Photoshoot : Hartzine fait son Summer Here Kids

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All photos © Patrice Bonenfant

L’objectif d’Hartzine était (forcément) au Trabendo à Paris le 2 juillet dernier à l’occasion de la Soirée Summer Here Kids programmant sans faute de goût au Trabendo le jeune Hollandais Parrish Smith, la néo-Française Valentina Mushy aka Phantom Love et les deux formations affiliées à l'écurie francilienne Svn Sns Rcrds, Night Riders et All Night Wrong. Il faisait chaud.

Photos


TOP 10 VOTW

Best of 2014 by hzPlutôt que faire les fonds de cuve en cette période creuse, et bananer des vidéos de Noël signées Grimes, on a benoîtement préféré établir un top 10 des vidéos OTW parmi les cinquante-deux de l'année écoulée. Bon visionnage.

Vidéos

01. Profligate – Girl Full of Joy (lire)

http://vimeo.com/108325563

02. The Dead Mantra – Mxeico (lire)

https://www.youtube.com/watch?v=HyvXmQ7rROI

03. Grégoire Orio et Julien Magot – Lapalissade (lire)

http://vimeo.com/86666842

04. Odawas - Black Iron Awakening / The Empire Never Ended (lire)

https://www.youtube.com/watch?v=Ka3QENhhufw&feature=youtu.be

05. Night Riders - L'espace et le temps (lire)

http://vimeo.com/97033695

06. Sleepers in Metropolis – Sana (lire)

https://www.youtube.com/watch?v=Pu8vzUgMoro

07. Momentform – Ornament (lire)

https://www.youtube.com/watch?v=MsXMaT6mHmo

08. Ricardo Tobar – Hundreds (lire)

https://www.youtube.com/watch?v=TBX7JnWodWQ

09. Cheveu – Monsieur Perrier (lire)

https://www.youtube.com/watch?v=OxaZnEV1YJc

10. Daniel Avery – Drone Logic (lire)

https://www.youtube.com/watch?v=eS0CO-yPmO4


Night Riders l'interview

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Sur l’asphalte rincée de la chanson française et des multiples revival synth-cold-blabla-pop-wave, les Night Riders chevauchent bon train vers l’horizon noir, le moteur animé d’un joli ronron mélancolique. Future Noir, c’est ça. Une ambiance urbaine et ténébreuse. Des boucles sombres et dansantes qui chantent la dystopie joyeuse. Des thèmes obscurs portés par une voix profonde et tout en souffle. Une grosse cylindrée, carénage au ras du sol, qui serpente sous les réverbères baveux d’une mégalopole américaine. Une certaine idée de l’onirisme urbain et un album diablement réussi. Rencontre avec les Night Riders. Une interview où l’on parle de compositions et de lives ratés mais aussi de Snoop Dog et de « voyages initiatiques sous scaphandre ». Le double LP Future Noir est sorti sur Svn Sns Rcrds et C'est ça le 10 novembre 2014.

Night Riders l'interview

Night Riders 1
Est-ce que vous pouvez vous présentez rapidement ?

Nous sommes Night Riders, Nous sommes une femme et trois hommes, nous pratiquons une musique à machine à forte consonance synthétique et nous existons depuis 2011.

Le passage de l'EP à l'album s'est fait naturellement ou c'est un format qui vous a demandé beaucoup d'efforts ?

Plutôt naturellement oui, même si cela impliquait forcément du travail. C’était en 2012, nous sortions tout juste d’une période très compliquée de questionnements et remises en questions profondes sur le bien-fondé de notre groupe… La cause : le développement chaotique de notre second EP, 1984, écrit et enregistré en Italie, puis en France pour tenter de rattraper l’irrattrapable. Cette période a été longue, lourde, fatigante et le résultat était loin d’être à la hauteur de nos attentes.

Toute cette période s’est révélée finalement très constructive, c’est à ce moment que nous avons décidé de nous recentrer, de faire les choses nous-mêmes et comme nous l’entendions avec notre label, de nous débarrasser de « managers », « labels » et autres parasites pour remettre la musique au centre de nos préoccupations.

Nous avons donc décidé, au mois d’avril 2012, de prendre tous nos petits instruments et d’aller enregistrer dans la maison d’un ami à Orléans pendant dix jours avec pour ambition de faire dix titres. C’était une façon de se reconstruire et reprendre confiance en nous, de partager du temps… l’antithèse de notre précédente expérience.

Chanter en français, ça signifie quoi pour vous ?

Pour des Français, ça signifie plus de liberté, plus de créativité et surtout plus de finesse… parler de stase, d’étoiles, de conquête spatiale, et autres voyages initiatiques sous scaphandre sur tout un album demande plus de vocabulaire que d’imagination.

J’ai l’impression que ça va plus loin que ça. Non seulement vous chantez en français mais chaque titre suggère un vrai travail de recherche sur la langue. Vous vous efforcez d'aller chercher des mots, des thèmes et des images peu communs. Quelle place accordez-vous au texte dans la composition ?

