Moodoïd l'interview

998198_496149357134425_1256482046_nTout le monde connaît Melody’s Echo Chamber (lire), mais peu de gens connaissent le son agréablement psychédélique de Pablo Padovani, jeune artiste français et fils du célèbre jazzman Jean-Marc Padovani. Très probablement fatigué de ne jouer que de la guitare au sein de la formation de Melody Prochet et affecté par un syndrome d’imaginaire surréaliste hyper développé,  le jeune homme s'est donné un pseudonyme étrange Moodoïd et s'est mis à réaliser ses propres chansons en regardant la campagne helvète.

Pour mieux comprendre son univers particulier, il faut tout en premier lieu s'attarder sur son premier vidéoclip, Je suis la Montagne, titre prélude de son premier Ep sorti début septembre.  Réalisée par un jeune réalisateur français, Jérôme Walter Gueguen, elle condense à la perfection le son psychédélique et les errances de Pablo à travers la montagne - du psych'alpin en somme. À tout ça s’ajoute les délires culinaires de Pablo, très proche des extravagances artistiques de certaines œuvres de Dalí. Mais c’est Gueguen lui-même qui nous donne la meilleure clé de lecture du clip : J'ai voulu représenter la montagne par deux couleurs : le bleu et le marron, et ça sans jamais montrer la vraie montagne. La montagne est en plastique, elle ne peut être qu’imagination, comme un souvenir d'enfance. Puis Pablo m'a demandé du doré. Alors j’ai imaginé les rayons de soleil sur un lac de haute montagne. C’est la fin du clip, le moment où la montagne est si haute qu’elle touche le soleil. Pour les costumes et les motifs, j’ai tout de suite pensé au Tyrol, mais le Tyrol est une région dont on se moque beaucoup en France. Depuis que je suis tout petit, j’entends des blagues sur le Tyrol. Dans mon travail je me dirige souvent sur ce qui m’intéresse le moins par préjugé. [...] C’est ma démarche : détruire les préjugés, les miens en premier, pour détruire ceux du public ensuite. J’ai donc découvert les costumes du Tyrol et les masques de carnaval et  je les ai trouvés absolument magnifiques.

Le terme Moodoïd sonne comme un étrange mélange entre un mot anglais et un langage exotique. D'où vient ce nom et que signifie-t-il ?

En français nous avons le suffixe « -oïd ». Celui-ci m’inspire la bizarrerie. On l'utilise pour désigner plein de choses étranges comme des maladies ou des choses mystérieuses de l’espace : les astéroïdes par exemple. Et j’aime beaucoup le mot anglais « mood » car il n’y en a pas vraiment d’équivalent en français et il a maintenant des tendances universelles. Du coup, si on fait une traduction française de Moodoïd, ce serait une « émotion étrange » pour moi.

Quand et comment as-tu décidé de donner vie à Moodoïd ? S’agit-il d’un projet que tu avais déjà en tête depuis un moment ?

Je suis parti vivre quelques mois de ma vie en Suisse dans une région entourée de lacs et de montagnes. J’ai passé beaucoup de temps seul là-bas. J’ai commencé à avoir un rapport à la musique que je n’avais jamais eu auparavant. Lorsque j’étais traversé par une émotion, je prenais mon instrument pour évacuer (que ce soit joyeux ou triste). De là sont apparues toutes mes chansons pour Moodoïd. Je suis ensuite rentré à Paris et j’ai créé la formation live. Je tenais à ne jouer cette musique qu’avec des filles car je trouve que cela change vraiment la sensibilité de la musique, et la mienne aussi. Après pas mal de concerts dans les clubs parisiens, on a fini par rencontrer Third Side Records/Entreprise, avec qui nous sortons notre premier EP 4 titres le 2 septembre.

MOODOID

On ne connait pas beaucoup la musique de Moodoïd puisqu'au moment où nous faisons cette interview, l'album n'est pas encore sorti. Néanmoins, on peut déjà écouter quelques morceaux sur internet, qui sont presque toujours chantés en français. Les autres titres de l'album seront-ils aussi en français ? Pourquoi ce choix ?

