On y était: Tortoise à Villette Sonique

Les vétérans de Tortoise sortaient The Catastrophist en début d'année (lire): il n'en fallait pas plus pour que Villette Sonique - multi-récidiviste quand il s'agit d'aligner les meilleurs noms sur une affiche - les programme le mardi 31 mai dernier au Trabendo. Le groupe de Chicago se fait d'ailleurs assez rare en France - après un passage avorté fin 2015 : leur dernière date remontait apparemment à 2010, avec Broken Social Scene et Menomena à l'Élysée Montmartre. C'était donc une joie absolue de les revoir sur Paris en cette supposée période printanière.

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© Piotr Grudzinski / Just Focus - Desideratunes

Tortoise est un petit peu comme ce que je nommerais les maîtres du Style. C'est-à-dire que le quintet n'a jamais vraiment eu de compétiteur, de rival donnant dans le ravageur combat de coqs, de nécessaires ennemis stimulant le dépassement de soi. Au lieu de cela, de se perdre dans de vaines et interminables luttes d'influences, ces gentilshommes ont convenablement tracé leur chemin toujours plus avant vers un son paresseusement décontracté, aux confins de la détente, visant précisément le mouvement juste, le geste vrai, la pure élégance ; de celle qui caresse les sommets car toujours emprunte d'un certain mystère, jamais réellement tangible ni saisissable. Prenez High Class Slim Came Floatin' in, jouée en début de set. Est-ce vraiment sérieux ? Allier trois mouvements aux malléables cassures s'enchaîner sans soucis de bienséance tout en ramenant une poignée de genres musicaux s'entrechoquer vaille que vaille ? Tortoise le fait. Certes. Mais Tortoise le fait comme des seigneurs, de royaux souverains montrant à la fois le meilleur tout en déroutant l'auditeur mais en détenant au final, c'est une évidence, la naturelle vérité.

Car Tortoise est un groupe qui depuis leur premier magnifique album m'a toujours fait l'effet d'une bande de savants, de ce genre de personnalité raisonnable mais toujours sensée, à la fois sérieuse, réfléchie et attentive mais qui n'hésiterait pas une seule seconde à placer une légère galéjade de façade au moment le plus opportun. J'ai l'impression d'avoir en face de moi quelqu'un de fort à-propos, bien attifé, mais qui cache phénoménalement plus que ce que ne laisserait supposer ses instants les plus aériens. Le groupe de Chicago met un hallucinant sens du détail dans ses titres, les parsème de sonorités toutes majestueusement dosées, ce qui a pour effet de rendre sa musique incroyablement riche comme de démultiplier les ambiances, de préciser les émotions, de les construire et les élaborer avec une impressionnante minutie tout en leur vouant un caractère absolument unique. C'est pour cela que la musique du groupe laisse tant planer une atmosphère parfois troublante, souvent profondément singulière : à la fois parce que Tortoise va puiser dans une source bouillante d'une quantité toujours plus grande de genres musicaux, mais aussi parce qu'ils polissent leurs morceaux jusqu'à les orner d'une sélection précise de sons menant chacun d'eux à délivrer un attribut particulier. Tortoise en a fait une marque de fabrique et s'affiche aisément dans la catégorie de ces groupes absolument fascinants dont il est toujours difficile d'appréhender la véritable nature, tout en délivrant à la volée des titres fraîchement composés qui murmurent pourtant à demi-mot un travail d'orfèvre accompli.