Les mots ont effectivement une place importante. Disons que nous nous servons de la musique pour donner de la force aux textes et inversement, nous travaillons énormément sur la résonance, les harmonies et les associations d ‘idées et nous nous soucions essentiellement de l’atmosphère et les sentiments qui en découlent… Il n’y a pas vraiment de rimes, mais des effets de style et des mélodies dans la suite des mots. Les mots et les notes sont des images, nous travaillons les deux de façon assez similaire, le terme « composition » fonctionne pour l’ensemble de notre musique - l’ordre des titre, l’ordre des mots, l’image, des textes à l’arrangement le plus insignifiant. Nous sommes des sensibles.

Dans une interview parue dans Subjective, vous mentionnez que la voix de Charlotte constitue le lien entre vous quatre. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ? Si la voix vous lie, qu'est-ce qui vous sépare ?

Charlotte est le pilier du groupe selon moi - son identité, sa voix hyper singulière - et nous la poussons à s’affirmer et à se surpasser continuellement pour aller dans ce sens… Night Riders existe en partie grâce à notre rencontre, et mon envie que se soit elle qui porte le projet. Bien entendu c’est un équilibre entre nous quatre mais Night Riders sans la personnalité de Charlotte pourrait limite sonner pop foireuse, ou synth pop comme on dit en France… pour moi c’était soit Charlotte soit Snoop Dog pour que le projet ait du sens.

Pour remettre les choses dans leur contexte, il est important de préciser que nous abordions la question du live avec Subjective, et par cette phrase je voulais surtout dire qu’en concert nous n’avons pas vraiment de repères autres que la sauce de Charlotte. Elle fait 50% du live, quand elle est en forme, nous autres n’avons pas grand chose a faire que de jouer le mieux possible nos parties et aller dans son sens… au contraire, quand Charlotte n’a pas la pêche, nous ramons comme des malades pour faire vivre notre musique, le minimalisme et la lenteur n’aidant pas vraiment dans les moments de profonde solitude.

Les parties instrumentales de l'album sont travaillées et raffinées. Comment on gère cette tension entre musique chantée et volonté de soigner ses productions ?

On ne se pose pas vraiment la question en ces termes… il y a une bien entendu une réflexion, pas mal d’humour et des envies à la base de chaque composition mais nous ne cloisonnons pas les différents éléments de notre musique. Notre but est vraiment de nous surpasser et d’expérimenter, d’être généreux et éviter de se limiter. Le fait de pratiquer la musique depuis longtemps et dans des genres très variés nous évite les travers du remplissage, les mélodies trop faciles mais surtout ça nous permet une approche très personnelle de la composition tout en utilisant tous les codes « pop » super rincés de la musique « moderne ».

Le fait de nous produire et nous enregistrer nous permet aussi de pousser notre envie le plus loin possible sans réserves aucunes, et le faire le plus vite possible afin garder l’essence d’une idée sans la dénaturer… dans cette idée nous ne faisons plus de maquettes, car j’accorde de plus en plus d’importance au premier jet.

Night Riders 2

Être un groupe 100% machines, c'est un choix, un positionnement ou un simple hasard ?

Nous ne faisons pas de différence entre machines et instruments, d’ailleurs je trouve ça super désuet comme concept… La musique industrielle a presque 50 ans et le post-punk presque 40, et on n'a jamais dit d’un New Order ou d’un Depeche Mode que c’étaient des groupes à machines.

Que se soit en live ou en studio, nous utilisons autant d’instruments « classiques » que modernes. Le choix, c’est la liberté, d’autant plus quand on est dans une idée de traitement et d’identité sonore. Pour en revenir a ta question, le hasard, sûrement pas. Le positionnement, je ne pense pas même si le poids des tendances se fait sentir malgré nous. Un choix, oui bien entendu.

Vous êtes tous multi-instrumentistes. Comment répartissez-vous les rôles pour le live et les enregistrements ?

Pour les lives, c’est au coup par coup, selon ce que chacun doit assurer comme partie « principale », et si c’est vraiment pertinent… Il y a parfois des grattes que nous ne jouons pas, certaines percussions que nous programmons plutôt que de les jouer, etc. Il nous semble évident qu’il est important de penser le live en tant que tel et se permettre des variations et les répétitions sont le bon moment pour les envisager et les adapter.

Pour les enregistrements, ça se joue a l’énergie et surtout à l’envie, si l’un de nous part sur un délire, les autres suivent avec ce qu’ils ont sous la main.

Est-ce que tu (Anthony) as des souvenirs de plantages sévères en live ? Un combo Charlotte pas en forme et des instruments qui n'arrivent plus à se trouver ?

