Signal Festival (11/14 juillet 2014)

SIGNALOn connaissait la Plage de Glazart (lire), on a courbé l'échine lors des énormes soirées Signal - la résidence techno du lieu qui a connu sept éditions toutes aussi gargantuesques au niveau de l'ambiance que délectables s'agissant des plateaux proposés alliant sélectivité, nouvelles têtes et artistes confirmés - on piaille d'impatience à l'idée d'un festival du même nom sur quatre jours, du 11 au 14 juillet, proposé conjointement par Glazart, Exploration et Noctua et qui réunira plus de trente artistes sur deux scènes. Entre soirée Dement3d (lire), battle entre les labels Construct Re-Form et Syncrophone Label Night, soit Zadig vs Didier Allyne, headliner d'encul... avec Milton Bradley, Sekt ou Vakula, et chill dominical avec VophoniQ (lire) et Bruma en live, difficile de rechigner lorsqu'il s'agira de flirter d'un chouille avec le périph'. Histoire de se familiariser avec la programmation ci-après retranscrite jour par jour, Jeremy Otari, aka Snowball, d'Exploration Music nous a concocté une mixtape à écouter et télécharger ci-après quand Matthieu Meyer, le programmateur du lieu, a répondu à cinq questions et pas une de plus. S'agissant de la billetterie, c'est par ici.

Entretien avec Matthieu Meyer

Signal est un festival pointu à destination du grand public. Quelle est la genèse de ce projet, quel en est l'objectif, quels sont les publics visés ?

A l'origine Signal c'était une soirée club que j'ai montée avec Jeremy du collectif Exploration. On avait envie de monter un truc un peu différent en invitant des artistes qu'on aime beaucoup et qu'on ne voit pas forcément très souvent, voire rarement (Forward Strategy Group, SHXCXCHCXSH, Akkord, Clouds, Samuel Kerridge, etc.). L'idée était de faire des programmations assez exigeantes et radicales, en essayant de les faire découvrir à un public assez large.

Depuis Signal s'est développé au gré de nos envie. Notamment avec la série Signal Live, des performances techno & vidéo à la limite de l'expérimentation, en début de soirée, pour sortir du format club. Ou encore avec Signal TV, des lives à la Karambole, retransmis en direct sur Dailymotion.

Au milieu de tout ça, comme on a la chance d'avoir un espace en plein air assez magique avec LaPlage et le club Glazart juste à côté, l'idée est née de monter un petit festival toujours avec cette même vision, mais cette fois on a demandé aussi à nos potes de Noctua de bosser avec nous pour organiser tout ça.

Signal met en avant depuis peu le live techno, notamment à des horaires de concert. Quelle est l'objectif ? Quelle place le live techno aura-t-il dans le festival ?

L'idée de Signal Live vient à l'origine de l'envie de programmer certains artistes qu'on adore, toujours assez exigeants, des gens comme Kangding Ray, Demdike Stare, Actress, Mondkopf, etc. Le fait de choisir ce format vient d'une part du fait que ce sont des artistes techno qui ne sont pas tournés vers le dancefloor, donc c'est difficile de les programmer sur une soirée à 3h du matin (bien qu'on l'ait fait avec Kerridge et son live super expé, c'était une très bonne expérience, un peu dure pour le public...). D'autre part, en club on a forcément à faire à un public qui ne vient pas que pour la musique. Ils viennent danser, s'amuser, rencontrer des gens, se défouler, etc. Le public est fatalement moins captif, c'est pas un reproche, c'est normal, c'est juste une ambiance différente.

Avec Signal Live, on voulait recentrer le truc sur la musique. Sur un format concert, les gens viennent vraiment pour voir la performance d'un artiste (et ils sont vachement plus sobres, haha !).

L'idée c'était aussi de développer l'interaction musique/vidéo, notamment à travers la création du quatuor DASEIN, entitée mêlant les deux arts, où la vidéo agit sur la musique et inversement, le tout en live. Ca nous a permis aussi de travailler une autre configuration de la salle, en supprimant la scène (remplacée par un écran géant) et en plaçant les artistes au fond de la salle et non sur scène.

Mais bon, il y a encore du chemin à faire, ça reste super compliqué de faire déplacer un public pour ce genre d'événement et on doit faire face à des réalités économiques. On verra ce que ça donnera à le rentrée, mais il est clair qu'on a très envie de continuer sur cette voie.

