Yeasayer l'interview

yeasayer0003Photos © Patrice Bonenfant pour Hartzine

On les attendait impatiemment à Hartzine nos amis de Brooklyn, les Yeasayer. Ils étaient enfin de passage à Paris, le 19 mars dernier, pour présenter sur scène leur deuxième album Odd Blood. On a tout fait pour les interviewer jusqu'à presque harceler physiquement leur chargé de promo en France. Moi-même, j’ai pris quelques risques pour pouvoir les questionner sur leur nouvel album (me libérer de mon employeur un vendredi après-midi… j’adore mon boss !). Mais je ne regrette rien, quoique peut-être quelques longues nuits de sommeil en avril…
Allez ! Assez d’états d’âme, on retourne avec Chris Keating dans les loges du Trabendo.
Enjoy !

Vidéo

Bonus

Chers membres d’Hartzine qui n’ont pas pu se libérer pour l’interview, je pense que Chris a un petit mot pour vous.

Photos

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We Have Band l'interview + Session

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Venus à Paris promouvoir leur premier album, précédé d'une brouette d'EP's sur lesquels nous avons tous dansé à différents degrés d'alcool dans le sang, le trio We Have Band (sans triolisme aucun, bande d'obsédés) nous a fait le plaisir de répondre à une mini interview comme nous en avons le secret. Et de nous improviser une session acoustique, mini elle aussi, avec Divisive et WHB en mode détendu de la gratte. Leur album est sorti le 6 avril, et ils seront en concert à Paris le 16 avril, ne les ratez pas !

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John & Jehn l'interview

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 Emeline Ancel-Pirouelle © pour hartzine

Le matin où j'ai reçu Time Of The Devil s'est révélé un printemps précoce et inattendu. Après des mois à écouter en boucle des opus plus sombres les uns que les autres, hiver oblige, le dernier album de John&Jehn a soufflé un vent chaud dans mon esprit embrumé. Il me fallait une bonne perfusion de pop énamourée et je l'ai trouvée dans ce duo de lovers français exilés à Londres. Leurs titres frais et flamboyants m'ont emballée, et c'est donc avec un plaisir non-dissimulé que votre dévouée est allée rencontrer John&Jehn, un après-midi pluvieux, du côté de Pigalle.

Après un premier Ep L'Amour Ne Nous Déchirera Pas, en 2005, suivi d'un album John & Jehn sorti lui en 2008, le petit dernier Time of The Devil. J'aimerais que vous reveniez à la genèse de J&J, comment tout a commencé ?

John : Tu as mentionné le premier Ep, qu'on a sorti en 2005. Cet Ep reflète la manière dont on travaille, et la manière dont on voit la musique. On compose au moment où on s'enregistre. Et la genèse musicale de J&J, c'est ça. On s'est enfermé un mois dans un petit home-studio en 2005, et c'est là qu'on a découvert notre univers musical ensemble, en s'enregistrant. Cela a été très important pour nous, parce qu'on y a mis notre base.

Jehn : On a commencé par être ensemble en temps que couple, et on était pas du tout convaincu (enfin surtout moi) que faire de la musique ensemble était une bonne idée. Parce que tout d'un coup, ça devenait quelque chose d'assez important et ça me faisait un peu peur. Mais quand on s'est enfermé pour essayer, tout d'un coup, il s'est passé un truc. Et ça a été un vrai point de départ.

John : C'était un émerveillement cet Ep ! Toutes les prises sont des one shots, on s'est enregistré en s'amusant comme des fous. Cette démo, transformée en Ep, avec une couverture sérigraphiée à la main, a été prise par Rough Trade, et distribuée par eux en Angleterre. Quelque part, on l'a oublié ce truc-là, c'est marrant que tu en parles. C'est un peu ce qui nous a poussés à vivre à Londres aussi. C'est parce que cette démo y a été accueillie à bras ouverts.

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Vous n'aviez pas eu le même accueil en France ?

Jehn : En France, Magic l'avait chroniqué en temps que démo.

John : Et Rough Trade en temps qu'Ep. La vision était différente, on a tout de suite été pris au sérieux là-bas.

