HZ MONTHLY MIXTAPE – OCTOBER15

New York City in the 1970s - Jean-Pierre Laffont (2)

Chaque mois, la mixtape de la rédaction, à écouter et télécharger.

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Hz Monthly Mixtape - October15

01. Levantis – Colour
02. Volcan – Crawl
03. Sleepwalker - The Pink Zone (Sax Mix)
04. Goat - It’s Time For Fun
05. Minami Deutsch - Vocalism Ai/Forever Takemitsu
06. The Oscillation - The Mirror Pool
07. Police des Moeurs - Le coeur de la ville bat pour nous
08. Red Fetish - Vino Tinto
09. Le Mystère - Opus 303
10. Flanger - Chlorophyll Drop Shot
11. Fox The Fox - Flirting and Showing
12. David Shea - Fragments Of Hafiz
13. Carter Tutti Void - f=(2.2)
14. Shady P - X is Whole
15. Andy Stott x E-40 (Internist mash up)
16. Benjamin Damage – Transmission
17. Marty Hare - The Defiler (Sawf Remix)
18. Fishermen - Serpents (Cut Hands Remix)
19. Uniform - Buyer's Remorse


Police Des Moeurs - Première Neige (PREMIERE)

Police Des Moeurs, le groupe québécois emmené par un Francis Dugas interviewé l'année passée à l'occasion de leur première tournée européenne (lire), s'apprête à donner une suite discographique à son inaugural long format éponyme paru sur le label Berlinois Mannequin en juillet 2014. Intitulé Ceux Qui Restent, en référence à ceux qui vivent la tempête jusqu'au bout selon les propres mots du Montréalais, ce second LP verra le jour le 30 septembre prochain et sera double puisqu'il comprend en sus plusieurs reprises de Chron Gen, Reagan Youth, The Headcoatees, Trotskids, Antisect, Anti-Cimex, Rudimentari Peni et Ludwig Von 88. Masterisé par la légende Hollandaise Rude 66 et comprenant quelques saillies de basse signées d'un membre de la formation post-punk Dekoder, ledit programme est d'autant plus alléchant que les sonorités délayées se font plus directes, tranchantes, le groupe délaissant quelque peu cette pop rassérénée et synthétique dans laquelle il aimait à lover ses dernières compositions pour dégoiser des banderilles au minimalisme électronique plus que bien senti. En témoigne la mise en images auto-produite de Première Neige à découvrir ci-après en exclusivité.

Vidéo (PREMIERE)

Tracklisting

Police Des Moeurs - Ceux Qui Restent (Mannequin Record, 30 septembre 2015)

01. Première neige
02. Le cœur de cette ville bat pour nous
03. Ce pays est un sacrifice
04. Le moi inachevé
05. Les larmes et la pleur
06. Un voyage
07. Ce qui sent la mort, je l’oublie dans ton coeur
08. Je te vois
09. Les années
10. Profondeurs émouvantes
11. L’inquiétante étrangeté
12. Ceux qui restent


TOP 10 SOTW

Best of 2014 by hzPlutôt que de creuser les fonds de cuve, et malgré quelques banderilles de fin de parcours, on a jeté sur le papier un top 10 des morceaux OTW parmi les cinquante-deux de l’année écoulée. Soit un regard oblique sur notre bilan 2014 (lire). Bonne écoute.

Audio

01. Helena Hauff – Shatter Cone (lire)

02. Saåad – New Helicon (lire)

03. Leave Things – Atonementb (lire)

04. Police Des Moeurs & Essaie Pas – Split 12″ (lire)

05. Lumerians – Hook For An Eye (lire)

06. Femminielli – O Sodoma (lire)

07. Aloa Input – Anysome RMX (lire)

08. Paulie Jan – Tesla EP (lire)

10. The Royal Family and the Poor – The Temple of the 13th Tribe (lire)


Police des Moeurs x Holy Strays Remixes (PREMIERE)

