Psyche - Re-Membering Dwayne

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Si l’on se rappelle encore de Psyche aujourd’hui c’est essentiellement grâce aux compilations Metal Dance de Trevor Jackson et aux mixes très cold d’artistes comme Truss et Optimo. Le prémonitoire Goodbye Horses apparaissant sur la BO du film Le Silence des Agneaux signait le chant du cygne du groupe des frères Huss, dont l’ainé essayera malgré tout de tenir la barre durant presque deux décennies. As the Brain Collapse (chroniqué ici) rappelait à notre bon souvenir les jeunes années de la formation Canadienne, quelque part entre synth-pop, ebm et indus avant que Dark Entries (décidément omniprésent ce moi-ci) nous livre l’indispensable Re-membering Dwayne, collection de hits élaborés en compagnie de l’inégalable et tragiquement disparu Dwayne R. Goettel. En effet quelques années avant de rejoindre Skinny Puppy, le claviériste officiera au sein de Psyche le temps d’une poignée d’EP (aujourd’hui introuvables), considérés comme des chefs d’œuvre du genre. Édité à seulement une poignée de copies, voilà un disque que tout fan des deux formations se doit de posséder,  marquant au passage un très bel hommage à ce musicien de génie au destin singulier dont nous célébrerons l’an prochain le triste vingtième anniversaire de sa disparition.

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Tracklist

Psyche - Re-Membering Dwayne (Dark Entries, 4 mars 2014)

1. Torture
2. Krieg
3. Eye Of The Hurricane
4. The Crawler Theme
5. Screaming Fire
6. The Crawler
7. Krieg (Dub)
9. Torture (Alternative Mix)


Psyche – As The Brain Collapses

Mais quelle sainte idée que l’édition de ce nouveau best-of du groupe synth-pop/dark wave canadien Psyche. Éternels abonnés absents des rayonnages de nos chers disquaires, voilà une occasion en or de découvrir quelques uns des titres emblématiques de cet obscur combo surtout célèbre pour sa reprise de Goodbye Horses, illustrant avec un romantisme morbide les attentions sordides du tueur Buffalo Bill pour sa proie effrayée dans l'inoubliable Silence des Agneaux de Jonathan Demme. Comme quoi, on peut être cinéphile et fan de musique à la fois. Cet album met à l’honneur la période eighties du groupe, au contraire du putassier Legacy, et dévoile à travers de nombreux singles leur parcours croisant EBM, musique industrielle et influences gothiques.

Le groupe mené par les frères Huss (Stephen et Darrin), ainsi qu’un certain Dwayne Goettel (qui ne tardera pas à quitter le combo pour rejoindre Skinny Puppy) s’inspire énormément de Fad Gadget, Suicide, mais aussi de Killing Joke et de toute la vague cold et new wave outre-Atlantique du début des années quatre-vingt, et cela se ressent à l’écoute d’Insomnia Theater dont nous retrouvons ici le titre le plus emblématique, The Brain Collapses. Une perle new wave aussi froide que sanguinaire mais qui fera son petit effet sur les dancefloors. Viendra ensuite Unveilling The Secret, certainement le plus gros succès du groupe en cette période de démocratisation indus et musique bruitiste. Le ton se durcit sur ce titre éponyme où la voix de Darrin se fait à la fois plus détachée et saccadée, et que dire de The Saint Became A Lush, brûlot acide, marqué par ligne de synthé suraiguë et tyrannisante. Plus violent encore, Caught In Act lorgne vers une new wave souffreteuse, quasi maladive, emportée par le souffle d’une mélodie électro dégingandée mais tellement avant-gardiste. Bien plus sage, le titre Dreamstreet apparaît pour la première fois sur l’album Mystery Hotel, comme le morceau Nocturnal Passenger qui nous est livré ici dans une version plus hardcore, dirons-nous, la plage instrumentale ayant été revisitée pour l’occasion, et à coup de sécateurs. Le ton étant bien plus lourd, Darrin Huss hache les harmonies à grands coups de lame, les rendant coupantes comme des rasoirs.  Il en va de même pour The Crawler, loin d’être une caracole bon enfant, ce sont ici deux minutes cinquante-huit de pure dance industrielle qui nous sont livrées, collant parfaitement à son jumeau The Wrench, sorti à la même époque, et qui en outre d’être l’un des hits indétrônables de Psyche, se révèle être également une référence d’innovation synth-pop, se permettant d’emprunter des chemins où Suicide n’osera aller s’aventurer. On goûtera à une touche de romantisme pop sur le succulent Misery avant de sombrer à nouveau dans une dark wave des plus putrides sur l’effrayant Mr. Eyeball Ooze.

