Clapping Music Sound System for Hartzine

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Clapping Music s'ébroue donc de ténacité et d'élégance depuis aujourd'hui dix ans. Une décade pétrie de passion et façonnée de choix dont la pertinence n'est pas prête d'éteindre l'affection qu'on porte à ce singulier label. Une attention réciproque puisqu'à cette occasion Clapping Music nous gratifie d'une mixtape écoutable et téléchargeable ci-dessous.

Mixtape

(téléchargeable ici)

01. Steve Reich - Clapping Music
02. Neil Michael Hagerty - Kali, The Carpenter
03. Sunroof - White Stairs
04. Animal Collective - #1
05. Ennio Morricone - Rito Finale
06. Orval Carlos Sibelius - Fabriquedecollyre
07. The Berg Sans Nipple - All People
08. NLF3 - Wild Chants
09. Neil Michael Hagerty - Polesitting Immigrant Boys
10. Captain Beefheart - Flower Pot
11. Broadcast - Microtronics 16"
12. My Jazzy Child- ""
13. Charles Bukowski - Piss and Shit
14. Hair Police - Freezing Alone
15. Sun Araw - Ma Holo
16. Royal Trux - Back To School
17. Citay - First Fantasy


Mixtape : SayCet pour Hartzine

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Avec le magnétique Through the Window (lire), sorti le 22 mars dernier, le trio parisien SayCet a subtilement préservé l'essence de ses délicates textures électroniques, révélées en 2006 par One Day At Home, tout en parant celle-ci d'une profondeur abyssale, à la fois sonore et visuelle. Une expérience totale donc, tant pour le trio que pour l'auditeur / spectateur, définitivement happé dans un monde fait de rêves, d'évocations et de sensations. Et si leurs prestations scéniques en attestent telle une évidence immanquablement accrochée à toutes les lèvres (lire le report de leur concert du 23 mars au Café de la Danse), les relectures intimistes de morceaux de groupes tels Radiohead (Nude), Panda Bear et bientôt Lali Puna, n'en font que propager l'écho gracile et électro-organique. L'idée a donc germé de demander à Pierre, Zita et Phoene de nous dépeindre musicalement leurs états d'âme automnaux. Le résultat, sensible et délicieusement éthéré, se situant à la stratosphère de nos espérances, est en écoute et en téléchargement ci-dessous. L'artwork est signé Zita Cochet. Une occasion, presque trop bonne, pour s'adonner au confort d'une écoute emmitouflé dans sa couette. Un autre angle aussi, pour appréhender un groupe à la démarche unique et saisissante.

A noter que SayCet sera en concert le 22 octobre en compagnie de Karaocake à Dunkerque et que le 20 novembre prochain, Mains d'Œuvres accueille le trio dans le cadre d'une carte blanche déclinée sous toutes ses formes (musicale avec Trésors, Milkymee, visuelle et artistique). On en reparlera en temps voulu.

Mixtape

Setlist - Saycet pour Hartzine (téléchargeable ici)

01. Natureboy - Broken Train ( DJ red cent remix)
02. Electralane - Cut And Run
03. Tones on Tail - Rain
04. Elvis Presley - Return To Sender
05. Twin Sister - The Other Side Of Your Face
06. The Album Leaf - Always For You
07. A Sunny Day in Glasgow - Shy
08. Ryuichi Sakamoto - Merry Christmas Mr. Lawrence
09. Architecture in Helsinki - Heart it races
10. The Radio Dept - Closing Scene
11. Ariel Pink's Haunted Graffiti - Beverly Kills
12. Phoenix - Love Like A Sunset


Nocturnes mix for Hartzine

nocturnesSi vous avez pris le temps d'écouter la dernière mixtape mensuelle de la rédaction, vous vous serez surement arrêté(e)s sur le titre de Brassica intitulé New Jam City. Cette pépite disco étonne par sa consistance et sa profondeur, le thème central de la piste en question étant sûrement le truc le plus addictif entendu ces derniers mois.

