Lovers Love Haters - Poison

lovers1The Organ, l'ex belle promesse du rock féminin n'est plus. Katie Sketch et consœurs se sont dispersées ici et là et le dispensable Thieves, mi-album sortie l'année dernière, a sans doute clos définitivement la courte histoire entamer avec l'unique Grab That Gun et ouvert peut être à jamais le livre des regrets.

L'une de cinq canadiennes qui composaient The Organ, Deborah Cohen, la guitariste à la posture scènique très "schoegazer", est la première à sortir de son silence sous le nom quelque peu naïf de Lovers Love haters.

Audio

Lovers Love Haters - Poison


Grand Crew - Battant, Telepathe, Micachu en live

On ne cessera jamais de le dire. Rien ne vaut la moiteur d'une salle de concert, la promiscuité d'inconnus en sueur et la bière tout aussi chaude pour apprécier dignement la valeur de certains de nos compagnons auditifs. Alors Effectivement, il manquera à ces images toutes ces dimensions qu'elles cherchent vainement à saisir, mais on ne peut que louer le penchant irrésistible de la plateforme Grand Crew à tourner et tourner ceux qui tournent et ce, tout en tentant d'éviter de gangrener leur ligne éditoriale par leur succès.

Battant

Festival Les Femmes S'en Mêlent 2009

Telepathe

Festival Les Femmes S'en Mêlent 2009

Micachu

Festival Les Femmes S'en Mêlent 2009


Oldman - Son, Father and Son (Arbouse)

dyn005_original_200_200_pjpeg_18368_57b6a917893495b29ad882f91dfaa7d1Ancienne moitié du duo MAN, artiste épris de collaborations indépendantes (Lena en compagnie de Matthias Delplanque, en duo avec Jérôme Paressant), le Nantais Charles-Eric Charrier aka Oldman fait partie de ses aventuriers ultimes à l’hyperactivité effrénée et contagieuse. Adepte d’une polyvalence stylistique où le spoken word le dispute au jazz – version minimale, preuve en est l’introductif Son, Father et son échappatoire lento d’une captivante beauté sur quelques notes de guitare acoustique, de synthé et de cymbales – Charrier vise à l’épure, toujours, pour atteindre le beau, souvent, le sublime, parfois. Puisant aux sources les plus incontestables, qu’elles soient issues du croisement improbable de la gratte de Matt Elliott instrumentalisée par Cvantez (Mon Délicat) ou du parler nocturne d’un post rock à la sourde colère, trempée dans une Encre période Flux. De temps à autre, le ton se fait davantage serein, divaguant entre six cordes et xylophone sur un nuage comeladien où il fait bon se reposer (Grandfather’s Shield), avant que le souvenir grave (la voix et le texte) de Rodolphe Burger ne fasse définitivement oublier le très pénible Gérard Darmon sur le surprenant Son, Father and Son. C’est que contrairement à une scène franco-hexagonale où l’auto-complaisance est érigée en religion, Oldman regarde au vitriol son ombre dans le miroir, elle lui renvoie une misanthropie paranoïde subjuguante de vérité. A l’image d’un disque dont les fractions inquiètes énumèrent les sens pour mieux les vampiriser.

Fabrice

Tracklist

Oldman - Son, Father and Son (Arbouse Recordings)

1.Son, Father
2.Mon Délicat
3.Mama ! Hum
4.Grandfather's Shield
5.Son, Father and Son...
6.Morrow
7.Father and Son
8.Half Brother


Butch Mckoy - L'interview

Butch Mckoy nous parle de la conception de Welcome Home,  premier album solo du chanteur d' I Love UFO, réalisé à la maison, seul, face à son 8 pistes, une guitare pour unique compagne, loin - mais à y regarder de plus près seulement en apparence - des expériences électriques et hors-norme que contenaient en substance l'expérimental Wish.

