaye aux productions vinyles, Amanda s’adonne à ses penchants club pour initier de façon quasi concomitante L.A. Vampires et la division disco du label, 100% Silk. Même démarche, mêmes effets, une petite tribu se forme, d’Ital à Magic Touch, en passant par Cuticle, Octo Octa ou Innergaze, et s’en va pervertir les dancefloors d’Europe et d’ailleurs. L’année suivante, NNF sort 936 des Peaking Lights – partiellement remixé par les artistes 100% Silk (lire) – installant s’il le fallait le label au centre de toutes les attentions : celui-ci devient une sorte de marque de fabrique dépassant le strict cadre de son activité.

Entretien avec Britt Brown

The name of the label seems to mean that the music is not that a game. Isn’t it the mark of the time what to consider everything as a show, a game? So, the name « Not Not Fun » is like a kind of resistance?

« Not not fun » est une expression utilisée par Amanda lors de notre première rencontre pour qualifier une chose de « pas amusante mais PAS amusante du tout », ce qui décrit assez bien la gestion d’une entreprise dans le domaine de la création en général. C’est-à-dire une tonne de tâches emmerdantes et rébarbatives heureusement contrebalancée par le côté enrichissant, inspirant et stimulant de ce travail. Même en considérant la musique comme un jeu, nous prenons ce que nous faisons très au sérieux. Nous croyons évidemment en l’humour et en l’espièglerie et gardons cela en perspective. Je considère que nous diffusons une forme d’art… mais cela ne veut pas dire que ça doit être fait de façon pesante et exagérément sérieuse.

Not not fun is a phrase amanda used to always say when we first met describing something as « not fun, but NOT not fun ». Which sort of describes what it’s like to run a creative business in general. Itt’s a shit-ton of work, but it’s rewarding and inspiring and stimulating in a way that counter balances all that effort. As far as music being a game, we take what we do very seriously but we definitely believe in humor and playfulness and keeping a perspective on things. I consider what we release to be art on a certain level, but that doesn’t mean it needs to be presented in a stuffy, overly serious way.

With more than two hundred releases to your credit in six years, how do you judge your work? Do you still consider NNF like a bedroom label?

Nous dirigeons toujours le label avec notre cœur car nous n’avons pas une âme d’homme d’affaires. Le label est pourtant devenu quelque chose d’assez professionnel qui nous prend pratiquement tout notre temps. Nous sommes plus disposés à nous tourner vers l’avenir plutôt que vers le passé, de sorte qu’il est difficile pour nous d’évaluer notre travail. Nous pensons que tout ce qui nous arrive est merveilleux.

We still run the label with a bedroom sensibility because at our core neither of us are business-people, in terms of what interests us in this endeavor. but it’s also become a pretty professional thing and basically devours all of our time. We’re more inclined to look forwards than backwards, so it’s hard to say how we judge our work. we think everything coming is brilliant.

As musicians and as label owner, Los Angeles has a strong influence on your work?

Je pense que Los Angeles influence plus fortement le côté personnel qu’artistique des gens. J’aime la mentalité de cet endroit en tant que ville, je n’aime pas systématiquement des groupes ou artistes originaires de LA. J’aime et j’ai toujours aimé vivre ici.

I think LA has a stronger influence on as people than as artists. I like the attitude of this place as a city, i don’t typically like bands or artists more when they’re from LA, but i love living here and always have.

What’s the artistic guideline of the label? Is there an aesthetics, a concept which you try to keep at every release?

Plutôt que d’utiliser chaque sortie comme outil de propagande pour faire valoir une plus grande esthétique du label, nous nous préoccupons davantage de la musique, album par album. J’aime l’état d’esprit du fan. Vous avez des préférences qui influencent tous vos choix, mais qui évoluent constamment, et souvent vous vous surprenez à aimer un artiste qui fait un type de musique qui ne vous aurait normalement pas attiré. Nous essayons toujours de rester ouverts à ce comportement.

We’re more concerned with the music on an album by album basis than we are using the releases as propaganda to assert a larger label aesthetic. I like the attitude of being a fan. You always have a taste and it threads through everything but it’s constantly changing and often times you find yourself loving an artist who makes a type of music you typically never gravitate to. We always try to stay open to that.

It is for not distort the aesthetics up to here defended that you had the idea to create 100% Silk? Can you tell me more about this project?

