On y était - Festival Kill Your Pop #9

Festival Kill Your Pop #9, Dijon, du 10 au 15 avril 2012

Il aura fallu que le Festival Kill Your Pop soit bel et bien menacé financièrement pour qu'une escouade dépêchée par Hartzine se décide d'y traîner avec bonheur ses guêtres, et ce après d'innombrables occasions manquées et regrettées - en gros de 2008 à 2011 et l'accession du Dijon FCO parmi l’élite. Fomenté annuellement par l'association Sabotage dont Boris, en infatigable chef de file, nous avait conté les principes et les sources de motivation à l'occasion de la précédente édition (lire), le Kill Your Pop, neuvième du nom, et tel qu'on l'avait préalablement présenté (lire), s'annonçait comme un subtil aréopage d'inébranlables figures de la musique indépendante (Jad Fair, Sonic Boom, And Also The Trees), d'inestimables jeunes pousses (Holy Strays, Molly Nilsson, PanPanPan) et d'incontournables valeurs sûres (Ivan Smagghe, Turzi, Clara Clara, Jaccuzi Boys). Contre mauvaise fortune bon cœur, l'arrivée en gare de Dijon se fait le vendredi 13, vers 15h, soit à peu près en même temps que celle de Molly Nilsson, rencontrée deux jours auparavant à l'occasion du festival Fake Series.
Le temps de rejoindre la bande de saboteurs, vertement erreintée par la gouaille lyonnaise de la veille - les quenelles propulsives de Clara Clara, l'andouillette percussive de Pan Pan Pan - d'investir l'antre nous étant dévolue - partagée en bonne compagnie des Balades Sonores, présentes comme chaque année tout au long du festival - et de s'envoyer un apéro bourguignon de circonstances, que Molly Nilsson, un étage plus haut, lance les hostilités de la soirée. Munie de son lecteur CD, seul compagnon de route, dans un appartement tapissé d'un parterre de jeunes gens médusés par sa présence, la Suédoise - carré court blond, vêtue exclusivement de noir et perchée sur d'ineffables écrase-merde à semelles compensées - marivaude d'entrée avec les bons sentiments (I Hope You Die, Hiroshima Street...). L'excitation liée aux retrouvailles en tout genre fait place au vagabondage de l'esprit, glissant alors sans garde-fou sur les mélopées duveteuses de la Berlinoise d'adoption. Inutile d'épiloguer sur l'aspect karaoké du show, un backing band, même des plus frustes, embellirait indéniablement les ornements synthétiques d'History, dernier LP en date (lire) et arpenté à l'unisson en cette fin d'après-midi ensoleillé. Et si son précédent concert à Paris nous envoûta à plus d'un titre, l'obscurité du lieu - l'Espace B - n'y était guère étrangère.

