Femminielli-NoirDécadent, concupiscent, dépravé, alcoolique, romantique, magnétique. Bernardino Femminielli est tout cela à la fois. On se sent bien en sa compagnie, dans un club, dans une cave ou en after. Si Femminielli était un poème ce serait sans doute du Baudelaire, mais avec de l’humour, une bonne dose d’humour, exfiltrée dans une capote usagée. Et si l’homme n’est pas fait pour le repos, l’artiste non plus. Incapable de faire végéter sa verge créative, l’homme rencontré l’année passée en prélude de sa Double Invitation (lire) revient à nous auréolé d’un énième projet discographique, Femminielli Noir, prêt à être révélé en deux temps, dont un imminent : une cassette via Hobo Cult RecordsL’Éveil – , et un LP à l’orée de 2014 – Malas Influencias. Un coup double fomenté entre Berlin et Montréal en étroite collaboration avec Jesse Osborne-Lanthier (Noir), délayant une électronique à la fois sombre et vénéneuse, froide et expérimentale mais néanmoins intime et sensuelle. Une plongée conceptuelle et sensorielle dans l’hybridation musicale dont le point gravitationnel reste sous la ceinture. Me Gusta El Dolor, premier extrait de l’EP précité, en constitue le parfait appendice.

Femminielli Noir sera en concert le 19 novembre à l’Espace B (Event FB). Un show plus que prometteur avec en première partie les Parisiens de Night Riders.

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