SAMSUNG CAMERA PICTURESLes mots label et maison de disque sont souvent couchés sur le papier avec une équivalence synonymique avérée. Pourtant, le premier fait plus référence à une marque tandis que le second sous-tend un surplus de chaleur, faisant côtoyer à dessein les artistes autour d'une démarche tels des convives autour d'un feu. On aime penser que c'est précisément le cas de la structure de Rémi Laffitte, Atelier Ciseaux - longuement interviewé par ici - qui après avoir successivement sorti un split EP des Canadiens de Police des Moeurs et d'Essaie Pas (lire), puis un maxi du Parisien Holy Strays (écouter), s'est fait l'entremetteur d'une inédite collaboration, s'émancipant des genres et des étiquettes, entre le Québécois Francis Dugas de Police des Moeurs (lire) et Sébastien Forrester d'Holy Strays (lire). Le résultat ? Les très réussis remixes des morceaux Je Te Montrerai du premier par le second et de Seance du second par le premier. Le tout étant écoutable ci-après en exclusivité interstellaire.

Audio


Police des MÅ“urs l'interview

Police des Mœurs est la trame sonore de la nuit nucléaire, un moment transitoire vers un monde post-technologique et post-écologique. Je découvrais d'un bloc le label montréalais Visage Musique (lire) et voilà en substance ce que l'on pouvait lire à l'encontre du groupe dont on s'empressera de publier en suivant la face A d'un split sur le même label avec Frank (Just Frank), La Politique de la Division (lire). Il y avait tout ce qui faisait nos nuits d'alors en quelques morceaux dont un premier maxi paru en mai 2011 et comprenant les saillies aussi concises qu'efficaces, Ville Souterraine et Monde Fallacieux. A la synth-pop chromatique et duveteuse de Gold Zebra, répondait ainsi celle froide et anguleuse de la bande emmenée par Francis Dugas. Depuis lors, on ne les a jamais vraiment quitté, notamment à l'heure de leur grand saut discographique et transatlantique, du maxi Les Mécanismes de la Culpabilité (lire) au récent split avec Essaie Pas (lire) sur Atelier Ciseaux, en passant par ce premier LP éponyme et incontournable sur la structure néo-berlinoise instiguée par Alessandro Adriani, Mannequin Records (lire). A l'heure où le groupe s'apprête à franchir l'océan afin d'entamer sa première tournée européenne, on a donc décidé de mettre les petits plats dans les grands, avec en plus d'un entretien avec Francis à découvrir ci-après, une mixtape confectionnée par ses soins en fin d'article en plus du remix exclusif de Ta Fin du Monde par Jordan Dare. En somme, tout ce qu'il faut pour se radiner la bouche en cœur le 4 juillet prochain à l'Espace B (Event FB).

Audio (PREMIERE)

Entretien avec Francis Dugas

PDM3
Police des Mœurs a sorti en 2011 un premier EP sur Visage Musique. Le groupe pré-existait-il à celui-ci ? Peux-tu nous raconter comment le groupe s'est peu à peu constitué ? 

Les chansons sur cet EP sont les quatre premières composées pour Police des Mœurs. Au départ, je souhaitais que ce ne soit qu'un projet studio auquel pourrait se greffer Anouk pour faire des voix. Puis, au bout d'un an, j'ai eu le goût de faire des concerts. Fred s'est alors joint à moi et Anouk en prévision du live. Après quelques concerts, Catherine est arrivée, finalement remplacée par Christine. Tout s'est fait progressivement.

Le nom du groupe et les textes évoquent une certaine obsession anti-totalitaire, évoquant un monde plongé dans une sorte de dystopie orwellienne. Quel est le propos du groupe ? Peux-tu développer les thèmes abordés ?

Comme la musique, les thèmes puisent dans certains de mes souvenirs des années 80, particulièrement le climat de la guerre froide et la crainte du nucléaire. L'idée est de voir un peu de quelle façon l'anxiété, les craintes, la surveillance et la paranoïa liées à ce contexte ont évolué et se déploient maintenant, tant en moi que dans le contexte plus global. Ceci dit, les paroles plus récentes reposent sur des préoccupations plus personnelles, mais elles font quand même écho aux mêmes angoisses. J'essaie aussi que tout ça demeure ouvert à l'interprétation, un peu flou. Il n'y a rien de didactique ou d'académique, malgré le fait que tout cela semble très sérieux dit comme ça.

A ton sens, c'est important pour un groupe d'avoir une vision à défendre, à suggérer ? Quelle place occupe le contexte politique et social dans ta façon d'écrire ?