Pas besoin de s’extasier plus longtemps, cette compilation est indéniablement un must-have de cette fin d’année. C’est aussi le meilleur moyen de (re)découvrir l’un des groupes les plus mésestimés de sa génération. Surtout que ce best-of met un point d’honneur à nous offrir le meilleur, et aura le bon goût de ne pas nous servir la bouillabaisse pondue par le groupe depuis le milieu des années 90. À défaut d’être constants, ils nous auront offert de bien belles jeunes années.

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Tracklist

Psyche - As The Brain Collapses (Infacted Recordings, 2012)

01. The Brain Collapses
02. Mr. Eyeball Ooze
03. Wrench
04. The Saint Became A Lush
05. The Crawler (Dark Side Re-Edit)
06. Caught In The Act
07. Nocturnal Passenger (Exclusive Mix)
08. Dreamstreet
09. Children Carry Knives
10. Mind Over Matter
11. Unveiling The Secret
12. Screamin’ Machine
13. Waiting For The Stranger
14. Misery
15. Insaintable (Chamber Mix)
16. Prisoner To Desire


Psyche - All Things Paste Into The Night

Les tubes de Psyche résonnent souvent en fin de set du duo de DJ écossais Optimo. Les morceaux, dont l'histoire est très bien contée le long du dossier de presse du label, sont à la genèse de la carrière de JD Twitch. Morceaux-signatures, ils ont contribué à la définition du DJing à la Optimo et font écho aux travaux de compilation de classics entamés par JD à l'époque du label T&D Vinyldébut 90. On devine les contours du DJ bag de JD Twitch lors de cette audition, passée en 87, pour devenir résident d'un club de Glasgow (le Pure ?). Ces contours sont quasiment identiques encore de nos jours : les classes 303, 707 et 808 sont présentes en nombre et affluent vers l'hédonisme dancefloor, associé à une bonne dose de sentimentalité envers les référents du genre dansant (pour résumer : le trio synth pop/acid house/techno).

Ce sont d'ailleurs ces référents qui infusent l'EP de Psyche. Goodbye Horses fait étalage du basculement opéré début 90 vers la production dance fondée sur la synthèse FM, ces sons qui préfiguraient l'explosion des patchs numériques et l'établissement de la norme Midi. Les mélodies, un brin précieuses, restent néanmoins imparables et dressent un tableau de ce que pourrait être la chevauchée du champ new wave, dans une quête transcendantale vers l'ambivalence originelle des garçons coiffeurs.

L'EP baisse ensuite de température pour témoigner du virage pris au milieu des années 80 par une multitude de groupes (au hasard, Cabaret Voltaire, SPK, Chris And Cosey) : le passage d'une expression bruitiste et souvent informe à un effort de composition qui, tout en conservant la froideur des machines, se dédie au dancefloor. À ce titre, Eating Violins établit une liaison directe avec une certaine forme de production house contemporaine, notamment celle de John Heckle. Prisoner To Desire conclut le 4 titres dans une veine plus criarde, bizarrement bancale sur la fin du morceau... Sûrement un des titres synth pop les plus bordéliques jamais composés.

Lire l'histoire du morceau Goodbye Horses.

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Tracklist

Psyche - All Things Paste Into The Night (Optimo Music, 2012)

1. Goodbye Horses
2. Eating Violins (Extended Remix)
3. Contorting The Image
4. Prisoner To Desire (Intoxicated Remaster)