Je voudrais revenir à votre couple, sans aller dans le privé, est-ce que ce projet musical ne vous fait pas peur ?

Jehn : Non, plus maintenant.

John : Dans quel sens ?

hartzine : Pour votre histoire à deux.

John : Dans le sens de détruire notre couple ?

hartzine : Pas forcément, mais ça peut l'ébranler...

Jehn : Je comprends tout à fait ton point de vue, parce que c'est exactement celui que j'avais au départ. L'idée est venue de John. La proposition. Il avait une vision intéressante de par notre différence d'âge. Personnellement, je n'avais pas beaucoup d'expérience de l'intime, je n'étais pas passée par toutes les étapes du couple, je n'avais pas eu de longue relation.

John : Ça me fait rire ce que tu dis...

Jehn : Je parle pour toi, ça t'embête pas ?

John : Non non, vas-y !

Jehn : Selon lui, si on ne se lançait pas là-dedans, on allait se séparer six mois plus tard. Le couple n'est pas une solution en soi. Être en couple, ça n'a pas de sens.

John (à hartzine) : Tu sais, le danger dont tu parles n'en est pas un. Je pars du principe qu'une séparation, c'est pas grave. Le couple n'est pas quelque chose de sacré. Et je crois que si on n'était plus un couple aujourd'hui, on continuerait à faire de la musique ensemble.

Jehn : J'ai l'impression que les gens se séparent parce qu'ils ont peur de se séparer ! Quand il se passe quelque chose de fort, on a forcement peur que ça s'arrête. Notre démarche par rapport à ce nouvel album, c'est aussi d'exprimer toutes ces mauvaises pensées. Quand on est en couple, puisqu'on parle de ça, on a peur de désirer quelqu'un d'autre, ou d'avoir une relation intime avec d'autres gens. Il y a une espèce de claustrophobie qui est une aliénation. Ce qu'on a voulu exprimer, c'est qu'il ne faut pas avoir peur de ces pensées-là...

John : ... qui peuvent aussi nourrir le couple. La question, c'est comment rester un individu intéressant dans un couple, parce que le couple c'est chiant !

johnjehn-25-copieJustement, l'écriture puisque tu commences à l'aborder, comment ça se passe ?

John : On écrit tous les deux les chansons.

Jehn : Oui, par contre, on chante pas forcément son propre texte. Moi, je chante pas mal de textes que John a écrit, et inversement selon les titres. Après, je peux aussi ré-arranger des textes qu'il a écrits. Mais c'est quand même principalement John qui écrit.

La musique aussi ?

John : Disons que je fais souvent le squelette des morceaux. C'est moi qui produit, on n'a jamais fait appel à un producteur sur nos disques, donc j'apporte souvent les squelettes, les idées, et la direction artistique. Jehn est une arrangeuse hors-pair, et surtout une chanteuse hors-pair, on se complète parfaitement et on est très conscient des rôles de chacun dans la composition.

Jehn : Et comme on est tous les deux, on se passe les instruments en studio, on fait tout tout seuls.

John : Les morceaux ont été commencé à la basse, pour trouver un groove tout de suite, et adapter une structure de morceau dessus, en fonction du chant. C'est pour ça que les chants sont très en avant sur l'album.

Tu dis que Jehn est une chanteuse hors-pair, de mon point de vue, ta voix John est aussi bonne, comment est-ce que vous trouvez l'équilibre entre les deux ?

John : Moi je vais pas être objectif (rires), parce que sur cet album, je trouve que Jehn a un chant vraiment abouti. Il y a eu un énorme travail à ce niveau, en terme de direction artistique.

Jehn : John me dirigeait complètement, ça a été des séances longues et douloureuses. Il sentait que j'avais un potentiel, et que je pouvais toujours aller plus loin. On se pousse mutuellement quand on crée.

John : C'est aller d'un extrême à un autre pour essayer de trouver le juste milieu. Le chant c'est très psychologique, on a souvent tendance à se limiter à ce qu'on sait faire par peur du ridicule. C'est un travail de torture mentale pour emmener l'autre plus loin que tout ce qu'elle pouvait imaginer. Et c'est super important le chant dans les formats pop, c'est primordial.