Important en général, non ; important pour moi, oui. Je suis assez préoccupé par le contexte social et politique, alors forcément, ça se retrouve dans les paroles. Mais la majorité des paroles n'abordent pas directement ces thèmes et sont motivées par des émotions ou observations plus personnelles. Mais pour moi, il y a un lien entre la politique, le social et la façon dont on se comporte dans la sphère privée.

Pour décrire Police des Mœurs, on cite souvent la synth-pop européenne de la fin des années 80. Quelles sont les grandes influences qui président à PDM ? Cherchez-vous à les divulguer explicitement – par quelques clins d’œil – , ou tentez-vous de les gommer dans un langage qui vous est propre ?

Je ne crois pas que nous cherchions explicitement à divulguer nos influences. Celles-ci sont d'ailleurs très diverses. En ce qui me concerne, mes grandes influences synth n'ont rien d'obscures : New Order, OMD, Depeche Mode des débuts, Jean-Michel Jarre, Rational Youth, Visage. Ce sont les groupes que j'ai connus et entendus il y a très longtemps et en ce sens, leur influence est probablement beaucoup plus présente dans mon ADN que tous les autres groupes du genre plus obscurs que j'ai pu découvrir par la suite grâce au Web. Ces influences sont à la base du projet, mais elles s'ajoutent à un tas d'autres, moins perceptibles : punk, krautrock, techno, psych des 60's, rock and roll des débuts, avant gardes du XXe siècle, etc. J'essaie peu à peu d'enrichir notre langage synth pop minimal avec tout ça et de ne pas être trop ''by the book''.

L'esthétique des pochettes fait penser à celle des fanzines punk et post-punk. C'est voulu ? Quelles sont vos inspirations en la matière ?

Ha ! Oui, c'est clairement voulu. J'ai toujours été attiré par ''l'esthétique de la photocopie'' et le noir et blanc. Je pense que c'est important pour les labels d'avoir des identités visuelles fortes comme Crass ou Factory ont pu en avoir. Pour le reste, tu l'as dit, les fanzines des années 80 sont une super influence.

Votre premier EP a été suivi par un split, toujours sur Visage Musique, avec Frank (Just Frank). Comment considérez-vous la scène synth européenne actuelle ? Vous vous sentez plus proche d'elle ou de celle de Montréal ? 

On se sent probablement plus proche de celle de Montréal car on connaît bien mieux les gens qui y gravitent et on a joué avec tout le monde avec le temps. La tournée européenne permettra probablement de mieux juger de notre place là-bas. Musicalement, j'ai en revanche du mal à voir à quel endroit on se situe exactement. Je suis plus sensible aux affinités qui relèvent d'une certaine vision, de façons de faire, etc. Pour cette raison, on joue parfois avec des groupes hardcore et je ne sens pas que nous ne sommes pas à notre place, malgré le décalage musical évident.

Police des Moeurs

Comment expliques-tu cette résurgence d'intérêt depuis cinq/six ans pour le matériel analogique, la musique synth, et parallèlement cette volonté de réédition d'une foultitude de formations oubliées du milieu des 80's ? 

Pour les rééditions, je pense qu'Internet et particulièrement Facebook jouent un rôle fondamental. Il était impensable de rééditer certains trucs avant dû à l'incapacité à rejoindre un marché. Facebook règle une partie de ce problème et économiquement, certaines rééditions deviennent envisageables. Ce phénomène n'est pas non plus exclusif à la musique synth : il touche à peu près tous les genres. Pour le reste, je crois que les gens ont longtemps amalgamé tout ce qui était électronique et tous les types de synthés. Or, des amateurs de rock commencent à découvrir que les synthés ou boîtes à rythmes analogiques ont une puissance ainsi qu'un côté brut et immédiat qui peut rivaliser avec les guitares. Le matériel analogique a une espèce d'''aura'' authentique, légitime ou non, qui touche des gens qui ne sont pas nécessairement intéressés par le numérique. Ceci dit, une partie de tout ça repose sur un effet de mode et rien d'autre. Roland sort bientôt un nouveau synthé numérique qui reproduira certaines des anciennes gloires analogiques de la compagnie. Or, une partie du public a déjà déserté sous prétexte que ce n'est pas analogique et ce, sans avoir entendu quoi que ce soit. C'est de l'intégrisme.

