Forest Swords - The Weight of Gold

Forest Swords - Engravings

Dub narcotique nimbé de bruits blancs, voilà comment l'on décrivait à la sortie de Miarches (lire) en mars 2010 l’aréopage sonique du producteur anglais Matthew Barnes, plus connu sous le nom d'emprunt Forest Swords. Et, à l'aube de la parution le 26 août prochain de son premier LP, justement intitulé Engravings, via Tri Angle Records - après l'EP Dagger Paths (2010) sur No Pain in Pop -, inutile de dire que la formule marche encore, tant le natif de Liverpool délaye avec virtuosité un savoir faire mêlant à un psychédélisme sixties, world music et beats oscillant entre dub et hip-hop. Soit une hypnotique alchimie source d'inspiration pour plus d'un - dont l'hexagonal Holy Strays. En témoigne le récent extrait à l’électronique châtiée, The Weight of Gold, qui, après Thor’s Stone, et comme son nom l'indique, est aussi lourd de sens que toutes les divagations mélancoliques et introspectives du monde. Forest Swords sera en concert à Paris le 27 septembre prochain avec Oneohtrix Point Never au Trabendo.

Audio

Tracklist

Forest Swords - Engravings (Tri Angle, 26 août 2013).

01 Ljoss
02 Thor’s Stone
03 Irby Tremor
04 Onward
05 The Weight of Gold
06 An Hour
07 Anneka’s Battle
08 The Gathering
09 Plumes
10 Friend, You Will Never Learn


Multichroniques : Forest Sword vs Pradada

L'hyper exposition de l'écurie Notnotfun records (Pocahaunted, Sun Araw...) a coïncidé avec l'émergence des musiques expérimentales dites tropicales, terme usurpatoire pour ne pas dire musique du monde. On aurait très bien pu appeler ça « krautrock joué par des ingés son fauchés » ça serait également revenu au même. Au milieu de ce magma mantrique, Forest Swords et Pradada proposent des visions pour le moins personnelles de cette hype momentanée.

forestsword

Forest Swords, c'est tout frais, même pas un an d'existence : une K7, un CD-R et déjà pas mal de papiers sur ce one-man band (no pain in pop notamment). Tout ça est plutôt mérité, tant le cdR en question épate par sa qualité pour un premier jet. On pourrait ramener ça à un Tortoise juvénile bardé d'intentions psychédéliques, shoegaze voire dub par moments (je dis bien par moments). La doublette Trust Your Blood – Riverbed est vraiment le point culminant de l'album : 11 minutes d'un ressac sonore minimaliste et aride. Forest swords, c'est davantage le bayou que l'océan.

pradada

Pradada, quant à lui, opère depuis un peu plus longtemps (milieu des années 2000, il me semble). Jusqu'ici, sa discographie m'avait laissé de marbre : musique concrète, ennui réel. Cd de la dernière chance avant l'oubli éternel, Slow Waltz in empty Horror remplit à moitié le contrat. Le démarrage s'effectue sur les chapeaux de roues, les deux premières pistes assurent la liaison entre un shoegaze brumeux et une mélopée de dresseur de serpent à la sauce harsh-électro (sic). Tout cela se gâte par la suite : l'apparat autiste reprend le dessus (une sorte de mixture nauséabonde de rythmes world et indus et de noise cheap). Dommage, j'aimais bien la pochette.

Nicolas

Audio

forest swords - miarches

Video

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Tracklist

Forest Swords - Fjree Feather (autoproduit, 2009)

1. down steps
2. Red Rocks Fogg
3. Kaisaba Claps
4. Trust Your Blood
5. Riverbed
6. Bones

Pradada - Slaw Waltz in Empty Horror (Hobo cult Records - 2009)

1. Soul white swan
2. Confetti jungle jive
3. Hidden hotel samba
4. Static moon glow
5. Blood bells burn
6. Alcohol flavored lipstick
7. Purple pussy sprinkles

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