Quelles leçons ont été tirées de l'année passée ? Passer à quatre jours c'est s'inscrire dans la lignée d'autres festivals type Weather ?

En fait c'est la toute première édition du festival, le projet Signal dans sa globalité étant né il y a tout juste un an. Pour le choix des quatre jours, en vrai il ne faut pas aller chercher trop loin, ça s'est décidé avec le calendrier et les lieux à dispo, à savoir Glazart et LaPlage qui nous permettent de jongler entre plein air et intérieur et des jauges allant de 600 à 1500 places. Et pour les jours, on s'est aperçus que cette année le 14 juillet tombe un lundi, ça faisait un beau week-end, quatre jours pour dévoiler les facettes parfois différentes qui animent le projet Signal.

Concernant la programmation... on reconnaît les marottes de Signal, la résidence techno. Peux-tu la présenter globalement ? Entre Zadig et la team Dement3d, quelle est la trame ?

Globalement, on retrouve tout ce qui fait l'entité Signal : des lives et DJ-sets d'artistes pointus, généralement des sons techno exigeants, parfois assez durs comme avec l'écurie Grounded Theory ou Dement3d, mais aussi des choses moins "dancefloor", plus electronica, avec Bruma, Horla ou Vophoniq. On y fait aussi la part belle à de jeunes (ou moins jeunes) artistes français comme [HXB] ou Full Quantic Pass, il nous semble essentiel de ne pas proposer un catalogue de gros noms étrangers mais plutôt de montrer qu'on a une scène en plein développement avec des artistes talentueux.

Et c'est pour aller dans ce sens qu'on a aussi donné carte blanche à quatre labels parisiens pour la partie "nuit" de la programmation, avec Syncrophone, Construct Re-Form, Infiné et Dement3d. Ces labels sont une véritable force et regroupent des gens très talentueux, ç'aurait été con de ne pas les inviter !

Ensuite, comme il est important d'avoir un certain équilibre, on ne peut pas mettre en avant une programmation uniquement faite de sons techno chelous, d'où une programmation qui va aussi chercher des artistes tout aussi talentueux mais plus house, dansants, comme Vakula, Pit Spector ou Borrowed Identity.

Du point de vue d'un organisateur, comment mesures-tu l'explosion de la scène techno actuellement ? Est-ce un phénomène de mode ou un vrai engouement durable, ne concernant pas juste des drogués qui aiment le boumboum ?

C'est toujours très compliqué de répondre à ce type de question, qui sait de quoi l'avenir sera fait ? Je pense qu'il y a indéniablement un phénomène de mode, qui est valable pour le public comme pour les organisateurs de soirées, les clubs, etc. Mais j'ai l'impression que ça va au-delà de ça. Quand on voit le nombre de labels qui existent, ceux qui se créent, et surtout le nombre d'artistes locaux talentueux qui émergent en ce moment, ça ne peut pas être qu'une passade. Il y aura forcément un moment ou le soufflé va retomber, mais ça ne veut pas dire que la scène techno va se réduire à peau de chagrin, je pense que dans tous les cas les gens sont en train d'être éduqués et si ce n'est pas le cas pour tous, ce qui se passe en ce moment va forcément influencer pas mal de monde pour la suite.

Signal Festival x Hartzine by Exploration

01. Lugano Fell - La Cabanne des Singes, enregistré au Udo Bar // Dokidoki (2013)
02. Bruma - φ // Le Cabanon (2013)
03. Quentin Hiatus - Different Strokes (Stunna remix) // IM:Ltd (2012)
04. Arnaud Le Texier & Yossi Ämoyal - 51 Ways // Safarie Electronique (2005)
05. Helixir - Atlantis (Millie's 4Ward mix) // 7even (2010)
06. Polar Inertia - Sole Star // Dement3d (2011)
07. [HXB] - No More Noise // [HXB] (2013)
08. Antigone - Radiant // Ars Mechanica (2013)
09. F - Phantom // 7even (2008)
10. Opuswerk - c2(M) // Knotweed (2012)
11. Dax J - Something In The Woods // Deeply Rooted (2013)
12. Birth Of Frequency - Remind // Construct Re-Form (2012)
13. F - Icon // 7even (2008)
14. Dax J - Angel Dust // Deeply Rooted (2013)
15. Zadig - Hidden // Syncrophone (2012)
16. Bleak - Dis // Deeply Rooted (2012)
17. Manoo - Club Z // Deeply Rooted (2008)
18. Mad Rey - Royal Bar // DKO Records (2014)
19. Voiski - My Heart Drive // Construct Re-Form (2013)
20. Society Of Silence - Beat Reading Detroit // Society Of Silence (2012)
21. Helixer - Atlantis // 7even (2010)
22. Tomoko Sauvage - The Naked Island, enregistré au Udo Bar // Dokidoki (2009)
23. [HXB] - Venus // [HXB] (2014)