Après ce split, vous avez franchi l'Atlantique discographiquement en sortant deux EP sur le français Atelier Ciseaux et l'allemand F.K.K. Est-ce pour vous une manière de vous rapprocher de votre véritable public ? 

Oui, clairement. C'est un façon d'aller voir ailleurs. Les premiers à avoir embarqué vraiment sont les Allemands, alors F.K.K. semblait un choix logique. Puis, pour Atelier Ciseaux, l'intérêt était surtout de sortir quelque chose sur un label très D.I.Y., mais qui ne se spécialise pas vraiment dans ce que l'on fait. Bref, sortir un peu d'une zone de confort et des évidences.

Vu de France, la scène montréalaise et canadienne semble fourmillante, avec notamment Visage Musique, mais aussi Electric Voice ou encore Fixture Records. Le Canada est-il le meilleur endroit pour bidouiller ses synthés et ses boîtes à rythme ? 

La Canada est très grand. Je n'ai aucune idée de ce qui passe à l'extérieur de Montréal et un peu de Toronto. Nous avons nettement plus de liens avec l'Europe qu'avec le reste du Canada. Nous allons faire une tournée européenne mais personne au Québec à l'extérieur de Montréal ne nous a invités à jouer chez lui ! Donc c'est très difficile pour moi de parler pour autre chose que Montréal. Maintenant, pourquoi tout ça se passe ici ? Je n'en sais rien. On dirait que tout à convergé, un peu par hasard et de différentes provenances. Ce qui est fantastique est qu'il n'y a pas vraiment de son montréalais très distinct, les affinités se développent d'une autre façon, par une vision commune.

L'ironie est que dans le grand monde de la musique ''alternative'' montréalaise, cette scène ne reçoit pas beaucoup de considération, en tout cas, celle-ci n'est pas proportionnelle à l'intérêt qu'elle reçoit à l'extérieur.

Parle nous du LP sur Mannequin. On sent dessus une volonté d'écriture et de production qui contraste avec vos débuts où l'urgence conférait une certaine patine synth-punk. Quel était le but avec ce LP ? Pourquoi avoir choisi Mannequin ? 

Le but était de faire un LP comme ceux que j'aime : un disque qui te demande de t'asseoir, d'écouter et de te laisser porter, pas une simple succession de chansons accrocheuses. Je voulais qu'il y ait de la matière, de la substance, des couches. Bref, l'idée était d'utiliser le format pour ce qu'il est et non de faire une compilation de singles potentiels. Je sais que pour certains, c'est décevant que ce soit différent du premier EP, mais créativement, je pense que ça serait une erreur de toujours rester dans les mêmes eaux, même si la base sera toujours la même. Ceci dit, ça ne témoigne pas d'une orientation future ni rien du genre, juste de la volonté de faire un album avec de la viande autour de l'os et des chansons plus longues, mais toujours avec un synth pop minimal comme colonne vertébrale.

Le choix de Mannequin s'est imposé parce qu'il s'agit d'une des compagnies qui bénéficie du plus de visibilité dans le genre que l'on fait, et comme nous envisagions de venir en Europe, ça faisait sens de choisir un label européen.

J'ai écouté votre futur split avec Essaie Pas sur Atelier Ciseaux. Tu nous racontes comment l'idée de ce split s'est imposée à vous ?

Au départ, ça devait être un EP 7'' pour la tournée. Puis Rémi d'Atelier Ciseaux est arrivé avec l'idée d'un split. Évidemment que ça nous intéressait. Pierre d'Essaie Pas avaient déjà fait notre son pour quelques concerts et nous avons même discuté qu'il réalise éventuellement un de nos enregistrements. Alors bien que musicalement nos identités soient distinctes, c'est une association qui est assez naturelle en ce qui me concerne. J'ai découvert la musique solo de Marie et d'Essaie Pas avant de les connaitre personnellement et j'étais déjà très admiratif... et tu vois, les trois chansons de PDM qu'on y trouve sont nettement plus directes et dépouillées que celles du LP. C'est un peu un retour à l'énergie quasi synth-punk du départ, même si c'est quand même pas mal différent.

