Culturellement, l’Hexagone est un pays contrasté : des légions de laudateurs scrutant hors de nos frontières produisent à un rythme quasi-industriel les bénignes tendances émaillant le quotidien, sans autres discours réflexifs que des communiqués de presse le plus souvent mal traduits par un stagiaire coincé entre la photocopieuse et la machine à café. Richesses éphémères d’une ère du vide médiatique, la paresse de la louange s’arrête là où la révérence ne permet plus de fédérer. Véritable vernis lyophilisant, la gloutonie de « produits culturels » masque mal les mille et unes radicalités françaises que personne, ou presque, ne prend la peine de conter, surtout si celles-ci émanent d’autres horizons que ceux du béton des métropoles. On est pas loin du Paris et son désert français, cher au géographe ultra-conservateur Jean-François Gravier, lorsqu’il s’agit de mettre en lumière la « scène musicale » : hormis quelques notables exceptions historiques, et de fortes tendances s’agissant des musiques électroniques, Paris a la Culture, la province a ses SMACs. Pour le reste on repassera. Et pourtant. Si l’on se donnait un minimum les moyens de recenser les citadelles existantes, imprenables et exigeantes, qui émaillent le terreau national, on n’aurait pas assez d’une vie pour tout écouter. A l’heure d’une culture festive et infantilisante, où les Festivals de tout et surtout de rien jouent des coudes pour faire raquer le quidam, dire qu’il n’y a rien, ou qu’il ne passe rien, est plus souvent la marque d’un manque d’intérêt que d’un constat irrévocable. De la même manière que l’on trouve dans le Lubéron d’iconoclastes expériences triturant les micro-sillons (lire), il est possible d’encanailler sa curiosité à Rodez, terre d’élection depuis 1999 du label Arbouse Recordings. Autrefois réunis dans les mailles d’alternatifs circuits de distribution, trouvant refuge dans les bacs de multiples disquaires indépendants, beaucoup de ces structures, ne subsistant qu’au crochet de la motivation de ceux qui les portent, se retrouvent désormais isolées, sans avoir pignon sur rue, contraintes de s’enticher d’internet comme seul outil de promotion et de distribution. Et d’être ainsi noyé dans la masse, sans cesse débordante, de l’actualité musicale marketée. Un état de fait qui, pour le moment, ne décourage pas Cyril Caucat, instigateur d’Arbouse Recordings, bien décidé à continuer d’agir pour exister. Et résister. Résister à une pensée unique, avilissante et sans relief, par la recherche musicale embrassant les styles et les époques selon un prisme aventureux. Qu’on se réfère aux joutes post-rock de Silent Whale Becomes A° Dream ou d’Acetate Zero, tendance Disco Inferno (lire), aux field recordings de Benoit Pioulard ou Joan Cambon, ou encore à l’electronica racé de Schneider TM et Alc Levora, la seule limite rencontrée est ici celle d’un passionné ne s’embarrassant pas de génuflexion pour entamer des projets engloutissant plusieurs années de travail pour enfin voir le jour. Il en va de cette compilation, rééditée en mars 2015, intitulée Erik Satie & Les Nouveaux Jeunes et étirant sur trois disques la filiation de la création contemporaine à ce génial précurseur de la musique moderne. Inépuisable de par sa profondeur et sa beauté, celle-ci s’avère d’autant plus cardinale qu’elle s’intime à la fois selon le double langage de l’émotion et de l’érudition, Cyril Caucat s’étant rapproché d’Ornella Volta, présidente des archives Erik Satie et ayant invité, entres autres, Max Richter, Nils Frahm, Rachel Grimes, Sylvain Chauveau, Carlos Cipa, Astrïd, Monokle, A.G., Library Tapes, ww.lowman, Rafael Anton Irisarri, Eluvium, Part Timer ou encore Hauschka à relire et réinterpréter le répertoire de Satie… À l’heure où s’ouvre l’Arbouse Shop, 1 avenue des Fusillés de Ste Radegonde à Rodez, on a posé quelques questions à cet insoumis Ruthénois qui a, au passage, bien plus de choses à nous dire qu’une pleine fournée de babillards parigots.