Amanda n’a jamais voulu se lancer dans un autre label pour promouvoir son projet solo. Elle a uniquement eu l’idée de sortir des productions de dance music d’amis et de musiciens qu’elle respecte et adore. Elle a eu l’idée de 100% Silk de la même manière que nous est venue l’idée de NNF – suivre la passion, l’intérêt et l’art divin.

Amanda never wanted to start another label to promote her solo project. she’s only ever been inspired to release dance music by friends and fellow musicians who she respects and adores. she had the idea for 100% Silk the same way we first had the idea for NNF – you follow the passion, the interest, and the awesome art.

What are the relations between the bands and NNF?

Quelques-uns des artistes avec qui nous travaillons sont des amis, d’autres sont des cyber‑relations. Et puis il y a certains artistes que nous n’avons jamais rencontrés à cause de la grande distance qui nous sépare. Mais c’est agréable d’établir une relation humaine dès que possible, lorsque les circonstances le permettent.

Some of the artists we work with are friends, others are more email acquaintances. Some we’ve never been able to meet before because they live so far away. But it’s nice to have as human a relationship as possible when circumstances allow it.

After the re-issue of Geneva Misses, what will be the suite for Pocahaunted?

Le projet Pocahaunted est clos depuis des années et il n’y a rien de prévu dans le futur.

Pocahaunted’s been broken up for years. There’s nothing in the future.

What’s the near future for NNF?

La musique et encore la musique

Music, music, music.

Mixtape

01. Bruce Hart – Hartwork (fitting track for ‘Hartzine’ i thought! haha) 02. Maria Minerva – Coming Of Age 03. White Poppy – Trouble 04. Father Finger – Separation Anxiety 05. Golden Donna – Infinite Earths 06. Design – Bubbles 07. Cruise Family – Gone By Dawn 08. Super Jam presents: Upper Layer Cruisers – End Credits 09. Russian Tsarlag – Fading Fast

NNF en dix chroniques

Peaking Lights – 936

Si Aaron Coyes et Indra Dunis de Peaking Lights doivent beaucoup à leur ami Shawn Reed et son label Night People – celui-ci ayant sorti en 2008 l’un de leurs premiers CD-R, Clearvoiant, en plus du LP Imaginary Falcons (2009) et de l’EP Space Primitive (2010) – c’est pourtant sur Not Not Fun, avec ledit 936, que le couple signe son coup de maître en forme de décalcomanie auditive d’une Californie auparavant désertée. Réfugié depuis quatre ans dans le Wisconsin et coupant court à leurs projets respectifs – Numbers pour elle et Rah Dunes pour lui – c’est à l’épreuve d’hivers rigoureux et de moyens faits de bric et de broc que le duo accouche des premières et lumineuses esquisses de 936, où l’on perçoit déjà cette volonté de concilier bruits blancs et rythmiques cotonneuses, pour aboutir enfin à cette ode adressée à leurs terres natales baignée de soleil. Aucun disque ne suggère avec autant de candeur et de détachement les formes ondoyantes, nées de cette altération visuelle provoquée par la chaleur, se complaisant ici dans une distorsion sensuelle entre instrumentation psyché et rythmiques dub. L’une invitant au voyage, l’autre arrimant au sol. Une fois dissipées les volutes sonores de l’introductif Synthy, All The Sun That Shines pose la géométrie fluctuante de cette escapade onirique, entre voix célestes et basses ensorcelantes, que la trilogie Amazing And Wonderful, Birds Of Paradise Dub Version et Key Sparrow n’a de cesse de décliner jusqu’au sommet Tiger Eyes (Laid Back), puissante pharmacopée aussi mélodique qu’addictive. Et si chaque drogue dispense ses fastes au prix d’une inévitable redescente aux relents nauséeux, Marshmellow Yellow et Summertime évitent l’écueil, distillant d’introspectives balades où le chant d’Indra joue au chat et à la souris avec un clavier en apesanteur. Le duo a depuis sorti l’excellent Lucifer (lire) via Weird World, filiale de Domino.

Holy Balm – It’s You

It’s You – premier LP du trio australien Holy Balm – est disponible depuis le 3 août dernier via Not Not Fun et RIP Society. Holy Balm se révèle être un puissant addictif gorgé d’essences estivales – boîtes à rythmes érodées, boucles hypnotiques et synthétiseurs cramés – mais régurgitant celles-ci sous le soleil noir d’une dark-wave transcendée de beats disco. À la fois proche – tout en étant plus incisive – de Tropic Of Cancer, Maria Minerva ou encore Peaking Lights, la formation composée d’Emma Ram, Jonathan Hochman et Anna John s’avère experte dans l’art d’insuffler un groove obscur, dans lequel se lovent d’élégiaques voix féminines, triturées à dessein.