J'ai pas mal de parties chantées aussi, du coup je me faisais des séances de studio tout seul, sans technicien. J'ai essayé des techniques de David Burn, qui sont de courir sur place, de s'essouffler, d'avoir un chant essoufflé, généralement c'est les trucs qu'on garde pas ! (rires) Parce qu'on va dans des extrêmes, mais ce qui est intéressant c'est le processus. Entre le moment où on était là, à paresser, et le moment où on va chercher un truc extrême, il y a plein de prises, et c'est généralement une de celles-là qui va être la bonne.

C'est comme ça que je travaille, je cherche la prise, le one shot.

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Comme au cinéma ? Il y a un aspect très BO dans votre musique, non ?

Jehn : Oui c'est vrai. À la base, je suis comédienne, et c'est vrai que j'aime être dirigée. Ça me parle assez ce que tu dis... Mais la clé, au niveau du chant a été musicale. On a cherché des mélodies. Après dans l'interprétation, on n'est pas au théâtre, on n'interprète pas des personnages, je ne crois pas qu'on fonctionne en ces termes-là.

Quand je parle de cinéma, il s'agit plus d'histoires, d'émotions et d'ambiances...

John : Oui, et puis il y a une ambiance visuelle aussi, qui est très importante. On travaille avec Antoine Carlier, qui réalise toutes nos vidéos, et les photos pour cet album. C'est un tueur ! C'est le troisième membre de J&J actuellement, il est capable de parler de l'album de A à Z, il s'est totalement fondu et intégré dans le projet.

Il a réalisé un documentaire sur l'enregistrement, je crois ?

John : Il est en train de réaliser un petit film qu'on va essayer de projeter. Ce qu'il fait est superbe, il filme toujours en qualité cinéma, c'est un maniaque de l'image. Il est comme nous, il a un rapport passionnel avec son boulot.

Jehn : Et je le trouve très intelligent dans son travail avec nous. Ce qu'il va toujours mettre en avant, avec son souci constant de l'image, c'est la musique. Il pense que nos visages représentent complètement notre musique.

John : Oui, il fait tout le temps des plans serrés, parfois je lui dit que les gens ont peut-être envie de voir la marque de ma guitare aussi ! Alors il fait des compromis mais c'est rare quand même... (rires)

Jehn : Et puis, on a une collaboration avec lui, où il a une liberté totale de création. Comme il n'y a pas d'intervention classique de maison de disque, avec Naïve on a de la chance, parce qu'ils nous laissent faire.

John : D'un point de vue artistique, on a carte blanche.

Je voulais revenir un moment sur votre vie en Angleterre, vous êtes installés a Londres depuis quatre ans, et dans vos références vous citez essentiellement des Anglo-saxons, que reste-t-il de français dans votre musique ?

John : Pour ce qui est de la France, on est un peu passéiste je crois, chez les Anglo-saxons on peut parler de plein de trucs actuels, en français, beaucoup moins. A part Gainsbourg évidemment. C'est vrai que pour cet album, il est une vraie référence. Dans Oh My Love, c'est comme si on avait une basse de Melody Nelson avec un orgue de Ford Mustang !

En tout cas, ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est qu'il y a beaucoup de groupes français qui n'ont plus honte de chanter en anglais, et des maisons de disque qui n'ont plus honte de signer des groupes qui chantent en anglais ! Et c'est tant mieux. En ce qui nous concerne, toute notre histoire musicale, notre parcours, notre manageuse et presque toute notre équipe est anglaise. Pour John&Jehn en tout cas. Après pour nous en tant qu'individu, on reste français, mais pas vraiment en terme musical c'est vrai.

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Sur Time of The Devil, j'ai l'impression qu'il y a deux ambiances, d'un côté on a des titres rock aux sonorités assez classiques (Oh my Love, Ghosts) et de l'autre, des titres très barrés new wave, en même temps, elles coexistent en paix je trouve.

John : Cool ! (rires)

C'est quand même la pop qui relie le tout, mais comment vous avez fait pour mixer ces influences si différentes ?