Nous devons cette découverte au label berlinois Nocturnes, structure à l'objectif simple : sortir de la musique dansante et mentale. JR Seaton, à la fois boss et artiste du label, nous a envoyé ce mix à mi-chemin entre la vieille mixtape et le set live (JR est à la base un DJ techno). La playlist résume bien l'esthétique sonore défendue par le label : « immaculate expensive night music ».

Mixtape


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Tracklist

1. Other People Place - Sorrow and Cup of Joe
2. Pete Shelley - Witness the Change
3. The Isolators - Concentrate On Us
4. Brassica - New Jam City
5. Harold Groskopf - Emphasis
6. Twinkranes - Fizz Not Feedback
7. Eddie Kendricks - Thank You...
8. Fast Eddie - Yo Yo Get Funky
9. Edited cuts - JR Seaton
10. Dexter - Intruder
11. Gichy Dan - Cowboys & Gangsters
12. Liaisons Dangereuses -  Peut-Être Pas
13. Dinosaur L - Go Bang (Unreleased Mix)
14. The Stooges - No Fun
15. WAR - Flying Machine (The Chase)


La station Radar pour hartzine

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Que dire, qu'écrire, rien qui ne sera en tout cas à la hauteur émotive de cette suite de titres amoureusement sélectionnés par le décidément atypique label la Station Radar. A l'instar de leur compilation fleuve sortie il y a peu et dont nous retrouvons ici avec joie certains des artistes qu'elle mettait généreusement à l'honneur, nous sommes une nouvelle fois invité à nous perdre sur l'étrange et fascinante beauté d'une route musicale sans indication véritable; mais qui, bien que sinueuses, traversant aussi bien des atmosphères éthérées dans un demi-silence inquiétant que des rivières de larmes habitées de voix lumineuses et pénétrantes, puis empruntant des montagnes de fureur électrique après avoir croisé des saltimbanques rondouillards, architectes d'ambiances poupulaires, nous mène malgré tout et tout droit vers la sensation euphorisante d'avoir en une quarantaine de minutes oublié tout le reste.

Mixtape


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Tracklist

1. Archers by the sea - Arrow
2. Horsehair Everywhere - My Intuition
3. Jeans Wilder - Simpler Times
4. Ancient Crux - Benvolent Void
5. Bird - The Butcher
6. Dirty Beaches - Rebel Gods of Neon Youth Dub
7. Ela Orleans - Myriads
8. Skitter - Skitter
9. Jen Paul - Sailors Ball on Ghost at Sea
10. Lee Noble - Valley View
11. Pink Priest feat. Brad Rose- Luxueux
12. Terror Bird - Lament


Mix : Take It par Stephane Margolis

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La fuite en avant est coutumière et addictive. Se plonger dans un présent sans cesse omniscient, tout en se délestant des méandres ramifiés du passé, semble devenir la norme intangible et inextinguible de nos vies emmêlées. L'homme sans histoire n'est pourtant plus un homme, c'est une bête dénuée de conscience. Quoi de mieux que le festin millénaire d'une musique intemporelle pour révéler à nos esgourdes ce tumultueux aphorisme. Retrouver le fil, c'est aussi retrouver le sens. Punk, krautrock, noise et post-punk s'infiltrent ainsi par le soupirail de Take It, mix réalisé par Stephane Margolis, afin d'évoquer et de toucher du doigt la substance d'une réminiscence aussi perpétuelle qu'instructive. Ne reste plus qu'à augmenter le volume et s'arroger le temps d'une écoute plus que nécessaire.

