On y était - El Gran Chufle à L'international


L’objectif d’Hartzine était à l'International le 1er avril dernier à l'occasion de la sortie de Waitecas, premier LP de El Gran Chufle (Hueso Records).

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Go Dugong & Sun Glitters Remix (PREMIERE)


On les sentait quelque peu sur la même longueur d'onde, celle ondoyante et opiacée d'un télescopage chillwave/dubstep, et on en a le cœur net : l’Italien Giulio Fonseca et le Luxembourgeois Victor Ferreira procèdent - par le biais de leurs projets respectifs Go Dugong et Sun Glitters - d'une même veine esthétique, consistant à vriller les rythmiques pour émoustiller l'âme. Une sorte de labyrinthe en montagnes russes émotionnelles, où l'on s'imagine tour à tour plonger d'une falaise dans une eau d'opale, valdinguer d'un avion en parachute et dévaler de grandes pistes au manteau de neige immaculé. Si l'un a fait parler la poudre dès 2011 avec l'encensé LP Everything Could Be Fine, le Transalpin n'a que très récemment divulgué via Amdiscs - et l'EP White Sun (lire) - son art de la cavalcade atmosphérique. Et c'est presque logiquement que l'un et l'autre se sont remixés - Go Dugong revisitant Too Much To Lose et Sun Glitters White Sun - histoire de graver digitalement le sceau d'une imprescriptible amitié dont le résultat s'écoute et se réécoute ci-après.

Remix

Audio


DVVLLXNS - Xochitl

DVVLLXNS aurait pu être un groupe à acronyme de plus, remplaçant tendancieusement et sans raison la lettre u par le v. Aurait pu, car ledit patronyme tient sa justification dans l'hommage appuyé de Jon Porras - moitié de Barn Owl (voir), mythique duo drone san franciscain - à Dorothy Vallens, le personnage joué par Isabella Rosselini dans Blue Velvet (David Lynch). Et c'est un euphémisme de dire que cet occulte side-project électronique, entre sourdes réverbérations et pulsations saccadées, sied dans toute sa splendeur spectrale et inquiétante au surréalisme lynchien, notamment à l'écoute du EP Lxtvny - dont est extrait Xochitl, sobrement porté à l'image ci-dessous - paru le 28 septembre dernier via Shelter Press (lire) et sous-tendu par l'énigmatique organisation digitale THX NXW MXNVMXNTS.

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Sir Alice - Concert Sauvage

Vous avez raté les publications quotidiennes sur notre page facebook des vidéos du concert sauvage de Sir Alice, alors c'est le moment de vous faire une séance de rattrapage !
Ces images vous donneront sans aucun doute l’envie de vous étonner une nouvelle fois de sa captivante personnalité lors d’un concert cette fois officiel le 4 octobre prochain à La Maroquinerie.

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Sir Alice - Faithbox

Sir Alice - Phantom

Sir Alice - Holy Ghost


Sir Alice - U.F.O

Sir Alice - Bird Sanctuary


Die Jungen & The KVB, le 19 septembre au Garage MU

L'ambiance s'électrise dans l'antre du collectif MU. Oui, les éternels fêtards, ceux qui n'hésitent pas à saluer leur dix ans d'activisme - de Filmer la Musique à une kyrielle de performances et d'installations expérimentales - par autant de concerts, avec entre autres King Dude, Wooden Shjips, Tristesse Contemporaine, Holy Strays, Crash Normal, Avgvst - pour ne citer que les plus récents programmés. Garage comble donc, portes clauses, la scène est réduite, les conditions DIY, ce qui n'empêche pas la dark wave de The KVB, vrillée de guitares et de synthés, de cogner, à l'abdomen et dans les têtes. Surtout dans les têtes. Car le son est fort, le couple en forme, les morceaux d'une mélancolie froissée aussi belle que sans issue. Si le set de Die Jungen, le projet solitaire et parallèle de Nic, fut un brin en dedans, renfrogné et non encore totalement assumé, celui de The KVB prend de l'assurance, de l'ampleur, de la hargne, signe d'un avenir certain. En témoigne Lost, filmé par Kagda pour Hartzine et extrait live de leur 7" paru l'année passée sur Downwards (lire).

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Semaine spéciale Sir Alice

A l'occasion de la sortie digitale sur toutes les bonnes plateformes de son album lsle of you, hartzine vous propose en exclusivité toute la semaine ses vidéos exclusives du concert sauvage qu'a donné Sir Alice quelque part dans le 10ème arrondissement de Paris en juin dernier. Retrouvez aujourd'hui les trois premiers extraits puis samedi l'intégralité des vidéos lors d'une Une spéciale. Ces images vous donneront sans aucun doute l'envie de vous étonner une nouvelle fois de sa captivante personnalité lors d'un concert cet fois officiel le 4 octobre prochain à La Maroquinerie .