Pas le temps de pavoiser, après un bref ping-pong sauvage, direction La Vapeur, où Edimbourg, duo francilien réconciliant The Knife et The XX, enchaîne sans coups férir. Visiblement pas encore à la hauteur sur scène de leurs prometteuses démos, le groupe pose plus qu'il n'impose, mais la jeunesse parle pour eux : des occasions de convaincre, il y en aura d'autres. Notamment en première partie de Blackbird Blackbird, le 7 mai prochain à l'Espace B. Les yeux se rivent ensuite sur Romain Turzi et son projet à consonance kosmische, Turzi Electronic Experience. Le son prend de l'ampleur, la salle, à moitié vide, à moitié pleine, s'agglutine, les jeux de lumières sont là pour aspirer l'attention et les corps dans un mantra sonique aux soubassements analogiques... mais très vite la puissance de feu du Parisien s'étiole sur l'autel d'une vanité sans doute inconsciente mais bien réelle : sa passionaria des machines en tout genre confine à l'étalage de joujoux incongrus - ah... ce fameux sample de motocyclette pétaradante - quand son attrait maladif pour Klaus Schulz et consort se borne à la redite et la morne réécriture des maîtres. En forcément moins bien. Et nous dans les poches, on n'avait pas de buvard à se mettre sous la langue. Seulement deux, trois godets d'Amstel, que l'on s'empresse benoîtement de ravitailler... bien avant que Peter Kember, sous son plus fameux nom de scène, Sonic Boom, ne fasse sien l'espace sonore. Hasard ou coïncidence, quelques heures auparavant - en pleine campagne bourguignonne bravée par le train - je tombais sous le charme de Sweet Heart Sweet Light, nouveau disque de Jason Pierce et de ses Spiritualized, comparse d'alors de Kember au sein des mythiques Spacemen 3. Seul devant ses machines, le corps balayé de projections aux visuels psychédéliques, la légende vivante - co-fondateur de Spacemen 3 donc, mais aussi de Spectrum et Experimental Audio Research... en plus d'être producteur à succès (MGMT, Panda Bear) - ne semble pas vraiment dans son assiette. Pour preuve, il profite d'une boucle bien calée pour s'échapper dehors s'en griller une. Le public, quelque peu décontenancé, ne lui en veut pas et notre homme se remet à l'oeuvre, soignant besogneusement la fin de son set, où son chant, toujours à la limite du talk-over, s’immisce sans effusion d'émotions dans les drones vrillés émanant de ses keyboards. Une légende contrariée en vaut parfois dix. Ce soir, assurément, tel n'est pas le cas, malgré l'éminence d'un propos space-rock se suffisant assurément à lui-même. On troque les bulles grossières de grivoise contre celles plus fines se délectant en coupes, que déjà Fancy Mike réchauffe l'atmosphère d'un hip-hop expérimental cadencé, habile décoction d'abstract et de cut à la Prefuse 73. Les têtes et les hanches valdinguent, tandis que la soirée se dilate à la faveur d'un Dijon noctambule, aux confins de bars à gogo-danseuses fantasmagoriques.
Malgré un réveil quelque peu nauséeux, à l'image d'un ciel éventré de pluie, on trouve les ressources suffisantes pour être d'aplomb dès 18h à l'Hôtel de Vogüé pour le concert, ouvert à tous, de Lescop. Ledit hôtel est bondé par une foule à forte connotation féminine, n'ayant d'yeux que pour le déhanché Joy Divisionesque de Mathieu Lescop, jusqu'alors associé au Rochelais d'Asyl. On se laisse prendre au jeu du badaud, porté par la clameur, et on apprécie, sans trop s'essayer à penser, un groupe que l'on écoute et voit pour la première fois. Manque de pot, les clichés formulés sont tels - entre la pause sérigraphiée Ian Curtis, les références "jeunes gens mödernes" et la prose d'obédience Daniel Darc/Daho - que l'on se retrouve vite en terrain (glissant) décidément trop rabattu pour que l'on s'y sente à l'aise. On préfère dire bonjour aux copains de l'autre festival dijonnais, l'Humanist Records Festival, s'étalant du 8 au 26 mai entre Paris et Dijon, tout en s'entichant de notre marotte absolue, Sébastien d'Holy Strays, aussi angoissé par son futur set que n'est raide la justice dans ce pays. Pour le coup, on rate le Lalala Crew qui s'invite à la fin du set de Lescop et c'est le ventre noué d'une telle déconvenue que l'on se rend au Consortium pour un premier partenariat du genre entre le Kill Your Pop et le festival itinérant Sonic Protest (lire).

Bouchons d'oreilles de rigueur, on pénètre dans l'enceinte immaculée du centre d'art contemporain avec la ferme conviction d'en prendre pour son grade. Alexis Malbert de Tapetronic ne sera pas celui qui contredira cette assertion, lui qui, depuis 1998, se passionne pour les cassettes et l'expérimentation dans leur utilisation live. N'hésitant pas à scratcher avec les bandes, le tape-DJ amoncelle sonorités stridentes et persiflantes, selon une trame free-punk éprouvée lors de ses précédents projets et collaborations. Objet de toutes les curiosités, son matériel, conçu par ses soins, associe pèle-mêle combiné de téléphone, planche de skate et bande magnétique. De quoi préparer l’assaut bruitiste entraperçu du sexagénaire japonais Keiji Haino, chantre d'un psychédélisme cathartique et expérimental.