Mix

Talk it by Stephane Margolis

Tracklist

1. Esg : Talk It
2. Esg : My Street
3. Maximum Joy : White & Green Place
4. Siouxsie & The Banshes : Staring Back
5. Thierry Müller : Breaking Point, Part II
6. Oneohtrix Point Never : Betrayed in the Octagon
7. Unwound : Behold the Salt
8. The Buzzcocks : Fast Cars
9. Tangerine dream : ?
10. Conrad Schnitzler : Auf dem Schwarzen Canal

Un mix réalisé par Stephane Margolis. Retrouvez le sur Paris L.A. et Soundcloud.
Drawing : Cédric Rivain


Mixtape : Witch Haus - Dark Side of the Chill

whcompilDans les sables mouvants d'une blogosphère sans cesse extensive, obstruée de mille signes discursifs, la curiosité pousse à fouiller là où l'on ne devrait pas, là où le mystère enveloppe le sens d'un symbolisme ésotérique, panachant, dans le plus grand des anonymats, folie syntaxique, langage cryptique et occultisme gothique. C'est alors, en pleine obscurité, que l'on s'infiltre le long d'une enfilade de caveaux numériques, slalomant ensuite dans une véritable forêt de tombes digitales. On touche du doigt le fruit maléfique et défendu d'une hybridation fantasmagorique. Le regard est absorbé par l'écran crépitant, la pupille se dilate à mesure que le substrat sonore révèle son nectar trouble et morbide. Les muscles se crispent. On ne dispose d'aucune clé, seulement d'infimes indices. Les mains s'enfouissent dans un fourbi de talismans quand le sang afflue au visage et que les tempes cognent brutalement. Pantelant, on trace quelques hypothèses, quelques signifiants. Le syrupy hip hop de DJ Screw et de ses comparses de la scène de Houston à l'orée des années quatre-vingt-dix. Le dubstep du Londonien Burial en plein fatras du second millénaire. Mais aussi, d'éparses réminiscences gothiques, des Cocteau Twins, Cure et Dead Can Dance en passant par l'indus de Trent Reznor et de ses Nine Inch Nails. On décèle une scène émergente, sans attaches géographiques, partageant certains stigmates. Un amoncellement de beats fantômes, à la parcimonie magnétique, d'imperceptibles chants, hantés ou scandés, lointains et renfrognés, l'omniscience de basses, presque somnolentes, matinées de synthétiseurs à la langueur hypnotique. Des portes claquent, le plancher grince salement. Au-dehors, des cris étouffés dans les entrailles du silence assourdissant. Des coups de feu retentissent. L'angoisse naît d'un quotidien insondable, imparable. On croit discerner, dans le brouillard inextinguible, un drone englué dans la nasse sordide d'un chill out à la noirceur délétère. On tâtonne dans la nuit. Bien peu de référents. Le label Disaro d'Houston, enfanté par Robert Disaro himself, l'alter-ego new-yorkais Tri Angle, fondé par Robin Carolan du label 20jazzfunkgreats. Quelques fragments de la maison indie Jagjaguwar. Tout à coup surgit le trop plein. Telle une nuée de chauves-souris éventrant le ciel, on met la main sur une kyrielle de groupes pour une musique sans visage. Certains sont des pionniers du genre. , //TENSE//, oOoOO, Modern Witch. D'autres emboitent le pas. UnisonFostercare, GR†LLGR†LL, B▲L▲M▲C▲B, †‡†, Passions, The Beauty, Sleep ∞ Over, Pregnancy Pact, Creep, ✝No Virgin✝. D'autres encore, dévient le propos dans les limbes et l'atonie des nerfs. Small Black, Terror Bird. Pas vraiment de terminologie définitive, witch haus, drag, haunted house, screwgaze... Mais qu'importe. Quand bien même on nous rabâche les oreilles de contes de fées impalpables et fugitifs, chillwave et autres méditations sous opiacées, le rêve céruléen vire au cauchemar dans une funeste incartade. Une brume noire s'infiltre par le soupirail lorsque que, peu à peu, nos yeux s'habituent au règne des ténèbres. Nous sommes les sorcières. Nous sommes chez nous.