Dans Moodoïd je chante en français et en anglais, mais sur l’EP qui va sortir, les quatre morceaux sont en français. D’abord parce que le label Entreprise est consacré aux artistes qui chantent en français mais aussi tout simplement parce que je suis beaucoup plus à l’aise pour écrire et chanter le français - je dois avouer que je suis assez mauvais en anglais. Il est beaucoup plus naturel pour moi de chanter dans ma langue et je trouve que le français se prête particulièrement bien à la musique psychédélique. Nous avons un très bel héritage surréaliste avec beaucoup de poètes français et il n’y a que trop peu de musiciens qui ont essayé de mêler ces deux univers.

Je suis la Montagne est le premier titre extrait de l’album, dont le clip illuminé et psych’alpin a été réalisé par Jérôme Walter Gueguen. Pourquoi cette inspiration géographique ? Est-ce que ça relève d'une envie de parvenir à une vraie connaissance de soi-même par le biais de la nature ?

Je suis la Montagne est une chanson que j’ai écrite en plein milieu des Alpes. Après un magnifique moment de bien-être, j’ai pris ma guitare et j’ai chanté cette chanson automatiquement en regardant le paysage. En effet, à ce moment-là, j’étais très touché par la nature et j’ai écrit pratiquement une chanson pour chaque éléments de la nature : lac, montagne, forêt…
Pour le clip, je savais juste que je voulais que ce soit la montagne qui chante. J’ai fait appel à mon ami Jérôme Walter Gueguen car c’est un homme qui a un imaginaire surréaliste surdéveloppé et avec qui il est très facile de s’entendre car nous avons beaucoup de goûts en commun. Il sait trouver le moyen de mener une idée à bien avec le peu de moyens que nous avons. Étant moi-même réalisateur, nous aimons aussi beaucoup collaborer...

Dans la vidéo, on a l’impression d’entrer à l’intérieur d’un univers onirique et imaginaire, d’une beauté « terrifiante et comestible », où se trouvent des objets « qui ont l'apparence de tableaux ». Tu te retrouves dans ces expressions utilisées respectivement par Dalí et Magritte pour décrire leur art ?

Oh oui oui oui. Je suis un grand fan de la peinture surréaliste ! Mais aussi de la nourriture. J’adore la forme et la couleur des desserts. Je pense qu’on ne peut pas faire mieux qu’un clip culinaire. La cuisine parle mieux de musique que n’importe quoi d’autre.

Pendant tes performances live, tu es toujours recouvert de paillettes dorées. Pourquoi cette obsession?

Depuis que j’ai 14 ans je me costume sur scène. J’ai toujours été un amoureux du glam. Avec Moodoïd, depuis le pratiquement le premier concert, nous portons du maquillage à paillettes. Je trouve qu’il est plus facile pour moi et pour le spectateur aussi de se plonger dans un univers face à un groupe qui en est imprégné visuellement.  Un concert est un spectacle ; j’ai envie d’utiliser tous les éléments qui peuvent attirer les spectateurs à l'intérieur.

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Quels sont tes « maîtres » en matière de musique ?

Je suis un très grand fan de musiciens comme Robert Wyatt, Frank Zappa, Neil Young, David Bowie ou Donald Fagen par exemple. Plus récemment, les artistes qui m’ont touché sont Connan Mockasin et Dirty Projectors.

Et tu écoutes quoi, en ce moment ?

Julee Cruise, Selda, Aquaserge, Steely Dan et plein plein plein d’autres.

Si tu étais un critique musical et que tu devais décrire la musique de Moodoïd et le son de votre premier album - que personne n'a encore écouté en entier -, tu dirais quoi, en quelques mots ?

Je dirais « épique », « rêveur », « oriental », « surréaliste ».

Dernière question : si Moodoïd était un truc à manger, il serait quoi ?

Des cuisses de grenouilles à l’ananas, et en dessert un baba à l’absinthe.