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On y était : La Route du Rock

La Route du Rock, Saint-Malo, du 10 au 12 août 2012

Comme on vous l'annonçait avant le festival, on était franchement confiant quant à cette cuvée 2012. La programmation était pleine de belles promesses, avec quelques uns de nos chouchous conviés à l'évènement, dont on se languissait de voir les exploits sur la scène du Fort Saint-Père. Alors, qu'est-ce qui a donc pu rebuter à ce point le public, le festival accusant une baisse de fréquentation de 30% ? La crainte d'une météo qui n'a, il est vrai, pas épargné les festivaliers ces dernières années ? Une affiche trop ambitieuse, refusant de céder aux sirènes de la facilité malgré la crise crainte par tant d'autres ? Oui, sans doute ces éléments ont-ils pesé dans cet échec comptable.

Pourtant, c'est baignée de soleil que cette 22ème édition s'est déroulée, pour le plus grand bonheur des irréductibles amoureux de la Route du Rock qui auront eu tout le loisir, durant trois jours, de cacher leurs yeux embués par le houblon sous leurs Ray-Ban favorites... L'ambiance était définitivement estivale, et c'était sans conteste le premier bonheur partagé du festival.

Question musique, on ne va pas vous mentir : toutes les promesses n'auront pas été tenues. Mais les déceptions n'auront pas eu le dessus sur les quelques grandes satisfactions vécues au fil de ce week-end tant attendu.

Un week-end qui aura débuté par un quasi sans faute, entamé pour notre part avec la pop à géométrie variable d'Alt-J, visiblement un peu impressionnés de se retrouver là, mais qui s'appuieront avec bonheur sur leur musique à fort potentiel addictif. Et si par la suite, Patrick Watson et Dominique A, auteurs de prestations solides mais manquant singulièrement de folie, ne retiendront pas franchement notre attention, c'est sans doute parce que celle-ci était déjà toute tournée vers le concert à suivre des revenants Spiritualized, qui ne nous décevront pas : une louche de lyrisme, une pincée de grandiloquence, et une sacrée énergie positive pour un concert, finalement, d'une beauté folle. Alors forcément, après la musique chatoyante de Jason Pierce et ses acolytes, on s'attendait à un sérieux choc anaphylactique dans le public à l'arrivée des monochromes The Soft Moon. Il n'en sera rien, tant les Californiens arriveront à capter la foule à grands coups de violence froide et de brume électrique. Puis ensuite, que voulez-vous, après de telles satisfactions, il était de toute façon compromis de s’intéresser vraiment à l'électro de Squarepusher, dont les grands coups de boutoir nous en toucheront une sans faire bouger l'autre.

Difficile, en revancge, de garder de grands et bons souvenirs de la soirée du samedi : Lower Dens a beaucoup écouté My Bloody Valentine, mais ne leur arriveront jamais à la cheville. The XX, très attendus, nous plongeront dans un ennui d'une profondeur abyssale, nous servant leur post-new wave comme on se passe un plat de gigot-flageolets durant un trop long et pluvieux dimanche de Pâques. La grande performance du soir, on la devra à l'incroyable Willis Earl Beal, sur la minuscule scène de la Tour, qui délivrera son blues primal avec une intensité scotchant tout le monde aux alentours, même les affamés venus faire un arrêt aux stands après la purge The XX. Finalement, cette seconde scène s'avère de plus en plus indispensable : après le mémorable set du cinglé Dan Deacon l'année passée, c'est au même endroit qu'on restera tout ébaubis cette fois encore.

Mark Lanegan fera quant à lui le boulot, captant forcément à son tour l'attention du public avec son rock tout autant écorché que sa voix. On n'a rien à lui reprocher, c'est beau et authentique. Authentique, c'est un terme qu'on n'emploiera pas à propos de Breton, qui clôturera ce deuxième jour. Le groupe veut faire danser le public, et certes, il y arrivera en partie avec son melting-pot de hip-hop, d'électro, de rock, en somme de tout ce qui passe à leur portée. Pour notre part, même si on ne remet pas en cause une certaine efficacité, le patchwork nous donnera un peu trop la nausée : une belle arnaque, bien ficelée.

Heureusement, le dimanche, lui, nous permettra de ne pas nous sentir floués : on plaçait de vraies attentes dans la programmation du jour, elles auront été en grande partie satisfaites. Stephen Malkmus, notre slacker favori, nous gratifiera d'un concert d'autant plus réjouissant que le grand échalas fut ce soir-là d'une bonne humeur étonnante. Même si on n'échappera pas à quelques boursouflures prog-rock, on sortira tout vivifié de la performance du bonhomme. Par la suite, les Chromatics rendront justice à leur merveilleux récent album en nous délivrant un set touchant au sublime. Blottis sur scène les uns contre les autres, comme s'ils ne voulaient faire qu'un, les musiciens captiveront un public littéralement retourné par tant de beauté, qui se déchainera lorsque le tube In The City retentira enfin dans le fort. Après tant d'émotions, c'est de loin qu'on écoutera les légendaires mais apparemment, ce soir-là, bien soporifiques Mazzy Star. C'est drôle, à bien y penser, on s'en doutait un peu... On sera par contre emballé par les inoxydables The Walkmen, qui creusent avec bonheur, depuis leurs débuts, le même sillon d'un classicisme rock certes pas franchement innovant, mais toujours humble et finalement, presque toujours convainquant.

