Etienne Jaumet - Night Music

jaumetEtienne Jaumet est un ineffable multi-tout. Ingénieur du son multi-instrumentiste, saxophoniste amoureux de claviers analogiques, l'homme décline une idée musicale aux formes plurielles aussi bien par ses inspirations bigarrées (chanson française, krautrock, post-punk), que par la flopée de groupes qu'il a côtoyé (Flop, Married Monk, Korg Ms Orchestra...) ou contribué à créer (Zombie Zombie). Résident de 2001 à 2008 de Mains d'oeuvres - lieu indépendant de création et d'expérience situé aux abords du Marché aux Puces de Saint-Ouen - Etienne Jaumet sort - après 18 ans de carrière musicale - son premier disque sous son propre nom. Sorti sur le label français Versatile records - hébergeant entre autres Joakim et Château Flight - et produit par Carl Craig - maître incontesté de la scène techno de Détroit - Night Music confronte l'auditeur, dès le premier des cinq morceaux de l'album, à un ovni musical rétro-futuriste et hypnotique de vingt deux minutes, évoquant tant les sommités du krautrock allemand d'Ash Ra Tempel (formé par Manuel Göttsching et Klaus Schulze) que ses accointances avec Romain Turzi, autre figure de proue du renouveau kraut. Le morceau Mental Vortex n'est pas en reste. La preuve ici en écoute.

Thibault

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Etienne Jaumet - Mental Vortex


Phoenix - Fences (Friendly Fires remix)

phoenix1901

Bonjour, c'est rigobert, pas de vieux jeux de mots pour le remix de cette semaine, dsl, comme on dit quand on a pas le tps.

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Phoenix - Fences (Friendly Fires Remix)


ACETATE ZERO - Hesitation blues

acetateTrès bon album noise rock et à chaque fois pop sans que cela soit noisy pop ou pop rock (l’horreur). Très bon album d’hésitation blues sans que cela soit blues pour 2 sous (et pourtant bien plus mélancolique que n’importe qui ou quoi : ‘The road’ et son chemin de croix). Et hésitant pour 3. Cela aurait pu sortir sur Constellation même si leurs compositions sont beaucoup plus serrées et destructrices par endroit, renvoyant Mogwai dans leur tranchée (‘Heavy super twin’, titre débile et complètement canon). Mais c’est Arbouse qui ramasse la mise, enfin façon de parler, il va s’en vendre qu’une poignée, c’est lamentable mais parions qu’ils n’en ont rien à carrer. Classe mondiale.

Eric Dane

Tracklist

ACETATE ZERO - Hesitation blues  (2009, Arbouse)

1. Imperial climb
2. Dry
3. The road
4. Quiet away
5. Heavy super twin
6. Post victorian memory
7. Hit me, don't worry about it
8. Nothing but the rain
9. Precious metal
10. Down with the ship
11. Tough guy can't die
12. Satan's alley
13. Next great depression
14. 49°55'39.55°N+2°45'22.45°E


Krikor l'interview

krikor

Même si cela fait plus de 10 ans que le parisien officie dans le milieu electro entre collaboration avec divers grands labels (Kill the Dj, d.i.r.t.y),participation à des compilations qui ont fait date, production sur sa propre structure, un maxi, deux maxi,trois maxi...l'investissement au sein de diverses collaborations artistiques (France Copland, Plein Soleil),  c'est véritablement avec son premier album Land Of Truth que l'énigmatique Krikor nous étonne et se dévoile enfin au sein d'une œuvre hybride qui se refuse à choisir entre toutes ses facettes d'expérimentateur hors pair.

Pourquoi sortir un premier album si tardivement alors que ton activisme dans le milieu electro ne date pas d’hier ?

Simplement parce que je n'étais pas prêt, ou du moins, pas prêt a faire un album comme je l'entendais...

Quel regard portes-tu aujourd’hui sur le Krikor des débuts ?

Aucun, il est le même, juste techniquement plus avancé avec plus de poils sur le torse et un peu moins de cheveux.

Bon nombre d’entre-nous en écoutant Land of Thruth n’avons pas trouvé de qualificatifs véritablement appropriés pour décrire ta musique tant celle-ci nous apparaît protéiforme. Comment toi, du côté du créateur, la considères-tu ?

Je ne sais pas, j'aime pas mettre des étiquettes, et j'ai du mal à avoir du recul la dessus. Je le vois juste comme un album de chansons un peu mélancoliques et pas mal pour conduire la nuit...

Quelles sont tes principales influences musicales et lesquelles a-tu mobilisées lors de la création cet album ?

je n'ai pas pensé à cela lorsque j'ai fait cet album, j'ai juste laissé les choses aller, le résultat laisse apparaître mes influences d'adolescent qui sont assez diverses...