202 Project – Total Eclipse

202-projectBasé à Saint-Etienne, Jean-Pierre Marsal mène, seul, 202 Project, qui en est avec cet album limité à 50 exemplaires pour sa version collector, à sa sixième réalisation en deux ans. Il allie bien sur quantité et qualité, évoluant dans un créneau à dominante psyché dont le bien nommé Hallucination Collective et La Face Cachée du Soleil, les deux premiers titres de ce Total Eclipse passionnant, constituent un parfait rendu, façon Black Angels ou Kill For Total Peace. 202 Project pratique depuis un temps déjà conséquent et peut se targuer d'avoir déjà partagé la scène avec des formations telles que Mc Lusky, Liars, Aids Wolf ou encore Parabellum et  Sleepytime Gorilla Museum, pour résumer, l'espace de cinq tournées en Europe à bord de son petit van. Il en résulte un savoir-faire et un panel surprenants, décliné ici selon un procédé obscur ou plus « lumineux » comme sur Le Voyage Immobile, ou encore sur un rythme électro-indus à l'occasion de Drug Me!, où le rythme se fait plus vif. Sur Trashing Afternoon, minimal, une ambiance à la Sonic Youth des débuts s'impose et complète superbement le tableau sonore tourmenté de notre homme, dont les morceaux courts font eux aussi merveille, à l'image d'un Tutto Frisi évoquant Microfilm et son post-rock cinématographique de référence. A la fois « dark » et jalonnée de plages presqu'enjouées, les compositions possèdent ce cachet, cette identité et cette force de persuasion qui constituent la marque des grands et font systématiquement pencher la balance du bon côté. C'est le cas sur l'hypnotique In The Air (vers01), instrumental court et planant, mais traversé par des sons massifs en même temps qu'il se veut léger et haut perché, avant que l'excellent Raw Club, cold de par sa basse et bousculé par des guitares cinglantes, n'impose un électro/post-punk de haute volée.
Intemporelle, fruit d'une quête personnelle, la musique de JP Marsal gagnerait à être plus connue, plus « exposée » tant il se montre ici supérieurs à certains groupes au registre plat et sans individualité, et cependant plébiscités. Bloody Map le prouve, qui impose ce canevas céleste mais intense, à partir de trois fois rien si ce n'est une belle ingéniosité et une réelle capacité à bien faire sans ajouts superflus. Que ce soit dans le domaine instrumental ou chanté, tout est ici abouti et l'éponyme Total Eclipse, qui se déploie lentement, offre un chant songeur et détaché et une trame « maison », tourmentée, subtilement élaborée. C'est enfin à Tuner qu'incombe la tâche de mettre fin à l'opus, ce qu'il fait sur... onze minutes opaques, tendues, d'obédience plutôt indus vu la répétition des motifs sonores. Exigeante, étourdissante, cette plage se veut peut-être d'ailleurs une ouverture vers les sorties à venir de 202 Project, qu'on ne sait où attendre et qui ne se fie qu'à son instinct et ses élans du moment. Ceci pour un résultat brillant, digne d'influences majeures et entièrement personnel.

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202 Project - Drug Me!

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Tracklist

202 Project – Total Eclipse (2010, autoproduit)

1. Hallucination Collective
2. La Face Cachée Du Soleil
3. Le Voyage Immobile
4. Drug Me!
5. Trashing Afternoon
6. Tutto Frisi
7. In The Air (vers 01)
8. Raw Club
9. Bloody Map
10. Total Eclipse
11. Tuner


Appaloosa – Savana

Oappaloosa-savanariginaire de Livourne en Italie, Appaloosa pratique une musique difficile à définir, dont la particularité est d’inclure deux basses qui génèrent un groove diabolique. Autour de cela, des élans noise se drapent d’atours funky, mais de façon déviante, ou psyché, et le chanté alterne avec l’instrumental, des pointes électro faisant en certaines occasions une apparition décisive (Minimo, morceau d’ouverture génial, sur lequel la puissance des quatre cordes fait merveille, doté de sons synthétiques ingénieux). Atypique, la formation italienne possède, ce que l’on remarque d’emblée, son propre style, et ne se réfère à aucun autre combo connu, si ce n’est, dans l’esprit, d’autres Italiens comme Aucan.

De surcroît, il trouve une belle cohérence au beau milieu de ces pistes sinueuses mais malgré tout accessibles à qui veut bien se donner la peine de s’en imprégner, et Genny, lui aussi porté par des basses proéminentes et un rythme implacable, confirme dans le même temps l’identité d’Appaloosa et son habileté dans le registre instru. Alerte et bien breaké, proche dans le contenu de ce que peuvent produire les géniaux Marvin, de Montpellier, ce morceau laisse ensuite la place à un Boston Gigi légèrement moins vivace, plus psyché, notamment grâce à ses boucles de clavier et sa batterie assénée. L’effet est saisissant et on se prend vite au jeu du quatuor, qui sur Mons Royal Rumble nous régale d’un funk cosmique et sensuel absolument irrésistible, au chant suave, aux fulgurances sonores marquantes et animé par des motifs non-moins remarquables. Le panel est large, mais Appaloosa le maîtrise assez pour que l’on ne s’y perde pas, et livre ensuite un Chinatown Panda saccadé, d’abord orientalisant, puissant et vivace, fort, à l’image d’un certain nombre de morceau de Savana, de sons merveilleux. En outre, des voix, samplées ou réelles – il semblerait que la première option l’emporte -, donnent du cachet à cette composition inqualifiable, à la croisée de styles divers dont l’amalgame est effectué avec brio.