Puis l'édition 2012 se terminera avec le bouillonnant Hanni El Khatib, qui  clôturera les débats avec son rockabilly enflammé. Efficace, gominé et testostéroné, comme là aussi on pouvait s'y attendre.

Comme d'habitude, c'est donc finalement avec le sentiment d'avoir participé à un festival indispensable et unique qu'on quittera les lieux, en espérant que les difficultés économiques de cette année de disette ne modifieront en rien le credo des organisateurs, toujours prompts à se préoccuper du bonheur de nos esgourdes à défaut de celui de leur portefeuille.

Crédits Photos : Stéphane Deschamps.


Who are you Bathetic Records ?

Bien que la toute nouvelle compilation Miracle Of Love s'intime telle une irrésistible invitation à l'univers polymorphe de Bathetic Records, son géniteur, Jon Hency, le reconnaît sans peine : l'esthétique musicale du label embrasse désormais un spectre plus large de la musique indépendante américaine. Abonnée depuis sa création en 2007 aux sorties sur bandes magnétiques de projets pop ultra lo-fi ou de drone expérimental, la structure passe un cap et grave dans le sillon un futur proche autrement plus complexe et contrasté. Si trois récents LP donnent le change à l'inconditionnel investissement de Jon envers ses premières amours - ceux de Lee Noble, William Cody Watson et Cough Cool - et que trois entités inconnues jusqu'alors surlignent l'inclinaison onirique de la famille Bathetic (High Aura'd, Padang Food Tigers et Villages), deux imminentes sorties témoignent d'horizons nouveaux empruntés sans ciller : Angel Olsen délaye une folk au sang noir sur Half Way Home quand Jeremy Harris de Lazy Magnet donne une suite des plus abouties sur Acts Without Error à ses divagations électroniques passées (Revisionist Desperate). Fortement ancrée dans l'esprit DIY, l'évolution artistique et économique de Bathetic n'est en aucun cas synonyme de rupture quant à l'objectif initialement poursuivi du label, mettant à profit d'indéfectibles amitiés au service d'artistes patiemment choisis et choyés. Jon est ainsi entouré dans son activité quotidienne par William Cody Watson et Omar Mashaal, tout deux responsables de la seconde sortie du label, un split EP sous les patronymes de Pink Priest et The Dawns. C’est d'ailleurs par l'intermédiaire du premier des deux acolytes - et la sortie de Bill Murray - que l'on tâtait il y a peu le pouls de Bathetic :"On est comme des frères (...) et je ne suis pas peu fier de ce que Bathetic est devenu. Nous avons fait des choses que l’on n’aurait jamais crues possibles il y a quelque temps. On vient juste de sortir une cassette de spoken word composé par Eric Paul d'Arab On Radar… On se dit juste : « Wouah, j’y crois pas ! ». C’est sûrement pas grand-chose pour d’autres, mais pour Jon et moi, qui avons fraternisé grâce à notre respect mutuel pour Arab On Radar, c’est juste énorme. C’est comme si nos rêves devenaient réalité." (WCW, lire). De fil en aiguille, l'entrevue qui suit a pris forme durant l'été avec en toile de fond à la fois une mixtape téléchargeable ci-après et représentative d'une histoire longue de cinq ans, en plus d'un sampler déflorant une histoire encore en gestation.

Bathetic Sampler

01. Angel Olsen - Acrobat (from Half Way Home LP)
02. Cough Cool - Back in Time (from Lately LP)
03. High Aura'd - River Runs Like Jewels (from Sanguine Futures LP)
04. Lazy Magnet - Kraft Durch Freude (from upcoming Acts Without Error LP)
05. Padang Food Tigers - In My Heart I'm Already Gone (from Ready Country Nimbus LP)
06. Villages - Before Failures (from upcoming Theories of Ageing LP)
07. William Cody Watson - Side A (Excerpt) (from Bill Murray LP)

Entrevue avec Jon Hency

Qui es-tu Jon et quelles sont tes premières influences musicales ?
Who are you Jon and what were your first musical influences?

Jon Bathetic, 27 ans. Premières expériences musicales en tant que garçon de choeur, à l'église de mon quartier. Une fois, je me suis trompé lors d'un solo. Mes parents aimaient beaucoup Phil Collins et Willie Nelson. Je me souviens que mon père avait acheté l'album de R Kelly en 1995, je devais alors avoir 9 ou 10 ans. J'aimais vraiment bien tout ça à l'époque. Par la suite, j'ai commencé à collectionner des cassettes de Easy-E, N.W.A et MC Hammer, grâce à mon voisin. Tout ça m'a beaucoup influencé.

Jon. Bathetic. Age: 27. First musical experiences were singing in my church choir as a kid. One time I had a solo and sang the wrong part. My parents really liked Phil Collins and Willie Nelson. I remember my Dad bough R. Kelly's s/t album released in '95, so I was 9 or 10. I was way into that. When I first started collecting tapes I got Eazy-E, N.W.A. and MC Hammer from my neighbor. These had a huge impact on me.