Oui oui le combo est déjà arrivé… un long moment de solitude à assumer devant pas mal de monde. On ouvrait pour Sleigh Bells à la Maroquinerie, c’était un de nos premier live, et disons juste que le public a été relativement sympa avec nous vu la faiblesse du live…

Une autre fois au Point Ephémère, on ouvrait pour FM Belfast, arrive le moment du dernier morceau que l’on nommera « bouquet final » pour l’occasion, et là, échec… aucun de nous ne jouait dans le même tempo, je te laisse imaginer le résultat. Depuis, Super ! (le tourneur), ne nous a jamais recontactés…

A la lecture de vos précédentes interviews, on a le sentiment d'une réflexion profonde sur la production et le travail d'artiste, et en même temps, les références au cadavre exquis, les improvisations en live témoignent d'une attitude très brute et très spontanée. Comment est-ce que vous gérez la tension entre réflexion et spontanéité dans le travail ?

Il n’y a pas vraiment de tension ou d’extrême entre les deux aspects, c’est un parti-pris et une démarche, et les deux aspects font partie de notre démarche artistique. Il y a l’expérience et sûrement le fait que l’ont nous a enseigné certaines mécaniques pendant nos études il y a… très très longtemps, mais le fait de conceptualiser ou tout simplement mettre des mots sur des envies nous aide a ne pas perdre de vue l’essentiel.

Nous nous considérons comme des « artistes » au sens large, donc plutôt dans la recherche, aller au bout d’une réflexion et intellectualiser certains aspects, mais le but est de concrétiser cette idée le plus vite possible et de ne jamais revenir dessus…

D’un point de vue exclusivement musical, nous sommes boulimique de composition, nous avons beaucoup d’envies et nous sommes toujours enthousiastes à l’idée d’ouvrir une nouvelle porte pour nous y engouffrer, apprendre et creuser dans ce sens. A force, nous cultivons une certaine idée du groupe et ce que nous pouvons nous permettre et ce que nous nous interdisons.

Tu as l'air de dire que vous avez tous une formation académique liée à l'art. Est-ce que c'est quelque chose qui influence la culture du groupe (méthodes de travail, langage, cohésion, etc.) ?

Pas uniquement académique, mais oui, nous sommes trois dans le groupe à avoir fait des études « d’arts » à un moment de notre vie.

Nos études ont forcément marqué notre perception, surtout quand tu es jeune et étudiant, mais difficile à illustrer, si ce n’est de conceptualiser et expérimenter comme je te disais dans la question précédente... Je pense que ces années nous ont surtout aidés à nous trouver et nous assumer ; avoir un certain recul sur ce que l’on produit et rester ludiques quant à notre approche.

Au-delà des méthodes, et pour faire court, nous sommes tous autodidactes et il n’y a que Charlotte qui maîtrise vraiment le solfège, à partir de là tout est possible en termes d’expression… mais cela ne nous empêche pas de nous considérer comme des musiciens et certaines connaissances de nous envier cette approche.

Vos principales sources d'influences ?

Le cinéma, la nuit, les villes, les ambiances, des images, les rencontres, des sensations, l’emprise de drogues douces… musicalement, il y en a beaucoup trop.

Pourquoi Future Noir (titre de l'album) ?

En hommage a un courant filmographique de la fin des 70’s, « Future Noir » ou « Tech Noir », le fameux club new wave foiré de The Terminator. On partage cette petite obsession pour ce genre de films et on a décidé d’en faire un album « concept », ça colle bien à l’époque.

Audio

Vidéo

http://vimeo.com/97033695

Tracklisting

Night Riders - Future Noire (Svn Sns Rcrds / C'est ça, 10 novembre 2014)

A1. Sombre Danse
A2. L'Echo Résiduel
AA1. Lovotics
AA2. Future Noir
B1. L'Espace Et Le Temps
B2. Jupiter
BB1. Adieu Mon Capitaine
BB2. Epilogue (03-06-12)


Tsantza - Classiques anti-victimes mixtape

Pour la petite histoire, la photo qu'on te file pour la mixtape c'est un jeune qui a volé le laptop de Jean-Baptiste, qui a pris une photo de lui, l'a mise sur l'ordi, et s'est fait sauter par la police... du coup on a récupéré l'ordi, nos prod et... sa toph de fils de.... Tsantza est le projet analo-techno de deux échappés de Night Riders, projet dénommé ainsi en hommage aux réducteurs de têtes indiens Jivaros. Explications : l'idée était de proposer une approche hardware avec très peu de machines, développer une méthode, enregistrer live et improviser sur certains thèmes préalablement composés. Le but était aussi de travailler dans une idée très rythmique mais beaucoup plus lente et lourde que les tempos utilisés dans le genre depuis longtemps, l'esprit deep du truc, bien cérébrale, et pas très bling. Après la seconde face de leur cassette à paraître en novembre sur Svn Sns Rcrds AA1 dévoilée il y a quelques jours par The Drone (lire), les deux Tsantza nous donnent à écouter la première A1, qui, en plus d'avoir un nom facile à retenir, colle parfaitement à leurs dires. En prime, ils nous ont confectionné un mix vinyle one shot enregistré à Château d'Eau sagement intitulée Classiques anti-victimes. C'est une mixtape que l'on pourrait qualifier de classics, et anti-élite, très orientée garage et dub 2000, house de rasta, ambiance mystiques, minimal et voodoo. Je dirais que même si c'est très éloigné de notre son, c'est le genre de musique qui nous a le plus influencés : les mélanges improbables, l'approche futur, et le truc des mouvements underground hyper fédérateurs, tout comme les ambiances, le mix "à l'arrache" hyper orienté dub, avec rewind schlagos et tout le folklo jamaïquain. Aussi on a préféré ne pas mettre la playlist pour que l'auditeur ait son propre point de vue. Dans cet ordre d'idée, il y a un maxi hyper limité hors-album de Sbtrk caché dans le mix - qui l'eut cru, hahaha. Oui, qui l'eut cru. Tsantza sera en concert ce vendredi 17 octobre avec Geena au 114 (Event FB).