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Vidéo


Melody's Echo Chamber interview

Auteure en fin d'année dernière d'un album très remarqué sorti chez Domino, Melody Prochet, alias Melody's Echo Chamber, était de passage aux récentes Trans Musicales de Rennes afin de présenter sur scène ce nouveau LP, mis en son par Kevin Parker, l'estimé cerveau de Tame Impala. Vu qu'on croisait aussi dans le secteur (lire), on en a donc logiquement profité pour la rencontrer et l'interroger, entre autres choses, sur cette collaboration forcément pas commune.

À l'heure des bilans de fin d'année, ton album a bénéficié d'un écho considérable dans la presse, se retrouvant même classé dans le haut du panier par des revues comme le NME... T'attendais-tu à une telle exposition ?

Non, pas du tout, je suis vraiment hyper surprise ! Ce matin, je croyais encore qu'on allait jouer aux Bars en Trans, et là je viens d'apprendre qu'on est programmé sur une des grandes scènes... Chaque jour je me demande encore si il y aura des gens aux concerts... Tout ça a été tellement vite, cet engouement pour l'album...

Qu'est-ce qui t'a amené à arrêter My Bee's Garden et à démarrer ce nouveau projet, sous ce nouvel alias ?

Plein de raisons en fait... Au départ, à 18 ans, il a fallu que je trouve un nom pour mettre des chansons en ligne sur MySpace. La maison de mes grands parents s'appelle "Le Jardin des Abeilles" et je me suis dit que ça sonnerait bien. Après j'ai grandi, j'ai arrêté de travailler avec mon producteur de l'époque, j'ai rencontré d'autres collaborateurs et finalement il fallait que je puisse m'épanouir sous un autre nom.

Tu as une formation classique, acquise au conservatoire. Comment en es-tu venue à la pop ? Était-ce en réaction au monde classique, ou envisages-tu cela comme un prolongement ?

Un peu des deux, je pense... À 18-19 ans, je devais passer professionnelle en alto et finalement je ne me suis pas rendue à mon examen final... J'en avais vraiment marre, c'était très sévère, j' avais des horaires aménagés, je passais tout mon temps au conservatoire et je n'ai finalement jamais eu accès à la musique expérimentale, du moins pas avant mon arrivée à Paris et les rencontres avec des gens qui m'ont parlé de groupes comme Blonde Redhead ou Sonic Youth. À partir de ce moment-là, je me suis dit que c'est ça que je voulais faire. J'ai alors complètement arrêté l'alto et le classique. En cela, oui, j'ai agi en réaction par rapport à ce monde, mais j'en ai aussi gardé des choses, j'en ai conservé l'essence, je crois.

Qu'en reste-t-il exactement aujourd'hui ?

Par exemple, depuis longtemps, je n'avais plus d'instrument et ça ne m'a pas franchement manqué. Et puis récemment, un ami m'a prêté un alto et depuis j'en rejoue beaucoup, notamment sur les nouveaux morceaux que je travaille en ce moment. J'aimerais vraiment pouvoir concilier classique et expérimental, rejouer de l'alto, mais de manière à ce que cela sonne différemment, en jouant à travers des pédales d'effets notamment.

Peux-tu nous parler de ta rencontre et de cette collaboration avec Kevin Parker ? À quel point t'es-tu retrouvée intégrée au travail de production de l'album, Parker ayant l'image de quelqu'un d'assez omnipotent en studio ?