Certains morceaux de l’album comme Everything Fades ou Wanton boy nous apparaissent dans leur conception respectives très cinématographiques. L’image quelque soit d’ailleurs sa forme, intervient-elle à un moment donné dans ton processus de création, entretiens-tu un rapport particulier avec cette dernière et éventuellement envisagerais-tu un jour de composer pour le cinéma?

Si on me le demande, oui! C'est une chose qui m'intéresse, mais faut-il encore rencontrer une personne avec laquelle il peux y avoir un dialogue, une compréhension mutuelle.

Toujours à propos d’image, peux-tu nous éclairer sur la signification de l’artwork de Land of Thruth ?

Chacun peux y voir ce qu'il veux, j'aime bien les lectures multiples...

Battant et Poni Hoax sont deux groupes dont les chanteurs donnent de la voix sur ton album. Le rock actuel te fais-t-il toujours rêver ? D’ailleurs tu nous fais entendre ton organe sur quelques titres de Land of Thruth. Aimes-tu cet exercice? Le mythe du chanteur de rock est-ce pour toi un fantasme?

Le rock m'a fait rêver quand j'avais 15 ans. Aujourd'hui,  j'aime bien des choses qui peuvent être actuelles mais je suis plus touché par un mec comme hasil adkins...
Je n'ai pas chanter par fantasme de scène ou de gloire Rock'N'Roll mais juste parce que j'avais besoin d'une voix et que je n'en trouvais pas a ce moment...

Une autre Chloé fait une apparition sur Land of Thruth, ceci annoncerait- il un prochain album de Plein Soleil dont tu partages l’affiche avec l’auteur de The Waiting Room ? Q’est-ce qui vous rapproche ?

Le travail de plein soleil est très différent de ce morceau ou j'ai demande a Chloé de chanter en duo. Plein soleil est plus un projet électronique, mais tout est possible... Avec Chloé nous travaillons de manière naturelle, nous nous entendons très bien musicalement et du coup les choses vont très vite!!! Elle travaille actuellement sur son prochain album, dès que nous avons du temps nous essayons d'avancer sur plein soleil...

Par ailleurs as-tu d’autres collaborations en vue, un retour de France Copland peut-être ? L’aventure de ton label Omerta Registrazione se poursuivra-t-elle ?

France copland va renaitre mais sous une autre forme, avec une autre personne... Omerta registrazione est en suspend, je n'ai pas du tout le temps de gérer cela actuellement, j'aimerai bien continuer à produire des disques vinyls, j'aime l'objet autant que le contenu.

D’où t’est venu cette inclination particulière pour la musique concrète ou plus généralement pour la recherche musicale contemporaine? Que gardes-tu de ces instants passés au conservatoire du XXème siècle à suivre les cours d’Octavio Lopez? En as-tu retiré une conception particulière de la musique?

J'écoute des musiques très différentes, la musique concrète, la musique contemporaine ont eu une importance dans mon parcourt musical, autant que le rock ou la pop qui a berce mon adolescence. Les cours au conservatoire du 20eme ont été très important, j'y ai rencontre Octavio, compositeur émérite, et ami, c'est une personne très ouverte, avec qui nous avons échangé beaucoup de choses, d'idées, de points de vue, et aussi de techniques...

Tu as toujours eu une activité importante de remixeur? Est-ce une que tu affectionnes particulièrement cet exercice et comment le conçois-tu?

Oui je le fais toujours, je le vois surtout comme un exercice de style, me permettant d'expérimenter encore plus.

Peux-tu nous donner ta playlist du moment?

Suicide - rough guy
Natural numbers
The monk - monk time
The henchmen - surfin' bird
Throbbing gristle - hot on the wheels of love - ratcliff mix
Hasil adkins - out to hunch
Sister iodine - flamme desastre (version cd sur mego soooon!)
The dead hillbillies - Donna (tigersushi 7ich)
Joakim - back to wilderness (k7 promo)

Le mot de la fin ?

Je n'aime pas l'idée de finalité, donc pas de mot de fin...

Interview réalisée par Benoît


On y était : Kap Bambino

Kap Bambino 18/06/09 à la Maroquinerie : Les têtes brûlées

Note : à classer directement dans le top 10 des (petits) concerts mémorables, je pense qu’aucune des personnes présentes ce soir-là ne me contredira. Dès les premières minutes, nous avons tous compris que la fureur de cette chanteuse, à la petite carrure mais à la tonicité retorse, allait tout dévaster sur son passage.

