Pineapple Head - Never Let Go

Quand Tom m'a fait écouter Never Let Go, j'ai immédiatement accroché. Un peu comme lorsque l'on s'éprend des valeureux Gape Attack (lire), on se surprend à adhérer sans concession à un bordel sans nom, où dans un fatras de guitares et de claviers s'insinue une énergie foutrement roborative. Quatuor australien émanant de Sydney - et comptant donc dans ses rangs l'éminence grise de Colours (Free Loving Anarchist) - Pineapple Head confectionne actuellement de ses huit mains et quatre cerveaux un futur LP qu'on se fera une joie relayer. Tout est donc dit, pour l'instant.


Sensible Soccers - Fernanda

Sensible Soccers est un quatuor portuguais et non un jeu de foot tout pourri en 2D. Peut-être y-a-t-il un lien, mais Emanuel Botelho, Hugo Gomes et Filipe Azevedo, tous trois originaires d'un bled dénommé Fornelo, méritent bien plus d'attention pour leur pop muette et synthétique - croisant dans leurs ritournelles formulation à la Mogwai et divagations opiacées propres à CVLTS - que pour leurs passements de jambe. Dernière sortie digitale du label Amdiscs, l'EP éponyme est en téléchargement légal et sans frais sur la page sondcloud du groupe. Aussi jouissif que la dentelle défensive de leur compatriote Pepe. En écoute ci-dessous, la bien nommée Fernanda.

sensible soccers - 'Fernanda' - sensible soccers EP - 2011 (AMDD080/AMDT018) by AMDISCS


Cold Melancholy Mixtape

Les lumières flottent, illuminant ça et là les quelques parcelles de mon visage salement écorné de fatigue. Nous sommes seuls, la nuit s'amenuise. Mes mains vagabondent dans ton dos le temps d'une ultime étreinte lascive, fugitive. Rien d'autre qu'une esquisse d’émotion délayée de larmes. Le regard vacillant, perdu à jamais dans un ciel dénué d'idoles, je m'enfonce dans un silence inaudible et intenable. Des limbes où l'habitude de vivre et l'hébétude du quotidien ne font plus qu'un. Sans doute, ne suffit-il pas de partir pour se sentir vivre.


(Download)

01. Dark Day - The Metal Benders
02. John Bender - 35B1
03. Jeff & jane Hundson - PCP
04. Fad Gadget - Salt Lake City Sunday
05. Xeno & Oaklander - Sets & Lights
06. Led Er Est - Orange
07. Soft Metal - Hold My Breath
08. The Present Moment - Intrigue
09. Meddicine - Black Night
10. Octavius - Of Mask and Money


o F F / gr†ll gr†ll - Tear I Wont Ask

La collaboration o F F / gr†llgr†ll tire à sa fin. Ceux-là même que l'on avait invités il y a quelques mois sur le RING (voir) arrivent au bout de leurs projets communs, tous postés par ici, et ce non sans quelques larmes. Tear I Wont Ask chantent-ils avec cette langoureuse verve witch haus dont ils prolongent indéfiniment le crépuscule. La nouvelle aurait été regrettable si une seconde n'en gommait son ampleur : le premier album de o F F - Probably Love - sortira en novembre prochain, en version vinyle et digitale.


Seriously, Eric? #3 release party au Motel le 29 septembre

Le label Alter K s'apprête à sortir sa troisième compilation maison Seriously, Eric? #3 le 3 octobre avec des titres rares ou inédits de Black Devil Disco Club feat. Nancy Sinatra, Come Truise, Plaisir de France, This Is The Kit, Quadron, Konki Duet, Sauvage, Franklin, NZCA/LINES, Alpine Decline, Symboter...

Afin de fêter comme il se doit cette belle réalisation, ledit label met les petits plats dans les grands le 29 septembre prochain au Motel (Paris) avec au programme les DJ-sets de Plaisir de France, Eckman, Sauvage et Konki Duet. On y sera. Et vous ?

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Automelodi - Trans-Europe Express (interview & mixtape)

Grands conflits d'idées et armures s'effondrent à l'écoute d'Automelodi (Wierd Rec). Cette pop synthétique et facile parcourra l'Europe au mois d'octobre prochain et s'arrêtera à Paris... l'occasion de faire parvenir à Xavier quelques questions à propos des attentes placées en cette tournée. Son carnet de route est compilé en quelques morceaux plus bas.