On s'est rencontré il y a environ deux ans à Paris, après un de leurs premiers concerts. Après le show, ils sont allés boire un coup  au Motel et on a pu discuter là-bas. J'ai pris une des plus grandes claques de ma vie à ce concert, notamment au travers de ce son de guitare venu de l'espace, très particulier... Mon côté nerd a pris le dessus - je suis passionnée de production -  et il fallait vraiment que je lui demande quel son il utilisait. J'en ai profité pour lui donner l'album de My Bee's Garden et quelques temps plus tard on s'est retrouvé à jouer en première partie de Tame Impala... On a échangé des démos et je pense qu'après la réalisation d'InnerSpeaker, son premier album, il a ressenti le besoin de faire autre chose, d'une petite récré, de s'amuser sur un autre projet, ce qu'il n'avait jamais fait jusqu'alors... Puis je suis allée à Perth, dans son studio. J'avais toutes mes démos avec moi et il a essayé de garder un maximum de ces travaux, de ces premières prises faites à la maison, pour conserver ma personnalité. Il ne voulait vraiment pas poser une empreinte trop marquée. Son "son" est tellement particulier que forcément, ça sonne comme du Kevin Parker, mais il a essayé de garder tous les synthés et les sons un peu cosmiques que j'avais déjà travaillés auparavant.

Tu avais jusque-là un "son" assez propre. Or, dans cet album, on retrouve cette touche crade propre à Parker. Est-ce un élément que tu voulais récupérer de lui ?

C'est en effet en partie ce que j'ai aimé dans son travail avec Tame Impala. En premier lieu, c'est précisément le son de la batterie que j'ai adoré. C'est souvent ce qui donne une couleur à un album, et son jeu à lui, ainsi que son travail de production à ce niveau sont incroyables. Dès qu'il a posé des batteries sur mes morceaux, ça leur a donné une nouvelle dimension qui était exactement ce dont j'avais toujours rêvé, qui se rapprochait aussi du travail de Broadcast... Un truc rétro-futuriste sans être simplement revival. Puis par la suite, on s'est beaucoup amusé à expérimenter.

Tes titres étaient-ils tous déjà écrits à ton arrivée en Australie, ou as-tu aussi composé là-bas, durant ce travail avec Kevin ?

Six titres étaient déjà maquettés à mon arrivée. Trois autres sont nés là-bas : Quand vas-tu rentrer ?, Bisou Magique, et Sometime Alone, que j'ai écrite alors que Kevin était en tournée... Je me suis retrouvée toute seule dans son studio, à ne pas trop savoir comment m'en servir et à plugger directement dans le préamp, ce qui a donné ce son encore plus crade... Curieusement, ce sont les morceaux en français qui me sont venus là-bas, c'est assez étonnant.

Justement, à ton avis, de quelle manière et à quel point le fait de te retrouver à Perth, à l'autre bout du monde, a pu impacter ton écriture ?

Oui, il paraît que c'est la ville la plus isolée du monde ! Ça a d'abord été un déracinement, avant une phase d'exploration de moi-même, d'un nouveau moi : je suis aussi partie après m'être séparée de quelqu'un avec qui j'étais depuis longtemps, et émotionnellement ça a été assez intense. Je me suis vraiment cherchée, et puis je me suis épanouie au travers de cet album, en tant que femme. Ensuite, au niveau de l'environnement qui m'entourait là-bas, je retiens d'abord le rôle de l'espace. Je commençais vraiment à me sentir oppressée à Paris et je pense que c'est aussi pour ça que mes disques d'avant étaient un peu repliés sur eux-mêmes. Là-bas, tout a explosé, y compris mes musiques ! Les gens, là-bas, ont tous des maisons, dans lesquelles ils peuvent jamer... Et puis cette scène psychedelic rock, à Perth, est vraiment incroyable.

On a parlé tout à l'heure de tes titres en français, restés présents dans un album majoritairement anglophone. Comment appréhendes-tu l'écriture en français ? Ce sont d'ailleurs peut-être tes textes les plus naïfs ?

Je ne crois pas que ces chansons soient si naïves, il y a aussi des moments un peu érotiques... Mes paroles sont parfois difficiles à appréhender, j'écris mes chansons un peu comme mon journal, sans avoir trop envie que les gens les comprennent... C'est pour ça, je pense, que j'ai écrit en français lorsque j'étais en Australie. Pareillement, en France, j'écrivais en anglais pour que mon entourage ne comprenne pas trop, et là-bas je me suis retrouvée à faire l'inverse, je crois. J'aime bien garder cette distance... C'est aussi pour ça que mes voix ne sont pas mises trop en avant... Je n'ai pas la volonté de mettre l'accent sur ce que je raconte, justement parce que c'est très personnel.