Peux-tu m'expliquer comment Bathetic est né ? Qui est derrière et quelle était l'idée d'origine ?
Tell me how Bathetic was born. Who's behind? What was the idea of origin?

Bathetic est né en 2007. J'enregistrais des CD et des cassettes pour deux ou trois de mes projets ainsi que pour quelques gosses un peu paumés des collines du nord-ouest de l'Arkansas. Je voulais juste m'investir dans quelque chose. M'investir et avoir quelque chose pour le prouver. C'est devenu du sérieux après avoir déménagé à Chicago, où j'ai commencé à trier et cataloguer. J'ai la chance maintenant de bosser avec une équipe de trois personnes, moi inclus, composée de William Cody Watson et Omar Mashaal. Sans eux, Bathetic n'en serait pas là.

Bathetic was born back in 2007. I handmade CD-Rs and cassettes for a couple of my projects and some off-the-grid kids in the hills of Northwest Arkansas. I just wanted to make things. Do something, and have something to show for it. It became legit when I later moved to Chicago and started keeping track of the edition counts and cataloging titles by numbers. I'm now lucky to have a 3-person team: Me, William Cody Watson, and Omar Mashaal. Without them, Bathetic wouldn't be much.

Qu'induit le nom du label ?
Can you explain the name of the label?

J'étais en cours d'anglais au collège et on a parlé de ''bathos'' et ça m'est resté. J'aimais beaucoup le concept de bathos et l'idée que quelque chose puisse être bathetic (bathos: chute du sublime au ridicule, ndt). Et puis quand j'ai commencé à faire des tirages ultra limités pour des groupes, cela s'est imposé tel du bathos : je prenais mon travail au sérieux mais on se moquait de moi - du moins à l'époque. Désormais, ce n'est plus qu'un nom. Je ne suis plus trop dans le bathos et on ne peut pas dire que cela colle au label non plus. J'aime la sonorité du nom par contre. Ce n'est vraiment plus que cela : un simple nom.

I was in an English class in High School and we had talked about "Bathos" and for some reason it stuck. At the time, I really liked the idea of bathos and something being bathetic. Then, when I started putting out small-run items for bands, it felt bathetic - i was doing something serious, and it came across humorous ("ridiculous artwork" / "bad performance") to whatever audience there was, - at least at the time. Now, it's just a name. I'm not too into the idea of 'bathos' anymore and it doesn't really apply to the label. I like the way it sounds when spoken. But now, it's just a name.

Bathetic sort aussi bien de la drone (William Cody Watson), du garage-punk (Lantern) que de la dark-folk (King Dude). Quelle est la ligne artistique du label ? Y a-t-il une esthétique, un concept global dans lequel s'inscrit chaque sortie ?
Bathetic takes out as well drone music (William Cody Watson) as punk garage’s records (Lantern) as dark folk (King Dude). What's the artistic guideline of the label? Is there an aesthetics, a concept which you try to keep at every release?

Avant, il n'y avait pas vraiment de direction artistique : ça coulait juste de source. Avec WCW, on échangeait beaucoup et on écoutait pas mal de choses, avant de conclure par un ''oui'' ou un ''non''. De temps en temps, on se mettait d'accord tout de suite à propos d'une trouvaille. Et désormais, quand je repense à toutes les fois où cela est arrivé, je me dis que ce furent vraiment des moments décisifs dans l'histoire de Bathetic, précisant un peu plus à chaque fois le style des artistes à paraître via Bathetic. On prend toujours des risques parfois, mais bon, c'est comme ça. Je dois bien continuer à aider un peu ces groupes et ces artistes quand je le peux.

Before, there were no guidelines - if it made sense, it made sense. WCW and I would pass things back and forth, listen to it a lot, and arrive at a 'yes' or 'no' ... we still do this. Every now and again there would be an instant YES and it absolutely made sense. And now, looking back at these things that were an instant YES, they sort of carved a path, narrowed the scope for future Bathetic things. We do throw out some curve-balls, but, ya know, whatever. I just have to support some of these bands and artists.

Comment décrirais-tu les relations entre les groupes et le label ?
What are the relations between the groups and the label?

Agréables. C'est comme une famille qui s'agrandit peu à peu. Jusqu'ici, j'ai bien aimé travailler avec les groupes et artistes qui ont sorti un album chez nous. Je n'ai pas encore rencontré tout le monde en personne, ce qui me fait plutôt chier, mais je ne peux qu'espérer que cela se fasse bientôt ! On discute beaucoup, on s'échange de la musique : c'est comme ça que les choses avancent. Personne ne s'est révélé être un boulet, tout le monde s'entraide dans le processus de création.

Positive. I feel like it's a Bathetic Family that is growing. I really like to work with the bands/artists that we've put out LPs with so far. I haven't met everyone in person yet, which kind of bums me out but gives me something to look forward to! We all talk constantly, passing music and art back and forth, moving ideas forward. No one has been a pain in the ass, everyone is supportive of what we are creating together.