La majeure partie des papiers que j'ai pu lire sur toi convergent autour de questionnements sur la valeur à accorder à ton univers. Ce sont des choses qui retiennent ton attention ?

Je suppose que plusieurs de ces questionnements visent à définir comment Automelodi se positionne dans le spectre des références musicales établies, particulièrement depuis la sortie de l'album sur le label Wierd, qui est perçu comme un des porte-étendards de la résurgence d'un certain genre. C'est un type de questionnement parfois très cartésien... j'ai l'habitude d'y être exposé mais ça n'a jamais vraiment été un souci pour moi car depuis mes débuts, mon approche est essentiellement celle d'un chanteur folk. Dans cette optique, la temporalité et les classifications qui peuvent en découler ne retiennent pas vraiment mon intérêt. En fait je recherche plutôt le contraire.

Mon "univers", comme celui de tout être humain, implique un bagage folklorique et j'ai choisi de m'intéresser de façon très franche et ouverte à certains de ses éléments plutôt qu'à d'autres. Il y a par exemple les sonorités des synthés analogiques, autrefois perçues comme futuristes ou "déshumanisées", qui viennent maintenant s'inscrire dans un folklore en constante évolution. Par conséquent, leur pouvoir sémantique a changé et ces sonorités peuvent maintenant véhiculer quelque chose de plus instable et fragile : quelque chose d'humain... tout en semblant parfois à la limite de l'immatériel. D'ailleurs, en général, autant au niveau des textes que de la musique, cette idée de rechercher une certaine "limite" m'intéresse énormément. Je ne parle pas ici d'explorer les extrêmes, mais plutôt cette zone frontalière, cette région mince et incertaine entre le rêve et l'éveil, entre la douceur et la langueur. C'est cet arrière goût d'anxiété dans ce qui peut ne sembler être qu'une sucrerie "pop"... ou encore, au milieu d'un jardin magnifique, l'ombre du buisson en fleurs sous lequel on retrouve un jour par hasard un oiseau mort.

Dans une de tes interviews tu parlais d'Automelodi comme d'un projet "pop parallèle" voir "pop perpendiculaire" pour désigner à la fois tes moyens de production, de distribution et de rencontre du public. J'imagine qu'il en a été de même pour le montage de cette tournée ?

Oui, à plusieurs niveaux, on peut dire que cette tournée s'élabore dans un circuit "parallèle". C'est l'aide précieuse d'un collaborateur berlinois, Christian Pommerening, qui permet de structurer le projet mais il y également plusieurs promoteurs indépendants impliqués dans les différentes villes.

De toute évidence il n'y avait pas vraiment de circuit déjà établi pour une tournée d'Automelodi. Cela dit, les invitations sporadiques qui provenaient de contacts à gauche et à droite allaient en augmentant alors nous avons décidé de voir comment nous pouvions relier les différents points. Puis, il y a quelques villes comme Berlin où, entre autres, mes amis Xeno & Oaklander avaient souvent pu jouer auparavant. Dans ces cas, les possibilités étaient déjà très claires.

Il me semble que la question d'une tournée européenne t'agite depuis un petit moment. C'est ta première ? Tu viens seul ou accompagné d'un backing band ? Tu attends quoi de cette tournée ?

Je serai accompagné de Simon Yupiktake, qui a commencé à jouer la guitare et quelques synthés avec Automelodi en début d'année. C'est effectivement la première tournée européenne d'Automelodi. J'ai des amis, notamment à Paris et Berlin, qui évoquent régulièrement cette idée depuis six ou sept ans alors forcément les expectatives sont bien en place d'un côté comme de l'autre. Cela dit, mes attentes sont simples. A priori, c'est un peu comme un rencard qui a plusieurs fois été remis au lendemain : il s'agit de briser enfin la glace, de provoquer une rencontre. C'est un peu ce qui s'est passé en 2009, lorsque nous avons débarqué pour la première fois à New-York à la soirée Wierd sans vraiment savoir ce qui allait se produire.

Peux-tu nous en dire plus sur la mixtape que tu nous a envoyé ? C'est la bande-son de ton voyage à travers l'Europe ?