Parce que si Tortoise sait faire refléter la lumière du repos et de la satiété sur la majorité de ses titres, le groupe perturbe régulièrement l'ambiance en brouillant les pistes, décalant ou détournant les sons jusqu'à retrouver une position alors inédite: Dot/Eyes, jouée ce soir - même si largement retravaillée - est un exemple parlant, comme peut l'être Gigantes, issu de Beacons of Ancestorship. Tortoise est un groupe qui reproduit relativement fidèlement son catalogue sur scène, et cela d'une manière savamment orchestrée : ces musiciens ne cessent de permuter leurs postes et de jongler entre les instruments d'une façon presque insolente. Le concert se scindera en deux grandes parties, la première couvrant sensiblement les deux derniers albums du groupe, The Catastrophist et Beacons of Ancestorship, la deuxième s'attelant à finement retracer leurs plus grands moments de bravoure, laissant une noble part à TNT.

C'est d'ailleurs sur un titre de cet album - le somptueux I Set my Face to the Hillside - que les cinq de Chicago clôtureront cette nuit après un rappel : ils auront plané comme des aigles sur le Trabendo, tranquilles comme majestueux, et laisseront - entre autres, car il y eut beaucoup d'autres pour cette édition - un magnifique souvenir pour les 11 ans de Villette Sonique.


On y était : Lightning Bolt au Trabendo

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All photos © Emmanuel Lavergne

On y était : Lightning Bolt, le 30 juin 2015 au Trabendo - Par Sébastien Falafel

Lightning Bolt – soit l’un des plus légendaires duos fouteurs de zbeulh dans les conditions du live – a récemment publié Fantasy Empire sur Thrill Jockey (lire), pour le tarif habituel : l’auditeur s’avère sévèrement rudoyé par une riffaille barbare et nécessairement insensée ; c’est tout à fait excessif, parfaitement irraisonné, et, bien entendu, définitivement plaisant. C’est d’ailleurs pour cela qu’il fallait, comme à chaque fois que ces jeunes stoïques passent sur Paris, être présent au Trabendo, le 30 juin dernier, tant ces excellentes personnes ont sereinement ravagé une foule ferme et compacte, prête à recevoir les dures graines de la démence ensemencées à coups d’élégante batte par les deux américains de Providence.

Car Lightning Bolt caractérise si bien ce mécanisme définitif, cet instant d’abandon : j’admire cette folle propension à taper crânement dans le lard, à produire toutes les bassesses de l’hystérie, incessantes remontées électriques d’énormes coups de semonce. On s’embourbe plaisamment dans les tumultueuses affres de l’irrémédiable dépense physique, c’est une enfantine sensation, lorsqu’on ne taille pas plus haut que trois pommes et que l’on souhaite ardemment s’exciter sur la première distraction venue, la bouffer toute crue, ne jamais s’en repaître, répéter inlassablement le même rituel, c’est profondément névrotique, mais superbement libérateur. Car au-delà de l’aspect tellurique que provoque la musique du duo, de l’immense délire épileptique qui jaillit de leurs amplis comme mille fantômes hurlants, se dessine cette très pure ambition d’une répétition sans fin, presque absurde, sans lendemain, avec pour seul objectif d’inlassablement se briser la face contre le même mur. Cette volonté cérémoniale et jusqu’au-boutiste d’atteindre la maximum de saturation, ce fait magnifique d’aborder le plus extrême de la transe à coups d’infatigables comme impossibles jeux de riffs et d’irrationnels coups de toms. Telle sera la teneur des quelques premiers morceaux joués ce soir, tous issus du dernier album, se plaçant avec une discrète noblesse dans la traditionnelle volonté du groupe de défoncer sans une once d’émotion toute forme de réflexion.