Comme si cela ne suffisait pas, les protégés d’Urtovox proposent, suite à cela, l’éponyme Savana, dans un esprit funk complètement barré, dans un même élan planant et incoercible, pour enchaîner avec Tg et son rythme changeant, aussi fin que puissant. L’affaire est dans le sac, comme dirait l’autre, et le groupe atteint avec ce troisième album des sommets d’excellence que Non Posso Stare Senza Di Te, précédente sortie datant de 2005, laissait déjà poindre.
Les réjouissances ne sont cependant pas terminées, puisque Civilizzare, sur lequel la dualité basses-synthés fonctione à plein, le tout sous le joug d’une batterie caméléon, s’ajoute à la liste des réussites de ce disque épatant, rejoint en cela par Glù et son chant déglingué, crié, qui met un terme à un Savana dont le contenu dépasse de loin ce que l’on peut entendre d’expérimental, dans le monde musical, actuellement.

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Appaloosa -

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Tracklist

Appaloosa – Savana (2010, Urtovox)

1. Minimo
2. Genny
3. Boston Gigi
4. Mons Royal Rumble
5. Chinatown Panda
6. Savana
7. Tg
8. Civilizzare
9. Glù


Tygerstrype

20436_271253509855_271245834855_3393937_6766109_nAbsolument rien, non rien de rien, pas la moindre phrase, rien, non vraiment rien pour nous aider à savoir qui se cache derrière ce parfait inconnu qu'est Gabriel Guerrero alias Tygerstrype, mis à part peut être qu'il mange, baise et dort à L.A., n'a pas l'air bien grand et n'excitera sans doute pas les yeux des amatrices de belles gueules. De toute manière, dans de pareils cas et dans la mesure où  je suis de ceux qui, en tant que partisan de la référence à tout prix, dissimule son incapacité à commenter sincèrement ce qui simplement l'émeut en se cachant derrière des pavés biographiques consensuels, je suis dans l'obligation de sortir ma casquette de faux cul et de partir des postulats suivants à savoir d'une part que la musique exprime au fond ce que nul autre langage ne peut dire et ,d'autre part, que le goût quant à lui se construit toujours dans le dos du critique. Donc pourquoi m'efforcerai-je encore à écrire sur ce qui doit simplement être écouté pour être compris. Pardonnez-moi cet excès d'ego trip.

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Tygerstrype - Convict

Tygerstrype - Language is a Phonetic Orgy

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Chaos Physique – The Science Of Chaotic Solutions

cpOn savait Amaury Cambuzat performant avec Ulan Bator, groupe expérimental issu de nos contrées. Il se montre tout aussi prolifique, décalé et intéressant dans ce qu'il produit, avec son label Acid Cobra Records, basé en Angleterre, cet album de Chaos Physique constituant l'éclatante preuve de l'intérêt que peut susciter son catalogue. A l'instar de ce que font des structures hexagonales comme Kythibong, Ruminance ou A tant rêver du roi, Le Son du Maquis ou encore Clapping Music, Acid Cobra Records s'adonne à la gestion de groupes aux styles non-conventionnels, et ce brillant opus de huit titres met à l'honneur un trio qui, pour un coup d'essai, réalise un sans-faute.

Qu'il opte pour un climat psyché répétitif et obsédant (Cul De Sac, excellente entrée  en matière), sur un format outrepassant les cinq minutes, réitère le même procédé sur un format moins étendu (Sun Run Fun Gun et sa trame toute en retenue, dotée d'un arrière-plan menaçant à tout moment de rompre), ou impose une plage courte et rythmée (l'entraînant Litany For A Monkey, noisy et mené par l'implacable batterie de Pier Mecca), Chaos Physique fait preuve, d'emblée, d'un savoir-faire déroutant. L'amorce est donc concluante et Spaghetti Frogs, qui vient prolonger ce qu'exhale Litany For A Monkey, nous régale d'un krautrock digne de Neu !, le tout dans une ambiance alerte et grinçante du plus bel effet.