Audio (PREMIERE)

Mixtape


Night Riders - L'espace et le temps (PREMIERE)

Night RidersDans la lignée de Soleil Noir (lire) paru en avril sur Svn Sns Rcrds, les parisiens de Night Riders - présents dans notre compilation ANTI-Frenchpop (lire) - sortaient le 21 mai dernier sur C'est ça, leur propre label, leur quatrième EP, L'espace et le temps, fêté comme il se doit le jour même à l'Espace B en compagnie de Blackmail. Et si la poésie sonore, obsédante et lunaire, chantée en funambule par Charlotte Leclerc sur un aréopage analogique au minimalisme fascinant, n'a pas totalement eu la totale liberté d'éclore ce jour là, la mise en images signée Rémi Noëll du morceau-titre L'espace et le temps, avec la seule et ultra-expressive Anne-Pauine Parc au casting, donne un cadre majuscule à l'oeuvre du quatuor : a rebours des modes, à défier les conventions - physiques et temporelles donc - trouvant la formule idoine de leur intime dépassement.

Vidéo (PREMIERE)

http://vimeo.com/97033695

Audio


Edito & Mixtape : Hexagonie - ANTI-frenchpop

antiDire qu'il se passe quelque chose à Paris et balancer à la figure de son interlocuteur la réouverture du Showcase, c'est un peu comme dire qu'en France une nouvelle scène n'en peut plus d'émerger, prête au raz-de-marée discographique, en citant pêle-mêle et sans les mentionner ici tous ces groupes sortis de l'ornière souterraine qu'à la force de maisons de disques sur les jantes et de producteurs d'événements avides de salles combles. Alors oui, il y a un regain de business dans la musique pop française, avec un nouveau modèle qui émerge : le repérage, la mise à l'épreuve, puis le coup de massue médiatique. Bon. Avec internet, une curiosité bien placée amène toujours au-delà de cette piètre mascarade et c'est donc presque naturellement que les magazines papiers sont encore les meilleurs soldats de ce regain de cocorico - comme si le made in France était musicalement et commercialement un avantage. Cela peut paraître con à dire, mais l'existence d'une scène dans une ville ou une région, ou d'un mouvement musical fait sur des accointances spontanées, n'a rien à voir avec les frontières et encore moins avec la langue. Des groupes français se retrouvent sur des labels américains, allemands, britanniques. L'inverse n'est pas moins vrai. L'émulation créative ne se regarde jamais a posteriori, sauf dans les musées. Alors quoi ? Il ne se passe rien ? Non, justement, mais faire des compilations bleu blanc rouge ne rime à rien s'il s'agit de plaquer un étendard préfabriqué à la face des auditeurs, imaginé par des quadra nostalgiques des années Daho et composé de gringalets pillant éhontément ce répertoire que leur jeunesse leur interdit de sanctuariser. Dans un mouvement inverse, l'idée de cette anti-compilation est née d'une demande faite à la rédaction par le site Goûte Mes Disques, sachant que ses germes étaient pré-existants. La trame : rassembler groupes hexagonaux et labels indépendants de par le globe, amis et profondément exigeants sans se confondre en babillages, sinon en remerciements pour leur spontanéité à répondre par l'affirmative à ce projet. Faire des choix fut presque aussi compliqué que de s'arrêter à vingt. Alors on en a mis vingt-et-un : sur Goûte Mes Disques dans un sens, ci-après dans l'autre, sur Goûte Mes Disques en téléchargement titre par titre, ci-après d'un seul tenant.

Tracklisting

01. La Secte du Futur - Fall Prism (XVIII Records)

Si la France - et l’axe Paris/Bordeaux en particulier - est un étonnant réservoir de formations garage entremêlant crânement stridences punk et sonorités synth, ce n’est pas peu dire qu’il faut séparer le bon grain de l’ivraie. Et La Secte du Futur se pose là, forte d’un second album foutrement bon sorti le 24 janvier 2014 via Eigtheen Records et intitulé Greetings From Youth. Coalition de membres issus des Catholic Spray, de J.C. Satàn, de Black Bug ou encore Skategang, ledit album, mixé par Maxime Smadja et dressant un pont entre noise, punk et surf music, se dévoile à l'aune de Fall Prism, véritable claque pleine de cambouis.