C'est effectivement une mixtape à dominante européenne, quoique c'est peut-être plus un hasard qu'autre chose. En fait, au rythme auquel vont s'enchaîner certains de nos concerts, la bande-son "par défaut" de notre tournée risquerait de ressembler souvent à "Trans-Europe Express". J'ai simplement sélectionné les pièces selon mon instinct du moment. Il y a là des trucs que j'écoute sans me lasser depuis des années, comme Serge Blenner ou Metamorphus Nex, dont j'avais acheté les albums chez un petit disquaire de Québec au milieu des années 90, sans trop savoir à quoi m'attendre. Il y a aussi Chrisma, un de mes groupes préférés, particulièrement pour leurs deux premiers albums produits par Vangelis qui ont un son vraiment unique. J'ai ajouté The Modern Art, dont j'ai écouté la cassette Underwater Kites durant tout l'été... évidemment la qualité sonore souffre un peu, vu le médium d'origine, mais c'est un cas où la musique transcende. Vous entendrez aussi une des rares chansons enregistrées par Nathalie Rheims sous le pseudonyme d'Alix, avec des paroles plutôt cinématographiques qui me rappellent un peu les premiers films de Leos Carax. Ensuite... : Roberto Cacciapaglia, dont l'album Sonanze est un pur chef d’œuvre ; Conrad Schnitzer, un autre géant qui vient de nous quitter (R.I.P.) et enfin, sans vouloir m'étendre sur toutes les pièces, je termine sur Lena Platonos, la poétesse grecque. Je ne comprends hélas rien de ce qu'elle raconte mais d'une façon ou d'une autre, avec cette musique, c'est énorme.

1. Serge Blenner - Magazin Frivole
2. Gino Soccio - Remember
3. Chrisma - We R
4. Null & Void - Un sédatif ce soir
5. The Modern Art - Death Wish
6. Stranger Station - Minutes To Silence
7. Alix - Asphalte
8. Roberto Cacciapaglia - Sonanze (3rd movement)
9. Conrad Schnitzler - Auf Dem Schwarzen Kanal
10. Metamorphus Nex - Cry
11. Opera Multi Steel - Je veux être bercée
12. Lena Platonos - Markos


Father Murphy / HMWWAWCIAWCCW? split 7"

Prenez votre respiration. Prononcez maintenant HOW MUCH WOOD WOULD A WOODCHUCK CHUCK IF A WOODCHUCK COULD CHUCK WOOD? Maintenant traduisez, et ne rigolez pas. Car c'est une vraie question. Combien de branches une marmotte pourrait-elle jeter si les marmottes pouvait jeter des branches ? Je ne vous sens guère rassurés par le patronyme de ce trio turinois jusqu'à présent jamais sorti des bois - outre quelques concerts et quelques CD-R faits maison. Pourtant HMWWAWCIAWCCW? délivre un néo-folk hanté, où de fantomatiques chœurs s'ébrouent sur une rythmique cadavérique, que les Anglais de Death in June ne renieraient pas. Humpty Dumpty en constitue la première incarnation vinylique à l'occasion d'un split avec un autre groupe italien tout aussi weird, Father Murphy, auteur l'année passée du LP …and He told us to turn to the Sun sur Aagoo records. C'est via ce dernier - basé dans le New Jersey - et cinq autres labels italiens (dont Avant, Boring Machines, Brigadisco, La Delirate et Madcap Collective), que ce split voit le jour. Il est extorquable physiquement par ici et digitalement par .

Father Murphy / HMWWAWCIAWCCW? split 7” (AVANT, 2011)

01. Father Murphy - Jesus
02. HMWWAWCIAWCCW? - Humpty Dumpty


the KVB - Nightmares #2 / Slow Death

Klaus Von Barel est (déjà) de retour. Après Into the Night, dont on avait évoqué le brio par ici, l’insatiable Anglais saute de label en label dans le but de révéler sa musique toute trempée d'amertume et d'électricité. C'est ainsi qu'après Free Loving Anarchist et Downwards, c'est au tour de Clan Destine Records (lire), de recueillir le natif de Southampton pour un LP cassette, Subjection / Subordination, à découvrir d'ores et déjà en stream par ici et à commander en quelques clics par . Nightmares #2, premier extrait de l'album, explicite à merveille le titre de celui-ci, tant par sa musicalité claustrophobe que par sa mise en image insoutenable. La grande bouffe, avec les mains et les corps. S'ensuit Slow Death, et là, pas besoin de dessin.