Port d'attache de la soirée, la Péniche Cancale est déjà convulsionnée de beats prodigués à bon escient par le duo de jeunes DJ Dumb & Dumber. Va pour le patronyme puisque la salle est chauffée à blanc quand Holy Strays insuffle ses premières embardées. Hébergé jusque là chez Not Not Fun, et à l'orée de signer pour une dépendance du prestigieux label Rough Trade, le drone contondant du Parisien, perclus de palpitations ethno-dub, emporte immédiatement l'adhésion d'un public, certes venu en masse pour Ivan Smagghe, mais néanmoins fasciné par l'art subtil de Sébastien Forestier, batteur jazz de formation, d'intimer ses influences variées dans un souffle continu et cohérent de boucles rythmiques et de nappes de claviers. S'affairant derrière son laptop durant tout le set de son prédécesseur d'un soir, Ivan Smagghe enchaîne tambour battant un set à inscrire dans les annales Cancales. Rough Trade encore, le désormais moustachu s'occupait à la fin des années quatre-vingt-dix de la franchise parisienne du disquaire (lire) - en compagnie de Jérôme Mestre (Chronowax, Desire Records) et Arnaud Rebotini, avec qui il fonda Black Strobe, groupe puis aujourd'hui label - avant de devenir journaliste (Nova, Les Inrocks, Lenoir) puis strictement DJ. S'adressant essentiellement au corps - entre pulsations, crispations et libération des muscles - l’électronique de Smagghe trace dès lors la voie lactée de nos étourderies dans les entrailles d'une nuit dijonnaise détrempée. Il n'aura jamais fait aussi chaud sous la flotte.

Merci à tous les Saboteurs pour l’accueil et l'engagement, et merci aux Balades Sonores pour nous avoir supportés.

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Kill Your Pop # 8 : Présentation & itw & mixtape

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Ancienne capitale du Duché de Bourgogne et Ville gastronomique s'il en est, Dijon sera le théâtre pour la huitième fois consécutive d'un événement hors des sentiers battus, fleurant bon l'amour et l'engagement pour la musique indépendante, le festival Kill Your Pop. Pendant printanier du Midi Festival (lire), la justesse de la programmation ne fait que concurrencer l'esprit qui préside à sa confection, notamment par l'entremise de l'association Sabotage portée à bout de bras par une équipe motivée et motivante. Afin d'introduire comme il se doit ce rendez-vous moutardé désormais incontournable, à seulement quelques encablures de Paris, mêlant groupes confirmés (DeerhunterLower DensCheveu) ou en passe de le devenir (The NotesMotoramaTristesse Contemporaine) et mariant les styles - du dudstep des Shackleton à la power-pop d'Electricity In Our Homes - et les plaisirs (La Féline), nous avons interviewé Boris Ternovsky afin qu'il mette en perspective tant Sabotage (dont il est la pierre angulaire), Dijon, que le Kill Your Pop et ses espoirs pour cette édition. Bien aidé de Marie, ce dernier a réalisé une mixtape - écoutable ci-dessous - retraçant dans toute sa diversité et sa richesse l'essence de cette huitième édition s'annonçant sous les meilleurs hospices.

Un bonheur n'arrivant jamais seul, Sabotage et Hartzine vous font gagner - par ici - deux places pour la soirée phare du festival avec Deerhunter, Lower Dens et Galactic Classics à l'affiche le 8 avril prochain.

Entrevue avec Boris Ternovsky

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L'association Sabotage est née en 2003. Peux tu nous expliquer comment, par qui et avec quelle volonté sous-jacente ?

La naissance de Sabotage début 2003 peut se résumer à la rencontre de 6 personnes dont plusieurs artistes (musicien/photographe/scénographe ...) avec un goût commun pour les « musiques actuelles indépendantes » (on va y revenir) et surtout une envie d'organiser, créer ou participer à des événements pluridisciplinaires qui favorisent la rencontre des arts.



Depuis sa création, quels ont été les grands moments/étapes pour Sabotage ?

Je pense forcément à la première soirée organisée en mai 2003, la création sonore et vidéo Video Killed The Radio Stars, et aussi aux festivals qui nous tiennent à cœur : Novosonic (qui défend les mêmes esthétiques que Kill Your Pop), et que nous avons soutenu et développé avec l'atheneum, et bien sûr Kill Your Pop. Le tournant majeur pour Sabotage est clairement l'édition 2006 du festival Kill Your Pop, très ambitieuse sur la forme (plus d'un mois) et la programmation (Sébastien Tellier, Turzi, Zombie Zombie, Bertrand Burgalat ...), et qui, malgré une belle et grosse claque financière, nous a confortés dans notre envie de travailler encore plus au développement de ces esthétiques. Suite au festival, la plupart des membres créateurs de Sabotage ont pris un peu de recul pour se consacrer à des projets plus personnels, et de mon côté j'ai eu la chance de rencontrer de nouvelles forces vives qui partageaient mon objectif de faire de Sabotage une vraie structure de diffusion sur Dijon, en continuant Kill Your Pop, mais aussi en instaurant une programmation annuelle et régulière dans une multitude de lieux différents : galeries d'art, appartements, bars...

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Dijon est la ville adéquate... non ?