02. Anna - Badman (Howlin Banana Records)

Side-project d'un membre de Volage, formation garage-noise de Tours, Anna est l'occasion pour ce dernier de dégoiser de très belles compositions psych-folk à l'évidence rare et gravées sur bandes magnétiques en février 2014 via le toujours très actif label parisien Howlin Banana Records.

03. Maria False - Death (Montebourg Burnt dub) (Le Turc Mécanique)

Encore un groupe Rennais, le quatuor Maria False donne à la fois dans le shoegaze et le psyché depuis 2012, avec notamment le Lp Artefact au compteur. Le remix de Death, morceau extrait du maxi Spots and Lines in a Frame sorti en juin 2013 via Le Turc Mécanique, est signé Montebourg - projet kraut sentant bon la désindustrialisation.

04. Saintes - Where Were the Boys? (Crash Symbols)

Il aura suffit d’un peu plus d’une année à Anne-Sophie Le Creurer pour maturer son projet Saintes et le transposer parallèlement de son imagination à la bande magnétique et de sa chambre d’étudiante à la scène. Savant fourre-tout DIY entremêlant guitares, samples et boîte à rythmes sur l’autel d’une pop lo-fi émotive et brinquebalante, Saintes – devenu trio avec l’addition de Floriane Kaeser au clavier et Charlie Xiorcal à la batterie –, a livré le 11 septembre 2013 son premier album Horizontal/Vertical via Crash Symbols, partiellement dévoilé à l’occasion d’une compilation du collectif Nøthing – nébuleuse dont fait partie le groupe en compagnie de Maria False, Venera 4, DEAD, Future, Dead Horse One et The Name of the Band. L’abrasive Where Were the Boys?, où la voix d’Anne-Sophie joue au chat et à la souris avec celle de Kim Gordon, dans une vidéo à découvrir ci-après.

05. Future - In Your Eyes (Anywave)

Quand on s'enquiert du passé, notamment dans un pays qui s'est violemment épris de Trisomie 21, Front 242 ou Kas Product, autant le faire avec doigté, le regard vers l'ailleurs, l'Angleterre et pourquoi pas le shoegaze. Et autant se baptiser Future. À la fois âcre et fascinante, mélange d'historicité et de prémonitions, la musique de ce duo rennais trouve avec l'EP Stay Behind sorti en avril 2014 sur Anywave - label du stakhanoviste Aurélien Delamour, instigateur d'Avgvst - le parfait écrin entre assertions gothiques, justesse mélodique et visée électronique - deux remix d'Harshlove et GS01-h Container étirant l'affaire.

06. Dead - Loser (KdB Records)

Les rennais de Dead ont bâti leur univers autour de boîtes à rythmes acides et dansantes, en plus d'une voix froide et distante. Associés à des guitares oscillant entre déluge de larsens et répétitions de riffs, Dead fait la jointure entre les textures de Jesus and Mary Chains et la puissance d'A Place To Bury Strangers. Leur EP Verses paru en avril dernier via KdB Records en vinyle confirme ce que l'on savait déjà, à savoir que l'on peut compter sur eux.

07. Israel Regardie - Holocaust

Pour dénommer un morceau Holocaust en jouant sous le patronyme d'Israel Regardie, il faut avoir soit de l'insouciance à revendre, soit un talent brut de décoffrage. Les Lyonnais, auteurs d'un EP autoproduit Tu n'es personne en septembre 2013, tracent une ligne médiane entre coldwave et shoegaze, forts de cet habile équilibre.

08. Le Réveil des Tropiques - Sigiriya (Music Fear Satan)

Loin d’incarner la musicalité bariolée que connote son blase, le Réveil des Tropiques s’avère être un sulfureux cocktail puisque des membres de Farewell Poetry, One Second Riot, Casse Gueule, Testa Rossa, Ulan Bator, Looking for John et Trésors le composent. Si le quintette parisien, auteur d’un double LP éponyme via Music Fear Satan en novembre 2012, s’attelle à un genre plus qu’éculé – et où finalement les quelques maîtres règnent en seigneur (cf le nom du label) – il n’y trouve pas moins sa place, distendant, de par ses horizons aux sinusoïdes infinies, une galaxie post-rock claquemurée. Un nouveau double LP vient de paraître en avril 2014, Hallucinations Scéniques, enregistré lors de son éprouvante tournée française.

