Infinite Fields - Signal (PREMIERE)

Second maxi pour Infinite Fields, seconde sortie pour Quanta Records, label parisien par ailleurs grand pourvoyeur de podcasts. Après l'inaugural Fraction Of Time sorti l'année passée, aux linéarités club mais aventureuses, Aloïs Vandecandelaere et Michaël Laidet resserviront le 26 février prochain avec Volna une nouvelle saucée d'électronique onirique au carénage rythmique autrement plus intense. Se matérialisant dans l'espace sonore telles d'hédonistes odyssées à la production minutieuse que l'on retrouve du côté de la Border Community ou de l'Allemand Beach Coma, les chrysalides synthétiques du duo imprègnent l'écoute d'une sensation de voyage introspectif et immersif, précisément celle portée à l'image par Grama et Lucas Doppelt pour le single Signal à découvrir ci-après. Du fait d'une réalisation sensible et ludique, l'œil se love au cul d'une 308, objet de toutes les virtualités, si bien que l'ensemble fait admirablement corps pour soutirer une attention amplement méritée.

Vidéo (PREMIERE)

Audio

Tracklisting

Infinite Fields - Volna (Quanta Records, 26 février 2016)

A1. Olga
A2. Drawner
B1. Signal
B2. Olga (Apologue Remix)

InfiniteFields


Emptyset - Signal

On sait qu’Emptyset a toujours été radicalement tourné vers des hybridations techno, mélangeant parfois à ses productions une bonne dose de noise, de bruitisme, de musique concrète ou encore de nappes électro-acoustiques. Dans Signal, c’est à cette hybridation électro-acoustique qu’on assiste. Il s’agit de deux longues plages traitant effectivement un même signal sonore. Le titre est donc un énoncé performatif. Pendant une quinzaine de minutes réparties sur deux morceaux, on assiste à la modulation d’un signal sonore. On se retrouve inévitablement face à une matière assez particulière, faite entièrement de modulation. Il faut sans doute y considérer le son comme un travail sur la vibration et la redondance d’un même motif.

Plus drone que techno, Signal fait d’abord plus penser au travail de Lionel Marchetti ou d’Éliane Radigue qu’à celui attendu par un producteur techno. On frise parfois une ambiance drone à la Stephen O’Malley. Il y a dans Signal quelque chose de l’ordre d’une distinction et d’une simplicité, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une ambiance froide ou au contraire chaude, ni qu’on soit à l’écoute en face d’une techno pour dancefloor. Signal est davantage un espace narratif, c’est un travail sur le son qui fait plus penser à une pièce sonore qu’à un EP techno. On est plus proche au fond du travail d’un John Duncan, qui en live tente de faire vibrer les espaces qu’il investi que d’une proposition électronique.

C’est en tout cas assez curieux pour se laisser séduire par une écoute attentive. Peut-être une écoute sur le mode acousmatique , c’est-à-dire, une écoute où l’auteur disparait. Pas de basse, ni de pied dans Signal, simplement la modulation d’un motif sonore qui se répète et dévie. Une sorte de pièce abstraite, où le travail se fait d’abord sur l’intensité avant de se faire sur une quelconque efficacité sonore. Il y a quelque chose qui a à voir avec la méticulosité et la précision dans cette abstraction proposée par Emptyset et c’est assez réussi.

Audio

Tracklisting

Emptyset - Signal (Subtext Recordings, 11 septembre 2015)

01. Side 1
02. Side 2