Jeans Wilder et Pink Priest font partie de tes premières sorties. Représentent-ils quelque chose de spécial pour le label ?
Jeans Wilder and Pink Priest are in your first releases. Andrew and Cody are specials guest of the label?

Jeans Wilder fut la première sortie de Bathetic, en 2009. Cody voulait me convaincre de continuer avec le label et il avait parlé avec JW qui avait l'air intéressé. J'y reviens encore souvent, un album un peu déprimant et solitaire... Il me va bien : je suis content qu'il ait été notre première cassette.

Le split de The Dawns et Pink Priest est arrivé ensuite, une des premières apparitions de WCW sous le nom de Pink Priest et de Omar (de Bathetic) sous le nom de The Dawns. WCW vient tout juste de sortir Bill Murray, son premier LP sur Bathetic, et Omar travaille en ce moment sur un premier EP, toujours sous le nom de The Dawns.

Jeans Wilder was the first release when I started Bathetic back up in 2009. A lot of it was Cody's persuading to restart the label, and with it, he had been talking to JW who seemed into it. I go back to this release quite a bit, super downer, loner-vibes.. fits right at home with me, I'm glad it was our first.
The second release was The Dawns / Pink Priest split. It was one of WCW's first releases as Pink Priest, and The Dawns is actually Omar who is now 1/3 Bathetic. So having this as the second release warms things up. WCW just put out his first Bathetic LP, Bill Murray, and Omar is currently working on his first The Dawns LP.

Cool Cough, Lee Noble et High Aura'd font partie de tes ultimes sorties. Tu peux nous en dire quelques mots ?
Cool Cough, Lee Noble and High Aura'd are some of yours ultimates releases. Can you tell us more about them…?

Darker Half, le premier album de Lee Noble (qui sortira à nouveau bientôt en vinyle chez les Italiens de Black Moss) est sorti chez nous il y a quelques années. Dan de Cough Cool fut l'un des premiers à retenir notre attention, avec sa musique, ni drone ni ambient mais qui avait réussi à garder ce côté brut et lancinant que l'on apprécie. Comme le label se développe, j'ai décidé de sauter le pas des cassettes aux vinyles : Cool Cough et Lee Noble furent les premiers à en profiter. On s'entendait bien et je comprends leur esthétique sonore bien plus que tout ce avec quoi j'avais pu travailler auparavant. Horrorism et Lately sont géniaux. Je ne peux pas demander mieux que de travailler une nouvelle fois avec eux !

John Kolodij, alias High Aura'd, nous a toujours beaucoup aidés. Il a acheté presque tout notre catalogue et j'ai fini par reconnaître son nom. J'ai reçu un e-mail un peu plus tard où il me faisait part de son idée pour un LP sur Bathetic. Je n'étais pas trop convaincu, jusqu'à ce que je reçoive un premier CD-R et ensuite une cassette et puis encore une autre. Avant même que je ne m'en rende compte, je les écoutais déjà en boucle. De véritables paysages sonores, sombres et magnifiques, denses et bien conçus. Alors, on s'est mis d'accord pour entamer le projet et je ne pouvais pas en être plus heureux. J'apprécie beaucoup le fait qu'il ait passé autant de temps à enregistrer, mixer, enregistrer encore et mixer à nouveau. Il ne l'a pas juste pondu en deux ou trois jours avant de me balancer la démo. Au contraire, c'était du sérieux. Intemporel. Et c'est là tout le but en fait, l'intemporalité. Je me dis qu'on prend bien trop souvent de raccourcis vers l’immédiateté. Chapeau bas pour John et High Aura'd.

We put out Lee Noble's first release, Darker Half (which will be reissued onto vinyl by the Italian Label, Black Moss) a few years ago. Dan of Cough Cool was one of the first to grab our attention, doing something that wasn't drone/ambient, but still had the raw, stoner feel we love. As the label grew I decided to move into vinyl territory, and these were the first go-to's - we got along well, and I connected with their aesthetic and sound on a deeper level than anything I was working with. Horrorism and Lately are top - Couldn't be happier moving more projects with them in the future!

John Kolodij, who is High Aura'd, had always supported the label. He would buy most releases and I would recognize the name. He later emailed with the idea of a Bathetic LP. I wasn't convinced until he sent my way first a CD-R, and then a tape, then another tape. Before long these were on constant rotation. Dark and Beautiful soundscapes, dense and well crafted. So we agreed to move forward with the project, and I couldn't be more pleased. I love that he spent time and time again, recording and mixing, recording and mixing. He didn't shit it out in a few days and send a demo. It was serious, focused. A timeless piece. This is the goal, timelessness, that I think all to often shortcuts are taken, for "the now." Hats off to John and High Aura'd.

Quel est le disque dont tu es le plus fier ?
What’s the release of which you are most proud?

Cela varie beaucoup selon mes humeurs et la nuit. J'ai eu pas mal de temps pour vraiment apprécier Horrorism de Lee Noble et Lately de Cough Cool. Lee m'envoyait ses morceaux - qui allaient être ceux d'Horrorism - et je les écoutais lors de longues balades à vélo en pleine nuit. C'était l'hiver et je m'identifiais vraiment à cette musique. Quant à Cough Cool, c'est l'un des seuls de sa catégorie à assurer. Lately est enivrant, c'est sans doute la meilleure came du label... avec ce travail sur les rythmes traînants et sous-jacents qui m'enchantent.