Cyril Caucat l’interview

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Tout d’abord, peux-tu revenir sur l’histoire du label ? Quelle a été ta motivation principale pour ce projet ? Est-elle toujours intacte après seize ans d’activisme ?

Le label a démarré officiellement en 1999. Au départ, si je me souviens bien, ça commence à faire, je n’avais pas d’idées très précises quant à ce que je voulais faire. C’était simplement la suite logique d’un investissement dans la musique qui n’avait fait que croitre au fil du temps. J’avais à l’époque un fanzine, j’organisais des concerts, j’écrivais dans des revues. Un jour j’ai voulu mettre sur pied une structure qui me ressemblerait, à l’image de ce que je suis comme auditeur… Avec l’envie de collaborer avec des musiciens que j’aimais, et d’en faire découvrir. Cette idée est toujours là, et cette volonté demeure aujourd’hui encore. Malgré l’évolution du secteur et ces différentes péripéties, même si les temps sont difficiles, voir, désespérés.

Y a-t-il une esthétique musicale, un concept que tu tentes de faire perdurer à chaque sortie ? Il y a une évolution avec les origines ?

En ce qui concerne l’esthétique du label, j’ai essayé de lui en donner une, de par mes choix éditoriaux. Je ne sais si ça fonctionne, seuls les amateurs du label, s’il y en a, pourraient en dire quelque chose. Difficile de s’exprimer, quand on est de l’intérieur, collé à l’aventure. J’ose en tout cas l’espérer. L’esthétique se définit de tout un tas de manière. Celle d’Arbouse, je crois tient à sa ligne éditoriale, à ses choix, à sa philosophie également, jusque boutiste et engagé, à son humilité, je le souhaite. Au début de l’aventure la presse musicale m’a rapidement catalogué dans les labels electro. C’était la mode… Rapidement je crois j’ai brouillé les pistes avec les sorties successives d’Acetate Zero et de la compilation Bucolique vol.1. Voilà un disque qui montrait le chemin que je voulais suivre. De Twisted Science, le projet personnel de Jon Tye, le boss de Lo recordings à l’époque, jusqu’à Chris Brokaw, premier titre sous son nom, et ex musicien de Codeine, Come, Pullman, New year, voilà le spectre que je balayais et que je voulais proposer aux auditeurs.

La filiation au livre La Révocation de la Pensée publiée via Arbouse Éditions est-elle toujours revendiquée ? Voir même réaffirmée ?

Bien sûr elle est toujours d’actualité cette filiation… Quand ce petit essai est sorti, c’était vers 2008 je crois… L’idée était de lancer Arbouse Éditions et par la même occasion de « théoriser » un peu la philosophie d’Arbouse… Qui jusqu’alors était de l’ordre plutôt de l’attitude innée et non verbalisée. En 2008 mon père a travaillé sur cette thématique de la pensée unique, de la résistance face à elle… Je crois que mes actions, mon engagement ont nourri pour le coup sa propre pensée, et lui ont permis de concevoir ce petit écrit… La révocation de la pensée est d’ailleurs aussi par son titre un hommage aux Cévennes d’où ma famille sommes originaires ; où au XVIIe siècle, les habitants paysans se sont organisés pour combattre le pouvoir central de Louis XIV. C’est le temps des Camisards, ces paysans protestants souhaitant pratiquer leur culte, et des premières guérillas connues… C’est le temps de la révocation de l’Édit de Nantes…
Les idées qui sont développées dans ce livre sont plus que jamais, dans l’air du temps. Pour Arbouse les choses sont de plus en plus compliquées, pour survivre, continuer à exister, à se faire entendre, à intéresser… Il me semble important de ne pas céder aux assauts de l’industrie culturelle et autres pressions médiatiques… L’idée globale du livre est assez positive, continuer à agir, pour exister, se sentir vivant… C’est ma démarche globale avec Arbouse. Donc le lien avec ce livre est étroit et ténu, toujours…

Quels genres de labels t’ont inspiré dans ta démarche ?