Tu parles fréquemment, sur cet album, de solitude, d'attente de l'autre, de ruptures...

Oui, il y a un peu de tout... C'est vraiment mes histoires de ces deux ou trois dernières années.

Après ces travaux en Australie, tu es revenue enregistrer les voix dans la maison de tes grands-parents. Ce retour aux sources t'apparaît-il, après coup, comme quelque chose de naturel après cette sorte d'exil au bout du monde ?

Oui ! Le déracinement puis le retour aux sources. Ça fait un peu cliché, mais ça s'est passé comme ça, naturellement. Il y a aussi le fait que je sois très dure avec moi-même au niveau des voix et que ça puisse me rendre hystérique. J'ai envie que cela soit chargé en émotions, qu'il y ait une mélancolie dans la façon de chanter. Et aux côtés de Kevin, pour qui j'ai un respect énorme, je n'étais pas franchement confiante au niveau de mes voix. Du coup je suis partie toute seule les enregistrer dans la maison de mes grands-parents, qui était en vente à l'époque, et désormais vendue. J'y suis allée depuis ma naissance, toute mon enfance, c'était vraiment un endroit magique pour moi. Ce fut un déchirement de savoir qu'elle allait être vendue. Du coup je me suis dit qu'il fallait que j'aille là-bas pour enregistrer ces voix, que ça serait là-bas que je pourrais trouver le plus d'émotions en moi, au travers de ce retour aux sources, et en remontant à mon enfance.

Cet album est donc très produit. Comment l'envisages-tu sur scène ? Avez-vous travaillé aussi à la retranscription live du disque ?

Oui, on y a en effet travaillé. L'album est, il est vrai, hyper produit, et je souhaitais que sur scène, il sonne aussi très produit, ce qui posait effectivement de vraies problématiques. On n'a pas non plus le budget pour être une armée sur scène. On n'est d'ailleurs que quatre et on a donc décidé intentionnellement de ne pas avoir de batteur sur scène et d'avoir les batteries sur sampler. C'est une chose à propos de laquelle les gens peuvent être réticents mais j'ai choisi de l'expérimenter, d'autant plus que j'ai parfois du mal à chanter aux côtés d'un batteur : ça peut sonner très fort et ma voix est assez fragile. Et puis surtout, je suis très attachée à ces batteries... Du coup j'ai tous les sons de l'album enregistrés sur des claviers, des microsamplers, des samplers, qu'on a beaucoup travaillés pour rester assez fidèles au son de l'album. Forcément, cette façon de faire ne nous permet pas non plus d'être totalement libres sur scène, du coup je pense que ça va encore évoluer à l'avenir.

Tu es partie en tournée aux côtés de The Raveonettes en septembre dernier... Peux-tu nous parler un peu de cette expérience ?

Oui, trois semaines fantastiques... Après l'enregistrement de l'album, je pense que c'est le moment le plus mémorable de ma vie. C'était la première fois que je faisais un vrai road trip... On a beaucoup, beaucoup conduit ! En deux jours on a par exemple fait Seattle-Minneapolis en roulant quinze heures par jour, en passant par les Rocheuses, les canyons... C'était vraiment incroyable ! Et puis les Raveonettes étaient adorables... Le public américain m'a aussi fait halluciner : je n'avais que l'expérience de scènes parisiennes, avec un public qui peut être assez froid, même si les gens aiment ce qu'ils sont en train d'écouter... Je suis d'ailleurs pareille quand je vais à un concert ! Et là-bas, par contre, ils se montraient hyper enthousiastes, ils venaient beaucoup parler après les concerts, et en plus ils achetaient pas mal de disques !

Tu as écrit pendant ce road trip ?

Oui, on était tous avec notre laptop sur les genoux et ce qui nous entourait était tellement beau qu'on a tous écrit pas mal de morceaux dans le van !

Remerciements : V.P.

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