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Le temps n’aura pas été laissé à l’incandescence des braises d’ A Place Where We Could Go d’être réduite en simple fumée d’après fête. Le protégé de Calvin Johnson et trusteur des podiums 2008 de la presse musicale, remet donc de belles grosses bûches fraîchement tronçonnées dans la partie et joue ainsi du soufflet pour raviver le feu de joie allumé au début de l’automne dernier. Deuxième du nom, le nouvel album du grand tout maigre californien, nous plonge dans une High School Goodbye Party (et pourquoi pas) où, sans cavalière, le héros cherchera  à emballer la reine de la soirée, tout juste cocufiée par Monsieur Baraque et dont la tristesse en cette nuit devenue soudainement si blafarde n’attend finalement  qu’une seule chose, être vengée.  C’est alors que, les yeux imbibés d’alcool, la jeune femme s’approche du jeune homme qui dansait jambes serrées et paume des mains tournées vers le parquet du gymnase  pour se faire remarquer. Le jeune méché, tout content d’avoir attiré  la belle épleurée, lui fredonne, la voix pleine de trémolos, « Will you Dance with me« ?.  Va-t-il »Breaking the Ice« , se demande-t-on alors? Et finalement, lors d’un dernier Slow Dance bien cadencé, avec juste ce qu’il faut de doigts sur le bas du dos,  la belle lui suggére à l’oreille   : »Where could we go Tonight?« . On vous laisse imaginer la suite.

Benoit