Mis à part ce split, quel est le futur proche du groupe ?

On travaille sur une cassette de reprises punk pour un petit label d'ici et, en parallèle, sur un second LP.

Mixtape

01. Éphéméride - Le Fruit vert
02. Fugue - L'Avenir
03. Nuclear Reactions - Bill Wyman
04. Nothing in my Heart - Horrid Red
05. Weight Loss in Wartime - Image of Life
06. Aviation - Experimental Products
07. Faces Confused - Tuxedo Gleam
08. Lines - Disco Geometrico
09. 215061 - AFX
10. Glaze - Container

Tournée

PDM1


Police Des Moeurs & Essaie Pas - Split 12" (PREMIERE)

Si la scène synth-pop montréalaise semble, vue de France, en pleine ébullition, c'est aussi et surtout parce que ses membres sont plus qu'actifs discographiquement. Dernier exemple en date, Police des Moeurs - déjà auteur du maxi Les Mécanismes de la Culpabilité sorti mi-2013 sur Atelier Ciseaux (lire) et d'un LP en décembre dernier sur Mannequin (lire) - et Essaie Pas - duo responsable du très bel EP Nuit de Noce sur Teenage Menopause (lire) et composé de Pierre Guerineau et Marie Davidson dont l'album Perte d’Identité sur Weyrd Son Records (lire) est une véritable claque - gravent chacun une face d'un même maxi à paraître le 17 juin prochain sur le plus canadien des labels français, Atelier Ciseaux (lire). Et si dans la plupart des cas en musique, productivité rime avec nivellement par le bas, autant préciser que tel n'est pas le cas s'agissant de ces deux groupes tissant, à l'aune de résonances synthétiques, une pop glacée et glaçante, véritable bande-son désenchantée de l'illogisme contemporain. Je te Montrerai (feat Donzelle) des premiers et Retox des seconds, à écouter ci-après, en témoignent catégoriquement.

Polide des Moeurs sera en tournée européenne en juillet 2014, dont une date à l'Espace B le 4 juillet (Event FB). Pour le pré-order du split, c'est par là.

Audio (PREMIERE)

Tracklisting

Police Des Moeurs & Essaie Pas - Split 12" (Atelier Ciseaux, 17 juin 2014)

Side A - Police des Moeurs

Corps Invisible
Je te Montrerai (feat Donzelle)
Ombre

Side B - Essai Pas

De Menthe Liqueur (part II)
Retox
CCAARRCCAAJJOOUU

PDM EP


Police des Moeurs - Il S'en Va Quelque Part (PREMIERE)

Alors que leur premier LP paru via Mannequin en décembre dernier est toujours en écoute intégrale par ici, les quatre jeunes gens de Police des Moeurs projettent leurs banderilles pop électroniques dans les tréfonds de nos rétines écarquillées avec cette belle mise en image auto-produite et symboliste du morceau Il S'en Va Quelque Part, grimant l'obscurité d'une trouble balafre. De quoi annoncer quelques mois à l'avance leur tournée européenne avec notamment un arrêt à Paris le 4 juillet prochain à l'Espace B (Event FB). On en reparle.


Police Des Moeurs - s/t (FULL STREAM)

Pitché le 2 décembre dernier à l'occasion d'une écoute exclusive du morceau Ta Fin du Monde (lire), le premier LP éponyme des quatre Police des Moeurs, emmenés par Francis Duguas, est depuis peu en écoute intégrale via le label néo-berlinois Mannequin. De quoi s'enticher de leur son minimal-synth élégant sans être maniéré, et piailler d'impatience quant à leur prochaine venue européenne prévue en juillet 2014. Mention spéciale aux morceaux Dernière Chance et Je Serai Là Encore, véritables parangons de la métamorphose du groupe vers une pop électronique sacrifiant un brin de spontanéité sur l'autel d'une maturité faite de temps instrumentaux plus longs et d'une narration plus complexe. Pour commander l'album, c'est par ici.