09. Oiseaux Tempête - Nuage Noir (Sub Rosa)

Attention, génies. Si certains se paluchent encore à raison sur les astres du label canadien Constellation - quoi que dès fois l'on s'endort défroqué - l'hexagone compte parmi ses ouailles l'une des plus atmosphériques et poétiques saillies post-rock jamais entendues de ce côté-ci de l'Atlantique et de ce côté-là de la Manche. Oiseaux Tempête, formation emmenée par Frédéric D. Oberland et Stéphane Pigneul - par ailleurs membres de FareWell Poetry et du Réveil des Tropiques - ouvre avec son album éponyme paru en novembre 2013 sur Sub Rosa une brèche béante dans le cloisonnement quotidien, laissant avec subtilité l'esprit s'évader loin des affres d'un monde qui se meurt : le vol mélancolique de l'aigle, repu de sa puissance d'antan. L'album de remixes, nommé Re-Works et sorti le 28 avril dernier via Sub Rosa et Balades Sonores, est un modèle du genre, étoilé de relectures de Saaad, Dag Rosenqvist (aka Jasper TX) ou encore de Justin Small, membre de... Do May Say Think.

10. Chicaloyoh - Turn Into Windy Sand (Shelter Press)

Alice Dourlen, aussi discrète que magnétique, possède un rare charisme scénique, les odes brumeuses et méandreuses de la Normande s’intimant jusqu’au plus profond de l’assistance, laissant chacun tituber d’un trop-plein d’émotions. En parfaite résonance, le LP Folie Sacrée – paru le 30 septembre 2013 sur l’inestimable maison d’édition bruxelloise Shelter Press – s’égraine tel un bréviaire imageant une nébuleuse balade emprunte de mysticisme, à mi-chemin entre les halos vaporeux de Grouper et l’obscurantisme acrimonieux de Chelsea Wolfe. On flotte benoîtement dans des paysages sonores nimbés de guitares et de claviers, merveilleusement hanté par le fantôme d’une Nico désincarnée.

11. Appalache - Acquire Peace (Blwbck)

Celui dont on avait observé les prémisses de la mue stylistique en 2012 avec son LP Sourire - co-réalisé par Bookmaker Records et Blwbck - a sorti le 28 novembre 2013 Achievement March, à la fois plus abouti et définitivement libéré du post-rock d’alors, aussi aride que cathartique. Julien Magot, sous le patronyme d’Appalache évoquant l’immensité étasunienne, se libère littéralement de toute contrainte afin d’apposer son chant sincère et pénétrant dans un entrelacs de guitares lo-fi, résonnant tel le double trituré d’une sensibilité poignante. Acquire Peace en révèle l'essence.

12. Johnny Hawaii - The Parrots Are Not What They Seem (They Are Just Pigeons On Acid) (Hands in the Dark, La Station Radar & Atelier Ciseaux)

Certains s’entichent d’un coquillage pour ouïr le lent ressac d’une mer rêvée, subodorée. D’autres, les yeux fermés, dérivent au rythme des odes scintillantes et flottantes du Marseillais Olivier Scalia, usant du patronyme de Johnny Hawaii pour embarquer qui le veut bien sur d’immenses plages sonores – où les embruns miment un psychédélisme ouaté et où la houle se fait guitare réverbérée. Après un étincelant split cassette en compagnie de Cough Cool sur les labels Hands in the Dark et La Station Radar, le dream expop surfer inocule avec son ultime Southern Lights, paru le 30 septembre 2013 sur les précités labels, une invitation à la contemplation nostalgique, le regard scrutant la langueur de sonorités s’immisçant à équidistance des Américains de Ducktails et Real Estate et des standards surf-pop chers aux Beach Boys. Mâtiné d’un humour certain se révélant à la lecture du tracklisting, Southern Lights distille un charme nonchalamment fécond.

13. Opale - Hold You Tight (Stelar Kinematics, Heia Sun)

Les labels Stellar Kinematics et Heia Sun ont co-édité en mai 2013 le premier LP d’Opale, L’Incandescent. Établi à Paris et formé de Rocío Ortiz et Sophia Hamadi – œuvrant préalablement au sein de Playground –, le duo féminin franco-espagnol sculpte par ses compositions un trouble halo mélodique, où se confondent lascivement brume ambiant et luminescence psyché, tapissant leurs pérégrinations lunaires d’un voile mélancolique que révèle progressivement Hold You Tigh extrait dudit LP à l'esthétique visuelle soignée. Un nouvel album est en préparation.

14. Micro Cheval - Space Shit (Svn Sns Records)

La Parisienne Laurène Exposito susurre d’étonnantes comptines synth-pop à l’oreille de son Micro Cheval. Étonnantes, parce qu’à la fois bancales et charnelles, fragiles et lumineuses, passéistes et futuristes. C’est d’ailleurs en ces termes - charriant la stabilité et la gravité - que la principale intéressée décrit son projet, citant parmi ses influences majeures Solid Space – duo anglais auteur en 1982 d’un unique et épuisé LP Space Museum. La gracile Space Shit, extrait d’un EP cassette paru sur le label francilien Svn Sns Records le 30 septembre 2013, figure à merveille cette emprise mélancolique des ondes rétro-stellaires par l’imagerie eigthies de la conquête spatiale.