Jehn : On a enregistré sur deux étés de suite. Entre les deux on a tourné, et on a eu envie de travailler un peu comme dans les années 50, chanson par chanson, sans chercher forcément à faire sens, en se faisant confiance. Et finalement, c'est Antoine qui a amené le sens.

John : Il a lié le tout. Mais d'un point de vue musical, c'est la production qui donne du sens. Et nos voix sont les mêmes, que les influences soient des années 60 ou 80.

On s'amuse sur les instrumentaux, il y avait même des morceaux reggae qu'on n'a pas mis sur l'album ! On s'amuse à expérimenter des trucs. Au départ, on avait suffisamment de morceaux pour faire un album complètement 80, genre New Order. Mais on s'est dit qu'on allait mettre des morceaux comme Prime Time ou Oh Dee, qui sont des morceaux orchestrés, avec beaucoup de pianos, très Phil Spector ! Au final, ça fait un chouette ensemble. On a très peur des chapelles, et des églises en général ! On ne veut pas appartenir à une scène, ou à un genre particulier. On veut être ce qu'on est. Le sens c'est nous qui l'amenons, j'espère, avec naturel.

Jehn : On a peur d'ennuyer, et de s'ennuyer aussi ! Je me sentirais pas de faire un album où on l'impression que c'est la même chanson tout le long...

John : C'est vrai que c'est une critique de l'album qui peut être faite. Si je m'auto-critiquais, ce serait ça : "À quoi ils jouent ? Où veulent-ils en venir ?" (rires)

Jehn : On aimerait faire des choses différentes à chaque fois, et que ce qui lie le tout, ce soit nous.

Propos recueillis par : Virginie Polanski. Merci à Lara d'Ivox.
crédits photos :  Emeline Ancel-Pirouelle pour Hartzine

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The Rodeo - Little Soldier

rodeo2On vous avait déjà parlé de The Rodeo sur Hartzine l'an passé, avec une reprise de Kanye West et son deuxième ep tout aussi bien inspiré. Elle sort enfin son premier album Music Maelström cette semaine sur Emergence / Naïve. Donc forcément on va en parler sur Hartzine ! Afin de vous faire patienter avant le dossier qu'on va  lui consacrer très prochainement, Dorothée nous livre en exclu un titre de son album Little Soldier. On arrête d'écrire, on vous laisse apprécier !! MUSIQUE MAESTRO !

Patrice

Video


frYars remixé

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Bonjour c'est Rigobert. Aujourd'hui en écoute un remix de l'excellent Visitors, premier extrait du premier album Dark Young Hearts de l'étonnent premier de la classe frYars, un mélange douteux entre l'imposture Mika et la posture impériale de Jeremy Jay. Allez savoir pourquoi, je vous dis çà!

Audio

frYars- Visitors (Stephen Hague remix)