Audio


Police des Moeurs - Ta Fin du Monde (PREMIERE)

Police des Moeurs À mi-chemin entre les Hexagonaux trop souvent passés à l'as Martin Dupont et les New-Yorkais de Xeno & Oaklander, les Montréalais de Police des Moeurs enfilent les labels fascinants au même rythme que les single envoûtants : après Visage Musique (lire) et Atelier Ciseaux (lire), les voilà sur Mannequin pour droper leur premier LP éponyme à paraitre le 9 décembre prochain via la structure néo-berlinoise (pre-order ici). Une histoire qui avait commencé en début d'année avec la compilation The End of Civilization (lire) patronnée par Valentina Mushy et le morceau Tout Ce Qui Te Fait Mal Te Fait Du Bien en tête du tracklisting. Un brin assagi, le quatuor mixte emmené par Francis Duguas livre avec Ta Fin du Monde une mise en bouche en parfaite résonance avec ladite compilation - du moins dans le titre -, taillant dans les claviers et des paroles châtiées en français les affres d'une synth-pop en clair-obscur, à la fois vénéneuse et lumineuse.

Audio (PREMIERE)


Police des Moeurs - Échéance (PREMIERE)

CAPTUR~1On avait quitté le trio montréalais Police des Moeurs en fin d'année dernière avec deux morceaux parus chacuns dans le cadre de collaborations transatlantiques. Le label Visage Musique (lire) sortait le second split 7" d'une série entamée avec Gold Zebra, apposant La Politique de la Division (lire) en face A d'un EP partagé avec le trio franco-américain Frank (Just Frank), quand la structure romaine  conférait à Mushy la direction artistique de la compilation The End of Civilization (lire) faisant apparaitre Tout Ce Qui Te Fait Mal Te Fait Du Bien en tête du tracklisting. Et comme annoncé, le retour discographique des agités de la synth-pop canadienne s'opère via un EP 12", Les Mécanismes de la Culpabilité, à paraitre le 20 mai prochain sur le label sans faute de goûts Atelier Ciseaux. Un disque, en pré-commande dès aujourd'hui sur le site de ce dernier, laissant entrevoir un changement perceptible d'orientation du groupe, certes moins pugnace et belliqueux, mais néanmoins tout autant acide et torturé. Taillant sa maturité discographique dans d'inextricables lignes de synthétiseurs, chantant toujours à deux voix - masculine et féminine - ses odes post-apocalytiques, Police des Moeurs inocule sa perception d'un monde résonnant tel un hédonisme pessimiste, un abandon jubilatoire. Echéance, dont la mise en images est signée Emilie Serri, en atteste, escrimant ses claviers sous un verni vespéral et nostalgique.

Vidéo

Échéance - Police des Moeurs from Police des moeurs on Vimeo.

Audio

Tracklisting

Police des Moeurs - Les Mécanismes de la Culpabilité (Atelier Ciseaux, 20/05/2013)

01. Echéance
02. Nos tristesses se rejoignent ici
03. Tu as honte parfois

04. Encore une fois
05. Ce sera un temps de malheur
06. No Time to Be 21 (The Adverts cover)


Who are you Visage Musique ?