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En outre, la diversité des atmosphères ne nuit aucunement à la valeur du rendu, et le trio, au sein duquel se distingue également Diego Vinciarelli, bassiste de Sexy Rexy dont l'album éponyme captive tout autant que celui décrit en ces lignes, fort de ce premier volet probant, enfonce le clou sur les titres restants, à commencer par Jeux De Promesses qui voit le chant en français, qui ne dépareille nullement, prendre les manettes. Psychédélique, sombre, à la linéarité rompue par la frappe sobre de Pier, il complète et étoffe parfaitement la palette liée à ce premier long-jet, Amaury y allant de son chant songeur, et trouve en Arum Titan, le morceau suivant, son digne prolongement. Textuellement, comme dans le climat qui s'en dégage, ce dernier s'avère attrayant au possible, posé aussi, mais porteur, comme nombre des chansons de l'opus, d'un enrobage sonore obscur et tendu, parfaitement élaboré.

Chaos Physique réinstaure ensuite un krautrock vivace sur Neutrons Protons, incoercible et animé par une guitare volubile. Sa durée réduite lui permet de plus d'afficher un mordant constant, et met à genoux un auditeur déjà conquis par ce qu'il vient d'entendre.

C'est alors que se profile Socrate Rook, pièce maîtresse de ce disque majeur, d'une durée atteignant les treize minutes. On y oscille entre rêverie haut perchée, digne des groupes actuels ou passés  les plus « enfumés », et soubresauts rythmiques et soniques jouissifs, un fracas sonore indescriptible mettant fin à cet ultime plage de la plus belle des manières.

Pour conclure, on se trouve ici en présence d'un disque précieux, digne du parcours et de la dextérité de ses géniteurs, parfaitement représentatif de leur esprit et excellent de bout en bout. Et qui donne, de surcroît, l'irrépressible envie de découvrir les autres groupes de ce label hautement recommandable.

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Chaos Physique - Litany For A Monkey

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Tracklist

Chaos Physique – The Science Of Chaotic Solutions (Jestrai/Acid Cobra Records, 2009)

1. Cul De Sac
2. Sun Run Fun Gun
3. Litany For A Monkey
4. Spaghetti Frog
5. Jeux De Promesses
6. Arum Titan
7. Neutrons Protons
8. Socrate Rook


Moon Duo - Escape

escapeMoon duo ou la fulgurance sonique... Premier single l'année dernière (Love On The Sea) suivi d'un Ep plus conséquent dans la foulée (Killing Time). L'album arrive en ce début d'année 2010 conjointement à une tournée américaine qui les mènera jusqu'à la pointeuse de la hype indie : le bizarrement nommé SXSW. Pour l'occasion, le village texan, désormais considéré comme l'Élysée de l'indie rock foireux, verra séjourner entre ses murs un pan de la musique contemporaine qui ne s'associe pas aux mots beach, chill ou wave (au choix). Pour la petite histoire, Moon Duo est un side project de Sanae Yamada et Erik 'Ripley' Johnson de Wooden Shijps, groupe incroyable qui reprend l'histoire la où Les Rallizes Dénudés l'avaient laissée : lignes de basse labellisées Motown, organ d'un autre âge, thèmes de grattes noise à ombre portée psyché. L'héritage est assumé crânement (on pensera également au The Hard Hit de Moolah et à German Oak époque Nibelungenlied) mais sans trop regarder dans le rétro. Escape a donc pour principale qualité de ne pas sonner comme un obscur Lp enregistré au début des années 70. La production optimise le travail mélodique mené principalement par Ripley (guitariste), devenu maître dans l'art du dropping et du mélange Flanger/Reverb/Saturation. Le montage rythmique des morceaux ne s'embarrasse d'aucune fioriture : les plans sont répétés à épuisement. Une tension statique s'en dégage, les variations jouent davantage sur ses faux solos oscillant entre stoner cheap et montée/descente sonique.

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Moon Duo - Motorcycle, I Love You

Tracklist

Moon Duo – Escape (Woodsist, 2010)

1. Motorcycle, I love you
2. In th trees
3. Stumbling 22 street
4. Escape


A Mountain Of One - Bones (Video)

amountain Zeben Jameson et Mo Morris, les deux têtes pensantes d' A Mountain of One, s’apprêtent  à sortir en septembre leur premier album  dénommé Institute Of Joy. Pour vous faire patienter jusque-là, nous vous proposons de savourer la vidéo du sympathique single Bone.

Video

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