Spectral Park & The Furr - Split Cassette

Spectral Park & The Furr - Split Cassette

On avait laissé Crash Symbols sur le chiffre 11 du producteur électronique neo-Barcelonais Pedro Magina (lire). Et voilà que durant l'été le label basé à Morgantown incendie l’atmosphère avec un split cassette réunissant Spectral Park et The Furr, chacun encastrant à sa manière ses mâchoires psychées dans un dédales de saturations aussi addictives que ravageuses. Des premiers, emmenés par Luke Donovan et connus de nos états de service (lire), on sentira une maturité lovée dans un enregistrement ne tenant plus qu'à un seul homme : Spectral Park est désormais un groupe et les frappes soniques qu'il décoche plongent instantanément dans un état second, ravivant de ses perches instrumentales un profond désir de ne s'adonner à rien d'autre qu'au démantibulement d'épaules, les yeux mi-clos. Des seconds, réunion d'Eli Pollard, Francisco Amaya, Jarrod Ott et Liz Pavlovic - par ailleurs co-fondatrice de Crash Symbols - sur l'autel d'un garage-noise perclus de guitares fuzz, on digérera sans peine leurs délectables mandales, raturant de distorsion leur effusion pop, à mi-chemin entre Digital Leather et ce que l'on a aimé de Dead Gaze. Le tout s'écoute ci-après et ce commande par ici.

Audio

Vidéo


Photoshoot : The Babies + Big Deal + Spectral Park au Point Éphémère

8902588774_a3874dfe82_b

Photoshoot : The Babies + Big Deal + Spectral Park au Point Éphémère

L'objectif d'hartzine était au Point Éphémère le 28 mai pour une Route du Rock Session électrique emmenée par les New-Yorkais de The Babies dont le premier concert parisien, organisé par nos soins il y a un peu plus d'un an, avait déjà été une réussite (vidéo). Pour l'occasion, Cassie Ramone et Kevin Morby étaient notamment introduits sur scène par les Anglais de Spectral Park, dont on avait déjà parlé - en bien - ici.

Photos

The Babies

Big Deal

Spectral Park


Spectral Park - Ornaments

Qu'il s'agisse de la vidéo de L'appel du Vide, dévoilée en janvier dernier à l'occasion de la sortie sur Mexican Summer de son premier LP éponyme, ou de celle d'Ornaments révélée il y a peu - chacune étant visionnable ci-après - le jeune Luke Donovan ne se fait pas prier pour façonner, seul, l'univers psyché-pop de Spectral Park, tout en éclaboussant son monde d'une inventivité à faire pâlir une palanquée d'apprentis monteurs-musiciens. Utilisant comme à peu près 90% de la planète indie pop la technique éculée du found footage, l'Anglais, natif de Southampton, donne plus dans le tournis que dans la paresse, utilisant des images du film Global Groove (1973) du Coréen Nam June Paik telle une véritable matière première sujette à un collage compulsif, déroutant, obnubilant. Le tout en parfaite résonance avec un songwriting déluré et frénétique à mi-chemin entre un Ariel Pink ayant délaissé la kétamine pour la cocaïne et une pop lo-fi à la Cloud Nothings sous acide. Le tout, bien sûr, en étant sain de corps et d'esprit.

Vidéos