15. Splash Wave - Spin Jammers (Beko Disques)

Si le milieu de la musique manque souvent d'humour, les histoires de branleurs magnifiques et érudits frappent toujours avec autant d'évidence. Meilleur duo geek depuis Wayne Campbell et Garth Algar, les rennais de Splash Wave éclaboussent de leur gouaille synth-pop vocodée quiconque encore convaincu que Parker Lewis ne perd jamais. Mais le vernis ne trompe personne, les slackers sont de gros bosseurs et leur EP Guilty of Being Rad paru en janvier 2014 sur Beko Disques - prolongement physique de l'aventure digitale et brestoise du même nom - est une claque longtemps désirée, assurément méritée. Hymne de leur set live, le morceau Spin Jammers est remarquablement autoproduit.

16. Night Riders - Sombre Danse (C'est ça)

Le quatuor Night Riders, orfèvre en sonorités pop analogiques, sortait en octobre 2013 via son propre label C’est ça l'EP Sombre Danse. Ceux qui, il n’y a pas si longtemps, chantaient en anglais et déclaraient nonchalamment être « une interprétation à la fois des esprits black et punk » sous l’emprise de pulsions éthyles de fin de soirées, s’émancipent d’une nébuleuse synthétique à forte consonance locale, par une musique à la fois plus sombre et concise, où rien ne dépasse et ne vient troubler l’ordonnancement de compositions imageant d’intimes combinaisons noctambules. Précisément la frontière délimitant le rêve du mystère. Tandis qu'un nouvel EP, L’Espace et le Temps, est d’ores et déjà annoncé pour le 22 mai prochain, un quatrième – Soleil Noir – est paru sur Svn Sns Records.

17. Saåad - New-Helicon (Hands in the Dark)

Après Orbs & Channels en 2013, le duo toulousain Saåad, composé de Romain Barbot et Greg Buffier, a remis une nouvelle fois le couvert sur la table déjà bien garnie du label Hands in the Dark avec un LP, Deep/Float, ayant vu le jour le 17 avril 2014. À la fois introspectives et puissamment lumineuses, les longues respirations instrumentales du duo – que l’on retrouve à l’instigation du label Blwbck – résonnent telles l’échoïsation chamanique d’une scène techno de plus en plus aspirée par le bruit. Ce n’est ainsi pas un hasard si Blwbck a co-réalisé en 2013 le split de Saåad et Insinden avec les Parisiens d’In Paradisum et si Greg Buffier participe à l’exécution scénique du nouvel album de Mondkopf, Hadès.

18. Kaumwald - Léthé (Opal Tapes)

Les Lyonnais Ernest Bergez et Clément Vercelletto forment Kaumwald, projet électronique et expérimental ayant eu le privilége de voir son premier EP, Hantasive, droppé en janvier dernier par la structure de Basic House, Opal Tapes. Oscillant entre drone invertébré et proto-techno sombre et bouillonnante, le duo ne laisse pas insensible tant les amateurs de stridences que de beats.

19. Leave Things - Atonement (Fin de Siècle)

La récidive a du bon. Du moins, c’est ce que l’on se dit spontanément à l’écoute de cette nouvelle livraison signée Tidiane Brusson agissant, du haut de son jeune âge, sous le patronyme de Leave Things. Après l’onirique diptyque Otherness/Unquiet révélé en juin dernier via l’exigeant label Fin de Siècle, le Parisien envoie joliment paître toutes les attentes à son égard à la lisière d’un décor surnaturel, dépassant à la vitesse grand V l’endroit même où l’on croyait le situer. Aperçu à quelques miles de The Field, le Suédois de Kompakt, le producteur à l’infamante précocité dégoise désormais avec le 7″ Atonement/Empfang paru le 1er avril digitalement, une techno sombre et raffinée, martiale et obnubilante, dont l’essence est à humer du côté des Anglais de Sandwell District. L’air du temps diront certains, mais avec un tel soin à peaufiner ses beats et ses textures, où l’effusion rythmique s’éprend de la pesanteur des émotions, difficile de ne pas y voir l’esquisse d’une grande œuvre, à la fois introspective et dansante, destinée à être gravée dans le sillon d’un long format attendu, toujours sur Fin de Siècle, en fin d’année.

20. Cotton Claw - Climax (Cascade records)

Oui, les faiseurs de beats ont encore de l'avenir. Lilea Narrative, Zo aka La Chauve-Souris, YoggyOne et Zerolex le prouvent, dépassant leur carrière respective avec Cotton Claw et distillant à huit mains un panachage de rythmiques et de synthétiseurs analogiques du plus bel effet. Avant tout destiné à rompre genoux et bassins en club, les odes électro hip-hop du quartet bisontin ont trouvé via Cascade Records et l'EP Dusted un accueil au-delà de toute espérance. C2C et Birdy Nam Nam pointent à Pôle Emploi, on ne va pas s'en plaindre.