Sans l'ombre d'un doute, je devrais également citer, l'album d'Angel Olsen, Strange Cacti. Je suis très fier de m'en occuper.

This is going to change depending on my mood and the night. I'd probably have to say Lee Noble's Horrorrism and Cough Cool's Lately have had the longest time to resonate good vibrations. Lee would send me tracks that would eventually become Horrorism, and I would take long bike rides at night and listen. This was in the winter, and I felt I could really relate to what was going on. Cough Cool is one of the few bedrock jammers that can really pull it off - really pull it off. It's one of those records that stones me out. It's the upper of the Bathetic downers. It has the underlying slo-mo that cracks a smile on my face.

I should also say, without a doubt, Angel Olsen's Strange Cacti, hands down, eternally most proud to be involved.

Pourquoi sortir des cassettes et (maintenant) des vinyles ?
Why are you choosing cassettes and (now) vinyl formats?

Une cassette, c'est pas cher, marrant à produire et sympa à écouter, et plus agréable en main qu'un CD. Les cassettes n'ont jamais disparu et seront bientôt un format tout aussi populaire que le CD. On finira par trouver un usage adapté pour chacun. Le côté économique du format cassette est attirant quand on commence un label de toutes pièces, mais produire une cassette - du choix du papier en passant le design, du découpage à l'enregistrement - permet aussi de s'essayer vraiment à toutes les étapes. J'aime beaucoup écouter de la musique sur cassette, surtout celle d'autres labels - au son parfois pur et parfait, saturé ou délicat. Cela reflète la diversité au coeur de cette communauté et j'aime ça.

Le vinyle reste le but ultime pour beaucoup. C'est la totale : un bon gros 12'' plein d'amour que l'on peut serrer dans ses bras. Le son vinyle, sa manière de remplir une salle, c'est ÉNORME. Il y aura toujours du vinyle.

Cassettes are cheap, fun to put together, nice to listen to, and holding them is much more enjoyable that CDs. Cassettes never died, they will soon be as popular as CDs, the two will find and serve their own purposes. Cheap is the obvious one when starting a label from scratch. Putting together a cassette - choosing the paper, printing art, cutting and folding jcards, dubbing the tapes - you can really get to know a release this way, become a part of it. I love listening to tapes, especially tapes from different labels - some are crisp and sound perfect, others are blown out red-lining, and others are soft mumbly sounds. It reflects on the diversity of the community, I love that.

Vinyl is the ultimate goal for so many. You get the full package - a big 12 inches of love you can put your arms around, squeeze a big hug. The surface noise, the way the sound fills up the room, it's BIG. Vinyl will never die.

Quel est le futur proche de Bathetic ?
What’s the near future of Bathetic?

Half Way Home, le nouvel album de Angel Olsen, est sorti le 14 septembre. On franchit encore une étape !
Un nouvel album de Villages, Theories Of Ageing, sortira le 16 octobre. Ross Gentry, qui est derrière Villages, vient aussi d'Asheville, là où je vis actuellement. C'est un peu spécial pour nous. J'ai la chance de le voir sur scène régulièrement. Très bientôt, les gens vont commencer à apprécier sa musique - moi-même, elle me bouleverse !

Également en octobre, Lazy Magnet sortira un album intitulé Acts Without Error. Si vous ne le connaissez pas déjà, préparez-vous. Il a travaillé dessus depuis plus d'un an. Je pense que dans cinq, dix ou vingt ans, on se demandera à propos de sa musique : ''Mais comment a-t-il fait cela ?!''.

Lee Noble et Cough Cool travaillent déjà à un second album sur Bathetic.

Angel Olsen's new record, Half Way Home, was recently released this month. It's another level! A new record by Villages entitled Theories of Ageing will be available October 16th. Ross Gentry is Villages - this will be a special release because he is an Asheville based musician (where I currently call home). I am lucky to see Ross perform live often. People are really going to start digging into this stuff - I'm blown away by it!

Also in October will be a record by Lazy Magnet called Acts Without Error. If you don't know Jeremy Harris' Lazy Magnet, get ready. This album has been in the works for over a year now. I think in 5 years, 10 years, 20 years I'll look back on Lazy Magnet's work and wonder "how did he do this?!"

Lee Noble and Cough Cool are currently working on their second albums for Bathetic.

Sans mentionner des groupes de ton label... à quoi est tu addict ces temps-ci ?
Without mentioning your label’s groups…  What are the things you are addicted to? 

Je suis toujours à fond dans la musique de ce groupe de Chicago, Cave (en concert demain à Paris, ndlr). Ces types-là savent ce qu'ils font. J'ai aussi trouver à écouter par moi-même Work/Death, Caethua, et Dead C, en plus d'autres. J'ai toujours eu un faible pour la voix d'Anthony Henderson. Fondamentalement diabolique mais super douce en même temps. J'aimerais bien passer un week-end avec lui un des ces jours.