Umberto – Prophecy Of The Black Windowsorti

La vague italo-spaghetti revient régulièrement sur le devant de la scène. Sous des oripeaux de plus ou moins bon goût, ils sont nombreux à dévouer leurs créations modernes synthétiques aux références 70′s/80′s du cinéma d’horreur. L’artiste américain Matt Hill, membre du collectif drone Expo 70 et empruntant son patronyme Umberto au maître du bis italien Umberto Lenzi, s’est largement détaché du lot avec son LP Prophecy Of The Black Windowsorti sur Not Not Fun convoquant les spectres de Goblin, Carpenter et autres Soft Machine autour d’une darkwave, moite et inquiétante, illustrant des visions fantasmagoriques d’apocalypse latente. L’homme a depuis sorti Night Has A Thousand Screams via Rock Action, le label de Mogwai, et s’apprête à sortir le 5 février prochain Confrontations sur Not Not Fun.

Dylan Ettinger – Lifetime Of Romance

Il y a plus de deux ans, Dylan Ettinger sortait via Not Not Fun l’hypnotique New Age Outlaws, par l’entremise duquel étaient exposées les influences cosmico-kosmische du jeune homme. Et si le propos se concentre une nouvelle fois sur des déflagrations d’origine synthétique, Lifetime Of Romance, sorti le 20 mars dernier toujours sur NNF, fait montre d’une inclinaison sans limite pour la décennie suivante, celle d’une synth-pop froide et transgressive. En témoigne l’inquiétante vidéo réalisée par Melissa Cha de Wintermute, morceau inaugural du LP, à découvrir ci-après.

Mi Ami – Decades

Les San Franciscains Daniel Martin-McCormick (Ital) et Damon Palermo (Magic Touch) forment désormais Mi Ami, ex-trio rock devenu duo électronique, auteur en mai dernier de Decades paru sur la division club de Not Not Fun, 100% Silk. Si l’esthétique délurée et les vocalises éparses de Daniel font le lien entre les premières productions du groupe – toutes (res)sorties via Thrill Jockey – et celles disco/house entamées par l’EP Dolphins, Mi Ami franchit avec Decades un pas supplémentaire dans sa mue électro-dance, conservant de sa radicalité punk un inénarrable penchant pour l’imagerie outrancière piochant abondamment dans le folklore coloré des années quatre-vingt-dix. Formé en 2006 par le susnommé Daniel – alors chanteur et guitariste du groupe – et Jacob Long à la basse, et ce sur les braises encore fumantes du quintette post-punk Black Eyes, Mi Ami s’enjoint dès l’année suivante les services de Damon à la batterie. La sainte trinité ainsi composée, celle-ci se met en branle et dilapide dès 2008 deux maxis, Ark Of The Covenant et African Rhythms, très vite suivis de deux longs formats, Watersports (2009) et Still Your Face (2010). Son brinquebalant et production ultra lo-fi, Mi Ami, en trois ans d’existence, n’a jamais vraiment été catalogué tel un vrai groupe, sinon au rayon side-project plus ou moins récréatif. Depuis Dolphins et le départ de Jacob la donne change, Decades ne faisant qu’enfoncer le clou. S’inspirant de leurs ébats solitaires respectifs avec Ital (Havre Minds, 2012) et Magic Touch (I Can Feel The Heat, 2011), et s’évertuant sur le même label que ces derniers (100% Silk), la formation s’arroge une place toute particulière au sein de la scène actuelle, dressant un pont lysergique entre émanation rock et transpiration dancefloor.

Rites Wild – Ways Of Being

Stacey Wilson vient d’Adelaide – en Australie – et confirme, s’il le fallait, la vitalité de la créativité musicale locale. D’un label confectionné de ses dix doigts – Faux Friends, aujourd’hui en sommeil – à plusieurs projets musicaux emmenés seule – Rites Wild, Regional Curse & Confort Zone – ou accompagnée – Terrible Truths (Mexican Summer) – celle qui eut la malchance de voir son tout premier show à Los Angeles annulé par une intervention policière musclée, n’a de cesse d’enquiller concerts et sessions d’enregistrement au point que ce fabuleux album qu’est Ways Of Being, paru en octobre dernier, ne constitue que l’esquisse de son entreprise Rites Wild : d’abord parce qu’il s’agit d’une collection de morceaux déjà parus sur des tirages ultra-limités via Faux Friends, ensuite parce qu’elle a déjà deux autres albums enregistrés sous ce patronyme dans l’escarcelle. À mi-chemin entre Tropic Of Cancer – pour la voix langoureuse et monotone – et Peaking Lights – pour les multiples bidouillages – on ne saurait gré NNF que de suivre son rythme à marche forcée, coûte que coûte.