Merci à : Butch, Thomas, Nico, Damien et Fabrice


Black Cargoes - Glass (Saiko Records)

black-cargoes-glassL'histoire nous enseigne que le quatuor helvétique Black Cargoes fut responsable en 2005 d'un premier opus recommandable, du temps où seuls les deux frères Frédéric et Manuel Oberholzer en formaient le line-up. Entretemps rejoints par Mario Weiss à la basse et Grégoire Quartier à la batterie, la fratrie helvétique n'a guère musardé en chemin, produisant à quatre paires de mains ce second effort, techniquement irréprochable bien que très référencé Depeche Mode vs Sisters of Mercy vs Japan.
D'une manière plus générale, les douze compositions déclinent leurs envies electro-dark-rock sur des thèmes pas couillons du slip, à l'image du très enthousiasmant «Here», d'une percussion tranchante qui évoque allègrement la bande à Dave Gahan et Martin Gore au milieu d'une plaine de corbeaux métalleux. La moisson n'est pas toujours du même cru, notamment quand Manuel Oberholzer (aka Feldermelder quand il endosse l'habit électronique) et ses petits camarades polissons entament une ballade rocktronica qui évoque le douloureux souvenir des Teutons de Scorpions (qui a crié ouille ?). Heureusement, la post pop de «Mars» vient à la rescousse, ses airs de David Sylvian aidant, bien que l'hommage au pote de Ryuichi Sakamoto tende un peu trop à jouer de la redite («Black Waves»). Globalement, la toute grande majorité des titres tient la route de fort belle manière, fût-elle un peu trop familière aux oreilles aiguisées dans les eighties.

Fabrice

Video

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Tracklist

black-cargoes-glass1

Black Cargoes - Glass (Saiko Records, 2009)
1. Darkened Floor
2. Three, Four
3. Here
4. Streets
5. Mars
6. Ocean
7. Black Waves
8. Rerun, Rerun
9. Lover C'mon
10. The Ravage
11. Glass
12. Twilight

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Bauhaus en deux temps

Bauhaus n'est pas mort. Incroyable mais vrai, ses membres ont formé deux groupes : un (Blank Dogs) signé sur la mecque indé rock/garage/psyché du moment (In the Red) et un autre (The Horrors) appelé a être la « new big thing ». Toujours en balance entre sa quête de l'immédiateté et son côté grandiloquent, Bauhaus a tranché en affectant à chacun de ses nouveaux projets ces caractéristiques qui ont contribué à l'explosion de la scène batcave. A Blank Dogs l'immédiateté, àThe Horrors la grandiloquence. Alors forcement l'oreille non avertie aura l'impression de parfois entendre la même chanson d'un cd à l'autre. Il existe une solution pour s'y retrouver : les accoutrements diffèrent (option elephant man pour Blank Dogs, option adulescent gothique pour The Horrors).Ps : On me dit que Bauhaus est bel et bien mort...

Nicolas

TRACKLIST

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Blank Dogs - Under and Under (In the Red, 2009)

1. No Compass
2. L Machine
3. Night Night
4. Open Shut
5. Setting Fire to Your House
6. Around the Room
7. Blue Lights
8. New Things
9. Falling Back
10. Tin Birds
11. Slowing Down
12. Face Watching
13. Books
14. Nothing Ugc
15. From Here

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The Horrors -  Primary Colours (XL Recordings, 2009)

1. Mirror's Image
2. Three Decades
3. Who Can Say
4. Do You Remember
5. New Ice Age
6. Scarlet Fields
7. I Only Think Of You
8. I Can't Control Myself
9. Primary Colours
10. Sea Within A Sea

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Interview - Sebastien Schuller (part3)

Le successeur de l’inestimable Happiness sortira le 25 Mai prochain.

Pour vous faire patienter jusque-là, Hartzine vous propose chaque semaine un extrait de la longue interview qu’il a bien voulu nous accorder.

#3 LA SCENE : Sébastien Schuller nous parle de la tournée qu'il nous concocte pour le début de l'été.

La cigale, le festival de Montreux...


Passion Pit - The Reeling

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Au-delà du fait que Passion Pit sera sans nul doute le phénomène pop de l'année, The Reeling,  second  extrait après Sleepyhead, du prometteur Manners vaut également par sa magistrale video réalisée par le collectif ultra créatif de Chicago Humble .