Appréhender Visage Musique, c'est être subjugué par la beauté et la cohérence d'une compilation, leur première. Tenter de s'immiscer dans le monde de Visage Musique, d'en démasquer les contours, c'est contacter Dino Secondino. Et questionner Dino, c'est attendre les réponses d'un collectif de groupes - Gold Zebra, Brusque Twins, Tony Cops, Police des Moeurs et Violence -, unis et soudés autour de leur existence comme label. Pas d'entremetteur donc, mais un relatif et excitant anonymat pour ce label montréalais initié en août 2010 via un premier EP de Gold Zebra, et dont la discographie s'est récemment étoffée par le biais d'un split 7" de Police des Moeurs et Frank (Just Frank) (lire) et d'un maxi de Violence - dernier groupe ayant rejoint la micro-structure -, défloré cette semaine à peine (lire). Mais questionner Dino, c'est aussi penser plus que consciemment au truculent Bernardino Femminielli (lire ici et là), qui partage, outre la feuille d'érable et la consonance transalpine des noms d'emprunt, un irrépressible attrait pour une musique européenne, mélange d'italo-disco et de synth-pop, le tout sur fond d’atmosphères rétro-futuristes. Bernardino m'expliquait ce choix, que l'on fera leur, signifiant un amour certain "pour la sensualité des ambiances des discothèques et des pulsions de la musique disco". Pourquoi ? "C’est une musique qui possède une base assez simple pour la complexifier à sa guise". Visage Musique est ainsi assimilable à ces curieux anachronismes avant-gardistes revisitant une esthétique minimaliste eighties - musicalement grimée aux sons de synthétiseurs d'époque et graphiquement froide et épurée - tout en conservant une tonalité résolument moderne, voir post-mortem, Police des Moeurs se définissant tel "un moment transitoire vers un monde post-technologique et post-écologique". Contrebalançant adroitement la rigidité d'une image déshumanisée propre à l'ère digitale par une certaine dose d'humour et d'auto-dérirision - leur blog en atteste - et par la récurrente volonté de se produire sur scène, chaque groupe délaye à sa manière une palette de sentiments qui en font sa spécificité au sein du label : il en va de la magie noire et sensuelle des deux Brusque Twins, de la mélancolie d'alcôve propre à Gold Zebra - en concert le 7 juin prochain à Paris -, de la vindicte acide de Police des Moeurs - s'invitant cette année le temps d'un EP sur Atelier Ciseaux -, de l'érotisme feutré du duo Violence ou encore de l'hédonisme ludique d'un Tony Cops auteur d'une mixtape à (re)découvrir ci-après et dont le tracklisting révèle deux inédits du futur LP de Gold Zebra.

Audio

01. Gold Zebra - Love, French, Better
02. Gold Zebra - Dark Musique
03. Brusque Twins - Speaking in Colors
04. Brusque Twins - What Else Is There to Say
05. Tony Cops - Eventide
06. Tony Cops - Umberto
07. Police des Moeurs - La Politique de la division
08. Police des Moeurs - Incertitude et démission
09. Police des Moeurs - Monde Fallacieux
10. Violence - Façades

Entrevue avec Dino Secondino

D’où est venue l’idée et la volonté de créer Visage Musique ? Quels sont vos modèles et influences ?

C'est en voyant l'engouement pour notre musique à l'étranger ainsi que le manque d'intérêt du public et des médias montréalais que nous avons eu l'idée de créer VM. En nous regroupant, nous voyions l'avantage de s'associer entre groupes locaux, autant pour la facilité de bâtir une confiance entre tous, mais aussi la possibilité de faire la promotion de la musique sous cet angle, organiser des spectacles...

Nous ne suivons pas de modèle pré-établi, car y en a-t-il un encore aujourd'hui ? Pour ce qui est des labels qui nous ont influencés, il y a d'abord Factory pour l'esthétique et le travail graphique. Certains labels français comme Kitsuné et Tigersushi nous avaient impressionnés par leur approche "boutique" et une sélection raffinée. Nous aimons beaucoup les labels qui s'efforcent de faire de bon repress de disque maintenant cultes comme Minimal Wave et .

Peux-tu nous expliquer la signification d’un tel nom, Visage Musique ? Est-ce lié à cette obsession de donner corps à l'immatériel, le digital ?

Effectivement, (le) Visage est la somme de notre identité commune, l'interface avec laquelle nous présentons notre musique. L'idée de travailler face à face, sous une identité commune, semblait être bien exprimée de cette façon. Nous voulions un nom en français pour illustrer notre identité montréalaise francophone, même si paradoxalement le nom a été suggéré par un de nos membres anglophone (Derek de Brusque Twins) !

Le fait d’être basé à Montréal n’est-il pas un avantage conséquent quand on veut faire vivre ce type de structure ?

Oui dans la mesure où Montréal est reconnu pour sa créativité et son rayonnement à l'international. En revanche les scènes sont nombreuses mais petites, donc il y a d'une part un travail rassembleur à faire, et d'une autre la nécessité de s'exporter.

Les groupes du label semblent proches aussi bien esthétiquement qu'humainement. Visage est-il tourné vers ce qui se fait ailleurs, comme le laisse penser la collection de split entamée avec Gold Zebra et Police des Moeurs ? Y-aura-t-il un jour des artistes étrangers ? 