I will always be into the band CAVE from Chicago. Those guys are on point. I also find myself listening to Work/Death, Caethua, and the Dead C more than others. I've always had a thing for Anthony Henderson's voice. Inherently evil but still super smooth. Would love to hang with him for a weekend.

Traduction : Simone Apocalypse

Mixtape

Tous ces morceaux sont extraits du catalogue de Bathetic de ces dernières années. Selon moi, il s'agit là de morceaux casseurs d'ambiance mais romantiques, à écouter au coeur de la nuit, dans la fraîcheur d'un parking, muni d'une bouteille de vin à siffler au goulot.

These are all tracks from Bathetic releases over the past few years. For me, these are some romantic downers, best for chilly nights on the parking lot pavement, wine straight from the bottle.

01. Bitchin Bajas - Consciousness 2 (split LP with Faceplant)
02. Padang Food Tigers - It's A Fucker (Ready Country Nimbus LP)
03. Wild Safari - Bearskin Rug (We Laid Our Heads in Their Laps cassette)
04. Dead Drums - Narcoleptic Shock (Fashion Defense cassette)
05. Rene Hell - 55 RN gaz (three sequences for detuned piano 7" split with Wet Hair)
06. Villages - Nesting Grounds (Theories of Ageing LP *due this summer!*)
07. High Aura'd - Methodist Bells (Sanguine Futures LP)
08. Age Wave - Telephone Dreams (Telephone Dreams 7")
09. Lee Noble - Desire Isn't Suffering (Horrorism LP)
10. Drew Hill - You Can't Below Now (split cassingle with Pink Priest)
11. Cough Cool - Back in Time (Lately LP)
12. High Wolf - Swallow Pills With Ganga River Water (A Guide to Healing 7")

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Electric Electric - La Centrale

Voir Electric Electric en concert et mourir. Si quatre ans se sont écoulés entre la sortie sur Hertzfeld de leur premier disque Sad Cities Handclappers (2008) et le très attendu Discipline à voir le jour le 3 octobre prochain - par l'intermédiaire d'Herzfeld, Kythibong, Africantape et Murailles Music - le trio strasbourgeois n'a pas chômé, sillonnant l'hexagone, et un peu plus, en long, en large et en travers. C'est dire le nombre de victimes semées en route. Conciliant à l'extrême technique et intensité - avec le même brio que ses aïeuls de Shellac, Don Caballero ou Lightning Bolt - la formation emmenée par Eric Bentz témoigne sur Discipline d'un goût nouveau pour le métissage de ses arabesques percussives, grimant celles-ci d'électronique minimale tout autant que de musiques rituelles. La mise en image par Arnaud Dezoteux de La Centrale fait office de premier extrait. Ou comment s’inquiéter de l'influence de cette tempête sonore sur l'expression de ses marmots.

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Tops - Diamond Look / Easy Friends

Si Arbutus Records tient sa mine d'or en la personne de Claire Boucher (Grimes), le label montréalais n'en reste pas moins un intarissable gisement de fulgurances pop, aussi raffinées que variées. En témoigne les hallucinations de synthèse chères à Doldrums, mais aussi - et surtout - l'intransigeance mélodique de Tops, emmené par un David Carriere que l'on s'était empressé d'interviewer en mars dernier (lire) à l'occasion de la sortie de Tender Opposite, leur premier LP paru en France - en cassette et en vinyle - via Atelier Ciseaux. Une collaboration se perpétuant d'une jolie manière puisque la structure française vient de publier le 10 septembre un 7" single de Diamond Look - par ailleurs mis en images par Marilis Cardinal - comprenant en face B, Easy Friends, un inédit ci-après en écoute, à la patine toujours aussi fabuleusement rétro. Une façon comme une autre d'annoncer la double escale du groupe en terre francilienne puisque Tops se produira le 16 novembre à la Gaîté Lyrique (FB Event), en première partie de Grimes, et le lendemain (FB Event) dans un Espace B que l'on imagine forcément blindé.

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Night Sins - Knife to the Sky

Si Night Sins est la contraction darkwave de Salvation, Mother Of Mercy and Nothing, la formation originaire de Philadelphie s'affranchit de l'étiquette de side-project avec le LP New Grave, récemment paru début septembre via Avant Records. L'album, préalablement annoncé par une cassette et un single digital, évoque les ambiances glauques et so british naguère entonnées par The Sisters of Mercy ou Joy Division et ici portées par Kyle Kimball au chant, aussi profond que ténébreux. A l'écoute de Knife to the Sky, suffit il d'ailleurs de fermer les yeux pour s'imaginer sans peine errer dans le néant, quelque part entre Leeds et Manchester.