Programme

cc
VENDREDI 11 JUILLET

19h - 01h / LaPlage : opening
CELINE + BATAILLE (Live) + [HXB]

00h - 06h / Glazart
Construct Re-Form vs Syncrophone Label Night
JOHN SILL VS BIRTH OF FREQUENCY + DIDIER ALLYNE VS ZADIG

SAMEDI 12 JUILLET

14h - 01h / LaPlage
VAKULA + BORROWED IDENTITY + BAAZ + SKÖWL b2b QUARANTE&UN

00h - 06h / Glazart
Club Infiné
DOWNLINERS SEKT (Live) + ARANDEL + GORDON SHUMWAY

DIMANCHE 13 JUILLET

14h - 01h / LaPlage + Glazart
HENNING BAER + MILTON BRADLEY + MOERBECK + SAWF Live + FULL QUANTIC PASS Live + PIT SPECTOR & FRANCIS (ROSE & ROSEE) + DJ JEE + CALCIUM

00h - 06h / Glazart
Dement3d label night
FRANÇOIS X + HEARTBEAT + POLAR INERTIA (Live)

LUNDI 14 JUILLET

12h - 00h / LaPlage Chill - Brunch électronique
BRUMA (Live) + VOPHONIQ (Live) + HORLA (live) + YAN KAYLEN (Live) + GRAAL

Glazart


On y était - Com Truise à la Plage de Glazart

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L’objectif d’Hartzine était à La Plage de Glazart le 18 juillet, à l'occasion du concert de Com Truise (Ghostly International), producteur new-yorkais installé dans le New Jersey.

Vidéo


On y était - The Pains Of Being Pure At Heart

Après l'interview de Kip Berman juste avant leur concert parisien, retour en vidéo sur la puissante prestation de The Pains Of Being Pure At Heart avec quatre extraits live de leur concert au Glaz'art dont en exclusivité un nouvel extrait de leur album à paraître en mars, Heaven's Gonna Happen Now. Allez, on prolonge Noël chez Hartzine !

Vidéos

href="http://vimeo.com">Vimeo.