Mais ce sera toujours sur ses vieilles gloires que Lightning Bolt fera paraître le spectre agile de l’excellence et de l’infini, à grands coups d’infamantes et monstrueuses vagues de frénétiques bourrinades, telles que cette fameuse et incroyable bombonne de vie qu’est Megaghost. Cet incroyable passage au milieu de ce morceau me filera toujours les plus électriques des frissons : cette ultime et définitive charge, lorsque la basse ne se contente même plus d’extorquer d’hystériques mélodies de ces quatre putains de corde mais terrasse librement le pêcheur de précieuses bastonnades et de mortels soubresauts, jusqu’à ne plus sentir que la terre qui vibre, qui s’écroule, qui s’effondre. C’est fantastiquement beau, c’est profondément resplendissant dans la mesure où le groupe ne fait que s’enfoncer et s’enterrer dans son délire terrible jusqu’au plus profond des entrailles d’une positive illumination. Même perception pour la paire de morceaux suivants, Colossus et son riff de damné qui pourrait aisément venir défier, le menton levé et les yeux brillants, une armée complète d’infâmes scélérats, et Dead Cowboy, avec cette si merveilleuse trace de lumière façon poussière d’étoile, qui vient sèchement sabrer la dynamique de pur jobard d’un morceau qui résume à lui tout seul la beauté d’un groupe comme Lightning Bolt : cette volonté sans cesse écrasante et toujours plus affirmée de vertement s’ensevelir sous une avalanche de gravats tremblants, sans bornes, sans limites, sans vision et sans espoir.

Brian Gibson, le placide et mutique Brian Gibson, celui-là même qui projette des riffs aussi larges et lourds que des troncs d’arbres centenaires, n’apparait pas le moins du monde troublé par l’intenable cascade de ciment électrique ramonées par ses quatre grosses et grasses cordes, et ne bougera pas d’un sublime iota lorsqu’il entamera l’hymne perfide de toute une salle baignant sans déplaisir dans une intense sueur de joie : Dracula Mountain, dernier morceau du set, quasiment torché, mais porté aux nues par une masse globale d’imprudents venu gouter aux vertes remontrances d’un duo toujours aussi impressionnant, notamment l’illustre Chippendale, battant la mesure comme jamais et convulsant comme un possédé ses massifs bâtons à la main. Aucune surprise, le duo de Providence aura étalé le revers d’une main pleine de générosité, d’abondance, et, surtout, d’une parfaite et joyeuse brutalité à l’encontre de l’intégralité de la foule.

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Photoshoot : Hartzine fait son Summer Here Kids

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All photos © Patrice Bonenfant

L’objectif d’Hartzine était (forcément) au Trabendo à Paris le 2 juillet dernier à l’occasion de la Soirée Summer Here Kids programmant sans faute de goût au Trabendo le jeune Hollandais Parrish Smith, la néo-Française Valentina Mushy aka Phantom Love et les deux formations affiliées à l'écurie francilienne Svn Sns Rcrds, Night Riders et All Night Wrong. Il faisait chaud.

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The Drone fait son Trabendo

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Nos amis 2.0 de The Drone font leur Trabendo samedi 4 juillet prochain (Event FB), de seize heures à minuit, dans le cadre du Summer Here Kids - festival estival auquel vous n’êtes pas sans savoir qu'on l'inaugure ou presque (Event FB). Plus tout à fait kids, mais bien encore capable de les faire danser, l'équipe emmanchée par Olivier Lamm, qui a récemment mis les petits plats dans les grands avec le projet SEQUENCES (lire), a convié pour sa bamboule une tripotée d'artistes à son image, entre intransigeance, élégance et sens de l'ironie, avec Krikor, Pizza Noise Mafia, Sourdure, DJ Sundae, Norma - instigateur d'In Paradisum (lire). Histoire de ne pas se radiner à poil, comme on part du MacDrive sans ketchup, on a soutiré au principal intéressé une playlist commentée.

Playlist commentée par Olivier Lamm

On adore tout chez Krikor, les conneries au GRM, les trucs hillbilly rock ambitieux, la crack house de sale gosse gérée mieux que n'importe qui sur la planète pour son projet Crackboy... Mais là où il nous a le plus bluffé récemment, c'est avec son live pour notre série SEQUENCES, où il fait quelque chose d'absolument dingue avec le bruit, le drone, la techno, et tout ce qu'on trouve dans le Triangle des Bermudes au milieu. Un maestro, ouais, ouais, qu'on est très fier d'accueillir en live pour finir la soirée.