L.A. Vampires with Maria Minerva – The Integration

Si le LP Integration est avant tout une collaboration entre L.A. Vampires, patronyme d’Amanda Brown – moitié de NNF et instigatrice de 100% Silk – et Maria Minerva – nouvelle égérie du label et frisson dance lo-fi venu de l’Est (à tort ou à raison) -, soit deux femmes aux idées lointaines et au caractère bien trempé, l’album porte à merveille son nom, tel le stigmate évident de sa conception, puisque ce sont sur des gimmicks house échantillonnées par Amanda à Los Angeles que Maria a posé sa voix dans un studio de Londres, avant que l’ensemble ne soit complété par les claviers et les rythmiques de Nick Crozier-Malkin. Comme si il leur avait été sommé de régurgiter la chanson pop idéale en brouillons discoïdes, les sisters-with-voices confectionnent par là même la bande-son idéale pour petits matins berlinois au sortir de nuits échevelées de clubbing – où les réverbs de synthés se télescopent à des mélodies pop concassées d’échos.

Golden Donna – S/T

Golden Donna est le projet psy-trance de Joel Shanahan, guitariste de Julian Lynch et récent auteur des cassettes All Alone et Pour Resnais sur Signal Dreams – son propre label – et de l’EP Gloaming Thirst sur All Hell. Originaire de Madison dans le Wisconsin, l’homme à l’imposante corpulence s’essaye avec brio aux divagations muettes et symphonies synthétiques, dilatant l’espace temps sur l’autel d’odes schultziennes carénées d’éparses soubassements rythmiques R&B envoyant CVLTS sur un improbable dancefloor halluciné. L’album éponyme paru en octobre 2012 sur NNF résulte d’un coup de cœur immédiat d’Amanda lors de la réception d’une de ses cassettes démos. Si l’on taira ce qu’elle avait ingéré ce jour-là, on comprend aisément l’enthousiasme ce celle-ci à l’écoute de l’aphrodisiaque Shifter.

Profilgate – Videotape

Si le projet Profilgate – paru via NNF en novembre 2012 et bénéficiant d’une mise en image avec Videotape par Robert Beatty, plus connu pour ses pochettes dHieroglyphic Being et de Peaking Lights – semble tomber du ciel, son auteur – Noah Anthony – beaucoup moins puisqu’il officie déjà en solitaire sous le nom d’emprunt de Night Burger et en duo sous celui de Social Junk. Soit deux entités à la discographie longue comme le bras, loin d’être méconnues de structure comme NNF, Night People ou Digitalis. Par le biais de Profilgate, le résident de Philie n’y va pas par quatre chemins pour jeter les bases d’une negative dance music, aussi lo-fi que transgressive, conviant Vatican Shadow à se pacser avec les doux rêveurs de la côte ouest, Ital en tête. Videotape, 12″ réunissant quatre morceaux dont une version live du précité single, est assurément l’un des disques les plus entêtant que NNF ait sortie en 2012.

Samantha Glass – Mysteries From The Palomino Skyliner

Sous une patronymie à connotation plus que féminine, Samantha Glass – évoquant un croisement devant l’éternel de Samantha Fox et Phillp Glass – le ténébreux Beau Devereaux a sorti son premier LP, Mysteries From The Palomino Skyliner via NNF. Une invitation au voyage, entre gravitation et introspection, qu’il serait malencontreux de ne pas accepter tant les volutes synthétiques du grand escogriffe s’avèrent convaincantes. Introduisant la trilogie Return To The Sky (Pt. 2 & Pt. 3), la déjà parue (Celestial Night Skyse – NNF, 2011) et retravaillée Seasonal Seduction, laisse choir toute notion de temporalité, à mi-chemin entre odyssée schultzienne et l’Urban Gothic d’un Xander Harris voisin de label.

NNF en dix vidéos