On y était - François Virot à La Plage

5022029931_896ec4cfbb_zPhotos © Emeline Ancel-Pirouelle pour hartzine

François Virot, LaPlage, Paris, 23 septembre 2010

Le 23 septembre, la rentrée est déjà bien avancée et le temps commence à se faire plus maussade, mais l'équipe de Glazart est optimiste et a décidé de faire durer l'été sur sa plage jusqu'à la fin du mois. La foule est relativement clairsemée mais impatiente de (re)voir, deux ans après la sortie de son album, l'infatigable François Virot en solo. Après une année bien remplie par la sortie des LP de ses deux groupes, Clara Clara (lire l'interview) et Reveille, le Lyonnais a accepté, pour une date unique, de revenir délecter son public parisien de ses ballades folk-pop délicates et cabossées. Adepte de la première heure, Hartzine était au rendez-vous, caméra, appareil photo, stylo en main et oreilles en bandoulière.
François Virot, ce n'est qu'un mec tout seul avec une guitare, et pourtant la différence entre sa musique et celle des autres mecs tout seuls avec une guitare est flagrante, comme l'a révélé à ses dépens Thee, Stranded Horse, chargé ce soir-là d'assurer la première partie. Le jeune homme, issu de l'écurie Talitres après un passage remarqué chez Clapping Music sous le patronyme d'Encre, dispense une folk élégante et sensible et manie ses instruments, kora en tête, avec beaucoup d'habileté, mais comparée à la prestation qui va suivre, la sienne reste relativement lisse. Le public lui réserve néanmoins un accueil chaleureux et mérité tandis que mes collègues Hartziners, dissipés, délaissent la scène pour la piste de pétanque. On ne peut pas être de bons élèves tous les jours, que voulez-vous.
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A l'arrivée de François Virot sur les planches, nous délaissons jeux de plage et pastis pour rallier l'avant de la scène histoire de profiter un maximum de sa prestation qu'on prévoit courte, fraîcheur automnale et tendinite obligent. Le jeune prodige signé chez nos amis de Clapping Music se lance avec quelques titres du premier album de Reveille (Time And Death, I'm Yours...), le groupe qu'il a récemment formé avec la batteuse Lisa Duroux. Ces versions acoustiques, dépouillées de tout élément superflu, exacerbent la qualité du songwriting de François, à la fois gracile et sans complaisance. Sa musique paraît toujours aussi familière et schizophrène - la joie qui y transparaît cohabite avec la gravité de ce grand gamin timide dont on imagine que les prestations en solo ne font pas partie des exercices dans lesquels il se sent le plus à l'aise. Vêtu d'un t-shirt du MIDI Festival qui rappelle sans doute de beaux souvenirs à certains, il enchaîne avec quelques titres de son excellent opus Yes Or No (Cascade Kisses, Not The One, Island...) reconnus et acclamés par les fans dès leurs premières notes, puis avec une ou deux nouvelles compositions qui sentent encore la peinture. On y retrouve ce qui fait tout le charme de l'art de François : une musique terrestre et attachante, à mille lieux de la folk éthérée de ses collègues, pleine de ces aspérités et de ces petits défauts qui font la vie. François Virot a les pieds sur terre et la tête pas si loin de là - au milieu de son foutoir mêlant bonheur mélancolique et nostalgie pop, on se sent tout simplement chez soi.

Vidéo

Hartzine Live - François Virot from Hartzine on Vimeo.


On y était - Harlem à La Plage

harlem-5-webPhotos © Emeline Ancel-Pirouelle pour Hartzine

Harlem + Sheraff, LaPlage, Paris, 18 août 2010

Le 15 août à peine passé, ça sent déjà la rentrée : toute la faune parisienne fraîchement bronzée semble s'être donnée rendez-vous sur la plage de Glaz'art, au risque d'abîmer ses souliers flambant neufs dans le sable - tout est bon pour prolonger un peu l'illusion des vacances. Et c'est bien l'objectif de cette oasis parisienne, qui restera ouverte jusqu'à la fin du mois de septembre pour les nostalgiques du gravier dans les pompes.

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C'est donc dans une ambiance assiette de charcuterie-bière-coucher de soleil que Sheraff fait son entrée sur scène, ralliant en un tour de main le public, d'abord timide, à sa cause. A mesure que le trio délivre son grunge énergique, la foule se rapproche autour de la scène. Flattés, Benoît, Marc et Benjamin s'en donnent à coeur joie, enchaînant les poses de rock stars pour le plus grand plaisir des photographes. Un bon point pour le groupe parisien qui, par sa maîtrise et son enthousiasme, aura évité à la soirée de sombrer dans la médiocrité technique totale.

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En effet, si l'on ne peut reprocher à Harlem ni son ardeur, ni la qualité de ses compositions, les Texans laissent quand même à désirer sur le plan technique. Ce soir-là, ils ont pourtant eu le temps de s'échauffer au Nouveau Casino en assurant la première partie de Girls ; mais arrivés un peu tard à LaPlage, ils zappent les balances et enchaînent sans plus tarder malgré les problèmes de retour - ou n'était-ce qu'une excuse ? Quoiqu'il en soit, le fait est que Michael Coomers et Curtis O'Mara chantent parfois tellement faux qu'on peine à reconnaître les morceaux. Indifférent aux pains de ses camarades, Jose Boyer s'égosille quant à lui avec insouciance tout en grattant sa basse tout aussi approximativement. Malgré les évidentes faiblesses, l'ambiance restera pourtant au beau fixe pendant toute la durée du concert, le public ne manquant pas de reprendre les refrains en choeur ni de se rentrer allègrement dans le lard. Même en dépit de la durée moins que syndicale de la performance, tout le monde semble avoir passé un excellent moment. Moins avares de leur temps quand il s'agit de boire des coups, les trois joyeux drilles prolongent la soirée au bar tandis que le soleil finit de se coucher sur le périph'. Keep Harlem weird.