Chris Garneau - El Radio

el-radioC'est un jour d'octobre, le soleil flatte mollement la nostalgie des cigales du Midi Festival. J'ai coché cette date d'un grand M, celui d'une maroquinerie assiégée, où Jeremy Jay nous a donné rendez-vous. Son concert à la Villa Noailles de Hyères, comme ses deux disques sortis coup sur coup (a place were could go - octobre 2008 - Slow Dance - février 2009), ont hissé haut le jouvenceau dans l'estime de la petite planète pop cousue dentelle. Du firmament, il redescend bas - le temps d'un concert espérons - étouffé d'une lourdeur inhabituelle, digérant mal la présence d'une seconde guitare (voix trop forte, saturations ferrailleuses). Tandis que la salle se vide avant la fin de ce set éprouvant, d'aucun n'est pourtant persuadé d'avoir fleurté, quelques instants auparavant, avec un monde magique et sensible où l'apesanteur des sens incommode l'idée d'un temps qui passe. Comme revenu d'un rêve éveillé, les lumières de la salle s'éclairent et surprennent, Chris Garneau et son groupe se lèvent, saluant une dernière fois un public médusé. L'homme, aussi timide que sa musique n'est fragile, vient présenter El radio, paru, comme son précédent album, Music for tourist (2007), sur Absolutely Kosher. Et pas grand chose ne prédisposait l'esprit critique à une telle supplique céleste. Sacrifier deux de ses doucereuses comptines sur l'autel d'états d'âme d'un bloc opératoire cathodique (grey's anatomy) a de quoi effrayer, surtout lorsqu'une publicité, vantant un parfum non moins délicat, enfonce le clou en s'appropriant l'intonation lascive d'Hometown Girls, présent sur El radio. Faisant fi de tout ce tralalala, les disques ne se vendent plus et il faut bien vendre, l'imagination trotte et se laisse joliment embringuer dans quelques merveilles qui la dépassent, à la manière d'Alice, l'illustre ingénue. La voix de Chris Garneau, mutine et inclassable, sublimé d'un confondant piano cristallin, insinue élégamment les arrangements d'une violoncelliste altruiste et d'un batteur beau à voir jouer. Les morceaux défilent et, sans écoute préalable, El radio se pare déjà d'une ineffable fraîcheur pop, accordant, poétiquement, la plus franche des mélancolies à l'enjouement des plus subtils. Précisément là où l'épure ascète de Music for Tourist avait de quoi refroidir. Enregistré aux confins d'une pleine nature américaine, dans le New Hampshire, El radio, comporte quatre parties pour douze morceaux suivant le rythme des saisons et lorsque certains citent non sans raison feu Elliot Smith - pour la voix - et Sufjan Stevens - pour les arrangements - comme influences, lui préfère mentionner Jeff Buckley et Nina Simone. Ce qui n'est finalement qu'évidence tant la tension dramatique, oscillant entre joie et désespoir, habite El radio. La complainte inaugurale The Leaving Song, montée tout en cordes et en intensité, trouve son exact double inversé dès la plage suivante avec Dirty Night Clowns, chanson de cabaret à l'espièglerie magnifiquement orchestrée, tandis que le dépouillé Raw and Awake conclu la partie printanière du disque. L'été fait grâce du premier single No more pirates, rappelant la grandiloquence d'un Sufjan Stevens inspiré, et d'un hymne délicieusement mutin - Fireflies - contrastant de la plus belle des manière avec Hands on a radio, où l'intimité du new-yorkais s'expose avec cette finesse qui caractérisait Elliot Smith. L'automne est la saison la plus triste - Over and oOer - et sans doute la moins attachante - Hometown girl - même si Cats and Kids transpire d'une amertume salée assurément poignante. L'instrumentale Les Lucioles en ré Mineur, clin d'œil à ses quelques années passées à Paris lors de son enfance, entame l'hiver d'un malicieux petit air trouvant son échos regretté avec Things she Said et sa langueur crépusculaire. Pirates Reprise, s'octroie un onirisme que Jason Lytle ne dédaignerait aucunement, surtout au moment décisif de clôturer un album délesté d'une année calendaire bien remplie. Mature mais vulnérable, les deux faces d'une pièce des plus précieuses.

Thibault

Bonus

Nous avons capté le New Yorkais lors de sa dernière descente parisienne, deux titres live spécialement pour nous!

Audio

Chris Garneau - Dirty Night Clowns

Tracklist

Chris Garneau - El radio (Naïve, 2009)

01. The Leaving Song
02. Dirty Night Clowns
03. Raw and Awake
04. Hands on the Radio
05. No More Pirates
06. Fireflies
07. Hometown Girls
08. Over and Over
09. The Cats & Kids
10. Les Lucioles en ré Mineur
11. Things She Said
12. Pirates Reprise
13. Black Hawk Waltz (Bonus track)


Chris Garneau l'interview

Ceux qui réduiront la musique de Chris Garneau à un simple ersatz  de chanteur à la complainte facile par le seul fait que le new-yorkais manie le chialage de piano  à merveille, ceux-là donc n'auront définitivement pas saisi les acceptions véritables de l'élégance et du dépouillement.

De passage à paris pour la promotion du successeur de Music For Tourists, Chris, homme attachant et bavard, nous a offert quelques minutes de son temps pour revenir sur la genèse d'El Radio, ses différentes influences et ses dernières expériences scéniques.

Video