Alors là un sacré paquet, mais tout de même quelques uns se détachent. Tout d’abord au tout début y avait des trucs comme New Rose, Skydog, Closer, Dancetaria… Puis il y a eu Orgasm Records, un label français dont j’appréciais particulièrement l’esthétique, le propos radical et sans concession, qui perdure d’ailleurs toujours. Je l’avais découvert via Hope un petit catalogue mail-order, très chouette « La fosse aux loups »… Puis des labels comme Kranky, Thrill Jockey, Touch&Go, 4AD, Too Pure, Amphetamine Reptile… Et aujourd’hui des trucs comme Temporary Residence ou Humanist en France. Enfin la liste serait longue. On n’en finirait pas.

Il y a certaines permanence dans la discographie du label comme Acetate Zero. Comment choisis-tu les artistes avec lesquels tu travailles ?

Oui avec Acetate Zero, nous avons sorti pas mal de disques ensemble. C’est le groupe dont j’ai sorti le plus de choses. Souvent il s’agit en premier lieu de rencontres. C’est une banalité peut être de dire ça. Mais cela tient à ça, à la qualité de la rencontre et à l’envie de partager une aventure commune. Il faut bien sur que l’univers musical du projet m’interpelle, c’est la moindre des choses, et puis très vite la qualité de notre relation. Aujourd’hui j’ai pas mal évolué là-dessus. Je suis plus difficile dans la relation, je suis plus exigeant, et plus discret aussi… Par envie, nécessité aussi. Mon rythme de sorties n’a jamais été très intense, mais aujourd’hui il a considérablement diminué.

Très tôt le label s’est tourné vers le post-rock et un certain type d’IDM. Quels sont les différents styles ou approches qui te motivent aujourd’hui ?

Je n’en ai pas particulièrement. Cela tient aux propositions, aux envies, aux rencontres. Il y a tout de même des choses que je n’éditerai pas. Mais dans l’ensemble, je ne me suis jamais dit, tient là je ferai un truc post machin, ou là du labtop… Non… Le fait d’avoir un catalogue éclectique, forcément, t’offre l’opportunité d’avoir des propositions variées, dans des domaines très divers. Je reçois des mails très souvent pour sortir des disques, d’ailleurs je dis souvent que je reçois plus de mails de gens qui veulent sortir des disques, que de gens qui veulent en acheter, et c’est très différent : musiques expérimentales, néo classique, pop, folk, post-rock, electronica…

Satie

Entre le moment où tu as jeté les bases d’Arbouse Recordings et aujourd’hui, le paysage musical a sacrément changé. Tu regrettes l’ancien temps ou tu te fais bien à cette époque faite de streaming, de profusion et d’amnésie ?

Ah sacrée question, qui ne me rajeunit pas. Oui ça a pas mal évolué depuis les débuts d’Arbouse. Et déjà quand j’ai commencé, les choses avaient évolué par rapport à certains qui avaient commencé des choses bien avant, vers 1993/1995 (Orgasm records, Lo-Fi, Disques Serpentine…). J’ai vécu peut être la période la plus prospère de l’édition indé. Car à l’époque les distributeurs indés existaient encore et surtout arrivaient à placer quelques disques dans des magasins de disques – surtout Fnac et autres grosses enseignes, car déjà les disquaires disparaissaient. Mais tout ça s’est rapidement cassé la gueule, avec le développement du net.

Il est certain que les comportements des auditeurs ont changé. Quand j’étais ado, j’achetais des disques vinyles chez des disquaires, qui existaient dans tous les moindres bleds. Puis j’ai acheté des disques par mail-order, car je ne trouvais pas tout chez les disquaires – le fameux temps de Sugar&Spice, Hope, Ajax records, Meridians… – , en même temps que les Fnac consacraient plus de places aux disques… Puis petit à petit tout s’est effondré, et les générations d’après n’ont plus acheté de disques. C’est l’avènement du téléchargement. Je ne parle même pas du Streaming tellement c’est marginal… L’objet disparait, irrémédiablement… Et il reste désormais trois pelés qui en sortent et trois qui en achètent… Dans ce contexte les labels survivent, mal… Et on est submergé de propositions…

Puis tout a changé aussi, la presse en premier lieu. Je ne connais plus personne. Je n’ai plus de réseau.

