Photo: Malo Lacroix

En attendant de nous livrer le LP tant attendu de Femminielli Noir prévu pour la fin d’année, Bernadino continue d’explorer ses Plaisirs Américains, avec le single Café Petite Chatte / Goodbye Blueboy paru chez Mind Records, électrisantes mélodies qui collent aux tympans comme une tache de sperme au caleçon. On retrouve une fois de plus chez le crooner montréalais ce goût immodéré pour la poésie scabreuse teintée de sensualité moite, alliée à un sens de la rythmique trouvant ses racines dans  le meilleur de l’italo-disco, la synthpop grecque voire l’euro dance nippone. Plus dancefloor que la plupart des titres de son précédent album, les deux morceaux portent néanmoins indéniablement l’empreinte de leur géniteur. Fables baudelairiennes pour gamin(e)s arpentant le trottoir magnifiées par un Joe Dassin angélique sous acide. Deux hits aux accents phalliques qui prolongent l’été indien et impose encore un peu plus le mystère Femminielli comme l’un des artistes incontournables de cette décennie. À savourer sous toutes les coutures et sans aucune modération.

Audio

Bernardino Femminielli – Café Petite Chatte

Bernardino Femminielli – Goodbye Blueboy