Player

Tracklist

01. GR†LL GR†LL - 2200 Lullaby
02. Modern Witch - Not The Only One
03. Balam Acab - Heavy Living Things
04. Salem - Sick
05. XiX - Deep Void
06. Terror Bird - Shadows in the Halls
07. Small Black - Despicable Dogs0
08. Unison - Outside
09. White Ring - Suffocation (Fostercare Remix)
10. OoOOo - NoSummr4u
11. These New Puritans - Hologram (Salem Remix)

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Rainbow Body Records mixtape

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En ce milieu d'été, on inaugure une série de collaborations sur Hartzine. Permanentes ou éphémères, celles-ci se décident au gré d'une rencontre ou d'un mail promo, le but étant d'en dire un peu plus sur « l'identité » musicale de ceux faisant l'actualité du site.

Pour la première, Chris de Rainbow Body Records s'y est collé. Rainbow Body Records est un label de Chicago qui avait retenu mon attention pour avoir sorti, début 2010, deux EPs bien au-dessus du lot : d'un côté, White Car, performant un funk blanc menaçant qui rhabille en quelques titres la vague fun wave, et de l'autre,  Robert A A Lowe, projet synthétique du mec derrière Lichens. Night Gallery,  la  dernière signature du label, est un side-project érotico-froid d'un des membres de Gatekeeper. Catalogue de champions. Chris nous a envoyé son mix où ne figurent aucun des artistes de Rainbow Body, sûrement par modestie mais aussi car il nous a confié n'écouter qu'une majorité de vieux sons.

MIX

1. Ziyo - NR
2. A Modest Proposal - Ite Missa Est
3. HNO 3 - Doughnut Dollies
4. Nocturnal Emissions - Don't Believe It's Over
5. Captain Sensible - Martha The Mouth
6. Bagarre - Lemonsweet
7. Hearts & Chips - REM Planet
8. V.O.K - Nukes Of Terra
9. Anne Clark - Sleeper In Metropolis
10. The MoonLay Hidden Beneath A Cloud - Untitled
11. Les Freres Lefdup - Rob Destroy
12. Trees - Red Car
13. Iham Echo - Eagle
13. Dzeltenie Pastnieki - Gaisabalona Dzineeja

écouter le mix /télécharger le mix


Mind is a terrible thing to taste

mind1J’aime citer Kant lorsque celui-ci dit que la musique est le langage des émotions. Les rythmiques de la musique industrielle ne sont que ça. Bruits familiers samplés à l’infini dans un matraquage sonore violent et brutal. Les harmoniques glissent sous votre peau jusqu’à en agiter les nerfs. Des chocs battent sur vos tympans, au point d’en dérégler l’oreille interne et vous chutez. Du sang s’écoule. Vos neurotransmetteurs s’agitent, tout n’est que bruit, l’image se brouille, vos dents se serrent. Est-ce un rêve ou tout n’est que chaos. Bienvenue dans votre tête !

Podcast

Télécharger le Podcast ici

Tracklist

1. Nine Inch Nails – Sin (TVT Records, 1989)
2. Sister Machine Gun – Sins of the flesh (Wax Trax !, 1992)
3. KFMDM – Friede (Remix) (Wax Trax !, 1994)
4. Front Line Assembly – Overkill (Wax Trax !, 1990)
5. Ministry – You know who you are (Warner, 1988)
6. Sister Machine Gun – Shape Shifter (Wax Trax !, 1994)
7. Pig – Everything (Wax Trax !, 1996)
8. Ritalin – Idle contact (Invisible records, 1998)
9. Skinny Puppy – Tormentor (Netwerk, 1990)
10. Die Krupps – crossfire (Jim Martin Remix) (Our Choice, 1994)
11. 1000 Homo Dj’s – Supernaut (Trent Reznor vocal version) (Wax Trax !, 1990)
12. OhGr – Pore (Spitfire, 2001)
13. Killing Joke – Asteroid (Zuma, 2003)