Vidéo

Vidéo © Patrice Bonenfant pour Hartzine

Photos


Photos © Emeline Ancel-Pirouelle pour Hartzine


On y était - Dum Dum Girls (Festival BS(p)²)

dum-dum-asses-webPhotos © Emeline Ancel-Pirouelle pour Hartzine

Dum Dum Girls + Angil & The Hiddentracks + Carp, LaPlage, Paris, 23 juillet 2010

Les Dum Dum Girls se traînent une sale réputation en live. Leur dernière prestation parisienne au Point Ephémère a d'ailleurs été unanimement huée : trop courte, trop bâclée, trop proche de l'album... Alors, Dee Dee et ses copines sont-elles trop feignantes pour être honnêtes ?

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Les Boutiques Sonores et leur excellente programmation estivale, regroupée en un festival répondant au doux nom de Bitter Sweet (Paradise), nous fournissent l'occasion rêvée d'aller jeter une oreille sur le sujet. Malgré le ciel menaçant, je me rends donc à LaPlage de Glazart, bien décidée à conjurer la météo à coups de Mojitos. Peine perdue, c'est sous la pluie et devant un public agglutiné à l'abri autour du bar que Carp commence son set délicat et ciselé alliant pop et folk avec une simplicité touchante. La troupe bien fournie d'Angil & The Hiddentracks succède à Benoît Guivarche et son acolyte claviériste alors que l'averse touche à sa fin et que la plage se laisse enfin envahir par un peu de monde et les morceaux exigeants de Michaël Mottet, accompagné pour l'occasion de tout un tas de musiciens valeureux qui passent d'un instrument à l'autre sans ciller. Les Dum Dum Girls ont intérêt à faire honneur à une si belle introduction.

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Voilà d'ailleurs Kristin Gundred - Dee Dee pour les intimes - qui finit d'installer ses pédales et d'accorder sa guitare. En observant le cerveau du groupe (toutes ses prouesses sont recensées ici) se pencher sur les câbles et nous montrer sa culotte - nous y reviendrons -, je me fais la réflexion que pour un cerveau, elle a les jambes injustement longues. La vie est cruelle, n'est-ce pas ? Et au vu des attributs de ses copines, la jalousie n'a pas finit de m'étreindre ce soir. Voilà les quatre morues lancées avec un Play With Fire bien gentil qui remporte immédiatement l'adhésion du public - ou est-ce parce qu'on voit leurs sous-vêtements que l'auditoire est si bien suspendu à leurs lèvres ? Ce sera finalement ma grande interrogation de la soirée. Leur performance est certes réalisée sans accrocs et fidèle à l'album, mais le jeu de scène du groupe laisse à désirer : si Dee Dee et sa Sandy Vu de batteuse - qui nous fait l'affront d'être en pantalon - se donnent un peu de mal pour occuper l'espace, Jules et Bambi, respectivement à la guitare et la basse, font preuve d'autant de charisme qu'une paire de sardines à l'huile. Bien qu'elles aient un instrument entre les mains et qu'elles semblent en jouer vraiment, elles ont plus l'air de choristes que de rock stars. En résumé, tout ça est bien plaisant à regarder, mais je ne suis pas certaine que leurs fans seraient si indulgents avec les Dum Dum Girls si elles n'étaient pas vêtues de robes aussi courtes. Car il faut bien l'avouer, payer sa place pour à peine quarante minutes de concert pas vraiment transcendant, c'est un peu frustrant, même pour une groupie de la première heure. Autant faire des économies et se contenter de I Will Be, leur dernier album aux sonorités shoegaze-au-bord-de-l'océan ; il est aussi bon et il coûte moins cher. Certes, vous ne verrez pas leurs culottes, mais je peux vous envoyer une photo.

Photos

Setlist

1. Play With Fire
2. Hey Sis
3. Catholicked
4. I Will Be
5. Oh Mein M
6. Young Alone
7. Bhang Bhang, I'm A Burnout
8. Jail La La
9. Baby Don't Go
10. It Only Takes One Night
11. Everybody's Out
12. Rest Of Our Lives