On est aussi très fiers d'accueillir Ernest de Sourdure, parce que son album La Virée (sur tanzprocesz) est un immense coup de coeur, d'autant plus précieux qu'on l'a découvert tout de suite après la déflagration de notre découverte du collectif La Novia. Sans conteste le truc le plus puissant et le plus original émergé de l'underground électronique ces derniers temps, la musique de Sourdure est bien plus qu'un mélange de proto techno, de noise analo et de chansons des montagnes d'Auvergne. Quelque chose d'autre, quoi. On suit aussi de très près Kaumwald, le duo post techno bidule truc dont il fait partie et dont les deux prochains morceaux à sortir sur In Paradisum (split avec December) sont à tomber de beauté.

La dernière fois qu'on les a croisés à Bordeaux pour une soirée The Drone, on leur a glissé qu'on trouvait leur nom "pas super vendeur". On regrette un peu, maintenant. Il n'y a pas de meilleur blaze pour le genre de techno que jouent ces deux-là en live, à la fois surpuissante et toujours au bord du gouffre. A voir absolument, surtout pour tous les techno snobs en tee-shirt en soie.

Sundae est l'un des plus beaux DJs de la place de Paris, point barre. Et comme il n'était pas dispo pour mon mariage...

Autre évidence : Guillaume d'In Paradisum a souvent poussé des disques pour les soirées The Drone ces dernières années. Pardon, pas poussé des disques. Mixé, très dignement et très créativement, avec toute la prescience, le goût et le léger snobisme dont il est capable. En gros, Guillaume mixe comme il discute musique : avec douceur, exigence et fermeté, en ne lâchant rien. A propos du morceau ci-dessus, on l'a choisi pas tout à fait au hasard dans le catalogue In Paradisum, le morceau le plus "house" qu'on y trouve ou presque, parce que je sais que Guillaume est aussi capable de passer des trucs comme ça...

Et en bonus warm-up, ce disque qu'on passera sûrement pour accompagner l'apéro à la limonade à 16h avec Damien Besançon (b2b pour la siesta, donc).


Photoshoot : Dark Dark Dark au Trabendo

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L'objectif d'Hartzine était au Trabendo le 1er juin dernier pour la venue des Américains de Dark Dark Dark.

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Photoshoot : Here We Go Magic au Trabendo

L'objectif d'Hartzine était au Trabendo le 10 juillet dernier pour la performance des New-Yorkais de Here We Go Magic.

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Ré-ouverture du Trabendo

Quel noctambule parisien de plus de trente ans ne peut se vanter d’avoir posé ses guêtres au moins une fois au Trabendo ? Planquée en plein Parc de la Villette, la salle de concert aura ravi tout les amateurs de jazz et musique black à l’aube des nineties avant de devenir l’un des chantres du rock indé, accueillant aussi bien Green Day que Metallica. Depuis tombé en friche, Super! et Tsugi s’associent afin de faire renaître l’ambiance électrique du lieu qui hanta des années durant les nuits babyloniennes et nous offre d’ores et déjà une programmation mitonnée aux petits oignons : Sonic Boom, Soap & Skin, Daedelus, James Pants, Ghostpoet, Chris & Cosey, Peaking Lights, Julia Holter… Alors rendez-vous le 12 avril prochain pour une ouverture en fanfare avec le Tsugi Superclub 50+1 mettant à l’honneur Etienne de Crecy, Miss Kittin Vs Cassius, etc.


On y était - The Horrors au Trabendo

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The Horrors, Le Trabendo, Paris, 30 novembre 2009 : The Horrors ou le dédoublement de personnalités.