Venons-en à Satie. Peux-tu déjà nous dire quelles sont les dimensions de son œuvre qui a éveillé en toi l’idée de cette compilation parue en 2011 et 2015 ?

Satie est une vieille histoire pour moi. Comme je le dis dans le texte de présentation du second volume, Satie fait parti de mon histoire, de ma vie. J’ai été nourri très tôt à ça… Cela remonte à ma tendre enfance. Sa musique m’a tant ému, et me rappelle mes jours bénis, d’une époque révolue et insouciante. C’est donc en premier lieu, une dimension émotionnelle qui a joué. Puis au fil du temps, j’ai pris la mesure de la modernité du compositeur, et de son influence majeure sur la musique. A travers mes rencontres de musiciens, d’amateurs de musique, Satie revenait souvent… Quand je lisais des interviews, Satie était souvent là – je pense à des interviews de Mark Hollis par exemple ou John Mc Entire de Tortoise – , du coup petit à petit, d’années en années, ce projet a germé, tranquillement jusqu’à voir le jour en 2011, et cette réédition en 2015.

Pourquoi as-tu voulu confronter l’œuvre de Satie à ces nouveaux-jeunes ? Quelle est l’idée directrice ? Confronter l’œuvre du maître face à la maîtrise des techniques nouvelles ou faire relire des compositions uniques d’un œil neuf et néophyte ?

Alors tout d’abord, l’expression « nouveaux jeunes » est un clin d’œil à Satie qui appelait comme ceci ses contemporains tels que Darius Milhaud, Francis Poulenc, Arthur Honegger, Georges Auric, le groupe des six… Je voulais réunir une pléiade, une « internationale de nouveaux jeunes », dans l’idée, de rendre hommage au compositeur. J’étais toujours dans ce projet de traduire combien le musicien avait influencé la musique moderne, et encore aujourd’hui. Ma proposition a été simple. J’ai invité des artistes à rendre hommage à Satie, de la manière qu’ils souhaitaient : créations pures, ré-interprétations, remixes, le champ était totalement libre… Du coup, c’est un mix de tout ça… Des clins d’œil, « à la manière de », des reprises, du travail de reformulation, du bidouillage…

Comment as-tu réussi à fédérer autant de groupes pour ce projet ? Et surtout, comment les as-tu choisis ?

Je ne sais pas en fait, c’est le fruit d’un concours de circonstances, dues au hasard et à mon opiniâtreté sans doute. J’ai une certaine habitude de ces projets. J’ai il y a quelques années agit de la sorte pour les compilations Bucolique, où déjà j’avais réuni quelques noms, puis la compilation intitulée Musique pour Statues-menhirs. Du coup j’ai une certaine « maîtrise » du sujet.

Je rigole… C’est surtout un travail long et laborieux. J’ai un listing de noms, et j’ai contacté. Tout simplement, en essayant de les convaincre d’y participer. Ce qui est marrant à savoir, c’est que je parle anglais comme une vache espagnole. Mais vraiment… Et pourtant, j’en ai convaincu quelques uns. C’est que le projet leur paraissait intéressant. Et tout ça sans enjeux financiers.

Après il y a des évidences… je connaissais bien certains, comme Sylvain Chauveau, Moinho, Astrïd, ww.lowman, Inlandsis, qui sont des artistes du label, et puis le reste est venu…

Sur l’ensemble des contactés, il y sont tous, sauf John McEntire de Tortoise, Johan Johansson, Bernhard Günter, Stars of the Lid… Après c’est vrai aussi que j’ai privilégié la scène néo-classique. J’ai eu d’heureuses surprises avec la participation de Max Richter, Pan American, Rachel Grimes, Peter Broderick. Dès fois, ce fût le hasard, par exemple je faisais jouer Hauschka ici à Rodez et en parlant comme une vache espagnole, Volker me parla d’un ami à lui qui serait sans doute intéressé, il s’agissait de Dustin O’Halloran. Je ne le connaissais pas encore. Je l’ai contacté, et proposé le projet. Et ce dernier a de suite accepté… Après il y a des projets moins connus, mais que je connaissais par ailleurs et que je trouvais pertinent pour cette compilation, du style les Russes de Monokle ou l’Américain Kyle Hawkins, ou Steve Peters…

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Que t’inspire le travail accompli ? As-tu envie de poursuivre l’aventure encore plus loin ?