C'est une question que nous nous posons toujours. Serait-ce dévier de nos intentions initiales ou plutôt manquer l'opportunité d'offrir cette modeste plateforme à d'autre, puisqu'elle existe ? La série de splits 7” donne un début de réponse à cette question tout en reflétant les liens que nous avons tissés avec des groupes étrangers.

Comment définis-tu l’esthétique musicale et graphique du label ?

L'esthétique graphique minimale vient du désir de mettre la musique à l'avant-plan. Tous les groupes ont leur propre style et influences, mais l'utilisation des synthétiseurs, le contexte sonore rétro et la mélancolie définissent l'homogénéité entre les groupes, le son VM.
Visage compte aujourd'hui neuf sorties physiques. Votre mode de production est essentiellement DIY.  Pouvez-vous décrire votre fonctionnement ? 

Le design graphique, l'assemblage et le shipping des releases se font de manière collective. Nous avons trouvé notre vitesse de croisière avec la sortie des derniers 7". Le cycle de fabrication des disques vinyles est de plusieurs semaines, ce qui nécessite un ajustement si on a l'habitude de faire des sorties mp3 ou CD.

Gold Zebra, Brusque Twins, Police des Moeurs, Tony Cops... Peux-tu nous présenter les artistes du label ?

Gold Zebra : amoureux et pourvoyeurs de disco noir bouleversante et déchirante. Parfois en français, parfois en anglais, ils célèbrent le passé, entourés d’instruments analogiques, de mélodies et de mélancolies.

Brusque Twins : perdus quelque part dans la captivité d'un vol chamanique, les Brusque Twins refont occasionnellement surface, offrant des morceaux d'eux-mêmes, nous donnant ainsi un bref aperçu de l'émotion fervente de leur esprit venant d'un monde lointain.

Police des Moeurs : groupe de musique pop synthétique fondé à Montréal qui propose une musique froide, mélodique et nostalgique pour les coeurs brisés et les âmes noires. Police des Moeurs est la trame sonore de la nuit nucléaire, un moment transitoire vers un monde post-technologique et post-écologique.

Tony Cops : un projet solo sous un pseudonyme, célébrant le côté leftfield des productions discos électroniques du début des années 80.

Quels sont les projets immédiats et futurs du label ? 

2013 sera l'année des LP ! D'abord avec le premier long jeu de Gold Zebra en mai, suivi du premier LP des Brusque Twins dû pour la fin de l'année. Gold Zebra et Police des Moeurs planifient présentement des tournées européennes pour l'été. La série de splits 7" se poursuivra avec VM09 et VM10. La compilation Volume II est aussi prévue pour la fin de l'année.

La première compilation Visage Musique donne un seul indice en la personne de Femminielli. Quels sont les amis de Visage Musique ?

Nous avons partagé la scène avec plusieurs groupes d'ici et de l'extérieur comme Automelodi (lire), Chevalier Avant Garde, Digits, Frank (Just Frank), Dream Affair, Martial Canterel (lire) et Kontravoid. De plus nous avons développé de bonnes relations avec des groupes comme The Golden Filter, Soft Metals, Neud Photo et aussi avec l'excellent blog de Toronto Silent Shout, ainsi que le label français Chez Kito Kat.


Police des Moeurs - La Politique de la Division (PREMIERE)

Fleuron haut de gamme de l'écurie québecoise Visage Musique, Police des Moeurs - trio synthpop montréalais - sortira début 2013 son tout premier LP. En attendant, à l'orée de l'hiver, le groupe sort un troisième pressage de son indispensable premier EP tout en distillant deux nouveaux édits. Le premier, Rôles Inversés, est extrait d'une compilation bientôt disponible via le label barcelonais Domestica Records, quand le second, La Politique de la Division, constitue la première face d'un split 7" partagé avec le trio franco-américain Frank (Just Frank) (lire). Second d'une série de quatre collaborations entre artistes du label Visage Musique - après Gold Zebra (écouter) et avant Brusque Twins et Tony Cops - et artistes des quatre coins du monde, le split, disponible par ici en 150 exemplaires, sortira le 6 novembre prochain. Mélodie glacée et synthétique, La Politique de la Division sonne telle une adéquate mise en bouche à un futur Who Are You? consacré à la jeune structure patronnée par Dino Secondino.

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