21. High Wolf - 707 (Not Not Fun)

High Wolf, dont la psychédélie tribale, tropicale et acide s’entiche de beats, de nappes et de guitares obsédantes, hypnotise les oreilles tout autant que les rétines, doublant ses concerts d’une imparable dimension visuelle. Ode chamanique, 707 est extrait du sublime et onirique LP Kairos: Chronos paru l'année passée sur Not Not Fun.

Mixtape

01. High Wolf - 707 (Not Not Fun)
02. Cotton Claw - Climax (Cascade Records)
03. Leave Things - Atonement (Fin de Siècle)
04. Kaumwald - Lethe (Opal Tapes)
05. Saåad - New-Helicon (Hands in the Dark)
06. Night Riders - Sombre Danse (C'est ça)
07. Splash Wave - Spin Jammers (Beko Disques)
08. Micro Cheval - Space Shit (Svn Sns Records)
09. Opale - Hold You Tight (Stelar Kinematics, Heia Sun)
10. Johnny Hawaii - The Parrots Are Not What They Seems (They Are Just Pigeons On Acid) (Hands in the Dark, La Station Radar & Atelier Ciseaux)
11. Appalache - Acquire Peace (Blwbck)
12. Chicaloyoh - Turn Into Windy Sand (Shelter Press)
13. Oiseaux Tempête - Nuage Noir (Sub Rosa)
14. Le Réveil des Tropiques - Sigiriya (Music Fear Satan)
15. Israel Regardie - Holocaust
16. Dead - Loser (KdB Records)
17. Future - In Your Eyes (Anywave)
18. Saintes - Where Were the Boys? (Crash Symbols)
19. Maria False - Death (Montebourg Burnt dub) (Le Turc Mecanique)
20. Anna - Badman (Howlin Banana Records)
21. La Secte du Futur - Fall Prism (XVIII Records)


Night Riders - L'Espace et le Temps

Night RidersSi l'on vous rabâche de vous radiner à l'Espace B demain (concours), c'est que les parisiens Night Riders fêtent leur précédent EP, Soleil Noir (lire) paru en avril sur Svn Sns Rcrds, en plus de L'Espace et le Temps en écoute en intégralité ci-après et faisant montre de deux versions dudit morceau, en plus de deux relectures signées Marie Madeleine et Blackmail (lire). Une route qu'on suit sans hasard pour un LP à voir le jour d'ici peu.

Audio


Night Riders - Soleil Noir (PREMIERE)

SOLEIL-NOIR-SOUNDCLOUDLe quatuor Night Riders, orfèvre en sonorités pop analogiques, sortait en octobre 2013 via son propre label C’est ça le EP Sombre Danse dont on révélait la teneur le jour même (lire). C'est avec une semaine d'avance que le quatrième maxi du groupe, logiquement intitulé Soleil Noir et à paraître lundi prochain en version cassette par le biais de Svn Sns Records, est en écoute ci-après. Intimant deux morceaux chantés en français dans la droite lignée du précédent - à la fois poétiques, sombres et parcourus de silences mettant en relief la voix pénétrante de Charlotte Leclerc - en plus de deux relectures de choix, Geena de l'écurie Antinote et Apostille échappé de Night School Records déconstruisant tour à tour et dans des directions complètement différentes - l'une house, l'autre expé-pop-chelou - les bravades sensorielles des parisiens, cet EP devance un cinquième, L'Espace et le Temps, d'ores et déjà annoncé le 22 mai prochain avec Marie Madeleine et Blackmail assignés aux remixes. Le 22 mai, soit la date d'une double release party à l'Espace B dont on reparlera très vite.

Audio (PREMIERE)

Tracklisting

Night Riders - Soleil Noir (Svn Sns records, 21 avril 2014)

01. Mon Parallele
02. La Demesure
03. Mon Parallele (Geena Silk Moth Remix)
04. La Demesure (Apostille Remix)


Night Riders - L'Écho Résiduel

Night RidersVoilà de bons amis nantais de nos chères Balades Sonores, de plus en plus omniscientes. Le quatuor Night Riders - qui n'a rien à voir avec un forum de passionnés de tuning peuplant la Haute-Garonne - sort ce lundi 7 octobre en digital, via son label C'est ça, un troisième EP, Sombre Danse, à écouter ci-après. Ceux qui, il n'y a pas si longtemps, chantaient en anglais et déclaraient nonchalamment être "une interprétation à la fois des esprits black et punk" sous l'emprise de pulsions éthyles de fin de soirées (lire), s'émancipent d'une nébuleuse synthétique à forte consonance locale - on pense à FVTVR et autres rodomontades du clan Valérie - , par une musique à la fois plus sombre et concise, où rien ne dépasse et ne vient troubler l'ordonnancement de compositions imageant d'intimes combinaisons noctambules. Précisément la frontière délimitant le rêve du mystère.

Audio

Tracklist

Night Riders - Sombre Danse (C'est ça, 7 octobre 2013)

01. Sombre Danse
02. L'échos résiduel
03. Sombre Danse Gyrls rmx
04. Sombre Danse Nomenklatür rmx