2007 : The Horrors débarquent d'Outre Manche avec un première album Strange House, précédé d'une brouette d'Eps, follement garage, déclarant un amour sans limite à leurs influences évidentes : les Cramps, les Sonics, allant jusqu'à reprendre le fantastique Screaming Lord Sutch, à la sauce hardcore. Lookés dark et ébouriffés jusqu'au bout des poils (très rares), The Horrors emballe son petit monde, loin, très loin des Arctic Monkeys et autres Kaiser Chiefs éminemment exportables : les dark boys détonnent.

2009 : virage à 180 degrés, le deuxième album Primary Colours produit par le bristolien Geoff Barrow, aux manettes de Portishead, nous embarque cette fois dans un ralenti planant, guitares distordues, chant plus proche d'Ian Curtis ou de Nick Cave, et ho mais ce serait pas du Shoegazing les gars?! The Horrors sont un peu comme Madonna, ils flairent le son du moment et barbotent allègrement dedans. On se démaquille, on démêle ses cheveux et hop, c'est parti. Surprenant mais plutôt convaincant. Du moins, en studio.

C'est donc, avec une curiosité non dissimulée mon ami, que je me suis tirée du lit, que je suis sortie dans le froid et la pluie, pour aller transmettre mon petit virus à la foule du Trabendo. Et non, je ne suis pas vaccinée. Je ne disséquerai pas la première partie, qui m'a juste laissée avec un mal de crâne monumental et une légère pulsion suicidaire.

Me voilà, en pleine possession de mes moyens pour voir arriver les cinq garçons de The Horrors, jeunes très propres sur eux, le clavier a un air de Star Trek avec sa coupe casque, tous vraiment très bien peignés, sauf, Dieu merci, le chanteur Faris Badwan qui arbore toujours une création capillaire accrobatique. Mais le malaise commence.

Les anglais enchaînent les morceaux du nouvel album, dont le titre éponyme Primary Colours, mais même pour le fan le plus averti, reconnaître les titres qui défilent constitue un défi en soit. La faute à une balance incompréhensible : le synthé couvre absolument tous les autres instruments, seule la voix du chanteur émerge péniblement. Deuxième surprise, il semblerait que le groupe ait décidé d'accélérer le rythme de la plupart de ses titres, le I can't control myself très lancinant sur l'album, pulse presque sur scène. Mais que leur est-il arrivé? On dirait que les garçons ont décidé de rejouer l'histoire du post punk, en passant à vitesse grand V de la très Dark Wave façon Warsaw, à la New Wave plus légère genre Love will tear us appart, et puis directement aux sautillement des Talking Heads avec ce synthé limite cheap, qui vire sur certains morceaux à un son Dance, oui, vous m'avez bien entendu : Dance.

Le public est pourtant là et déchaîné. Je me demande si la fièvre ne me fait pas halluciner tout le live, mais les expressions de mes compagnons de show ne dépeignent rien d'autre que la plus grande perplexité. J'émets alors une hypothèse : et si The Horrors voulaient tout simplement devenir un groupe mainstream? En faisant quelques recherches sur eux avant le live, j'avais découvert que le groupe allait faire la première partie de Muse sur je ne sais plus quelle date. Muse.

Fin de show, les lumières se rallument. Je demande au ciel s'il n'y aurait pas un troisième groupe, pour nous faire oublier cette déception inexplicable..., et là miracle, mon voeux est exaucé! Les lumières s'éteignent. Et The Horrors reviennent pour un rappel avec trois morceaux furieux du premier album et une reprise de Suicide. Les vrais Horrors. Rock. Dark. Puissant. On efface tout et on recommence. Hello Docteur Jekyll!

Visiblement, les gaillards de The Horrors ne savent plus très bien où ils en sont. Influences, ton, carrière? Je suggère un bilan de compétence, ça coûte rien et ça pourrait mettre en peu d'ordre dans tous ces désirs confus. Comme dirait une conseillère Anpe : vous avez du potentiel. Reste à trouver un moyen de l'exprimer correctement. Et sincèrement, s'il vous plaît.

Virginie Polanski.