Alors quand j’ai sorti en 2011 le premier volet, j’étais heureux d’être arrivé jusqu’au bout, cela faisait presque trois ans que j’y travaillais. D’ailleurs cette sortie avait été corroboré d’évènements musicaux, que j’ai organisé tels que des expos et concerts… Le disque s’est vendu très rapidement sans aucune promotion ou presque. J’avais eu un papier dans Libé par bol. Pour les 15 ans du label, et suite à plusieurs sollicitations, l’idée de rééditer le projet m’est venu, en l’agrémentant d’un troisième disque, avec de nouveaux inédits. Je suis heureux du résultat, de la cohérence avec le reste… De l’objet aussi. Au départ je voulais faire un coffret vinyle uniquement, mais c’était trop cher. Voilà, aujourd’hui c’est l’une de mes dernières sorties, ça date un peu maintenant. Elle ne se vend pas… Elle n’intéresse plus. Je n’ai eu aucun retour encore une fois de la presse… Mais comme je te le disais plus haut, mon réseau n’est plus très actif, et puis souvent on incrimine le fait que je ne suis plus distribué – on ne sait pas pourquoi ils disent ça, car les distributeurs n’existent plus ou alors de manière très marginale, dans des magasins qui n’existent plus.

J’avais imaginé finalisé l’ensemble par une soirée Satie avec quelques représentants du disque sur Paris, l’occasion de faire un peu de promotion, mais l’énergie m’a manqué, faute d’enthousiasme… Peut être à l’occasion. J’y réfléchis. Et puis je voulais lancer une série en vinyle : Erik Satie Series. Où j’inviterai un artiste en particulier à proposer des titres dans l’esprit du compositeur. Enfin tout ça si j’en ai l’énergie et si Arbouse existe encore.

S’agissant d’Arbouse Recordings et Arbouse Éditions : qu’as-tu de prévu dans un futur plus ou moins proche ?

Pour Arbouse Recordings, l’époque est difficile, le rythme des sorties s’est très largement atténué. Ma trésorerie est inexistante, je ne suis plus distribué. Je n’ai pas les moyens de réaliser de la promotion, du coup mes productions restent confidentielles. Mon projet dès le départ consistait à sortir des disques, de manière à ce que l’un finance le suivant et ainsi de suite. Mais aujourd’hui c’est compliqué pour moi… Quelques fidèles continuent à suivre les projets heureusement. Les sorties se font de plus en plus espacées. J’ai néanmoins des envies, des idées, des projets… Mais ils mettent du temps pour voir le jour. Dans l’immédiat j’ai dans les tuyaux la sortie d’un disque de Petit Personnel, projet parisien, qui vient de sortir un titre sur les compiles tendances de La Souterraine. C’est chanté en français, les paroles sont très chouettes et musicalement c’est à la fois dépouillé, tendu, nerveux. Ensuite j’aimerai sorti un disque de AG, un musicien grec qui m’a fait passer son travail. Je l’ai inclus d’ailleurs sur la version 2 d’Erik Satie et les nouveaux jeunes avec 3 titres. Sa musique est à la fois minimale et organique. Un mélange d’ambient, de musique classique, d’élément électronique diffus… Après j’aimerai dans l’idéal sortir le second album de Silent Whale Becomes A°dream, du post-rock, et celui de Marnitude, un groupe slowcore de Bruxelles. Et puis d’autres trucs plus ou moins nébuleux encore. Après j’essaye de faire vivre le catalogue, et les dernières sorties : L’Effondras, Satie, Marnitude…

Pour Arbouse Éditions, pour le moment, et depuis longtemps, c’est en stand-by… J’ai le projet vague de sortir un livre intitulé Musiques inactuelles. Mais je n’avance pas… J’ai commencé ça fait un moment, et c’est en jachère… Un jour peut-être…

