Liz & László - Rien A Paris

Liz & LászlóLa néo-New-Yorkaise Liz Wendlebo de Xeno & Oaklander et le Montréalais Xavier Paradis, instigateur d'Automelodi, ont composé ensemble, sous l’alias Liz & László, un 7" intitulé Rien à Paris paru en mars 2012 sur le label de Pieter Schoolwerth Weird Records, aujourd'hui en sommeil. Et alors que leurs carrières respectives prennent une certaine ampleur, Xeno & Oaklander ayant récemment sorti Par Avion sur Ghostly International et Automelodi le très bel LP Surlendemains Acides sur Electric Voice Records (lire), le label Canadien Visage Musique réédite en vinyle ladite perle rare. En écoute ci-après, Rien à Paris s'inspire, avec une subtilité synthétique rare, du film surréaliste Céline et Julie vont en bateau (1974) de Jacques Rivette quand la face B, Je ne suis là pour personne, est une relecture d'un morceau de Françoise Hardy. Et plus si affinités donc.

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Tracklisting

Liz & László - 7" (Visage Musique, 25 novembre 2014)

A1. Rien à Paris
B1. Je ne suis là pour personne

Liz&Laszlo


Automelodi - Digresse (PREMIERE)

Surlendemains AcidesXavier Paradis d'Automelodi - que l'on avait déjà invectivé le temps d'une interview (lire) au cours de laquelle il assurait avoir la démarche d'un compositeur folk et non new-wave sur le retour - reprend là où il avait laissé ses digressions synthétiques avec un nouvel album, Surlendemains Acides, à paraitre le 8 octobre prochain en digital et le 1er novembre en version LP, via Electric Voice Records (lire), le label de Matthew Samways, toujours là où il le faut. Et c'est en parcourant ce très attendu disque - faisant suite à son seul et ultime prédécesseur paru en 2010 sur Wierd Records - que les mots d'alors d'Arnaud Lazlaud, de son vrai nom, résonnent en creux de quelques tintements de claviers, illustrant admirablement la fantaisie mélancolique de ses bravades discographiques : "Autant au niveau des textes que de la musique, cette idée de rechercher une certaine « limite » m’intéresse énormément. Je ne parle pas ici d’explorer les extrêmes, mais plutôt cette zone frontalière, cette région mince et incertaine entre le rêve et l’éveil, entre la douceur et la langueur. C’est cet arrière-goût d’anxiété dans ce qui peut ne sembler être qu’une sucrerie « pop »… ou encore, au milieu d’un jardin magnifique, l’ombre du buisson en fleurs sous lequel on retrouve un jour par hasard un oiseau mort." En attendant un concert à Paris organisé par nos amis de La Forme Lente le 19 octobre prochain au Batofar (Event FB), Digresse est à découvrir ci-après. Clinquante.

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