The KVB - Nightmares #2 from klaus von barrel on Vimeo.

The KVB - Slow Death from klaus von barrel on Vimeo.


NEW-YORK CITY REVIEW


North Highlands

Un été au milieu du soleil paresseux et des klaxons des camions à tacos dans un sous-sol de Brooklyn, Brenda Malvini, chanteuse et compositrice, s'abrite chez un ami musicien. Quelques autres comparses les rejoignent, c'est ainsi que naît North Highlands. Cette pop aérée mélange piano, violon et mandoline qui s'ajoutent aux traditionnelles guitare, basse et batterie. Le fil conducteur, la voix douce et candide de sa chanteuse qui, avec son vibrato, dicte le son du groupe, donne ainsi tout son charme à son phrasé et à sa mélodie.

Abadabad

Coincé quelque part dans Park Slope/Brooklyn, Abadabad ne semble avoir eu aucune difficulté à créer un univers polymorphe sur fond de pop sixties. Bande-son idéale, à écouter en voiture destination la plage. Ils nous donnent juste envie de pousser sur l'accélérateur pour rejoindre au plus vite le flux migratoire vers le soleil, laissant derrière nous toutes ces désillusions. Ces quelques pistes ne sont que les prémisses avant un EP programmé pour la fin de l'année mais elles sont déjà de belles promesses pour la suite.

Widowspeak

Biberonné au grunge et nostalgique des sixties, ce trio de pop indie s'est façonné avec une multitude d'influences qui ont infusé les unes avec les autres pour se concentrer sur la simplicité de ses sonorités. Appel à entrer dans son univers lancinant et mélancolique, s’il n’apporte rien de nouveau au genre, l'éponyme Widowspeak fonctionne, admirablement porté par la voix édulcorée de la chanteuse Molly Hamilton.


Charts #3

Robedoor - Too Down to Die (Not Not Fun, août 2011)
LE retour au « son » Not Not Fun. Loin des édulcorants disco déviant que la communication du label met en avant, Robedoor commence son album avec un morceau de 22 minutes qui fixe le cap. J'imagine que le titre du track est à double portée. Flottements bien calculés et basculement doom composent ce mélange certifié qui s'élève bien plus haut que la piteuse cassette du même groupe sortie peu avant chez Night People.

 

 

 

Orthodox - Baal (Alone Records, mars 2011)
La reformation de Black Sabbath ne sert à rien. Les rip-off se multiplient tous les ans. Un rip-off espagnol, c'est un peu plus rare. Un rip-off espagnol ayant sorti des albums sur Southern Lord, ça devient même crédible. Afin de coller aux exigences de ces chroniques dans lesquelles doit forcément apparaître une référence surannée, il est donc de bon ton de parler de l'influence de Loren Connors et de ses Nocturnes sur l'introduction de l'album. Le reste est classique : riffs power chords, voix chevrotante et envie de brûler de la terre.

 

 

Pontiak - Comecrudos (Thrill Jockey, juin 2011)
Le renouvellement du catalogue de Thrill Jockey attire les têtes de gondoles indie de niche : Liturgy, Barn Howl et Wooden Shijps, pour ne citer qu'eux. Il en ressort des albums toujours ambitieux, parfois prétentieux. Comecrudos se situe plutôt dans la première catégorie. Calqué sur les divagations bourdonnantes d'une scène drone amatrice de riffs folk mélancoliques, Pontiak est surement moins décousu qu'un Grails. Les lignes de chant sont par contre un peu hésitantes, on aurait préféré un album instrumental.

 

 

Je Suis Le Petit Chevalier - A Shelter In Bolinas (Digitalis Limited, mars 2011)
Digitalis Limited fait tout bien - rien d'étonnant à ce que Felicia Atkinson produise ses meilleurs morceaux pour leur compte. L'usage massif d'électronique y est peut-être aussi pour quelque chose pour ceux qui comme moi trouvaient que l'ambiant joué par la Franco-Belge manquait un tant soit peu de textures.