Depuis le 15 janvier j’ai monté une boutique de disques vinyles : Arbouse Shop, soit des vinyles d’occasion et de labels indés, dans mon coin à Rodez. Je suis installé dans une galerie d’art : l’atelier JJV. Nous y organisons aussi des concerts tous les dimanches. J’avais monté ce disquaire dans le cadre de mon boulot à l’époque en 2013, quand je m’occupais de la programmation culturelle de la MJC d’Onet le château. Je m’occupais aussi d’une salle de concert dont j’assurai la programmation également. Je me suis fait dégager en décembre (je ne rentre pas dans les détails)… Du coup je suis parti avec mon projet, pour le pérenniser en solo. Je vais continuer à organiser des événements musicaux aussi comme j’ai toujours fait depuis vingt ans. La liste est très longue des concerts et des artistes que j’ai fait venir ici, que j’ai programmé dans différents lieux : musées, Chapelle, Auditorium… Des artistes tels que Fennesz, Mira Calix, Jasper TX, Benoit Pioulard, Serafina Steer, Kid Congo & The Pink Monkeys, Troy Von Balthazar, Mapstation, Hauschka, Dustin O’Halloran, Rachel grimes, Nils Frahm, Helios, Magnetix, Sylvain Chauveau…

Audio

Tracklisting

V.A. – Erik Satie et les nouveaux jeunes (Arbouse recordings, 2015)

1-01. Library Tapes – Satie On Tape
1-02. Kyle Dawkins – Danse De Travers
1-03. Minotaur Shock – Small Starts
1-04. Max Richter – Erik Sleeping
1-05. Chessie – Katy (For Satie)
1-06. Danny Norbury – Tango Fragment
1-07. Julia Kent – Seul, Pendant Un Instant
1-08. ww.lowman – Lakegirl
1-09. Akamatsu – Gymnopédie 8 (4/4)
1-10. Part Timer – A Clumsy But Subtle Technician
1-11. Rachel Grimes – Gnossiennes No.3
1-12. That Summer – Le Yachting
1-13. Monokle – Mist
1-14. Sylvain Chauveau – Prélude De La Chambre Rouge
1-15. Fred Lonberg-Holm – Le Flirt
1-16. Steve Peters – Hymne (Pour Un Fils Des Étoiles)
2-01. Rafael Anton Irisarri & Goldmund – Gnossienne No.1
2-02. Pan American – Leftalone (2ème)
2-03. Moinho – Movements & Variations For Satie
2-04. Hauschka /- Chat Noir
2-05. 0 – Gnossienne No.3
2-06. Beatrice Martini & Robert Lippok – Je Te Veux
2-07. Peter Broderick – Les Trois Valses Distinguées Du Précieux Dégouté 2
2-08. Rachel Grimes – Gnossienne No.2
2-09. The Boats – Le Yachting
2-10. Astrïd – Erik S.
2-11. Eluvium – Ogives/Redistributed
2-12. Dustin O’Halloran – Opus 33
2-13. Nils Frahm – Body
2-14. Mr Potier – Le Jars Des Andes
2-15. Steve Roden – EIAIE – In His Name, The Vowels Are Also Notes, And A Small Mountain
2-16. Inlandsis – Coloquinte
3-01. Delphine Dora – Aux Heures Du Crépuscule
3-02. A.G. – Relâche : 1924
3-03. James Warden – Chain Of Rocks
3-04. Delphine Dora – Danses en Forme de Satire
3-05. A.G. – Les Pantins Dansent : 1913
3-06. Carlos Cipa – Nocturne
3-07. Susan Matthews – Du Coin de la Main
3-08. A.G. – Petite Ouverture A Danser : 1897
3-09. Delphine Dora – Valse Labyrinthique
3-10. Joan Cambon – Gnossienne n°1 (Shadow Toys Version)
3-11. KO Cat – Satie Mental
3-12. Sylvain Viguier – Les Notes Disparaissent Dans le Vide
3-13. Rich Batsford – Saticity
3-14. François-Eudes Chanfrault – Danse #2