Kap Bambino c’est donc ELLE : Caroline Martial, cheveux courts décolorés, yeux bleus cernés de noir bientôt dégoulinant sur les joues, une voix nerveuse et saturée et une présence indiscutable sur scène. Et c’est LUI, Orion Bouvier derrière ses machines, triturant, torturant, distordant un son puissant et dévastateur. Le duo se rencontre à une fête en 2001 et créée le label indé Wwilco (axé électro barré), puis sort son premier maxi sous le nom de Kap Bambino en 2002. Cela fait donc 7 ans que les deux compères expérimentent une sorte de happy hardcore mélodique (avec un premier album Zero life, night vision en 2006 et aujourd’hui Black List) et qu’ils se livrent à de nombreux lives chaotiques qui leur a acquis une réputation pas volée et un public toujours plus enthousiaste à être bousculé par un déferlement brutal et jouissif de sons métal/électro, nous ramenant parfois quinze ans en arrière au premier album de Prodigy, ou encore à DAF.

Car il y a vraiment quelque chose de l’ambiance des free parties du début des 90’s chez Kap Bambino, la fièvre, l’excitation, mais la véritable valeur ajoutée de ce groupe : c’est ELLE. Le groupe bordelais nous fait la démonstration implacable de la puissance punk de ce qu’on qualifie de French Touch 2.0 (coïncidence ou pas le look barbu à la Justice d’Orion?!). Caroline, bête de scène, réussie à incarner toute la rage qu’elle a en elle, rage qu’elle transforme en jouissance furibarde, et qui souligne parfaitement ce qui manque à tous ces groupes de Dj’s. De l’humain, avec des sentiments et des émotions qui éclaboussent. J’avoue que je suis restée médusée quand je l’ai vue sauter dans la foule au bout de dix minutes de concert, un ralenti à plusieurs vitesses comme dans le clip très noir et très inquiétant de Red Signs. Quelle stupéfaction et quel bonheur de voir cette fille faire corps avec un public à genoux! Descendre dans la fosse brûlante, hurler dans son micro et taper un pogo avec la foule déchaînée, si c’est pas de l’amour!

Pour ne rien vous cacher, j’avais prévu d’écrire un papier sous forme de battle entre ce concert-ci, qui m’a bien retourné vous l’avez compris, et le live de Cristal Castle qui se déroulait le lendemain au Show Case. Les deux groupes ayant un certain nombre de points communs musicaux, il me paraissait intéressant de les confronter dans un combat imaginaire. Or celui-ci ne peut même pas avoir lieu. Malheureusement pour eux, les anglais de Crystal Castle se sont retrouvé dans une soirée de marque (que je ne citerai pas) dans un lieu à l’allure de grosse boîte de province au volume tellement OVER que c’en était inécoutable même avec des boules quiès. J’ai même eu la douloureuse expérience d’écouter Courtship Dating, mon titre préféré par ailleurs, complètement massacré par cette saleté de vocoder qui me donne la nausée (il serait peut-être temps de remédier à cette pandémie d’effets de voix toujours plus rédhibitoire).

Bref, Kap Bambino l’emporte par KO, laissant une traînée de souffre et de stupre dans nos petits cœurs dévastés par la prestation fantastiquement hardcore de Caroline. Ils écument à peu près tous les festivals de l’été, je ne saurais trop vous conseiller de vous y précipiter. Avec un casque et des protèges tibia si vous avez.

Virginie Polanski

Photos

Kap BambinoKap Bambino2


Eurockéennes 2009

Malgré la crise le festival Belfortain aura su encore une fois ne pas sombrer dans les travers du name-dropping spectaculaire et de la surenchère mainstream. Respectueux d'une programmation éclectique et adeptes des ponts entre les genres et les époques, Christian Allex et Kem Lalot, têtes chercheuses aguerries, auront mis toute leur chance mis de leur côté pour tenter de faire de cette  édition 2009 un succès artistique, populaire et fédérateur. Le superbe site du Malsaucy - lorsqu'il ne se transforme pas en champ de boue - accueillera donc pêle-mêle une belle paire de révélation (Passion Pit, La Roux) ,un armada Hip-Hop en trompe-l'oeil composée de gentils esthètes (Kanye West, Mos Def), de mecs pas tendres (Seyfu, NTM) et d'une adepte des fessés (Amanda Blank). On aura également plaisir à entrer en communion avec les pop-songs enjouées et lumineuses de Peter Bjorn & John et Phoenix et à sautiller généreusement avec Naïve New Beaters, Solange la Frange et Friendly Fires. On s'oubliera enfin dans la frénésies de beats ravageurs que nous proposerons Diplo, Yuksek ou Kap Bambino.