 

 

 

Mondkopf - Rising Doom (Fool House, mai 2011)
On a voulu y croire. L'intérêt pour Rising Doom venait d'une transgression affichée : Mondkopf s'était mis au black metal et au post-punk (Tumblr à l'appui) et tout cela allait se traduire en « expérience mystique ». Visiblement, Mondkopf feint d'aller à la rencontre de ce qu'il poursuit. L'album ressemble à une interprétation premier degré d'un mythe adolescent, à une spécialisation à l'extrême d'une musique qui ,ayant promis « quelque chose », devient un parcours fléché vers la déception.

 

 

Momentform - Momentform (WT Records, septembre 2011)
William Burnett aka Grackle aka Speculator se tourne vers la France pour nourrir le catalogue de son label WT Records. Clin d'oeil à Stockhausen, cet EP sent bon l'isolation intellectuelle et physique des lieux de fêtes parisiens. Un peu moins flippés que Staccato Du Mal et un peu moins cucul que Twice A Man, les 6 titres s'écoutent tranquillement. Le mix général a un peu l'odeur des produits de beauté Ableton. Examen de passage réussi pour un premier EP.

 

 

 

Sir Stephen - By Design (100% Silk, septembre 2011)
Vous avez là entre les mains la première sortie 100% Silk qui affiche un bitrate honorable. Ce type de house musique est évidement hyper balisé et beaucoup plus référencé que la précédente sortie de Sir Stephen chez WT Records (encore eux). Citer Innercity, 808 State ou encore Chris Barbosa ne choquera personne. Le revival house mené par des nerds venant de la scène noise rock (Ital, Magic Touch...)...je serais curieux de savoir comment Didier Lestrade analyse ça...

 

 

 

In Camera - IV+II / Mass - Labour Of Love (Desire Records, 2011)
Un rapide mot sur les deux rééditions proposées par le label Desire. Déterrés du back catalogue de 4AD, ces deux groupes ont le crédit accordé aux nombreux projets anonymes des années 80 dépositaires de la sémantique post-punk. Mass rappellera d'ailleurs ô combien cette musique peut être grandiloquente sans mobiliser trop de moyens. Desire 1- Discogs 0.

 

 

 

 

Une fois n'est pas coutume, le chart de rentrée est mixé.

Orthodox - Alto Padre
Pontiak - Part II
Mass - Why
In Camera - Fragments Of Fear
Robedoor - Afterburners
Je Suis Le Petit Chevalier - Woodstock Handmade Houses
Momentform - Cards
Sir Stephen - Ny Boogie


MOMENTFORM (WT Records) mixtape

Les internets nous avaient fait perdre de vue l'actualité du label WT Records depuis un petit moment. La maison de William Burnett aka Grackle aka Willie Burns avait su profondément enjouer les charts acid house 2010 avec un EP de Sir Stephen en forme de démonstration cavalière d'un savoir-faire certifié.

Dans la foulée, le contact s'était transformé en une mixtape acid kraut qui reste un des meilleurs souvenirs de nos colonnes virtuelles.

Par je ne sais quel concours de circonstances, les deux prochaines sorties du label sont françaises... Deux projets en développement comme diraient les professionnels de la profession.

Dans l'ordre chronologique de leur sortie, nous vous présentons Momentform. Nous vous en dirons beaucoup plus sur leur EP dans nos prochains charts de rentrée. Pensez froid et synthétique...

Tracklist


01. Momentform - She's Into Clubs
02. Unur - Meanwhile, In The Food Chain
03. Turo - Es Ist Soweit
04. Octobre - Nastassja
05. Linear Movement - Five Faces
06. The Wake - Here Comes Everybody
07. Martial Canterel - Backward Falls
08. Momentform - 25
09. Dark Day - Crib Death
10. Tomo Akikawabaya - Mars
11. Arms Of Someone New - Every Seventh Wave (Album Mix)
12. Svart Klovn - Knust Knekt
13. Autumn - Time Is On Your Side
14. Martin Dupont - Accident Of Stars