VIDEO

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TRACKLIST

passion

PASSION PIT - Manners (Columbia, 2009)

1. Make Light
2. Little Secrets
3. Moths Wings
4. The Reeling
5. Eyes As Candles
6. Swimming In The Flood
7. Folds In Your Hands
8. To Kingdom Come
9. Sleepyhead
10. Let Your Love Grow Tall
11. Seaweed Song

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The Returners - Powerless (video)

2mex1La première vidéo de l'album Break Up Your Make Up des The Returners, projet collaboratarif autour du film d'horreur du milleu des 90's Cemetery Man avec l'imbuvable Ruppert Evret et le Garçon Boucher François Hadji-Lazaro (si, si..). Au-delà de cette anectdote excusable, la rencontre du vétéran de la scène californienne 2mex avec le emcee Die Del Amor et de la chanteuse punk Stacey Dee, s'avère curieusement bien agréable grâce notamment aux productions du beatmaker de la Bay Area Deeskee qui retrouve enfin son mordant d'antant (Audiobiograffiti). Au passage Break Up Your Make Up convie une grosse partie de meilleurs emcee de la scène indie rap actuelle (P.O.S., Busdriver, Grayskul, Awol One, Akuma...), 2mex voulant sans doute faire plaisir à Sage Francis dont cet LP sort sur son label Strange Famous Records.

VIDEO

[flashvideo file=http://tr.youtube.com/watch?v=ippqWtkhxhY /]

TRACKLIST

The Returners - Break Up Your Make Up (Strange Famous Records, 2009)

01. Welcome to Buffalora
02. From the Desk of La2thebay
03. De La Muerte Del Amor
04. First Kill
05. She Just Thinks
06. Return of the Walking Dead Fea
07. Inter(Course)Lude
08. Powerless
09. Beautiful Mourner
10. Paradise
11. I Promise Feat. P.O.S.
12. Go to Hell Feat. Awol One, Akuma
13. Behind the Door Feat. Onry Ozzborn

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Burial & Four Tet - Moth

burialfourtet

Moth est la rencontre opportune de deux des faiseurs de son les plus influents de leur génération, le déjà vétéran  Kieran Hebden alias Four Tet et Will Bevan, Burial de son de scène, qui, depuis la sortie de son sémillant second album Untrue, apparaît comme le gendre idéal de la scène électronique londonienne. On espère donc vivement que cette heureuse collaboration ne restera pas à l'état de simple "coup d'essai" tant Moth, longue plongée introspective dans les eaux bouillantes et sans fond du dubstep, est un coup de maître(s).

AUDIO

Burial & Four Tet - Moth

TRACKLIST

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Burial & Four Tet – Moth / Wolf Club (text Records, 2009)

A1.Moth

A2.Wolf Club

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Interview - Sebastien Schuller (part2)

Le successeur de l'inestimable Happiness sortira le 25 Mai prochain.

Pour vous faire patienter jusque-là, Hartzine vous propose chaque semaine un extrait de la longue interview qu'il a bien voulu nous accorder.

#2 Sebastien Schuller nous parle de ses principales influences musiacles

Animal Collective, Talk Talk et compagnie.


Clark – Growls Garden (Warp, 2009)

clarkarchivesLe dernier effort de Clark, Turning Dragon (Warp, 2008), avait marqué un net virage dans la discographie de l'anglais. Chantre d'une IDM arythmée et faisant la part belle à de grosses nappes mélodieuses, Clark a semble-t-il fait évoluer sa musique pour un impact plus immédiat, plus « dancefloor ». Qu'on ne s'y méprenne pas, l'expérimentation est toujours au rendez-vous (Warp oblige). Comme sur Turning Dragon, les morceaux sont à la pointe des techniques de production moderne des musiques éléctroniques : cuting et glitching désossent les structures binaires des morceaux pour un rendu complexe, parfois déroutant. Ce Ep 6 titres peut tout aussi bien être considéré comme un document compilant tous ce qu'a pu faire Clark dans une passé plus ou moins proche (les morceaux The Magnet Mine ou Farewell Mining Town) que comme l'annonce d'une future sortie prévue fin 2009 laissant présager de nouvelles sonorités (les deux titres chantés : Growls Garden et Gong Roughage).

Nicolas

MP3

Clark - Grolwls Garden

TRACKLIST

Clark – Growls Garden (Warp, 2009)

01. Growls Garden
02. The Magnet Mine
03. Seaweed
04. Gonk Roughage
05. Distant Father Torch
06. Farewell Mining Town


Atom™ - Liedgut (Raster-Noton, 2009)

Œuvrant sous divers noms et pseudos, Atom™ est également connu en d'autres occasions sous le moniker de Atom Hearts, quand ce n'est sous son vrai nom de Uwe Schmidt ou sous l'alias le plus connu, celui de Señor Coconut. Auteur d'une multitude de disques et projets en une vingtaine d'années, l'artiste allemand oublie complètement l'héritage électrolatino de M. Noixdecoco pour proposer une épitaphe électronique abstraite d'une grande sobriété arythmique.