Oui et non. Oui car Dijon est pour moi un vivier très riche en terme de manifestations culturelles, festivals, associations ... Une richesse qui pour moi est aussi marquée par une réelle diversité concernant les activités de chaque structure, et les niches musicales défendues par les acteurs locaux. Du coup Sabotage y trouve parfaitement sa place.

Non pour deux raisons principales. Même si nous travaillons pour toucher de nouveaux publics, les esthétiques musicales indépendantes et les groupes souvent peu (ou pas assez) médiatiquement reconnus que nous défendons touchent un public relativement restreint et ciblé sur Dijon.

Dijon, malgré une multitude de projets et de manifestations, doit encore faire face à un manque de lieux permettant la diffusion et l'organisation de soirées/concerts. L'ouverture de la Péniche Cancale il y a maintenant plus d'un an a fait beaucoup de bien à la vie culturelle locale, la prochaine ouverture de la nouvelle salle du Consortium (anciennement l'Usine) est aussi très attendue. En ce qui concerne La Vapeur, salle qui est depuis des années un de nos partenaires privilégiés et surtout le principal porteur de projet et défenseur des musiques actuelles que nous aimons, nous espérons bien sûr que le futur directeur (ou directrice) continuera le travail effectué par Frédéric Jumel pendant six ans.

D'ailleurs Sabotage semble s'être implanté dans le paysage musical régional. Peut-on parler de professionnalisation ou reste-t-on encore dans le DIY intégral ?

La professionnalisation est possible par notre travail, mais aussi et surtout par le soutien des collectivités et de nos partenaires concernant nos activités. Nous avons gardé le même engagement et la même fidélité à nos convictions, tout en faisant évoluer le DIY intégral des débuts vers un DIY « professionnel ». C'est important de continuer à créer du lien avec les artistes, notamment grâce à l'investissement par exemple de Chantal, qui accueille les artistes chez elle, et s'en occupe de leur arrivée à leur départ. Mais il est vital pour nous, dans notre fonctionnement et organisation, et par notre état d'esprit, de tendre vers une professionnalisation de nos actions. Cette dernière ne sera possible que si les collectivités locales et des partenaires privés reconnaissent notre travail au sein du paysage culturel régional et soutiennent plus fortement nos actions.

Quel est votre approche des "musiques actuelles" ? Y-a-t-il une identité musicale propre à Sabotage ?

L'identité musicale de Sabotage, ce qu'on appelle « musiques actuelles indépendantes », est celle des membres qui forment l'association. Nous ne programmons que des groupes dont on est fan et que nous voulons défendre et voir jouer sur Dijon. Grosso modo on peut résumer cette identité aux esthétiques pop/rock/folk/électro, ainsi que leurs dérivés. Le côté indépendant, pour nous, souligne principalement que notre choix concernant la programmation se fait uniquement sur l'artistique et la musique, et pas sur tout le reste. Le fait que tel groupe soit chez tel label ou que tel artiste soit encensé par tel magazine n'a aucune influence sur notre sélection. Nous nous sentons par exemple proches de festivals comme le Midi Festival ou La Route du Rock en ce qui concerne notre identité musicale.

Quels artistes ont marqué de leur empreinte l'association par leur passage ou leur implication ? Des anecdotes à déballer ?

La venue du groupe The Notwist pour l'édition 2009 du festival Kill Your Pop reste un très grand moment pour nous tous, surtout que cette année-là, nous avions instauré le prix libre ... Difficile de choisir quelques coup de cœur parmi les artistes accueillis : les premiers qui me viennent en tête sont Thee More Shallows, The Chap, Jeffrey Lewis Band et Scout Niblett.

Le festival Kill Your Pop semble consubstantiel à l'association : est-ce son expression assumée, revendiquée ?

Oui bien sûr, Kill Your Pop reste le point d'orgue de la programmation annuelle de Sabotage. C'est aussi l'événement qui nous permet, grâce à un budget plus important, d'accueillir plus d'artistes, de proposer des tarifs super accessibles, de communiquer davantage et de se mettre plus en avant que le reste de l'année. Les lignes directrices du festival sont identiques à celles de Sabotage et de nos actions tout au long de l'année.

Quelles éditions resteront à jamais gravée dans ta mémoire ? Quelle fut la plus populaire ?