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Slim Twig - Gun Shy

Si l'on n'a jamais vraiment caché notre admiration pour Max Turnbull, usant du patronyme Slim Twig pour conquérir nos esgourdes (lire), l'oiseau semble gagner en envergure, chose que laisse supposer Statement - split LP paru début août sur Clan Destine et partagé avec Ela Orleans, Dirty Beaches et U.S. Girls (lire) - mais aussi et surtout Sof' Sike, LP divulgué le 21 août dernier via Paper Bag Records et révélant une face moins expérimentale mais tout aussi excitante de son travail. Conçu telle une suite à Contempt!, l'album délivre une pop psychédélique, oscillant entre grandiloquence et divagation intimiste, que les morceaux Priscilla - en écoute par ici - et Gun Shy déflorent comme il se doit. La vidéo légère et estivale de Gun Shy, filmée en super 8 et mise en scène par Max lui-même, est introduite par son compatriote et comédien canadien Tom Henry.

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Don Cash - City

Les rappeurs canadiens cultivent souvent un complexe d’infériorité légitime envers leurs homologues américains. Naître dans un pays qui est la copie d’un autre (mais a pourtant réussi à éviter les pires travers culturels de son modèle) est sans doute un climat néfaste pour quiconque tente de composer de la musique hip-hop. Une petite exception semble avoir émergé en cette année 2012 puisque le disque City de Don Cash est un album plutôt réussi. Sa richesse sonique, ses trouvailles musicales et sa vocation pop en font même un objet assez irrésistible. En d’autres termes, Don Cash s’est servi du dynamisme joyeux de Toronto pour créer un hip-hop dansant et léger, synthétique et moite à la fois.

Concentré d’électro rétro, de beats inspirés des années 1980, les boîtes à rythme de cet album dessinent des détours funky aux allures tantôt contemporaines, tantôt vintage. Mais ne nous leurrons pas : lorsqu’une chronique abuse des termes « rétro » et « vintage » dans une seule phrase, c’est souvent la preuve que le sujet critiqué mérite cette accumulation de qualificatifs pauvres et vagues. De fait, Don Cash est un artiste talentueux mais sans génie et City est un disque peu novateur malgré des titres formellement enthousiasmants.

L’influence de Jay-Z est par exemple patente. Plus généralement, le flow du Canadien et les instrumentations qu’il affectionne rappellent souvent ce que d’autres ont fait en mieux. Big City souffre également d’un certain opportunisme musical : le disque grouille de références, de collages astucieux, mais il n’y a pas comme chez par exemple Theophilius London (avec qui les ressemblances sont également permises), cette élégante façon de plaire sans se complaire dans un panaché de sons à la mode.

Ces remarques ne doivent cependant pas cacher les qualités sensibles de ce disque qui mériterait d’être écouté en boucle cet été ! Il y a en effet de très bonnes chansons. Avec ses chœurs d’enfants et son allure robotique, We Got This est ainsi un titre coloré et ondulant ; d’autres se distinguent également tel que Juice, morceau final joliment emphatique. Il serait ainsi dommage de ne pas utiliser ces hymnes éphémères pour consommer intensément l’ambiance des grandes villes.

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Tracklist

Don Cash - City (2012)

01. We Got This
02. $ Rulez
03. All In
04. I Got 500 On It
05. Game Video
06. Models And Cars
07. Young G's Coming Up
08. Bumper Sticker
09. Tall Tales Of Europe
10. City
11. Marisol In Aerosol
12. Juice


Moon Duo / Psychic Ills - Split 7"

Balancé en plein cœur de l'été, ce split 7", partagé entre Moon Duo et Psychic Ills, est quelque peu passé entre les mailles du filet pour le clampin arpentant les plages de sable fin, la clope au bec, la bière à la main. Pourtant chacune des deux formations a récemment sorti l'artillerie lourde, avec deux des trips psyché les plus aboutis de l'année 2011, Mazes (lire) pour l'un, Hazed Dream (lire) pour l'autre. Rien d'étonnant donc à voir ces colocataires de label (Sacred Bones) titiller conjointement cette langueur estivale cramée de soleil de leurs paraboles lysergiques explosant l'espace-temps. Une façon comme une autre d'annoncer pour 2013 leur retour discographique. Si Take Me With You n'est pas - comme son titre pouvait le laisser penser - une reprise de Prince, elle est en revanche du Psychic Ills dans le texte, distendant sa mélodie sur un motif rythmique répétitif et ne souffrant aucunement d'une adaptation vidéo réalisée par Robert Beatty et Coleman Guyon.

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The Present Moment - Cheap Thrills

S'il y a deux semaines on s'attardait sur le duo san franciscain Mi Ami et leur collage visuel pour Time Of Love (lire), l'occasion est décidément trop belle pour ne pas se focaliser sur The Present Moment, second des trois groupes présents jeudi prochain à la Flèche d'Or (event FB). En sus de publier à l'occasion de leur tournée européenne un maxi digital en téléchargement libre, le trio, emmené par Scott Milton, publie une adaptation vidéo de Cheap Thrills présent sur leur LP Loyal To A Fault (lire), co-édité début 2012 par les labels  et Mannequin. Réalisé par Logan Owlbeemoth - auteur récemment d'une mise en image d'Ascension du très culte LP Elevator To Eden de Lives Of Angels il y a peu rééditée par Dark Entries - Cheap Thrills figure cette incomparable capacité du groupe à marier fluidité électronique et réminiscences new-wave.

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