Étonnamment romantique dans son âme torturée - elle relie, bel exploit, la fibre ankylosée de Kraftwerk à la radicalité absorbante de Peter Rehberg pour Gisèle Vienne - Liedgut subjugue par ses textures éclatées, donnant jusqu'à l'impression que les interférences d'un téléphone portable viennent perturber quelque session de studio de Ralf Hütter et Florian Schneider penchés sur leurs nouvelles machines. L'humour n'en est pas absent, par quelques bribes éparpillées, quelques secondes d'introduction techno minimale heurtant un mur du son aux crépitements bruitistes de basse intensité, d'autres instants évoquent des échos de Pac Man joué sur des airs de Schubert - c'est osé et réussi - pour un disque dont le très joli packaging est à la hauteur du travail de son auteur, complètement unique en son genre.

Fabrice

TRACKLIST

Atom™ - Liedgut (Raster-Noton, 2009)

01. Weißes Rauschen
02. Wellen und Felder I
03. Wellen und Felder II
04. Wellen und Felder III
05. Wellen und Felder IV
06. Überleitung
07. Funksignal
08. Interferenz I
09. Im Rausch der Gegenwart I
10. Interferenz II
11. Wellen
12. Mittlere Composition No. I
13. Mittlere Composition No. II
14. Mittlere Composition No. III
15. Weißes Rauschen (erster Teil)
16. Berge und Täler
17. Im Rausch der Gegenwart II
18. Weißes Rauschen (zweiter Teil)
19. Weißes Rauschen (Ausleitung)
20. Schlusswort


Interview - Sebastien Schuller (part1)

Le successeur de l'inestimable Happiness sortira le 25 Mai prochain.

Pour vous faire patienter jusque-là, Hartzine vous propose chaque semaine un extrait de la longue interview que Monsieur Schuller a bien voulu nous accorder dans les locaux de son label Green United Music.

#1 Sebastien Schuller nous parle de la conception de son nouvel album Evenfall

Philadelphie et Paris, ce grand écart géographique.
Sa rencontre avec Bell Orchestre (side-project de Richard Parry et Sarah Neufeld du groupe Arcade Fire).
Ses envies organiques.


Crocodiles – Summer of Hate (Fat Possum records)

crocodilescdcover

Il y a des détails de l’histoire de la musique qui rapprochent des générations : ici, l’évènement fondateur est sûrement l’improbable rencontre musicale entre un jeune illuminé charismatique (Charles Manson) et une popstar à la dérive (D Wilson des beach boys). En effet, le titre du cd de Crocodiles (Summer of hate) est en tout point semblable à celui utilisé pour une compilation regroupant les sessions d’enregistrements datés de l’été 67 ayant débouché sur le premier album de Manson (Lie : the love and terror cult). L’anecdote tient dans le fait que cet album contient une chanson (Cease to exist) qui appartenait auparavant au répertoire des Beach Boys dans un format quelque peu différent.
A défaut de pouvoir rejouer la scène dans toute sa consistance (et son surréalisme), Crocodiles nous ressert le précepte post moderne : « quand les prémodernes se reposaient sur la tradition et les modernes sur l’avenir , les postmodernes auraient les pieds dans le vide. ». Dixit leur biographie les sources d’inspirations sont l’aliénation et la frustration que des adolescents peuvent éprouvés quand ils séjournent trop longtemps dans une ville dortoir. Musicalement cela donnerait (toujours selon leur biographie) un mélange entre le Velvet Underground et Jesus and Mary Chain ; encore un grand vide.
A titre personnel j’accorde une valeur marginale à ce genre d’emballage commercial d’un groupe de rock. Ce cd est avant tout un bon disque de power pop nostalgique d’une époque où Spectrum, Drop Nineteens ou Sonic Youth brillait en affichant déjà les mêmes aspirations (sortir d’un quotidien morose). Pensez grands espaces, recherche sonique et psychédelisme…

Nicolas

AUDIO

Crocodiles - Summer Of Hate

TRACKLIST

Crocodiles – Summer of Hate (Fat Possum)

01. Screaming Chrome
02. I Wanna Kill
03. Soft Skull (In My Room)
04. Here Comes The Sky
05. Refuse Angels
06. Flash Of Light
07. Sleeping With The Lord
08. Summer Of Hate
09. Young Drugs