Vidéo (Première) : Chrome Wings - Sky Mirage

En catimini certes, mais Jon Jurow et Shane McDonel se sont déjà invités par deux fois dans le creux de nos esgourdes. Déjà, à l'occasion du Mind Blowing Mix qu'Amdiscs nous concocta l’année passée - une mixtape orgiaque toujours écoutable et téléchargeable par ici - le duo Chrome Wings dévoilait une démo, Wake me up When it’s Summer. Lors d'une collaboration d'Amdiscs avec le label digital Beko ensuite, trouvant dans nos lignes une caisse de résonance naturelle (lire), les nappes synthétiques de Drip City s'étiraient nonchalamment à dessein, entre ambiant lysergique et drone narcoleptique. Originaires de Portland, tels leurs proches congénères d'ASSS (lire), nos deux compères s'apprêtent à sortir - après Time Patterns, une cassette parue via le label Stunned - New Lands, un EP 10" disponible très bientôt sur Amdiscs.

La donne change, le clavier s'octroie un minimalisme que la guitare ne lui dénigre aucunement, sculptant un son plus distant dans des limbes toujours plus opiacées. Après le morceau Stay High dévoilé il y a deux mois, le groupe délivre à nos rétines Sky Mirage, habilement mis en image par Dusty Dybvig.

Vidéo

SKY MIRAGE from CHROME WINGS on Vimeo.


Jugural Forest mixtape

Ma première prise de contact avec Jugular Forest s'est faite par le biais de ce projet à l'imagerie dévote : 1958-2009, combinaison d'une musique new age et d'une sentimentalité forte pour l'icône pop des années 90 (Michael Jackson, pour ceux n'ayant pas fait l'effort de cliquer sur le lien précédent). Creuser le catalogue du label est synonyme d'inventaire des projets musicaux de son créateur, Alex Twomey. Outre 1958-2009, Alex exerce ses talents au sein de Mirror To Mirror, dont les deux dernières cassettes sont à coup sûr l'expression la plus aboutie de l'esthétique sonore du label. En regardant un peu dans le rétro arrivent juste derrière Caged Soprano et Sean McCan.
Alex Twomey nous a concocté un mix d'été qui devrait parler à tous les métropolitains malmenés par ces mois de juillet et août réfractaires à la satisfaction de vos attentes estivales.

Download/Télécharger

Tracklist

1. Brian & Dennis Wilson - Oh Lord
2. Roy Orbison - Summer Song
3. Michael Jackson - Smile
4. The Caretaker - Camaraderie at Arms Length
5. Enno Velthuys - Track 3 from Vreemde Landen vol. 2
6. Mort Garson & The Blobs - Son of Blob
7. Vangelis - Theme from Antarctica


Black Vatican - Oceanic Feelin' (Locust Music)

Andy Roche : Radical Witness of Iowa fut la troisième sortie d'Atelier Ciseaux. J'entrai par ce biais - un DVD cryptique tiré en cinquante exemplaires sorti en juin 2009 - dans l'univers fracassé, obscur et mystique d'Andy Roche, artiste aux multiples facettes, toutes plus flippantes les unes que les autres. Une véritable gueule. La même qui officie dans la crasse de Chicago aux côtés d'Owen Gardner au sein de l'entité Black Vatican et responsable notamment d'une cassette sur Night People, Zed Omega, en 2007 et d'un split sur Locust en 2008 en compagnie de True Primes. Oceanic Feelin' est donc leur second LP, toujours sur Locust. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les années n'ont pas eu raison de leurs expérimentations weird folk, le duo s'estropiant toujours à l'extrême sur les chaotiques rivages d'une psyché hantée d'électronique ferrailleuse. Ceux autrefois arpentés par Suicide ou même Psychedelic Horseshit (lire).

 

Audio

Vidéos


Kid Romance - Scared of Outside

Concourant sans nuls doutes au titre de la pochette de disque la plus laide de la décennie, le trio bostonien Kid Romance s'échappe de l'écurie Captured Tracks - où l'inaugural single, Fuck Punx, avait trouvé un idéal point de chute - pour grossir les rang du label Skrot Up (lire) à l'occasion de Scared of Outside - premier LP du groupe - débitant sans coup férir garage ultra lo-fi, punk brinquebalant et fulgurances pop. Un bordel digne d'une chambre d'étudiant en sociopathie. Inquiétant mais efficace.

01. Don't You Wanna
02. Little Friends