La prochaine ... (et sinon celle de 2006, rencontre avec Bertrand Burgalat, soirée Record Makers, Zombie Zombie quand le groupe s'appelait encore juste « Zombie » en plus de celle de 2009 avec The Notwist).

visuel3Peux-tu présenter en quelques mots cette nouvelle édition qui s'ouvre du 7 au 10 avril prochain ?

En quelques mots donc. Excepté le concert à La Vapeur, il y a une volonté de se réapproprier le centre ville de Dijon en organisant la majorité des concerts dans des petits lieux (capacité entre 50 et 100 personnes : galerie d'art, bar, péniche ...) tout en défendant toujours une politique tarifaire accessible pour permettre les découvertes et faciliter la curiosité (beaucoup de concerts gratuits ou à 3 euros). L'idée est de permettre au public présent de voir des groupes reconnus comme Deerhunter ou Cheveu, des artistes rares comme Shackleton, des habitués tel Lonesome French Cowboy, des nouvelles têtes qui risquent de faire parler d'elles très vite comme Motorama ou Hype Williams, ou de faire la fête avec le Club Julie. On veut être ouvert au niveau humain et musical, balayer d'un revers de main les distances pour réunir les fans d'electronica et de garage sur un même événement.

Au sein de la programmation de cette année, quel artiste ne louperas-tu pour rien au monde ?

Je vais devoir au moins en citer trois. On est tous super impatients et excités à l'idée de recevoir Deerhunter, groupe rare et brillant, on a hâte de vivre cette soirée grandiose en perspective avec l'artiste qui nous tient le plus à cœur, Federico Pellegrini et son projet Lonesome French Cowboy - on adore le mec autant que sa musique - enfin on est très très curieux de voir le set de Shackleton.- Masquer le texte des messages précédents -

Mixtape

Tracklisting

01. Dark Dark Dark - DaydreamingDaydreaming
02. Cheveu - Charlie Sheen
03. Mohna - On The Quiet
04. Deerhunter - Memory Boy
05. Lower Dens - Batman
06. Galactic Classics - Solitaire
07. La Feline - La peur et le courage
08. The Notes - Lighthouse
09. Electricity in our Homes - Oranges
10. Motorama - Horse
11. Shackleton - In the Void
12. Tristesse Contemporaine - 51 Ways To Leave Your Lover
13. Hype Williams - gentile dub
14. Dustin Wong - Talking Walking Cloud
15. Lonesome French Cowboy - Other poem (Grandaddy cover)

Programmation

SAMEDI 26 MARS

Présentation du festival + Dark Dark Dark (Usa / Supply and Demand Music) + Faustine Seilman (Fr / Collectif Effervescence) - Le Consortium / 18h

JEUDI 7 AVRIL

Cheveu (Fr / Born Bad) - Le Consortium / 18h
Mohna (All / I saw music) - Galerie Interface / 20h
Shackleton (Uk / Skull Disco) + Sparse & Panorama selectorsThe Drone Dj set - La Péniche / 22h

VENDREDI 8 AVRIL

Tristesse Contemporaine (Fr) - Le Consortium / 18h
Deerhunter (Usa / 4AD-Kranky) + Lower Dens (Usa / Gnomonsong) + Galactic Classics (Fr / Dither Down Rec & Tapes) - La Vapeur / 20h

SAMEDI 9 AVRIL

Dustin Wong (Usa / Thrill Jockey) - Le Consortium / 18h
La Féline (Fr / BS Records) + Half Kitteh & Petit Dragon (Magic RPM selectors) - Le Bistrot Quentin / 20h
The Notes (Uk / Bleeding Gold Records) + Electricity In Our Homes (Uk / 4AD) + Tippex Boogie Sound System - La Péniche / 22h

DIMANCHE 10 AVRIL

Hype Williams (Uk) - Le Consortium / 16h
Lonesome French Cowboy (Fr / Havalina Records) - Le Chez Nous / 18h
Motorama (Rus) + Half Kitteh & Petit Dragon (Magic RPM selectors) + Hartzine's DJ - Le Flannery's / 20h

Infos pratiques

Réservations : DigitickFnac
Boris Ternovsky : sabotage_box@hotmail.com

Le Consortium / 16 rue Quentin (Dijon)
La Péniche Cancale / Port du Canal (Dijon)
La Vapeur / 42 avenue de Stalingrad (Dijon)
Galerie Interface / 12 rue Chancelier de l'Hospital (Dijon)
Bistrot Quentin / 6 rue Quentin (Dijon)
Chez Nous / 8 impasse Quentin (Dijon)
Flannery's / 4 place Saint-Bénigne (Dijon)

Vidéo