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Video


Oldman - Son, Father and Son (Arbouse)

dyn005_original_200_200_pjpeg_18368_57b6a917893495b29ad882f91dfaa7d1Ancienne moitié du duo MAN, artiste épris de collaborations indépendantes (Lena en compagnie de Matthias Delplanque, en duo avec Jérôme Paressant), le Nantais Charles-Eric Charrier aka Oldman fait partie de ses aventuriers ultimes à l’hyperactivité effrénée et contagieuse. Adepte d’une polyvalence stylistique où le spoken word le dispute au jazz – version minimale, preuve en est l’introductif Son, Father et son échappatoire lento d’une captivante beauté sur quelques notes de guitare acoustique, de synthé et de cymbales – Charrier vise à l’épure, toujours, pour atteindre le beau, souvent, le sublime, parfois. Puisant aux sources les plus incontestables, qu’elles soient issues du croisement improbable de la gratte de Matt Elliott instrumentalisée par Cvantez (Mon Délicat) ou du parler nocturne d’un post rock à la sourde colère, trempée dans une Encre période Flux. De temps à autre, le ton se fait davantage serein, divaguant entre six cordes et xylophone sur un nuage comeladien où il fait bon se reposer (Grandfather’s Shield), avant que le souvenir grave (la voix et le texte) de Rodolphe Burger ne fasse définitivement oublier le très pénible Gérard Darmon sur le surprenant Son, Father and Son. C’est que contrairement à une scène franco-hexagonale où l’auto-complaisance est érigée en religion, Oldman regarde au vitriol son ombre dans le miroir, elle lui renvoie une misanthropie paranoïde subjuguante de vérité. A l’image d’un disque dont les fractions inquiètes énumèrent les sens pour mieux les vampiriser.

Fabrice

Tracklist

Oldman - Son, Father and Son (Arbouse Recordings)

1.Son, Father
2.Mon Délicat
3.Mama ! Hum
4.Grandfather's Shield
5.Son, Father and Son...
6.Morrow
7.Father and Son
8.Half Brother


Arielle Dombasle - Extraterrestre (feat. Katerine) (Video)

Arielle deuxballes, dont le talent est aussi grand que la médiocrité de son extravagance, se paye les services des deux génies du ridicule, Katerine et Gonzo, et nous livre un album qui ,sans leur présence, n'aurai pas eu, on vous l'avoue, les faveurs de votre webzine. Extraterrestre, premier single de l'album Glamour à Mort , vaut surtout par son clip sympathique de superhéros de série Z et sa bande son joyeusement frissonnante.

Video

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Dominique A - Immortels (video)

Clip video d'Immortels, premier single  du nouvel album du grand Dominique A , La Musique (Cinq7, 2009).

Un homme condamné à courir éternellement sur le chemin sans fin du regret, immortel mais seul. Chaussez vos baskets, on l'accompagne

Video
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Leopold Skin - Leopold Skin and the Blue House Dandelions

leopoldskin-smallRoad to the country, petit demo fragile mais précieuse comme un vieux disque de blues enregistré entre deux moissons, nous avait déjà inspiré quelques mots élogieux au sujet de son auteur. A peine revenu de son périple canadien, le jeune auvergnat nous gratifie déjà de ses nouveaux carnets de voyage, carnets qui plus est reliés dans les ateliers d'orfèvres des activistes clermontois de Kütu Folk Records. Dès la première plage de ce moleskine sonore, Leopold Skin, guitare en bandoulière et harmonica en bouche, sort de son silence habillé d'un sari et convoque sous ses doigts délicats Shankar et Harrisson pour un incipit  qui,  telle la fraîche douceur d'un soleil d'été au levant,  vous donne le sentiment d'être ici et ailleurs en même temps. Ainsi mis en jambe, on en tourne alors les pages, avide de découvertes,  et chacune, l'une après l'autre, se révèle être une invitation sans cesse renouvelée à poursuivre le voyage, voyage dont la voix frêle et angelique du jeune Leopold en est le parfait audioguide. De retour au pays, reposé, serein et heureux comme Ulysse, on se dit qu'au retour de la pluie, on y retournera volontiers.

Benoît

Audio

Leopold Skin - The Color of the Past

Tracklist

Leopold Skin - Leopold Skin and the Blue House Dandelions (Kütu Folk Records / Discograph)

1/Last night
2/Flowers & trees
3/The colour of the past
4/The voice of reason
5/ Still yellow
6/ Wild flowers
7/ Walk & talk
8/ Sooner or later
9/ Building shelters
10/ Turkish bath
11/ Coming back home



Sebastien Schuller - The Border

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C'est avec un plaisir non dissimulé que nous apprenons qu'il existera bien, à partir du 24 mai prochain, une suite à l'inoubliable Happiness. Evenfall aura sans doute le bon ton de reprendre les choses où notre ami les avait laissées en 2005, autrement dit non loin du sublime. En tous cas, c'est ce que laisse présager The Border.

AUDIO

Sébastien Schuller - The Border

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SEBASTIEN SCHULLER - Evanfall (Green United Music, 2009)
01. Morning Mist
02. Open Organ
03. Balançoire
04. Awakening
05. The Border
06. New York
07. Battle
08. Last Time
09. Midnight
10. High Green Grass